Archives mensuelles : juin 2008

25 juin: Le conseil municipal a tenu 2 sessions en ce jour

Deux conseils municipaux le 25 juin

Quelques observations par Y. Fuchs, élu Entente Citoyenne

Deux conseils municipaux étaient prévus ce mercredi 25 juin, le premier  » extraordinaire  » à 19H au Gymnase Léo Lagrange au Bois l’Abbé où le conseil se transportait donc portait sur le projet ANRU (Agence Nationale de Rénovation Urbaine) concernant le Bois l’Abbé, l’autre ordinaire devait se tenir à 21H en Mairie et devait régler des affaires certes importantes mais plus courantes.

Je vais tenter de dire ici les impressions que j’en garde.

 

Conseil Municipal Extraordinaire

Avant ce conseil pour me mettre au courant j’ai souhaité consulter le dossier de renouvellement urbain et j’en ai fait la demande. Visiblement ma requête a surpris. Et c’est moi qui me suis étonné. J’admet facilement que certains conseillers réélus, certains à plusieurs reprises, aient déjà connaissance du dossier mais plus de la moitié des 49 conseillers sont élus pour la première fois. Est ce à dire qu’ils se contentent de faire confiance aux directives de leur chef de groupe ? qu’ils ne s’informent pas par eux mêmes ? Cette question me trotte dans la tête maintenant.

En tout état de cause j’ai obtenu l’autorisation de consulter le dossier ANRU pour le Bois l’Abbé. J’ai pris rendez vous mercredi à 14H30 au bureau  »  politique de la ville  » délocalisé à l’angle des rues Jean Jaurès et Juliette de Wills (on nous avait pourtant promis lors des travaux d’extension de l’Hôtel de Ville que cela permettrait de regrouper tous les services dispersés dans différents immeubles et pavillon du centre ville… visiblement cet objectif n’a pas été réalisé).

Donc le mercredi à 14H30 je me suis présenté à la politique de la Ville. On m’y a remis un dossier assez succint certes mais dans lequel j’ai noté un certain nombre de faits importants que je retranscrit ici parce que je pense qu’il est souhaitable que TOUTE la population de Champigny, de tous les quartiers, y compris très différents, soit objectivement informée des données d’un quartier, le Bois l’Abbé, qui est le plus important de la ville (10.000 habitants).

Le projet proposé par la ville à ANRU se donne pour objectif principal de RELIER le quartier du Bois l’Abbé à la ville. Le deuxième objectif consiste à diversifier le parc de logement en organisant une certaine mixité (dans le parc existant ? ou dans de nouvelles constructions ?)

La rénovation urbaine prévoit aussi d’inscrire sa démarche dans le cadre du renouvellement durable.

Des chiffres disponibles dans le document mis à ma disposition il ressort que au Bois l’Abbé le taux de motorisation est de 0,6 véhicule par famille (la moitié de la moyenne départementale).

Actuellement le nopmbre de logements sur le Bois l’Abbé est de 2727 et après rénovation il sera de 2851 ( soit +124 ou + 4,55%)

* note on est là dans le plan présenté à ANRU par la municipalité plus dans une logique de croissance du nombre de logements que dans une logique de diminution des concentrations tel qu’il ressort de la logique des projets ANRU

Le projet de la ville de Champigny prévoit que 252 logements sociaux seront démolis et 373 nouveaux logements construit. A ce propos la démarche de la municipalité reste vague. On parle de  » diversifier l’offre de logement  » mais on ne précise pas du tout ce que sera cette diversification. Dans la petite note de 4 pages distribuées aux conseillers municipaux en préparation du Conseil extraordinaire du 25 juin il est bien question de  »  373 nouveaux logements sur le quartier dont 211 logements diversifiés  » Personne ne sait à quoi correspond la notion de  » logement diversifié  » par définition ce peut être n’importe quoi. Lorsque dans ce texte il est question de parcxours résidentiel la perspective d’accès à la propriété n’est pas évoquée.

Le chantier devrait débuter en 2008 pour se terminer en 2015.

