Archives mensuelles : octobre 2007

LES LUMIERES DE LA VILLE

 

Il y a tout ce qui fait l’essentiel de la politique d’une ville : le logement, les transports, les écoles, les sports la culture etc. et puis il y a toutes ces petites choses qui jouent un rôle très important dans l’atmosphère d’une ville : la propreté, le mobilier urbain. En ce qui concerne le mobilier urbain on considère qu’une ville doit privilégier un style propre, (une signature en quelque sorte qui l’identifie) qu’il s’agisse de signalisation urbaine, de bancs publics ou d’éclairage public et doit éviter de juxtaposer des styles différents.

A ce propos avez vous regardé les lampadaires de Champigny ?

Dans le seul centre ville sensu stricto on en dénombre 15 (oui QUINZE) modèles différents. Le record est détenu par le secteur du croisement Rue à Trait –RN4 où chaque rue (Marx Dormoy, Trait, Marne, Talamoni, Jacques Richard et Monument) est doté d’un type différent de lampadaire.

Il y a ainsi des perspectives ou se côtoient des esthétiques très différentes (nos photos) !

 

 Quelques exemples

 Devant l’annexe de la Mairie 3 modèles différents

et au carrefour Monument- Marx Dormoy

Et ceci concerne le seul centre ville. Combien de types de lampadaires différents y a-t-il dans la ville ? Peut être les services municipaux le savent-ils. Peut être mais on peut en douter à la lecture du texte ci dessous publié le 6 avril 2005 sur le site Achat Public Info (http://www.achatpublic.com/news) où M. Jean François Feral, Directeur d’une société de nettoyage (Novasol) critique  la mauvaise évaluation des besoins : « nous avons eu des problèmes avec la ville de Champigny dernièrement. Elle a mal chiffré le volume de sa vitrerie. La moitié des fenêtres n’a pas été comptabilisée. Nous nous en sommes rendus compte après avoir remporté le contrat. La ville nous a demandé d’effectuer le nettoyage de la totalité des surfaces vitrées malgré tout, alors que le prix du marché correspondait à la moitié du volume. Nous avons refusé de le faire. La collectivité a du relancer une procédure. Sa mauvaise évaluation lui a coûté du temps et de l’argent ».

Les services municipaux ne connaissent donc pas le nombre de fenêtres des immeubles municipaux connaissent-ils le nombre de lampadaires des différents modèles présents dans nos rues?   Ajouté le 9 novembreIntrigués par le commentaire de TV nous nous somme rendus au carrefour de l’Avenue du Chateau et de l’Avenue Colombe Hardelet et nous avons du nous rendre à l’évidence il y a bien 4 types de lampadaires différents à ce croisement.Alors nous avons photographié.
 
Avenue du Chateau
Avenue Colombe Hardelet

Réunion d’étape des « Rencontres Citoyennes ».

Réunion compte rendu de la 2ème phase de réalisation des engagements des  » Rencontres Citoyennes « 

Gymnase Tabanelli à 19H30 le 25 octobre.

Assistance 400 personnes maximum

Elus présents M. Adenot, maire, M Favier Conseiller Général, Président du Conseil Général, Mme Kennedy, Maire Adjoint Conseiller Général, M Blimi, Mme Bolinger, MM Charles, Fautré,Guerrier, Gascard Maire Adjoint, Mme Vidy Maire-Adjoint tous Parti Communiste

Mme Dufour, Maire Adjoint, M. Emorine, Maire Adjoint Parti Socialiste

Mmes Ettori, Lagadec Maire-Adjoint MARS

M. Prigent Cons Municipal délégué non inscrit

Du côté de l’opposition de droite M. Juhel, Conseiller Municipal, UMP, Président de Cap Ouest et M. Chriqui, UMP président de Convergences Champigny.

Plusieurs membres de Forum étaient présents dont Y. Fuchs et M. A. Brulfert membres du bureau.

