Archives mensuelles : juin 2007

Conseil de Quartier du Plateau, réunion du 6 Juin 2007

 Questions à l’ordre du jour : Sécurité, nuisances, aménagements

Présents :Elus M. D. Adenot, maire, M. Karrer, Président du Conseil de Quartier, Conseiller Municipal, M. Ouzoulias, Conseiller Général, G. Charles, Maire Adjoint[1]

Cadres de la mairie : J. Leroy, J. S. Chaboche.

Et Sébastien intervenant auprès des jeunes du Plateau, des représentants des associations de locataires, des associations du quartier, des commerçants du Plateau…

En tout une cinquantaine de personnes ont assisté à la réunion.

 Divers projets ont été projetés sur écran et soumis aux participants pour discussion.

L’un des projets visait à empêcher les jeunes de circuler en 2 roues sur le mail, la placette et entre les bâtiments. La Mairie avait mandaté un cabinet spécialisé pour faire réaliser une étude. Le projet était ficelé et ceci pour un coût de 10.000 euros avec la mise en place de dos d’âne, de barrières métalliques. La plupart des personnes présentes étaient sceptiques  quant à l’efficacité du dispositif proposé.

Dès le lundi matin 11 juin (la réunion avait lieu le mercredi soir précédent), malgré les réserves des habitants du quartier, les travaux étaient engagés. Personne n’est dupe et ne croit à une soudaine efficacité de services municipaux en survitesse. Tout le monde dans le quartier est aujourd’hui persuadé que la  réalisation de ces travaux était décidée bien avant la réunion et que celle-ci n’a servi qu’à avaliser une décision déjà prise ! Et chacun se demande : pourquoi nous fait-on venir ? nous prend-on pour des marionnettes ?

Les locataires des logements sociaux et des logements en  copropriété du Plateau ont profité de la réunion pour exprimer leurs doléances et critiques. Ils  se plaignent des nuisances sonores, des trafics, de l’alcoolisme sur la voie publique et de l’insécurité. En ce qui concerne  les logements sociaux, ceux qui y résident se plaignent également de la saleté des escaliers, ascenseurs et autres parties communes. M.Ouzoulias est intervenu pour dire que les 3 gardiens ont beaucoup de responsabilités et de taches à remplir. Il lui fut répondu que bien que responsable d’ IDF Habitat il ne savait visiblement pas qu’il n’en reste que 2 ? qu’il n’était pas au courant qu’il y en a 1 qui a démissionné.

M. Ouzoulias a fait part de son intention de supprimer le parking sur la placette déclenchant un tollé dans la salle.  Fernand (alimentation, primeur) a alors annoncé que si il n’y a plus de places de stationnement, il fermerait boutique. La salle lui a manifesté son soutien Une personne de l’assistance a alors fait remarquer à M. KARRER que la librairie était en vente et dit-on aussi le salon de coiffure.

Quelques locataires ont félicité les jardiniers de la Mairie . Sur ce point les avis de l’assistance étaient divers.

La réunion s’est terminée après 23 h 00.

Pour forum

M . A. Brulfert

[1] Nous sommes obligés de constater, une fois de plus, qu’étaient présents des élus du groupe communiste du Conseil Municipal (plus un ex socialiste M. Karrer).  Nous n’avons pas noté d’élus UMP, UDF, PS et Verts ou si certains assistaient ils ne sont pas intervenus. Les élus sont fréquemment absents  des réunions de quartier or c’est là que s’expriment les citoyens. Comment entendent-ils représenter des citoyens qu’ils ne viennent pas écouter ?

Après les législatives……

Après les législatives…. mais avant les municipales

 

Ce texte est long. Très long. Mais il était difficile de faire plus court.

J’écris en toute liberté et indépendance. Si ce qui est écrit ci-dessous fâche certains lecteurs, qu »ils protestent. Le blog de Forum accueillera leurs commentaires. Le débat est ouvert. Toutes les contributions sont les bienvenues. Elles permettront d’affiner notre connaissance de l’évolution politique à Champigny.

