Archives mensuelles : avril 2007

Champigny change-t-il?

1er tour

Evolution du corps électoral
Lors de la présidentielle de 1995 les listes électorales recensaient à Champigny 38353 électeurs inscrits. Ils étaient 37546 lors de la présidentielle de 2002. Ils sont aujourd’hui 40144 soit 2598 de plus qu’en 2002 (+6,92%). En fait le nombre de « nouveaux électeurs » sur Champigny est plus élevé car il faut tenir compte des départs et des décès. En 2002 nous avions pu mesurer que bien que le nombre d’électeurs ait baissé entre 1995 et 2002 12% des inscrits sur les listes votaient pour la première fois à Champigny ( personnes ayant atteint la majorité légale, personnes arrivant d’autres communes de résidence).

De ce fait on peut estimer à 20% minimum le nombre d’électeurs inscrits à Champigny et qui ne l’étaient pas lors de la présidentielle précédente.

Toute tentative de comparaison doit donc tenir compte du fait que l’objet d’analyse : le corps électoral n’est plus le même qu’il y a 5 ans.
Il n’y a pas de grande différence entre les cantons (ouest +6,17%, centre +7,36%, est +6,30%, Bry +8,66%) . Les variations qui apparaissent pour certains bureaux de vote doivent être relativisées dans la mesure  ou 3 nouveaux bureaux ont été créés et les limites de nombres d’entre eux changées pour aboutir à une homogénéisation du nombre des votants. On notera seulement que l’ensemble des bureaux (32,33,34) regroupant les immeubles du Bois l’Abbé montre un solde positif de 330 (+9,89%) au dessus de la moyenne de la plupart des autres quartiers ce qui a sans doute plusieurs causes.  Lors de l’élection précédente nombre de citoyens de ce quartier avaient négligé de se faire inscrire et ont veillé à régulariser leur inscription cette année. Surtout il s’agit d’un quartier ou la population jeune est importante et où donc un nombre significatif de personnes ont acquis récemment l’âge légal.

Mobilisation électorale

La mobilisation a été forte à Champigny avec 34034 votants sur la ville (84,78%) et seulement 381 votes blancs ou nuls (1,12%).. En 1995 le pourcentage des votants était de 75,50%, il y avait 610 blancs ou nuls (2,11%). En 2002 le pourcentage des votants était de 64,92% avec 645 blancs et nuls (2,45%).

L’augmentation du nombre des inscrits, ce saut de +23,92% du nombre des votants, le faible nombre des blancs et nuls ces faits sont significatifs de l’importance accordée à cette élection présidentielle.

Cette mobilisation citoyenne ridiculise tous les discours sur le supposé désintérêt par rapport à la politique.
Le pourcentage du nombre des votants varie de 4 à 5 points selon les bureaux de vote. En règle générale les quartiers pavillonnaires ont un tout petit peu plus voté que les grands ensembles mais cette différence tend à s’estomper. L’écart entre le mieux votant (bureau 6) et le moins votant (bureau 32) est de 11,48 points. En 2002 il était de 16,23 points.

Ces élections donnent ainsi une meilleure représentation de toute la ville.

Les résultats
Un certain nombre de candidats (Mme Voynet, Mme Laguillier, M. Bové,à gauche M de Villiers à droite, M. Nihous pour Chasse Pêche Nature Tradition) ont obtenu des nombres de suffrages très inférieurs à ce que leurs résultats précédents et leur notoriété leur laissaient espérer. Le type même de l’élection présidentielle, et le contexte politique, les ont défavorisés. Les voix qu’ils ont obtenues s’apparentent à un soutien déjà très militant.

Le cas de M. Besancenot (Ligue Communiste Révolutionnaire)  est  différent. Avec 1410 voix et 4,19%  il gagne 505 voix et 0,38%  par rapport à 2002. L’extrème gauche (LO et LCR)  totalisait alors 2123 voix et 8,94%, LO étant nettement devant la LCR. Le très faible résultat de Mme Laguillier à Champigny (0,94%) laisse la Ligue Communiste Révolutionnaire comme principal représentant d’un pole politique à gauche du PCF.Les résultats de Mme Buffet constituent un lourd échec pour le Parti Communiste. Même si la commune a une valeur symbolique dans l’histoire du PCF, la tendance nationale est confirmée ici. M. Hue avait obtenu 5878 voix (20,73%) en 1995, 2781 (11,72%) en 2002. Mme Buffet obtient 2351 voix et 6,99%. Elle perd dans presque tous les bureaux de vote. Dans 7 bureaux de vote (sur 38) elle obtient moins de voix que M. Besancenot (et dans 1 bureau ils sont à égalité).
Les pertes sont parfois lourdes comme à Jacques Decour maternelle ou le vote PCF passe de 123 voix à 48 et de 18,66 à 5,44%. D’une façon générale le PCF perd peu en voix sur les grands ensembles de logement sociaux. Dans ces quartiers il a su mobiliser ses sympathisants. Sur le bureau Danielle Casanova il passe de 121 à 102 voix, sur l’ensemble des 3 bureaux du Bois l’Abbé il passe de 350 à 341 voix mais l’augmentation du nombre des votants réduit son score. Il régresse ainsi de 19,55 à 12,93% à Casanova et de 19,28% à 11,89% sur l’ensemble du Bois l’Abbé.