Il est fort probable qu’il y avait dans cette salle d’autres élus de la majorité et de l’opposition. Nous ne les avons pas notés et les prions de nous en excuser.

Réunion très classique dans la forme. A tour de rôle, en alternance le Maire puis différents adjoints ont planché sur différents engagements qui avaient été pris et l’état de réalisation de ceux ci. Nous disons bien sur différents engagement et pas sur tous. Il fut bien précisé dés le départ qu’il ne serait pas possible de parler de tous les thèmes et donc bien évidemment furent abordés les thèmes sélectionnés par la municipalité. A ce jeu des exposés certains élus maîtrisent nettement mieux leur sujet que d’autres. Les meilleurs en ce domaine furent M. Adenot et Mme Le Lagadec et lorsqu’il intervint plus tard dans la soirée M. Favier.

L’ensemble des données fournies n’a pas été inintéressant et vous en trouverez un résumé en fin d’articles sous le chapeau : notes prises sur le vif. Le thème qui selon le Parisien du jour devait être un des axes dont se prévalait la mairie à savoir  » la reconquête des trottoirs par les piétons  » n’a pas été abordé par les élus lors de la prise de parole et c’est donc Y. Fuchs qui en fin de réunion a abordé ce problème.

Car la réunion devint surtout intéressante quand la parole se libéra en fin de séance et lorsque tous les thèmes furent abordés.

Au nom de Forum Y.Fuchs rappelle que le souci qui avait présidé à la création de ces rencontres citoyennes, tel que M. le Maire l’avait défini était une volonté de démocratie participative et de partage du pouvoir. Dans ces conditions il se demande pourquoi il est nécessaire de se battre bec et ongle pour obtenir au moins une réunion de comité de quartier par an, pourquoi les comités de quartier sont présidés par un élu désigné la mairie qui décide des réunions et de l’ordre du jour. La municipalité a-t-elle peur de faire confiance aux citoyens ?

Y. Fuchs s’étonne aussi qu’il n’ait pas été question du Centre Ville un secteur dont tout le monde s’accorde à reconnaître qu’il ne joue pas vraiment son rôle et sur lequel les participants aux premières rencontres avaient fait de nombreuses propositions.

Enfin Y. Fuchs invite M. D. Adenot à venir faire un tour en ville (pas à vélo précise-t-il c’est trop dangereux à Champigny) mais à pied et de se rendre compte de l’envahissement progressif de l’espace piétonnier par le stationnement des voitures et des difficultés de circuler à pied, du danger pour les personnes avec des enfants et pour les handicapés.

Au nom de l’UMP V. Chriqui pose la question de la fiscalité et surtout de la taxe professionnelle qui à 31% est une des plus élevées de France et est, selon lui, un frein au développement économique de la ville. Il s’étonne aussi que personne n’ait posé la question de la sécurité et se prononce pour la création d’une police municipale en faisant observer que toutes les communes voisines ont des polices municipales.

Il s’ensuit une réponse assez nette d’une personne qui s’étonne que l’on puisse vouloir diminuer la fiscalité et en même temps imposer à Champigny les dépenses supplémentaires de la création d’une police municipale. Ce contradicteur de M. Chriqui insiste sur le fait qu’en payant ses impôts il finance la police nationale. Il fait remarquer que s’il est exact que les communes voisines de Champigny ont mis en place des polices municipales il ne semble pas prouvé que la sécurité y soit meilleure qu’à Champigny.

Mme Reuss (excusez moi si les noms de certaines personnes ne sont pas orthographiés correctement) se plaint de la disparition des commerces au quartier du Plateau

Mme Anita Prigent intervient pour rappeler que si des efforts sont à juste titre faits pour l’emploi des jeunes et leur insertion, la communauté compte aussi beaucoup de personnes âgées qui sont très isolées . Elle demande donc une politique de soutien, la création de lieux de réunion, d’activités. Elle propose que le cinéma 66 certains après midi développe une programmation plus adaptée aux goûts des personnes âgées.