Le budget est réparti suivant les têtes de chapitres suivantes

Réseau voirie                                     21,19 Millions Î uros

Espaces publics                                 2,87

Equipement Activités Commerces  48,4

 Résidentialisation des logements  15,85

Réhabilitation des logements          56,67

Démolitions Espaces publics            0,13

Démolition logements                        2,70

Reconstruction                                59,15

Du point de vue du sociologue le Bois l’Abbé se caractérise par une population jeune tandis que la moyenne de la population campinoise vieillit (Champigny reste toutefois une des villes les plus jeunes du Val de Marne).

Les familles avec enfant représentent 31,5% du total et les familles nombreuses sont 24% du total. La taille moyenne de la famille est élevée (3,04 personnes / par ménage).

Au Bois l’Abbé 23,5% des actifs sont au chômage et 11,2 % occupent un emploi précaire. 17,2 % des ménages du Bois l’Abbé bénéficient des minima sociaux ( contre 8,7% en moyenne, soit la moitié) sur Champigny.

80% des ménages ont des ressources inférieures à 60% du plafond HLM contre 62% sur l’ensemble de la ville.

En ce qui concerne l’évolution de l’habitat on constate

Il y a fuite des ménages les plus stables

Mais les taux de rotation et les vacances sont faibles

L’image du quartier est mauvaise et agit comme repoussoir vis à vis des demandeurs de logement

Et de fait les demandeurs de logements on des profils différents de ceux déjà en place.

La demande d’une rénovation urbaine n’est donc qu’un aspect d’une meilleure intégration du quartier dans la ville. Elle n’en est pas moins essentielle.

 

 

A 19H Gymnase Léo Lagrange. Ce mercredi 25 juin a été une belle journée et il fait très chaud à l’intérieur du gymnase mal isolé. On souffre de la chaleur mais on pense aussi aux jeunes contraint de faire du sport dans ces conditions et on se dit qu’une structure aussi mal isolée thermiquement doit coûter très cher en chauffage en hiver. Quel gaspillage d’argent et quel gaspillage écologique ! ! Si seulement la réunion d’aujourd’hui pouvait amener la municipalité à revoir le problème et à rénover ce gymnase pour le rendre conforme aux normes environnementales…..

Ce conseil municipal extraordinaire est comme tous les Conseils Municipaux ouvert au public et il est prévu qu’à un moment la séance soit suspendue pour que le public puisse intervenir, puis la séance reprendra normalement.

Il n’est pas très nombreux ce public sur les travées du gymnase. Je compte 77 personnes pour 150 à 200 places. 77 présent c’est mieux que lors des séances ordinaires à la mairie où le public se limite à 10-15 personnes certes mais cela reste très limité pour un quartier de 10.000 habitants dans lequel selon la mairie un gros effort d’information et de sensibilisation aurait été réalisé.

La séance est ouverte vers 19H30

D’après mes notes ( je m’excuse pour de possibles omissions, voire des erreurs involontaires, il n’est facile de suivre les discussions , de se préparer à intervenir et de prendre des notes en même temps)

M. Adenot, maire, présente la situation. Je résume son intervention.

Le Bois l’Abbé a été considéré comme constituant une des priorités nationales pour la mise en œuvre du programme ANRU. Nous avons préparé le projet en concertation avec les associations. Nous avons déjà obtenu un financement partiel pour la Tour Rodin et la Maison Pour Tous.

La mairie de Champigny maîtrise mal la situation sur le Bois l’Abbé. C’est ainsi que l’ OPAC 75 et 3F (logements sociaux) sont les propriétaires de l’assiette de la voirie. Nous (mairie de Champigny) n’avons pas la connaissance des réseaux (assainissement , eau, gaz etc)

Avant les élections municipales M. Sarkozy s’était engagé à ce que le programme ANRU soit mené à son terme. Depuis les positions ont changé. Mme Boutin ministre a déclaré qu’il valait mieux aider la personne que la ville. Ce changement a bien sur des aspects financiers. Pourtant le 7 mai le Préfet du Val de Marne assurait encore que les engagements seraient tenus mais le 26 mai on apprenait que les crédits étaient en voie d’épuisement. En fait si Mme Boutin assure que ANRU continue pour les projets déjà acceptés elle refuse toute prolongation au delà de 2013.

M. Adenot que le gouvernement refuse d’abonder les crédits. Or le solde disponible est insuffisant et il se refuse à envisager une rénovation au rabais. Il met en parallèle le coût de la rénovation du Bois l’Abbé 280 millions d’euros pour 10.000 habitants et le coût de la rénovation de l’Hotel de luxe Royal Monceau (125 chambres) pour un total de 300 millions d’euros.