Yves Fuchs

 

Du sens de l’abstention au sens du bulletin de vote

 

Champigny ne fait pas exception, en ce qui concerne l’abstention.

L’abstention y est, comme ailleurs, fonction du type de scrutin. Certaines élections mobilisent moins les électeurs que d’autres. Aux élections européennes de 1989, à Champigny, il y a eu  44,59% de votants, moins d’un électeur sur deux. Les élections régionales elles, attirent de 50 à 60% de votants (52,27% en 98, 58,77 en 2004), les législatives avoisinent les  60% au 1er tour à Champigny (en 1997 64,62% de votants dans la 5ème circonscription, 66,88% dans la 7ème, en 2002 respectivement 59,21 dans la 5ème, 64,81 dans la 7ème, en 2007 54,9% dans la 5ème et 59,85 dans la 7ème).

 

Les présidentielles, ont toujours bénéficié d’une mobilisation plus forte des électeurs. 75,11% de participation à la présidentielle de 1988 sur Champigny, 75,50% en 1995, 64,92% en 2002 et 84,78% en 2007.

 

La récente période électorale (mai juin 2007) est caractérisée par une participation extraordinairement élevée lors d’une élection présidentielle, et une participation basse aux législatives or voter ou s’abstenir est un choix et a du sens

 

En votant plus nombreux lors des présidentielles les électeurs manifestent, qu’ils savent, que, dans la 5ème République, l’essentiel du pouvoir est entre les mains du Président, et que, donc, choisir le Président, revêt une particulière importance. Cette prééminence du scrutin présidentiel  a été renforcée depuis que le quinquennat, succédant au septennat, a induit l’idée, que les législatives étaient vraiment subordonnées aux présidentielles, qu’il s’agissait par l’élection des députés de conforter le choix fait lors de l’élection présidentielle, en donnant au Président nouvellement élu, une majorité en cohérence avec sa ligne politique.

 

Le chiffre vraiment extraordinaire de 84,78% de votants à Champigny au 1er tour de 2007 puis 83,80% au second tient à d’autres raisons encore. Souvenez vous : personne n’attendait une telle participation, ni à l’échelon local ni a l’échelon national.

La campagne 2007 a été marquée par la maîtrise du terrain de jeu électoral  qu’a démontrée M. Nicolas Sarkozy. M. Sarkozy a fait son miel de l’affadissement du discours politique de ses adversaires. Or cet affadissement, cette volonté de plaire à tout prix et à tout le monde décrédibilise les hommes politiques  et détourne les gens de la vie politique.  M. Sarkozy, avec un indéniable talent, a mené sa campagne avec volonté, autorité, provocation, liant nationalisme et libéralisme, et  en manifestant une approche très travaillée des moyens de communication de masse.

Il a reçu un soutien enthousiaste de ceux qui à droite attendaient ce type de message. Ceux qui, au contraire, refusaient les idées de M. Sarkozy, se sont dressés contre lui souvent même avec passion.

Plus qu’un choix entre M. Sarkozy et Mme Royal le choix des électeurs a été un choix POUR ou CONTRE M. Sarkozy. Les motifs du choix étaient aux yeux de tous très importants et cette importance même a motivé une participation massive au  vote.

?

A Champigny la participation au vote, lors de toutes les élections, varie fortement d’un bureau de vote à un autre. D’une façon générale on vote plus dans les bureaux des quartiers où domine l’habitat pavillonnaire que dans ceux des cités.

 

Losanges bleus : canton de Champigny Centre

Carrés roses : canton de Champigny Est

Triangles oranges : canton de Bry sur Marne (Quartier du Tremblay)

 

On constate que l’écart de la participation est de l’ordre de 20% (ce qui est énorme) entre les bureaux de vote des grands ensembles (le Bois l’Abbé, les Mordacs, les Boullereaux) et ceux des zones pavillonnaires. Dans les quartiers les plus populaires (le graphique ci dessus est représentatif des législatives 2002, bureaux de la 5ème circonscription à Champigny)  le PCF fait ses meilleurs scores, là ou le taux de participation est le plus bas. Par contre dans les quartiers pavillonnaires comme à Coeuilly (Romain Rolland) la participation est élevée et ces quartiers votent majoritairement à droite. Poussant les choses à l’extrême on pourrait affirmer que Champigny est en réalité plus « à gauche » que les résultats électoraux ne le laissent penser puisque le différentiel de mobilisation électorale favorise les zones pavillonnaires là ou la droite est la plus forte.