Mme Y fait part de son inquiétude qu’il existe une discrimination lors de l’embauche à la Mairie et regrette que la composition du Conseil Municipal soit en décalage par rapport à la diversité d’origine des Campinois.

M. Fayrtou, au nom de l’association des handicapés relève les retards qui existent au niveau de l’accessibilité aux logements, de la circulation. Il espère que dans le cadre de la commission prévue désormais par la loi dans toutes les villes de plus de 5000 habitants il soit possible d’aller plus loin.

M. X proteste parce que M. Adenot parlant de la possibilité de développement du Vélib à Champigny a envisagé uniquement l’aspect vélo-loisirs il insiste pour que le vélo soit considéré comme un moyen pour se déplacer tous les jours et demande aussi des garages à vélo surveillés près des gares du RER. Il souhaite par ailleurs qu’une étude par photoaérienne aux infrarouges permette de détecter les habitats malisolés et les fortes déperditions d’énergie et qu’une aide soit apportée tant aux utilisations des énergies renouvelables que à ceux qui construisent ou aménagent en respectant les normes d’économie d’énergie.

M. Favier intervient à la demande du journaliste pour préciser quels sont les atouts de Champigny au niveau économique. Selon M. Favier l’un des éléments essentiels est l’existence d’un foncier disponible ce qui est rarement le cas si près de Paris (voir sur ce blog la note intitulée 16 hectares en quête d’avenir)

 

Réponses de M. D. Adenot

M . Adenot répond à Y. Fuchs et convient qu’il y a un problème au niveau du fonctionnement des comités de quartier et accepte l’idée que pour y remédier il faille donner plus de droits et laisser plus d’initiative aux membres et renoncer au strict contrôle par les élus. Il propose que le nombre des quartiers soit revu à la baisse (9 au lieu de 12) et que des quartiers puissent prendre l’initiative de se réunir ensemble sur des problèmes communs.

En ce qui concerne le centre ville et en particulier la place Lénine il revient sur l’idée qu’il est nécessaire d’avoir un parking souterrain pour libérer la place. Il rappelle que cette possibilité de parking et sa localisation dépend de la décision du Conseil Général de construire ou non en ce lieu un bassin souterrain de décantation des eaux pluviales. Il précise que la décision sera prise sous quelques mois. Il ajoute que cette décision de construction d’un parking souterrain doit amener la ville à réfléchir sur la nécessité d’établir un stationnement payant.

A M. Chriqui M. Adenot répond que la taxe professionnelle est certes élevée à Champigny mais que les impôts fonciers et la taxe d’habitation y sont aussi très élevés. Il met en cause le caractère inégalitaire des taxes et rappelle que tous les gouvernants tant de gauche que de droite se sont engagés à réformer les taxes professionnelles et que aucun ne l’a fait.

Il nie par ailleurs que comme semblait le craindre Mme Y qu’il y ait une discrimination à l’embauche en mairie et affirme que des efforts seront faits pour que lors des prochaines élections les élus reflètent encore mieux la diversité de Champigny.

En ce qui concerne Vélib, Champigny n’est pas immédiatement concerné car ne faisant pas partie de la petite couronne. Un accord est sur le point d’être trouvé avec Joinville (commune limite de Paris) pour qu’une station soit installée en limite de Champigny à la Fourchette.

M. Adenot conclut en réaffirmant son souhait de maintenir cette orientation de rencontres citoyennes. Il se félicite de leur succès et de la participation des campinois en soulignant l’importance de cette démarche et des solidarités à notre époque.

Remarque (YF) : dans cette réponse de D. Adenot il y a, à mon avis, une avancée importante. Il accepte le principe que les comités de quartier ne soient plus chapeautés par un élu désigné par la mairie, qu’ils choisissent eux même leur président, déterminent les questions qu’ils veulent traiter et puisse contacter d’autres quartiers pour traiter de questions communes. A mon sens c’est une avancée importante pour faire vivre réellement les quartiers. Il faut s’en saisir et obtenir que cette promesse devienne réalité très rapidement.