M. Adenot souligne qu’il n’y a aucun financement prévu au Plan Banlieue

Il note que Bonneuil et Créteil sont touchés au même titre que Champigny mais qu’il ne saurait être question de jouer une commune contre l’autre.

Il annonce une entrevue le 11 Juillet avec le Préfet du Val de Marne.

La séance est alors interrompue pour donner la parole au public.

 

Interventions du public :

Plusieurs personnes interviennent alors et différents problèmes sont évoqués :

Un enseignant souligne l’urgence des travaux à effectuer dans les écoles qui ne correspondent absolument plus aux normes de sécurité et où les enfants travaillent dans des conditions déplorables.

Plusieurs personnes dénoncent les pannes fréquentes d’ascenseurs et les longs délais de réparation, le mauvais état des réseaux électriques, d’eau et de gaz et d’une façon générale les délais très longs des réparations, la présence de cafards.

On évoque aussi les problèmes de sécurité et les sous effectifs des forces de police.

Quelqu’un pose la question du coût de la rénovation pour les locataires en demandant si cette amélioration ne va pas se traduire par des augmentations difficilement supportables des loyers et des charges.

M. Emorine au nom de la section du Parti Socialiste puis M. Guignard au nom de la section du Parti Communiste interviennent pour assurer les résidents du Bois l’Abbé de leur soutien et dénoncer la politique du gouvernement.

 

Reprise du Conseil Municipal

Lecture est donnée de la motion proposée par la majorité municipale

(en italique ci dessous)

Motion présentée par la majorité municipale

Pour obtenir les financements de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine pou

La réalisation du projet du Bois l’Abbé

La Ville de Champigny sur Marne a signé en 2006 avec l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU) les conventions pour la réalisation des projets des 4 cités et des Mordacs.

L’ANRU a accordé, par anticipation, des financements pour réaliser les travaux concernant la tour Rodin et la construction de la  » Maison pour Tous  » actuellement en chantier, dans l’attente de la signature de la convention globale de rénovation urbaine pour le Bois l’Abbé.

Le Bois l’Abbé, qui compte 10.000 habitants, est le troisième quartier de la ville de Champigny sur Marne que l’Etat a classé dans les 50 quartiers prioritaires nationaux.

Le Conseil Général du Val de Marne, partie prenante dans cette opération, est un des rares département de France à avoir signé une convention de partenariat avec l’ANRU.

Tous les partenaires ont contribué à l’élaboration de ce projet de rénovation urbaine, y compris les services de l’état. Une large concertation avec les habitants, leurs associations, s’est déroulée dans de multiples réunions, dans les halls d’entrée des immeubles pour construire ce projet aujourd’hui partagé par tous.

Les habitants, les bailleurs, la Ville, le Conseil Général ne sauraient comprendre et accepter que les financements nécessaires à la réalisation de ce projet ne soient pas attribués.

La ville va déposer le 30 juin 2008 auprès de Monsieur le Préfet du Val de Marne, le projet de rénovation urbaine abouti du Bois l’Abbé. L’Etat ne peut persister à déclarer que les crédits restants sont insuffisants et qu’aucun financement complémentaire ne peut être envisagé pour mener à bien la transformation du quartier qu’attendent impatiemment les habitants avec notamment la réhabilitation des logements, la reconstruction des groupes scolaires, la construction de nouveaux logements.

Notre candidature a été acceptée par l’Etat qui connaît depuis l’origine le coût du projet et le niveau de financement nécessaire.

Depuis un an, des décisions de l’état ont permis de transférer 15 milliards d’euros vers les plus riches. Les patrons des entreprises du CAC 40 ont vu leurs revenus progresser de 500%, un hotel de luxe parisien va dépenser 300 millions d’euros pour rénover 125 chambres, alors que le plan banlieue-présenté à grand renfort de publicité- ne répond en rien à l’ampleur des difficultés vécues par les habitants et ne prévoit pas les financements à hauteur des enjeux !