Ce serait totalement faux. L’abstention est un choix politique. Les résultats de l’élection présidentielle l’attestent.

 

 

Légende : série 1 canton ouest, série 2, canton centre, série 3 canton est, série 4 canton de Bry

 

Lors de la présidentielle la distribution des suffrages n’a pas changé. Au premier tour  (voir graphiques ci-dessus) Mme Royal obtient ses pourcentages les plus élevés dans les bureaux où le taux de participation est le plus bas, M.Sarkozy dans ceux où le taux est le plus élevé. Les bureaux à participation plus faible restent ceux des grands ensembles de logement sociaux. Ce qui a changé c’est que l’écart entre les bureaux, où on vote le plus et ceux où on vote le moins, a diminué. Si on compare les présidentielles de 2002 et de 2007 la différence entre le bureau le mieux « votant » (70,83) et le moins (54,56) est de 16,27 points. En 2007 elle n’est que de 12,37 points (90,39 et 78,02). C’est une variation importante.

 

Il est encore plus significatif de comparer les résultats des candidats et l’augmentation de la participation. Sur 14 bureaux de vote des cantons Est et de Bry sur Marne (choisis car sans changement de 2002 à 2007) il apparaît que c’est dans les bureaux (correspondant d’ailleurs aux cités) où l’augmentation de la participation a été la plus forte que Mme Ségolène Royal réalise son meilleur score. Ce graphique illustre bien ce phénomène souvent évoqué par la presse et la télévision : la mobilisation d’un électorat populaire, jeune, issu des cités, habituellement peu intéressé par les élections, en faveur de Mme S. Royal, et contre M. N. Sarkozy.

 

Les législatives ont été caractérisées par un retour à la « normale » la participation au 1er tour est retombée à 40-50% au Bois l’Abbé, aux Mordac, à 50,6% aux Boullereaux contre 64,66% au Collège Paul Vaillant Couturier ou 61,76% au gymnase Tabanelli.

Les répartitions des électorats sont restées inchangées. Tout juste peut-on remarquer une augmentation de l’abstention au 2ème tour sauf sur 5 bureaux de la 5ème ou il y a une progression limitée de la participation 0,09%, 2,10%, 0,44%, 3,84% et 1,55% respectivement. Ces bureaux correspondent tous au même type d’environnement (grandes cités à dominante de logements sociaux) mais il parait difficile d’y voir un grand mouvement comme à la présidentielle. Cette progression limitée est, peut être, un effet de l’action des militants du PCF bien implantés dans ces secteurs.

 

L’UMP : 2 sièges dans un fauteuil mais….

 

Oui l’UMP n’a pas eu de problèmes à garder ses 2 sièges dans les 5éme et 7ème circonscriptions. Un autre résultat eut été étonnant. Issues d’un savant découpage initié à l’époque par M. Pasqua ces deux circonscriptions sont très favorables à la droite.

 

Canton ouest : Mme Monchamp n’est plus contestée à droite.

 La septième circonscription fut dans le passé (1997 et 2002) le théâtre de dures batailles entre candidats rivaux se réclamant de la droite. Mme Monchamp avait assis sa suprématie à droite  en 2002 en obtenant 1005 voix (16,42%). Elle fait nettement mieux en 2007 avec 2179 voix et 36,11% des suffrages exprimés. Toutefois au 2ème tour elle ne retrouve sur son nom que 2405 suffrages alors que le total des voix UMP+MoDem+ extrême droite atteint 3078. Il y a 528 électeurs de moins et la gauche gagne 427 voix. Il y a eu là entre les deux tours des échanges complexes entre abstentionnistes sans doute mais si Mme Monchamp a assuré sans problème sa place de leader à droite elle n’a pas réussi à rassembler sur son nom au deuxième les voix centristes du premier. Celles-ci se sont sans doute, pour l’essentiel, réparties entre l’abstention et le vote en faveur de la candidate socialiste.