NOTES PRISES SUR LE VIF

Des notes ont été prises lors des interventions des différents élus au début de la soirée.

M. D. Adenot ouvre la séance. Il annonce que les débats ce soir ne porteront pas sur tous les engagements mais seulement sur 25 d’entre eux pour lesquels il y a eu le plus d’avancées. Il ajoute que les discussions porteront aussi sur l’avenir des Rencontres Citoyennes.

M. C. Fautré parle du succès du numéro vert qui reçoit selon lui en moyenne 100 appels par jour. Il se félicite de l’implication citoyenne dans la vie de la ville.

Il évoque le problème posé par les déjections canines sur les trottoirs et annonce la mise en place de 5  » totems  » supplémentaires.

Mme Le Lagadec annonce la construction d’une crèche interentreprises de 60 berceaux (en face du collège Paul Vaillant Couturier), la mise en place du Pole Petite Enfance sur la Place Lénine (nouvel immeuble). Au passage on apprend qu’il existe 357 assistantes maternelles agrées à Champigny.

M.G. Charles intervient à propos des implantations d’entreprises prévues sur les délaissés de la liaisons A4-N4.

M. Emorine insiste sur le développement des commerces de proximité à propos de quelques créations récentes et surtout des surgelés Picard.

M. Fautré évoque l’avenir du TVM. Il annonce que la concertation débutera au second semestre 2008 (tiens après les élections note YF) mais que Champigny ne peut espérer voir le TVM avant 2011.

G. Charles intervient alors à propos du projet de métro Orbival joignant Val de Fontenay à Bagneux avec une station à La Fourchette dont tout le monde d’ailleurs reconnaît la nécessité (rappelons toutefois que les études ne sont pas encore lancées, aucun financement n’est prévu, ce qui fait que la mise en service pourrait, au mieux se faire vers 2025-2030) Auparavant avait été évoqué un projet beaucoup plus facile à réaliser dans un avenir proche : Altival un bus en site propre sur les délaissés du projet autoroutier A4-RN4-A6 qui pourrait relier Boissy Saint Léger à Noisy le Grand et passerait à Champigny sur le boulevard urbain en cours de construction entre IKEA (à Villiers) et le rond point du Fort sur la RN4 à Champigny.

M. Blimi parle des problèmes d’embauche et en particulier de la lutte contre la discrimination à l’embauche, du rôle de la Maison de la Justice et du Droit. Dans le cadre de la charte Emploi des Jeunes il évoque les discussions en cours avec le magasin Surgelés Picard pour promouvoir l’embauche de jeunes campinois . Il annonce qu’un effort sera fait pour mieux faire connaître le rôle de l’ANPE.

M. Emorine poursuit en parlant de la Maison de l’Emploi un dispositif mis en place par l’état. Joinville, Bry, Nogent et le Perreux sont associés à Champigny en cette affaire. Les crédits ont été longs à venir mais aujourd’hui cela fonctionne.

M. Emorine signale aussi que 3 agents de l’ANPE seront désormais présents au local des ASSEDIC (rue Allemane) pour aider aux démarches.

M. Blimi énumère les initiatives prises en direction des jeunes : création d’un journal pour la jeunesse réalisé par les jeunes eux mêmes, fête annuelle de la majorité à 18 ans, ouverture d’un local, rue Germinal pour les jeunes des 4 cités, Cybercase au Bois l’Abbé.

M. Guerrier évoque la rénovation de 3 Quartiers. Champigny est la seule ville de France ou 3 quartiers sont concernés par la rénovation urbaine. Au 1er trimestre 2008 commencera la rénovation des Boullereaux, des travaux en gare des Boullereaux permettront la rénovation et l’accès des handicapés ( espérons que cette promesse sera enfin réalisée car depuis 2000 je ne compte pas les promesses faites de travaux à la gare des Boullereaux et d’accès aux handicapés promis pour les mois à venir note YF). L’ensemble des travaux de rénovationsur ce quartier est de 30 millions d’euros.