La conclusion est dure. Dans les grands ensembles de logements sociaux les nouveaux inscrits et plus particulièrement les jeunes qui votaient pour la première fois se sont totalement détournés du vote PCF.

Une présidentielle est une opération électorale d’un type particulier. Il faut se garder de toute comparaison simpliste mais, au vu des résultats, le PCF peut avoir des soucis en particulier pour les 2 sièges de conseiller général renouvelables en 2008 (Mme Kennedy et M. Favier)

Dans 2 bureaux Mme Buffet obtient des résultats élevés supérieurs en voix et pourcentage à ceux de M. Robert Hue en 2002. Il s’agit du bureau Salle de Ping Pong (+ 47 voix et +1,76%) et de l’école Primaire Albert Thomas (+44 voix et + 1,16%). Elle obtient son meilleur score au bureau salle du Jeu de Paume (15,68%) un bureau issu d’un redécoupage et pour lequel il n’existe donc aucune statistique antérieure.
Nous n’avons aucune explication à ces écarts par rapport aux moyennes statistiques.

A gauche à Champigny comme ailleurs en France le grand vainqueur est Mme Royal . Si on considère que sa candidature correspond à l’ensemble des forces qui soutenaient  les candidats Me Taubira MM Jospin et Chevènement et qui avaient obtenu 6558 voix et 27,64% elle obtient en 2007 10.375 voix et 30,83% soit 3817 voix et 3,19% de plus. Un certain nombre de voix peuvent sans doute être attribuées au choix du vote « utile » de certains électeurs Verts ou PCF de 2002 mais surtout les nouveaux électeurs jeunes des grands ensembles sociaux, qui votaient pour la première fois, se sont massivement prononcés pour elle. Avec 1469 voix et  51,24% sur les 3 bureaux du Bois l’Abbé elle gagne 852 voix et 18,47% par rapport à l’ensemble Taubira+Chopin+Chevènement en 2002..

Dans d’autres quartiers  (bureau de la Mairie, bureau Jeanne Vacher, Jean Jaurès Primaire) elle rassemble plus de voix que Taubira+Jospin+Chevènement mais reste inférieure de 2 à 3 points en pourcentage à celui qu’ils totalisaient à eux 3 en 2002.
A Coeuilly (Romain Rolland A) en bord de Marne (Gymnase Tabanelli) elle recueille moins de voix que Taubira+Jospin+Chevènement en 2002 malgré un nombre de votant supérieur. Tous ces quartiers sont ceux ou M. Bayrou réalise ses meilleurs scores

La progression de Mme Royal est basée sur un vote des milieux populaires et sans doute un vote jeune. Dans les couches moyennes des secteurs pavillonnaires ou d’accession à la propriété elle subit une concurrence importante de la  part de M. Bayrou et y perd des points par rapport à l’électorat habituel de la gauche non communiste.
Du côté de la Droite aussi ce scrutin présidentiel apporte quelques corrections au paysage politique campinois.

A l’extrême droite on note un sévère recul. De 3988 voix et 14,07 % des exprimés en 1995, le Pen est passé à 3460 et 14,58% en 2002 (+458 voix et 1,93% pour Mégret) à 2728 voix et 8,1% en 2007. Rude perte pour l’extrême droite qui voit fuir un tiers de ses électeurs et enregistre une chute de moitié de son pourcentage.
Le cas de l’extrême droite à Champigny est assez particulier. Le FN ne dispose d’aucune structure locale et depuis une douzaine d’années n’a plus d’activité militante ni de personnalité locale connue. Il continue d’exister sur le plan d’une adhésion idéologique à un courant national. Au niveau des bureaux de vote on constate qu’il existe une fraction dure des électeurs de la droite qui balance, d’un scrutin à l’autre, entre le vote pour l’extrême droite ou celui pour une droite classique quand elle la sent plus musclée. Cette fois le déplacement s’est fait du FN vers le candidat UMP. Le FN garde  quelques points forts : des bureaux où il dépasse 10% des suffrages (Joliot Curie maternelle 11,39%, Albert Thomas maternelle 11,31%) mais c’étaient des bureaux ou il recueillait 22,49% et 18,39 en 2002.  M. le Pen a perdu des voix au profit de M.Sarkozy mais ce report ne suffit pas à expliquer le succès de M. Sarkozy.