 

M. Carrez en vrai patron

Au premier tour le Député sortant progresse encore dans la partie de la 5ème circonscription correspondant à la ville de Champigny, qui, dans la circonscription, est la zone qui lui est le moins favorable. Il avait obtenu 3890 voix (21,93%) au premier tour en 1997, 4578 (27,82%) en 2002. Il améliore ce résultat en 2007 avec 5301 voix et 32,26% (mieux même que M. Sarkozy au premier tour de la présidentielle sur ces mêmes bureaux : 26,06%). Il dépasse 40% des suffrages exprimés dans 7 bureaux de vote correspondant à des quartiers essentiellement pavillonnaires (1 au Plant, 3 à Coeuilly et 3 au Tremblay).

Dans le détail ses résultats sont plus contrastés. Il progresse nettement sur certains bureaux des Mordacs et du Bois l’Abbé (sauf un). Ses scores y restent faibles  même s’il profite peut être du recul du FN.

Par contre il recule de quelques voix sur certains bureaux mais il ne semble pas que les candidats du MoDem lui aient causé beaucoup de pertes.

Au deuxième tour il rassemble sur son nom 6368 suffrages soit 1067 de plus qu’au 1er. On est loin cependant du potentiel représenté par les voix du MoDem (1300) et de l’extrême droite (783). L’abstention est plus forte qu’au 1er tour (-670 votants). L’examen des bureaux de vote où M. Barnaud (MoDem) avait obtenu ses meilleurs scores laisse penser qu’en part égales les voix de M. Barnaud au premier tour se sont partagées entre un report vers M. Carrez et l’abstention. Le transfert de voix du MoDem vers M. Adenot existe mais de façon plus limitée que dans le canton Ouest vers Mme Joubert PS (sans doute à cause de  l’appartenance de M. Adenot au PCF).

Dans une ville qui n’est pas favorable à la droite M. Carrez à l’issue de ces élections, renforce ses positions personnelles.

 

Le FN et les vases communicants

 

Le vote FN à Champigny présente un certain nombre de spécificités locales. Il n’y a plus depuis plus de 10 ans d’organisation du FN à Champigny ni de présence militante. Les suffrages recueillis par ce parti d’extrême droite sont très fluctuants. En fait il existe à Champigny de façon permanente une frange de l’électorat de droite qui flirte avec l’extrême droite. Selon les circonstances cette frange porte ces suffrages sur le FN ou sur la droite « classique ». On n’a pas observé à Champigny  ce phénomène, souvent décrits par les politologues, en particulier en Seine St Denis, d’un vote de gauche, voire d’anciens électeurs communistes déboussolés, se portant sur l’extrême droite. Un bureau le n°19, Danielle Casanova, correspondant pour l’essentiel aux cités des Boullereaux, est parfaitement représentatif du vote FN à Champigny. Même si les électeurs de ce bureau appartiennent à des couches sociales peu favorisées, logées en HLM, il n’existe pas un déterminisme absolu, en fonction de l’appartenance sociale, qui conduirait ces électeurs à voter uniquement à gauche. La gauche recueille, sur ce bureau, un peu plus de 70% des voix et la droite le reste. A ces dernières élections (2007) le candidat UMP a recueilli 20,3%, les candidats FN+MNR 4,8%.  Par contre aux législatives de 1997 sur ce même bureau le FN recueillait 19,0% et le RPR équivalent à l’époque de l’UMP 8,05% seulement. Il existe à Champigny un système de vases communicants entre l’électorat de droite classique et celui de l’extrême droite. Il ne s’agit pas de coller à l’UMP une étiquette de parti d’extrême droite. Ce serait injustifié. Toutefois il faut garder en mémoire qu’il existe à Champigny des couches électorales qui « flottent » entre droite classique et extrême droite au gré des circonstances politiques.