La PMI (Protection Maternelle et Infantile) et une annexe de la circonscription d’action sociale emménageront dans un des anciens bâtiments de la Garde Républicaine.

Aux Mordacs le budget de rénovation s’élève à 73 millions d’euros. La réhabilitation intéresse 464 logements. La nouvelle disposition de la circulation rue du 11 Novembre permettra la construction de logements sociaux ceci afin de reloger les personnes de la tour qui doit être détruite. (Alors là c’est un exemple classique de la façon de berner les citoyens campinois ! ! Je m’explique. Lors des réunions de concertations sur le Boulevard de Stalingrad on nous a expliqué que les constructions réalisées sur le terrain entre les Restos du Cœur et l’Impasse des Sapins avaient pour seul but de reloger les personnes expulsées lors de la destruction de la tour des Mordacs. Combien de fois va-t-on nous expliquer que si on construit c’est pour reloger les habitants de cette tour ? Les citoyens souhaitent avant tout qu’on leur dise la vérité. note YF).

La réhabilitation de la maternelle Maurice Thorez est en cours, celle du centre Gagarine puis de l’école primaire Maurice Thorez devraient suivre et les travaux s’achever par la réhabilitation du Centre Commercial.

En ce qui concerne le Bois l’Abbé ou vivent 9000 personnes on prévoit la démolition de 250 logements, la reconstruction de 373 tandis que 126 seront construits à l’extérieur ( bilan 373+126-250= 249 logements supplémentaires) Le coût de l’ensemble des travaux est estimé à 300 millions d’euros. Le financement n’est pas assuré pour le moment.

Mme Vidy évoque le recensement des problèmes de déplacement des handicapés, la mise au norme des logements.

M. Prigent informe sur la géothermie, énergie renouvelable et économique et prévoit son extension. Il se félicite de la pose de panneaux solaires à la piscine Delaune.

Mme Kennedy annonce que comme il avait été demandé 12 panneaux lumineux d’information locale sont mis en place en ville et seront effectivement utilisables à partir de décembre prochain. Elle rappelle le succès de Champigny Plage (malgré une météo défavorable), annonce des efforts pour la prochaine fête de la Musique (21/6), évoque le souci de la municipalité de garder un cinéma à Champigny (studio 66) et les effotrts financiers faits en ce sens.

J’ai fait de mon mieux, à partir de quelques notes griffonnées sur un carnet posé sur mes genoux. S’il y a des oublis qui vous paraissent importants, des erreurs n’hésitez pas à proposer des correctifs.

YF

Post Scriptum : Pourquoi alors qu’on se soucie d’économies d’énergie le gymnase Tabanelli était-il à ce point surchauffé et étouffant ?

Pollution de l’air à Champigny

Le 20 octobre l’hebdomadaire satirique  » BAKCHICH  » a mis en ligne un article de V. Nouzille sur la qualité de l’air à Paris. En voici quelques extraits dont des données concernant Champigny. Pourquoi ces données ne sont-elles pas rendues publiques régulièrement?.

Nous demandons une information suivie du public sur l’état des pollutions de l’air à Champigny.

Informer le public c’est lui faire prendre conscience du problème et l’amener à agir.

 

« l’atmosphère de Paris et de sa banlieue n’est pas vraiment pure. Fait méconnu : elle a même tendance à se détériorer ces derniers mois.