Dans notre département du Val de Marne, trois projets de rénovation urbaine sont en danger. Les trois maires de Créteil, de Bonneuil sur Marne et de Champigny sur Marne ont engagé une démarche commune auprès du Préfet du Val de Marne pour être reçus et entendus.

L’inquiétude soulevée par la position de l’Etat a conduit M. Christian FAVIER, Président du Conseil Général du Val de Marne et Monsieur Jean François VOGUET, Sénateur maire de Fontenay sous Bois à intervenir auprès de Madame Christine BOUTIN, Ministre du Logement et de la Politique de la Ville, sans avoir obtenu de réponse à ce jour.

LE CONSEIL MUNICIPAL

Exige que l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine, créée par l’Etat, dispose des fonds nécessaires au financement de notre projet du Bois l’Abbéainsi que de ceux des autres communes.

Demande que soient attribués par l’Etat les 125 millions d’euros nécessaires à la réalisation du projet du Bois l’Abbé dont le coût est de 285 millions d’euros hors taxe.

Soutient les démarches engagées par les maires des villes de Bonneuil sur Marne, de Créteil, et de Champigny sur Marne et celles engagées par le Président du Conseil Général du Val de Marne et du Sénateur Maire de Fontenay sous Bois.

Décide de solliciter un rendez vous d’urgence auprès de Madame Christine Boutin, Ministre du Logement et de la Politique de la Ville.

Le débat reprend alors avec prises de position des différents groupes

Au nom du groupe UMP M. Schmitt rappelle que dès le 16 juin 2005 le Préfet du Val de Marne a invité la municipalité de Champigny à présenter un projet, que le préfet a rappelé la municipalité à ses obligations en mai 2006. Aujourd’hui nous payons le retard du à l’inertie de la municipalité et au fait que son projet vienne trop tard lorsque les crédits sont pratiquement épuisés. Pour lui la responsabilité incombe donc à la municipalité et non au gouvernement. Il ajoute que la même incurie vient de conduire à un rejet des projets concernant la gare des Boullereaux repoussant la réalisation des travaux à 2013.

Dans sa défense de la politique du gouvernement M. Schmitt est hué par le public présent que le maire étonnamment ne rappelle pas à l’ordre. Me tournant vers la table en face je ne peux que constater que les huées du public qui cherche à couvrir la voix de M. Schmitt déclenchent beaucoup de sourires de contentement parmi les membres du bureau municipal. Je ne comprends pas qu’il soit ainsi toléré qu’un élu, de quelque tendance qu’il soit puisse être ainsi hué et brocardé pendant une de ses interventions.

Mme Dufour (Parti Socialiste) intervient ensuite pour soutenir la motion et se déclarer très  » sceptique  » sur la volonté du gouvernement dans ce domaine.

M. Chevalier (Divers Droite) exprime son opposition à la motion tandis que Mme Ettori (MRC) la soutient.

Je prends alors la parole pour exprimer la position d’Entente Citoyenne :

Intervention de Yves Fuchs au Conseil Municipal extraordinaire du 25 juin 2008

 » Je n’interviendrai que brièvement. La situation présente en effet un caractère d’urgence évident. L’ensemble du Bois l’Abbé doit pouvoir bénéficier des moyens de ANRU pour être rénové. En maintenant une masse constante de crédits alors que les coûts explosent depuis 2-3 ans et continuent à monter le gouvernement rend impossible la rénovation urbaine au Bois l’Abbé comme à Bonneuil et Créteil d’ailleurs. Il est donc nécessaire que de nouvelles dotations soient affectées à ANRU. Au nom d’Entente Citoyenne je voterai donc pour la motion de la majorité municipale.

Pour sensibiliser encore plus la population je propose que la municipalité organise un référendum local sur le projet ANRU.