Le recul électoral actuel du FN est illusoire. Le potentiel politique de l’extrême droite perdure même s’il est actuellement moins voyant.

 

Le Parti Communiste Français a poussé un OUF !

 

Un OUF de soulagement, bien sûr ! Le PCF avait toutes les raisons de craindre ces législatives venant immédiatement après une présidentielle où son résultat avait été catastrophique (moins de 2% au niveau national et juste en dessous de 7% à Champigny). Finalement les résultats des législatives ne sont pas mauvais pour lui à Champigny.

 

Canton ouest un PCF mi figue mi raisin

 

Dans la partie de la 7ème  circonscription concernant Champigny (canton Ouest) Mme Vidy stabilise les résultats du PCF. Avec 1122 voix elle dépasse très légèrement (51 voix) son résultat de 2002 (1071 voix) et obtient 18,59% des suffrages exprimés contre 17,45% en 2002. Elle reste encore très loin cependant du nombre de votes recueillis sur ce canton il y a 10 ans lors des législatives de 1997 par M. Christian Favier (1780 voix et 28,48%).

Ce canton est renouvelable l’an prochain. Le Conseiller Général sortant, et Président du Conseil Général M. Christian Favier, pouvait tout craindre. Après ce scrutin il est en droit de regarder l’avenir avec une certaine sérénité. Le canton a voté à 55% à gauche au second tour. Certes au 1er  tour  c’est Mme Joubert (PS) avec 1236 voix et 20,48%  qui est légèrement devant la candidate PCF mais M. Favier bien implanté sur ce canton peut quand même espérer en 2008 refaire ce léger retard (114 voix).

 

M. Adenot fait mieux que M. Bargero…

 

M. Adenot avait un challenge difficile.

Il se présentait dans la 5ème circonscription où votent les ¾ des 40000 électeurs de Champigny (Canton Centre, Canton Est et 4 bureaux du quartier du Tremblay dépendant du canton de Bry sur Marne). Lors des élections précédentes le candidat communiste dans cette circonscription était M. Bargero ancien maire. Pour affirmer son autorité politique M. Adenot se devait d’y être candidat et de tenter de faire aussi bien que son prédécesseur. Dans le contexte politique marqué par le catastrophique résultat de Mme Buffet  (7,18% des voix sur le secteur Champigny de la 5è circonscription) ce n’était pas facile. M. Adenot a gagné ce pari car il recueille 5229 voix et 31,83% des voix  soit un gain de 541 voix et de 3,35% des voix par rapport au résultat de M. Bargero en 2002. Certes il ne retrouve pas tout à fait les voix et le pourcentage de M. Bargero en 1997 (6264 voix et 35,3%) année de très bons résultats pour la gauche mais sa bonne performance sur Champigny et la performance très moyenne de la candidate socialiste lui ont permis, sur l’ensemble de la circonscription d’être en tête de la gauche et donc d’être présent au second tour alors qu’en 2002 c’était la candidate socialiste de l’époque qui avait ravi la première place de la gauche au PCF.

Bilan positif donc pour M. Adenot d’autant que les résultats du second tour sur le secteur de Champigny sont satisfaisants pour lui. Il obtient plus de voix (9216 soit 59,14pour cent des exprimés) que le total des voix de gauche au 1er tour (8679) alors qu’il y a 670 suffrages exprimés de moins.

Cependant cette appréciation générale positive ne suffit pas à masquer que :

 

Il semble bien que l’électorat du MoDem a marqué une plus grande réticence à reporter ses suffrages sur lui que cela n’a été le cas dans le canton ouest pour Mme Joubert (PS).

Une partie des voix gagnées l’a été parce que dans certains bureaux de vote correspondant à de grands ensembles de logement sociaux (3 bureaux sur 4 du Bois l’Abbé, 1 bureau du Plateau) ou  on a plus voté qu’au premier tour alors que sur l’ensemble des bureaux la participation recule.