M. Sarkozy a réussi un très beau score à Champigny même s’il est dépassé par Mme Royal et obtient seulement 8963 voix et 26,64%. Il fait nettement mieux que Chirac+Boutin+Madelin qui avaient réuni sur leur nom 20,63% (4898 voix) des suffrages, mais ne retrouve pas les 10.390 voix ( 33,12%) que totalisaient Chirac+Balladur en 1995,  et ceci évidemment du fait de la présence de M. Bayrou.
M. Sarkozy obtient ses meilleurs scores dans les bureaux traditionnellement à droite (ceux qui avaient donné les meilleurs scores à Jacques Chirac en 2002) comme les bureaux  9  et 10 (J Decour primaire=31,14%, J. Decour maternelle 30,92% ) 17 (Cuisine Centrale 31,44%) 24 (collège Vaillant Couturier 30,53%) 26,27,28 , 29(Romain Rolland respectivement 36,20%, 36,97%30,98%, Gymnase Jaffray 30,67%) 36, 37, 38 (Frappié maternelle, 31,02, Jean Jaurès primaire 32,37% et Gymnase Baquet 33,13%). Il s’agit de bureaux correspondant essentiellement à des zones ou l’habitat pavillonnaire ou d’accession à la propriété est important.

Dans ces quartiers MM Sarkozy et Bayrou ont bénéficié d’une augmentation importante des inscrits et des votants. Il y a là, en leur faveur, un mouvement très semblable à ce qui s’est produit en faveur de Mme Royal dans les cités.
Les 11 bureaux ou M. Sarkozy  dépasse 30% correspondent à 8 des 12 bureaux où M Bayrou dépasse 20%.

M. Bayrou obtient en effet 5970 voix et 17,74% des suffrages contre 1259 et 5,31% il y a 5 ans. Il progresse dans tous les bureaux de vote, mais cette progression reste modéré dans les grands ensembles des Mordacs, du Bois l’Abbé, des 4 Cités ( +7% aux Mordacs, +7 à 10% sur les 3 bureaux du Bois l’Abbé, +10% aux Boullereaux, +11% à Joliot Curie. Par contre il augmente son pourcentage de 13% sur les bureaux de Romain Rolland, de 15% sur ceux de J. Decour et de 18% à Tabanelli.

Comme évoqué plus haut il apparaît que dans les secteurs ou la poussée de l’UDF est la plus forte la candidate socialiste ne retrouve pas toutes les voix qui s’étaient portées sur Tauvira+Jospin+Chevènement au premier tour de 2002. Ces électeurs ont voté pour M . Bayrou. Que feront-ils au second tour ?

Quelques remarques
Cette présidentielle 2002 est une étape importante de la vie citoyenne à Champigny. La participation électorale est en forte hausse. De nouveaux citoyens se sont impliqués dans la vie politique. Que ferons nous pour leur donner l’envie de continuer ?

Le total des voix de gauche et d’extrême gauche est de 47,25% pour la gauche et l’extrême gauche contre 54,86% en 2002. Cela signifie-t-il que Champigny a basculé à droite ? Les reports de voix entre les deux tours vont jouer un rôle essentiel. En 1995 aussi la gauche était minoritaire au premier tour à Champigny (49,66%) ce qui n’empêchait pas Jospin de dominer Chirac au second tour en obtenant 54,15% des suffrages campinois.

Le premier tour des présidentielles a été marqué à Champigny, comme ailleurs en France par le très faible score du PCF. Certes  il n’y a pas nécessairement adéquation entre élection présidentielle, législatives et élections locales. En 2002 les législatives intervenant après les 11,7% de M. Hue se soldaient par un score de plus de 28% pour les candidats communistes sur Champigny. Cette fois ci cependant l’échec est plus lourd et les conséquences pourraient être importantes au niveau local. Le Parti Socialiste à gauche et l’UMP à droite sortent renforcés de cette élection mais surtout le poids du mouvement centriste devient une composante importante. Que deviendra-t-il ? Quelles alliances va-t-il choisir localement ?