Prenons d’abord les particules fines, ces poussières minuscules, d’une taille 8 fois inférieure à l’épaisseur d’un cheveu, émises principalement par les moteurs diesel, les industries et les chauffages. Leurs effets néfastes sur la santé sont connus, comparables à ceux du tabagisme passif : problèmes respiratoires et cardiaques, allergies, cancers, etc. Depuis le début de l’année 2007, la pollution liée à ces particules, dites PM10, atteignent des niveaux records en Ile-de-France. En cause : la chaleur du printemps et du début de l’automne, l’absence de vent, et, probablement, l’arrivée de particules de nitrates d’ammonium, liés à des épandages d’engrais dans les champs.

 

La réglementation française et européenne fixe à 50 microgrammes de particules par m3 d’air le seuil de risque pour la santé, lequel ne doit pas être dépassé plus de 35 jours par an. Selon les données provisoires d’Airparif pour 2007, l’association en charge de la surveillance de l’air en Ile-de-France (http://www.airparif.fr/), à la date du 18 octobre, le seuil a déjà été dépassé 30 jours à la Défense, 27 jours à Gennevilliers, 26 jours à Issy-les-Moulineaux, 24 jours dans le 18ème arrondissement de Paris, etc. Plus impressionnant : les appareils de mesure situés près des grands axes de circulation ont pulvérisé les seuils dangereux : 168 jours sur l’A1 (Saint-Denis), 114 jours près du périphérique (Porte d’Auteuil), 88 jours place Victor Basch (14ème arrondissement) et 64 jours avenue des Champs-Elysées. La plus belle artère du monde est aussi l’une des plus empoisonnées… Précision utile : la réglementation n’impose pas, pour le moment, d’informer les habitants des pics de pollution de particules, ni des risques encourus. Pas besoin d’alarmer les foules sur les records de l’année en cours. Une aberration surprenante, qui sera, dit-on, peut-être corrigé après le prochain Grenelle de l’environnement. Mais il faut patienter. La pollution à l’ozone (mélange chimique lié aux émissions des moteurs et des industries couplées avec la chaleur) est, elle aussi, passée sous silence. Selon Airparif, la concentration d’ozone dans l’air francilien a déjà dépassé le premier seuil de 110 microgrammes par m3 durant 33 jours à Garches, 30 jours à Cachan, 28 jours à Champigny-sur-Marne, 24 jours au troisième étage de la Tour Eiffel. Or, les textes n’autorisent aucun dépassement de ce niveau, l’ozone étant jugée dangereuse dès le premier microgramme. Et les seuils d’alerte de la population en cas de pic d’ozone ont été redéfinis par arrêté préfectoral en juillet 2005 de telle sorte qu’ils ne se déclenchent jamais ! Du grand art administratif, là encore, qui évite de restreindre la circulation et de froisser qui que ce soit. Respirez. Soufflez. Pédalez.

Les marchés à Champigny et alentours: répondez à l’enquête

** Vous trouverez les première réponses à ces questions ainsi que des extraits des lettres que nous avons reçues en vous reportant à la note: Marchés de Champigny: premières réponses et extraits de lettres  sur ce même blog.

Il y a à Champigny des marchés qui vivent, des marchés qui vivotent et des marchés qui meurent. Sur la commune on compte actuellement 5 marchés : Bois l’Abbé, Coeuilly, Place Lénine, avenue Gabriel Péri, Stalingrad. Un marché a disparu il y a quelques années (Jean Vilar), un autre (Gabriel Péri) est moribond. Des marchés, à l’extérieur de notre commune, reçoivent la visite de nombreux campinois. Ils sont sans doute aussi nombreux que les Joinvillais à celui de la Fourchette, représentent une part importante de la clientèle à Villiers sur Marne, au Plessis Trévise et à Champignol

Pourquoi va –t-on au marché ?

Pour y trouver des produits alimentaires ?
ou des tas d’autres choses ?