Enfin petit souci dans 3 des 4 bureaux de vote du Tremblay M. Adenot ne rassemble pas sur son nom le total des voix de gauche du 1er tour à l’inverse de ce qui se passe ailleurs.

 

Mais il s’agit de points de détail. M. Adenot apparaît après ces législatives comme quelqu’un qui a la capacité de rassembler sur son nom au-delà même des électeurs les plus  proches de ses idées et pour l’élection municipale 2008 s’il est candidat à sa propre succession à la mairie (ce qui est très vraisemblable) ce sera un atout d’importance.

 

 

Un Parti Socialiste  en charentaises

 

Discret le PS à Champigny. Il va de scrutin en scrutin, tournant autour de 15-20% des voix, sans tenter de jouer un rôle a la mesure de l’influence qu’il a à l’échelon national en tant que première force politique de la gauche.

Dans la 7ème circonscription (canton ouest) il est passé de 1184 voix (18,94%) aux législatives de 1997 à 1413 voix (23,08%) en 2002 et obtient 1236 voix (20,48%) cette fois ci.

Dans la 5ème il perd régulièrement en voix depuis 1997 : 2787 voix et 15,71% puis 2617 voix et 15,90% en 2002 et 2415 voix et 14,7% en 2007.

Sa campagne a été assez terne et embarrassée. Le PS à Champigny manque de personnalités marquantes. Il semble qu’à force de se limiter à apporter son appui à la majorité municipale, sans présenter d’alternative, ni de propositions autonomes il ait perdu en visibilité.

 

La contre performance du MoDem 

 

Les candidats du MoDem sur les 2 circonscriptions sont des personnalités brillantes et on pensait qu’elles pouvaient créer la surprise. Sur la 5ème  M.  Barnaud, élu de Champigny était bien connu. Pourtant les résultats n’ont pas été à la hauteur des espérances. Alors que lors de la présidentielle M. Bayrou avait recueilli 5970 voix et 17,79% des suffrages sur Champigny, lors des législatives les candidats du MoDem en ont recueilli seulement le tiers soit 1973 voix et 8,7% un chiffre en progrès toutefois sur les résultats de M. Bayrou à la présidentielle de 2002 : 1259 voix et 5,3%. Dans le détail il apparaît que les meilleurs résultats du MoDem sont localisés dans des quartiers du Centre Ville, du Canton Ouest et de Coeuilly à forte dominante pavillonnaire où le vote pour le MoDem  peut atteindre de 10 à 15% là ou aux présidentielles M. Bayrou dépassait 20%. Par contre le vote MoDem est inférieur à 5% dans les grandes cités du Bois l’Abbé et des Mordacs.

La question souvent débattue du devenir du vote MoDem au 2 è tour est délicate à apprécier à Champigny. Ses électeurs du 1er tour sont-ils réfugiés dans l’abstention ? Ont-ils préféré voter pour la gauche ou pour la droite ? Sur les bureaux de vote de Champigny le nombre limité de voix recueillies par les candidats du MoDem rend difficile toute réponse même si on est enclin à penser qu’une moitié s’est réfugiée dans l’abstention et que les autres se sont reportés majoritairement vers la candidate socialiste dans la 7ème et pour une bonne part vers le candidat UMP dans la 5ème.

 

Et maintenant les municipales………à l’ancienne ? À moins que……

 

A première vue la situation à Champigny parait inchangée ou presque. Les positions des principales forces politiques (UMP à droite, PCF à gauche) sortent plutôt renforcées des élections législatives et selon certains on pourrait revoir au second tour des prochaines municipales un duel classique gauche-droite avec la réédition des résultats serrés précédents. Avant ces législatives le pouvoir municipal, victime d’une usure importante, ne  paraissait pas en mesure de résister cette fois ci aux assauts de la droite. Dans cette éventualité deux tendances se dessinaient à droite, rapportait-on. D’une part une liste UMP « légitimiste », structurée autour de M. Chriqui, d’autre part  une liste, avec aussi des militants UMP, mais plus largement ouverte depuis des personnalités « vertes » jusqu’à des militants du Mouvement pour la France de M. de Villiers.