Yves Fuchs

16 hectares en quête d’avenir

Le 3 avril 2007 s’est tenu au collège Paul Vaillant Couturier une réunion ouverte aux habitants des quartiers Village Parisien, Mordacs et Plateau, à laquelle avait été tardivement invité par voie de presse l’ensemble des Campinois.

Thème de la réunion : discussion des perspectives d’utilisation des 16 hectares de terrains libérés par l’abandon du projet de liaison autoroutière connu à Champigny sous le nom de liaison A4-N4 mais qui en fait n’était que partie d’un projet d’une liaison A4-A6.

La décision d’abandon n’est pas encore officielle mais devrait le devenir rapidement. Sur les 20 hectares de l’ensemble du projet il est prévu d’installer une rue de desserte associée (RDA) un boulevard urbain (2 fois une voie + une chaussée centrale à double voie pour les autobus en site propre+ 1 piste cyclable et trottoirs).

Sur cette voie circulerait un bus ( TCSP=transport en commun en site propre) voire un tramway qui relierait Sucy à Noisy le Grand).

Les travaux viennent de commencer entre le rond point  » Bricorama  » et la rue Fourny. Ils devraient être achevés pour ce tronçon qui comprend 2 ouvrages d’art (passages au dessus des voies ferrées) en septembre 2008.

Une étude a été demandée par la ville au cabinet Orénoque afin de faire des propositions à l’Etat (propriétaire de 90% du foncier concerné) sur l’utilisation des terrains libérés (hors emprise de la nouvelle voie). Il s’agit de 16hectares en une bande de 3km de long pour une largeur variable, atteignant 100m au maximum mais localement réduite à 60m.

De son côté le préfet lance une étude. Il ne cache pas son désir de développer l’urbanisation de cette zone en y implantant plusieurs centaines de logements sociaux pour répondre au grave manque de logement social en Ile de France.

La municipalité de Champigny affirme pour sa part qu’elle ne souhaite pas toucher au ratio actuel entre logement social et autres types d’habitat (38% de logements sociaux selon M. Georges Charles)* et qu’elle préfère développer sur ce secteur les activités économiques avec seulement 120 logements supplémentaires.

Sur les activités économiques prévues le propos a été vague. M. Charles a évoqué le souhait de créer un pôle image (voir commentaire ci dessous) avec une école de techniciens de l’image. Une polémique s’est alors engagée entre M. Charles et certains participants sur le montant de la taxe professionnelle à Champigny et son impact sur l’implantation d’entreprises nouvelles.

Mme Kennedy Conseiller Général a annoncé l’ouverture prochaine d’une crèche inter-entreprises de 60 places sur le terrain face au collège Paul Vaillant Couturier.

La réunion a été close à 23H40.

la part du logement social fait l’objet de débats passionnés autour de chiffres très voisins. Au dessus ou au dessous de 40% ? Le chiffre le plus élevé a été donné par le journal l’Humanité du 5/2/2007 soit 45%. Il ne nous paraît pas important que ce soit 38, 39, 40, 41% ou un peu plus. L’ordre de grandeur est de 40% et ce qui est essentiel c’est de savoir si le logement social est ou n’est pas bien intégré dans la ville.

Réflexions par Yves Fuchs :

La réunion a été suivie par une quarantaine de personnes. C’est peu. Parmi les participants on relevait la présence de Mme Kennedy Conseillère Générale de Champigny Est, Maire Adjoint, Mme Ettori, Maire adjoint, Présidente du Conseil de Quartier des Mordacs, Mme Colin conseillère municipale, M. Charles, Maire adjoint, président du Conseil de Quartier du Village Parisien, M. Karrer, conseiller municipal, Président du Conseil de Quartier du Plateau.

Seuls parmi les élus Mme Kennedy et M. Charles sont intervenus au cours de la réunion et des discussions qui ont suivi.

J’ai noté (et déploré) une fois de plus l’absence totale des élus de l’opposition de droite comme des élus verts.

Les citoyens campinois ne comprennent pas que l’opposition municipale boude ce type de réunion au lieu de les animer par ses contre propositions.

Etaient aussi présents des membre du cabinet d’études Orénoque chargé par la municipalité de réaliser l’étude, un ingénieur de la voirie du département du Val de marne, des techniciens des services municipaux concernés.

Et environ 25 citoyens campinois.

C’est très peu quand on considère que 3 quartiers avaient été informés de cette réunion.

Il faudrait donner plus de retentissement à cette consultation. Finalement c’est toute la politique d’incitation à l’implantation d’entreprises à Champigny qui est là en discussion, par le biais de ce problème des  » délaissés  » du projet de voie associée et il serait normal que tous les Campinois participent à la discussion.