Pourquoi certains marchés fonctionnent-ils ? Pourquoi certains se meurent ? Que peut-on améliorer ? les horaires ? les conditions d’accès pour les piétons ? Faut-il séparer géographiquement les commerces d’alimentation des autres ? Un marché couvert serait-il utile au centre ville ? Comment dégager le marché du centre de la circulation (danger, pollutions) Que pensent les commerçants des marchés de Champigny ? Quelles décisions ont été prises dans les marchés des villes voisines ? avec quels résultats ? . En novembre nous organisons des discussions sur ces questions et sur d’autres encore que vous vous posez peut être. Le blog accueillera vos idées, vos propositions, vos suggestions. En même temps les militants de Forum seront sur les marchés pour recueillir vos avis. Nous vous ouvrons les pages du blog. Nous espérons ainsi dégager des propositions pour améliorer le fonctionnement des marchés et nous estimons que c’est important pour rendre la ville plus vivante, plus agréable.

NOTRE ENQUÊTE
Forum des Boucles de la Marne lance une enquête pour mieux connaître les problèmes des marchés de Champigny et faire, avec vous, des propositions pour les maintenir et les développer. Merci de renvoyer ce questionnaire à Forum des Boucles de la Marne BP 305, 94503 Champigny cedex, ou par mail à forumchampigny@yahoo.fr ou encore de faire vos commentaires sur notre blog

Fréquentez-vous un marché de Champigny ?    Lequel ?
(Côchez la bonne réponse)        Plusieurs fois par semaine ?

Chaque semaine        Une fois par mois            Rarement

Résidez-vous à proximité du marché que vous fréquentez ?

Moins de 500m        Entre 500m et 1 km             Plus loin

Venez-vous au marché

A pied ?         Vélo ?            Voiture ?         Bus ?

Fréquentez-vous des marchés hors Champigny ?

Joinville-la Fourchette ?        Villiers ?        Autres ?

Pour quelles raisons fréquentez-vous les marchés ? (Classez les motifs de 1 à 4 par ordre de préférence)

Qualité des produits    Produits non disponibles dans les autres commerces

Prix                         Convivialité des marchés

Pouvez vous en quelques lignes les améliorations qui vous semblent utiles (marché le soir, meilleure desserte, etc.…)

Ajouté le 21 décembre: Nous recevons chaque jour de nouvelles réponses. Le nombre total des réponses dépasse aujourd’hui 200. Nous pensons être en mesure de publier les résultats vers le 10-15 janvier. Vous les trouverez sur ce blog et sur des affiches apposées à l’entrée des marchés de Champigny. Pour ceux qui ne l’ont pas encore fait répondez vite.

Boulevard de Stalingrad: A quoi a servi la concertation?