Enfin, bien que ce sujet sorte du domaine d’intervention d’ANRU je me permettrai de souligner une donnée qui me paraît importante pour le Bois l’Abbé : le projet que vous présentez affirme, à juste titre, une volonté de faire cesser l’isolement du Bois l’Abbé, d’ouvrir la cité sur la ville, c’est l’esprit du projet. A mon avis on ne peut envisager une véritable  » ouverture  » sur la ville et réciproquement que si le Bois l’Abbé et le reste de la ville sont plus proches, plus accessibles. Ceci nécessite une amélioration de la desserte du Bois l’Abbé par des transports en commun plus rapides. Je sais que ce problème n’est pas du domaine du projet ANRU mais je souhaite que nous élus de Champigny le gardions en mémoire et fassions tout pour obtenir des améliorations. « 

Après moi M. Laurent Jeanne (MODEM) intervient. Il considère le projet d’ouverture du Bois l’Abbé comme très positif, ainsi que la rénovation des écoles. Sur les logements il estime que les témoignages ont été très éclairants. L’urgence est grande. Il est toutefois gêné par la comparaison faite dans le texte avec le coût de la rénovation de l’Hôtel Royal Monceau estimant qu’il s’agit de questions qui n’ont pas à être comparées et il souhaiterait que ce paragraphe soit retiré de la motion à laquelle dans son ensemble il est sinon favorable.

MM Guerrier (PCF) et Prigent (Majorité Municipale) qui interviennent ensuite se prononcent aussi favorablement.

M. Adenot maire reprend la parole, il trouve intéressante ma proiposition d’organiser un référendum local mais il s’attache surtout à récuser les propos de M. Schmitt (UMP). Selon lui il n’y a aucun retard puisque la date butoir pour déposer les projets c’est le 30/12/08. Il est vrai que l’on nous a demandé 3 fois de refaire notre projet d’où son dépôt tardif* .

Remarque Y Fuchs : M. le Maire ne nous pas indiqué pour quelles raisons le projet déposé par la Municipalité de Champigny avait à trois reprises été refusé par la préfecture or nous élus et tous les citoyens campinois avec nous serions très heureux d’en connaître les raisons.

La motion est votée et la séance est levée.

 

Séance ordinaire

Prévue à 21H la séance ordinaire commencera en retard à 21H30

Il y a 25 points à l’ordre du jour. Je ne vais pas les énumérer ici. Si certains lecteurs désirent plus de renseignements je serai très heureux de les leur fournir.

J’interviens sur le point n°9 qui n’est pas une délibération mais simplement un vote par lequel le Conseil Municipal prend acte des cessions, achats de terrain etc réalisés par la municipalité.

J’interviens alors pour dire : 

«  On nous demande de prendre acte, ceci n’est pas une délibération, mais cela ne m’empêche pas de faire remarquer qu’il y a un éparpillement des acquisitions dans les secteurs pavillonnaires, sans plan d’urbanisme d’ensemble, sans réflexion sur les conséquences au niveau de l’équilibre des quartiers, de la surcharge des groupes scolaires etc. Je prends pour exemple la réalisation récente par IDF Habitat d’un petiot immeuble rue de Bernau, l’existence d’un périmètre d’aménagement Fourny-Egalité qui n’a pas été discuté dans le quartier, l’affectation du terrain des Longues Raies à proximité (7969m2) lui aussi au logement social tout cela pose problème. Je rappelle que je ne suis pas un adversaire du logement social mais que celui ci doit être harmonieusement intégré dans un quartier ce qui suppose information des habitants et transparence, prise en compte des questions d’équilibre et des possibilités d’acueil (écoles, crèches).

Ce soir nous avons à prendre acte mais je formule le vœu que le Conseil ait prochainement à débattre de cette politique d’urbanisation et de construction par saupoudrage « 

M. Adenot me répond en feignant comprendre que je m’inquiète de quelques cessions et échanges de parcelles dans le cadre de la rénovation des Mordacs puis concède que oui il sera peut être utile que nous ayons un débat.

M. Charles est lui catégorique. Tout cela a été réglé par l’adoption du PLU et à Champigny  » tout est pensé « .

Les différentes délibérations défilent. Tout redevient tendu lorsque M. Laurent Jeanne pose des questions sur le nombre d’heures supplémentaires dont vont bénéficier certains personnels de la mairie (on apprend à l’occasion que la commune emploie de façon permanente 1650 personnes) et comment elles vont bénéficier des nouvelles dispositions sur les heures supplémentaires mises en place par le gouvernement de M. Fillon. M. Adenot soit parce qu’il ne dispose pas des données statistiques, soit parce que la question le gêne répond de façon tout à fait dilatoire et lorsque M. Jeanne repose sa question de façon plus précise en demandant en particulier quels sont les secteurs de la mairie qui effectuent le plus d’heures supplémentaires et pourquoi M. Adenot se fache et inflige un  » rappel à l’ordre « (sanction) à M. Jeanne.