Ce que je retiens des informations données au cours de la soirée

Le positif : La desserte des zones d’activité sera plus facile grâce à la voie nouvelle. Les chauffeurs de poids lourds ne s’en plaindront pas et nous pouvons espérer qu’il y aura moins de poids lourds Ave de la République.

Sera-t-il alors possible d’interdire certains axes comme la rue Fourny, l’avenue de la République aux poids lourds ?

Le négatif : il s’agit d’une voie qui desservira les zones d’activité mais ne permettra pas de contourner vraiment la ville et donc de diminuer de façon notable le trafic automobile en centre ville (sauf poids lourds ce qui n’est pas négligeable)

La coordination avec Villiers semble bonne mais que vont décider Chennevières 30ha, Ormesson. Quelle cohérence ?

On a choisi de faire réaliser en premier lieu le tronçon entre  » Bricorama  » et la rue Fourny ce qui implique que le trafic des poids lourds va durant une période transitoire emprunter la voirie existante et en particulier l’avenue Maurice Thorez déjà surchargée et traversée par de nombreux enfants se rendant au groupe scolaire.

Nous demandons très fortement que le maximum soit fait pour que les travaux sur le tronçon entre la RN4 et le Boulevard Sonia Delaunay (près de la déchetterie) soient entrepris dans les délais les plus courts pour éviter cette dangereuse surcharge de trafic Avenue Maurice Thorez.

Autobus : Bien sur le projet de bus en site propre reliant Sucy à Noisy est une très bonne chose. Sa réalisation permettra d’améliorer les circulations inter-banlieues et surtout aidera ceux qui travaillent ou vont travailler dans les zones d’activité existantes et à créer , à rejoindre plus rapidement leur lieu de travail et d’en repartir. Actuellement les zones d’activités sont très mal desservies par les transports en commun. On en entend peu parler à Champigny car dans leur immense majorités ceux qui y travaillent ne résident pas sur notre commune. Si on veut rendre les zones d’activité attractives, attirer des entreprises à Champigny il faut améliorer aussi leur desserte par les transports en commun.

Le bus Sucy- Noisy n’occupera pas à plein temps cette voie en site propre. Il faut aussi penser à un nouveau maillage de bus sur cette voie nouvelle pour permettre aux habitants de Coeuilly, des Mordacs , du Bois l’Abbé de rejoindre plus rapidement la gare des Boullereaux (EOLE) et le rond point de Bry (Trans Val de Marne).

Le projet d’implantation d’activités reste floue. Que signifie création d’un pôle image ? La municipalité est-elle vraiment renseignée sur les besoins ? Sait-elle qu’il existe déjà une filière de ce type dans l’université très proche de Marne la Vallée avec possibilité d’accès aux formations son et image au sein de l’Ecole d’ingénieur Lumière rattachée à l’université ?

Le débat reste de plus ouvert sur une question fondamentale : qui décidera de l’avenir de cette zone ? le préfet au nom de l’état propriétaire du foncier (90%) qui veut urbaniser et créer plusieurs centaines de logements sociaux ou le Maire qui propose de dédier les 16 hectares libérés à un développement des activités économiques si nécessaires à Champigny. A priori mon cœur penche pour la proposition du maire, plus logique, plus positive pour Champigny et je me dis qu’un préfet qui est incapable d’obliger Saint Maur, Ormesson ou le Perreux à respecter la loi sur la construction de logements sociaux ne devrait quand même pas pouvoir s’opposer à la volonté d’une commune qui a largement satisfait aux obligations de la loi SRU à favoriser le développement économique.

Oui mais les choses ne sont pas simples. Le préfet a les moyens de faire pression lors de la mise en place, prochaine, du PLU. Représentant de l’état il a parfaitement le droit de proposer les terrains dont l’état est propriétaire à un promoteur qui s’engagerait à construire les 800 ou 1000 logements que lui Préfet souhaite. Bien sur les choses peuvent se négocier et se négocieront entre Préfecture et Mairie. Nous, Campinois, nous suivrons avec attention ces négociations. Il faudra que nous pressions la municipalité de défendre fermement la proposition d’une zone d’activité. Si ce n’était pas le cas nous penserions que cette opposition projet préfectoral contre projet de la mairie est bienvenue  pour certains. Elle peut fournir le prétexte, en se rangeant finalement aux raisons du Préfet, pour passer outre au souhait des Campinois de sauvegarder les équilibres de la ville. En même temps la municipalité n’aurait pas à assumer elle mêmes la responsabilité des constructions nouvelles.

Yves Fuchs