Boulevard de Stalingrad 1927-1996-2002-2007On trouve trace aux archives d’un premier projet d’amélioration de cet axe appelé aujourd’hui RD45E dès 1927.  Les épisodes les plus récents remontent à 1996 et 2002.Le projet 1996 démesuré, tel qu’il était souhaité par la municipalité de Champigny, prévoyait une largeur de 24m de chaussée, le changement d’itinéraire du TVM qui quittant l’avenue du Général de Gaulle aurait emprunté l’Avenue de Stalingrad pour créer une interconnexion avec le RER Eole au niveau du passage sous la voie ferrée. Il s’agissait de raccorder le TVM au projet de barreau Eole avec une gare au Plant, dont la mairie assurait qu’il serait réalisé au plus tard en mai 1998. On n’a jamais su très bien comment le TVM arriverait ensuite à rejoindre Noisy…Ce projet tomba à l’eau en même temps que le rêve d’une gare Eole au Plant. En 2002 les choses avaient muri.Le 15 mars 2002 nous étions conviés à une réunion publique en mairie. Un 6 pages en quadrichromie sur papier glacé nous informait de l’objet du débat : L’aménagement du boulevard de Stalingrad (RD 45E) entre l’Avenue du Général de Gaulle (RN 303) et l’Avenue de la République (RD 30). En même temps une exposition se tenait du 23 février au 29 mars dans le hall de la mairie. Il était demandé à chacun de s’exprimer. En dernière page du dépliant il était écrit en gras : La concertation vous donne la parole : exprimez vous. On pouvait écrire au Conseil Général, une adresse courriel spécifique était créée concert.rd45e@cg94.fr , une ligne téléphonique ouverte : 01 49 56 55 71. Plusieurs réunions succédèrent à celle du 15 mars ; objectif du Conseil Général : promouvoir une trouée verte avec priorité aux circulations douces et aux transports en commun.  De nombreux Campinois et Campinoises s’exprimèrent avec toujours le souhait de faire du RD 45E une voie urbaine, avec des circulations spécifiques, pour une grande part en site propre afin de développer sur cet axe les transports et rabattre les utilisateurs vers l’axe du TVM. Les pistes cyclables clairement prévues dans le dépliant firent aussi l’objet de discussions avec pour objectif la sécurité des cyclistes. Il fut insisté sur la nécessité de favoriser les déplacements de proximité (piétons, cyclistes) et de redonner vie à cette avenue « sinistrée » en y favorisant les activités des commerces. En  même temps les représentants de la municipalité et du département promettaient l’implantation d’un nouveau CES à l’emplacement actuel des Restos du Cœur. Ce choix était justifié par la volonté d’avoir un nouveau pole pour que les enfants des quartiers du Plant, Jules Ferry etc n’aient pas à traverser la RN4 pour se rendre au CES Rol Tanguy ( quartier du Maroc)Ou en est-on aujourd’hui ? Le projet a pris du retard bien sur et les travaux ont débuté cette année sur la première tranche entre le rond point Colonel de Grancey (Avenue de la République) et le passage sous la voie ferrée alors qu’en 2002 on nous promettait l’achèvement total en 2007 !La réalisation actuelle a peu de choses à voir avec le projet initial (voir photos) ni avec les modifications qu’y avaient apportées les participants aux réunions. La piste cyclable a disparu. Il en restera juste un petit bout symbolique sur 60m. Il n’y a rien pour les transports en communs et on nous annonce que le Collège tant attendu ne se fera pas à l’endroit prévu mais qu’un autre CES sera construit sur un terrain rue Jules Guesde tandis que le collège des Boullereaux sera fermé. Conséquence il n’y a plus ajout d’un établissement mais simple substitution. Pour les élèves qui fréquentent le CES actuel au Boullereaux  cette nouvelle implantation imposera, pour la plupart d’entre eux un trajet plus long. Le terrain prévu pour ce CES est fortement pollué (métaux lourds). Il a été préempté par Champigny mais ne peut être utilisé en l’état. Sa dépollution, (très coûteuse) devra être prise en charge par le département.Les chaussées seront bordées de contre allées conçues pour le stationnement automobile.Circulation douces et transport en commun ont été oubliés en …route.Une fois de plus une concertation a été menée avec grand tintamarre, les Campinoises et les Campinois ont participé, montrant par là leur civisme, leur volonté de s’impliquer dans la vie de la commune et au bout du compte on n’a aucunement tenu compte de leur avis !Croyez vous qu’on peut longtemps amuser la galerie avec de telles méthodes ?Que des contraintes techniques, ou financières amènent à modifier un projet, on le comprend. La bonne foi commande alors d’en informer ceux qui ont participé à la concertation et de leur soumettre les modifications. Cela c’est réellement « faire avec les gens » selon la formule souvent employée par le Conseil Général et la Mairie de Champigny, mais une formule devient vite une formule creuse si on ne l’applique pas réellement.Un dernier commentaire : une fois de plus la modification finale se traduit par une réduction voire la disparition des réalisations qui avaient été projetées en faveur des circulations douces (piétons, cyclistes) et des transports en commun (autobus). A un moment ou chacun se préoccupe d’environnement et de développement durable …….

Voir aussi sur ce blog la note: Réunion en mairie du 15/01/07, Aménagement du Boulevard Stalingrad (1ère tranche)