La 2ème séance se termine peu avant minuit.

une vision minimaliste de la politique culturelle

Par Thérèse VichyJe réagis avec un peu de retard à l’intervention d’une conseillère municipale de Champigny le 13 juin 08 sur France Inter dans la partie interactive du « sept-neuf » consacrée à un débat sur la culture… Elle opposait implicitement, selon le vieux débat connu des pédagogues, l’écoute des gens qui ont « une histoire , une culture , des compétences » à la transmission venue d’en haut. C’est un faux débat dans lequel il ne faut pas se laisser enfermer. Il faut à la fois être à l’écoute et transmettre, transmettre selon l’écoute et l’attente des gens. C’est les mépriser que de croire qu’il n’y a pas chez eux une attente, une aspiration à une ouverture sur cette culture qui est précisément trop souvent le domaine réservé aux classes dirigeantes. Shakespeare, Molère, Mozart étaient « populaires ». On fredonnait des airs de Don Juan ou de la Flute Enchantée dans la rue, on applaudissait les pièces tout public confondu. La marchandisation de la culture et en particulier la surexplotation commerciale de la culture dite « populaire » a hélas eu raison de cet état de choses..Je n’en rends pas responsable la municipalité de Champigny et je ne réclame pas qu’elle tente de monter un grand opéra, mais je regrette l’absence d’ambition, la caractère minimaliste « atomisé », je cite l’intervention (de la conseillère municipale sur France Inter) : « petit projet par petit projet….. travail de fourmi » de l’actuelle politique culturelle, sans projet fédérateur de tous les publics campinois, sans lieu repérable comme étant le centre d’une vie culturelle (Gérard Philippe est totalement sous exploité).Et pourtant, la vieille campinoise que je suis, se souvient d’un temps, hélas bref, ou l’ensemble 2E2M, le chorégraphe Preljocaj se produisaient à Champigny, où elle assistait au centre Olivier Messiaen à la Servante Maitresse de Pergolèse (le public applaudissait à tout rompre), où elle assistait à Gérard Philippe à une merveilleuse Andromaque, à un splendide Marat Sade de Peter Weiss par une troupe tchèque invitée par le Théatre des Boucles de la Marne, un temps ou l’acteur Santini interprétait et mettait en scène des œuvres du répertoire contemporain. Champigny a été le berceau de Preljocaj, de l’ensemble 2E2M ; des artistes, des créateurs y vivent. Qu’attend la municipalité pour solliciter leur talent, les impliquer dans la vie culturelle locale ?

SE DEPLACER DANS LE 94 (Compte rendu de la réunion du 18 juin à Créteil)

Le 18 juin 08 deux représentants de Forum des Boucles de la Marne ont assisté à Créteil, au siège du Conseil Général, à une réunion du Comité départemental des déplacements dans le Val de Marne avec pour ordre du jour :

Présentation de l’avant projet du Plan de Déplacement dans le Val de Marne

Présentation du schéma de partage de la voie départementale.

Ce deuxième point, essentiellement technique, concerne la hiérarchisation et la renumérotation du réseau routier départemental, après le transfert au département des anciennes RN.

La première partie fut la plus intéressante.

L’état des lieux est en soi significatif :

Tous modes confondus 60% des déplacements sont internes au département.

90% des déplacements internes sont inférieurs à 5 kms.

70% sont inférieurs à 2kms.

17% seulement des habitants utilisent les transports en commun contre 60% à Paris.

54% de la population et 41% des emplois ne sont pas desservis par un réseau de transport en commun.

Sur 440 kms de voirie départementale seuls 90 sont aménagés pour les vélos et 21 pour les bus en site propre.

Tenant compte de cette situation l’avant projet vise à :

Renforcer la solidarité des personnes et des territoires

Favoriser et accompagner le développement économique

Préserver l’environnement et améliorer le cadre de vie.

Un slogan résume cette dimension politique :  »  une mobilité facile et durable pour tous « 

Pour mettre en ooeuvre cette politique le département prévoit, dans le cadre de ses compétences, de développer l’offre et l’usage des transports en commun (TVM, Orbival, réseaux structurant de bus y compris en sites propres, intermodalité) et des circulations douces ( y compris éventuellement avec un système de Velib), de promouvoir l’accessibilité pour tous les handicaps, de réfléchir à la tarification et à la gouvernance des systèmes de transports, de mieux maîtriser le trafic routier des poids lourds.