Il n’est interdit à personne de faire des projets. Toutefois les municipales en 2008 seront les premières grandes élections politiques un an après l’accession de M. Sarkozy à la Présidence de la République. Elles seront donc très politisées surtout dans une ville de 75000 habitants comme Champigny.

Même si au premier tour il y a plusieurs listes chargées pour certaines de « ratisser » large, le second tour, décisif, devrait voir un affrontement entre gauche et droite.

 

A moins que

 

Cette perspective simple pourrait toutefois être bouleversée. Tout simplement parce que les Campinois et les Campinoises souhaitent autre chose que ces duels répétitifs. Ils ont bien sur leurs préférences politiques mais ni la majorité actuelle ni l’opposition de droite ne répondent réellement à leurs souhaits. Et c’est pourquoi, d’ailleurs, aux municipales le taux d’abstention va croissant.

 

 

Cette tendance peut-elle s’inverser au prochain scrutin ?

Pour cela il faut que le débat municipal dépasse le ronronnement habituel de ces campagnes et se situe sur le terrain des changements nécessaires à Champigny. Une démarche d’entente citoyenne qui accueille les Campinois dans le respect de leur diversité, et formule des propositions pour transformer la ville dortoir en ville résidence équilibrée, commerçante et vivante, dans le respect d’une politique sociale progressiste, ce sera quand même quelque chose de tout à fait nouveau à Champigny, qui pourra inciter les citoyens à se rapproprier la politique, à faire irruption sur la scène des élections et donnera un ton tout a fait neuf à ces municipales. Personne ne s’étonnera donc que Forum situe son action dans cette perspective et que sa campagne aux municipales sorte des sentiers battus. Il y a du changement à Champigny.

 

Gros succès des « Roues de Coeuilly »

Ce samedi 23 juin la pluie avait fait entracte et plus d’une centaine de personnes s’était donné rendez vous à la manifestation organisée dans les rue de Coeuilly par l’association « Les Roues de Coeuilly » pour promouvoir les circulations douces et exiger la réalisation de réseaux cyclables surs dans Champigny

Il y avait des enfants et des adultes

sur un trajet de plus de 8 km à travers les rues de Coeuilly

….
et même un maire adjoint!

La sécurité était assurée par la police à vélo (sympa), la protection civile et ..les gentils organisateurs

Après la manif de Villavélo dans Champigny « bas » qui avait aussi réuni une centaine de personnes le succès des « Roues de Coeuilly » exprime qu’il y a aujourd’hui à Champigny un besoin très fort d’aménagements (pistes cyclables, garages protégés) pour les circulations douces. La mobilisation est forte. a suivre donc….

Nogent S/ Marne: Le maire contraint à la transparence

A propos des antennes de téléphonie mobileL’ Association des Coteaux de Nogent (ACN) communique :Ecoles Paul Bert et Guy Moquet : le maire contraint à la transparenceIl aura juste fallu plus d’un an pour qu’enfin l’ACN obtienne que les mesures de l’APAVE sur les champs électromagnétiques dans les écoles Paul Bert et Guy Moquet soient rendues publiques.Après avoir saisi la CADA ( Commission d Accès aux Documents Administratifs)qui nous a donné raison le 8 février 2007 et a notifié au maire l’obligation de nous les faire parvenir;Après que le maire, fâché avec la transparence, se soit fendu d’unelettre au président de la CADA pour lui expliquer qu’il avait tort; Et après nous avoir formellement refusé la communication de ce document par lettre recommandée…Mais, rassurez-vous, la publication du rapport sur le site de la mairie a été faite bien discrètement. Il ne faut pas exagérer quand même.Lire la suite (histoire de rire un peu…) sur :http://www.coteaudenogent.fr/wp/2007/06/19/paul-bert-et-guy-moquet-le-maire-contraint-a-la-transparence/Vous êtes invité à laisser des commentaires sous l’article.Transférez