Un tel projet est ambitieux et Forum approuve ces orientations. Les incidences sur l’environnement, la santé, la sécurité routière et le développement économique sont évidentes.

Bien que la réunion ait été consensuelle certaines interventions ont laissé apparaître des craintes concernant d’éventuelles nuisances (association MOREV à Chennevières) tandis que certains faisaient état de restrictions (syndicat des transporteurs routiers, association de motards).

Le comité prévoit une démarche participative de consultations . Il appartiendra à des associations comme Forum de contribuer au débat et de veiller à la mise en œuvre des projets.

 

18 juin UN DEBAT SUR LA DEMOCRATIE PARTICIPATIVE AU CONSEIL MUNICIPAL

Le premier point, le plus important du Conseil Municipal du 18 juin portait sur le règlement intérieur du Conseil qui doit être voté dans les 4 mois qui suivent l’élection des conseillers.

Un texte nous était proposé par le bureau municipal.

En principe le rôle du règlement intérieur est de codifier les règles de fonctionnement du Conseil Municipal. Ce n’est pas du tout ce qui était en jeu ici. Dans le texte qui nous était soumis  on traite du fonctionnement de l’administration municipale (chapitre 12). Tout est d’ailleurs concentré entre le Directeur Général des Services et le Maire. On peut se demander comment les maires-adjoints pour ne parler que d’eux parlent avec l’administration. Doivent-ils passer par le maire ? C’est un schéma très napoléonien autant dire qu’il n’est ni moderne ni progressiste.

En ce qui concerne les commissions et leur rôle : comment est défini le champ de leurs compétences, où sont précisées leurs relations avec les associations, avec la population ? Ou bien les commissions sont elles de simples rouages administratifs ?

Le domaine des Conseils de Quartier n’a pas à être traité ici. Il aurait fallu que le Conseil Municipal élabore une Charte des Conseils de Quartier etc.

Considérant que la vie des conseils de  quartier était concrètement ce qui intéressait le plus les Campinois(es) j’ai choisi de centrer mon intervention sur ce problème. Pour contraindre le conseil à discuter au fond c’est-à-dire sur les orientations politiques qui sous-tendent le projet municipal en terme d’encadrement de refus de la démocratie participative j’ai déposé une série d’amendements que vous trouverez en annexe avec les articles correspondant du texte de la majorité municipale. Pour les faire connaître des autres conseillers j’ai du personnellement les distribuer à chacun des conseillers l’administration municipale ne les ayant communiqué qu’aux responsables des groupes politiques.

Au début des débats je suis intervenu comme suit.

  Monsieur le Maire, mes Chers Collègues   Le projet proposé par le bureau municipal et les amendements que j’ai, au nom d’Entente Citoyenne, déposés le 3 juin, diffèrent sur le fond. La démocratie n’est vivante que si elle s’élargit sans cesse, s’approfondit et trouve de nouvelles formes pour faire de chaque citoyen un élément actif de la vie politique. Notre but est que la politique soit l’affaire et la propriété de tous. Le texte qui vous est proposé par la municipalité tend à codifier très étroitement le fonctionnement des conseils de quartier en faisant d’un certain nombre d’élus et de « techniciens » non élus, issus des services municipaux, l’encadrement des conseils de quartier. Monsieur le Maire lors de son intervention à la conférence des Présidents de groupe et des têtes de liste le 2 juin dernier a été clair. ( je cite le compte rendu envoyé le 12/6) « Il (M. Adenot) exprime ensuite son avis sur les bureaux constitués dans certains conseils de quartier. Certains habitants s’y exprimaient comme s’ils détenaient un mandat particulier. Il ne faut pas créer de confusion avec les élus issus du suffrage universel » (fin de citation).Si les rôles et les taches de chacun sont bien définis dans le règlement intérieur il n’y a pas, il n’y aura pas de confusion possible. j’ajouterai que le problème évoqué par M. le Maire est réel et mérite notre attention.Mais la solution réside-t-elle dans une fermeture plus complète? dans des conseils de quartier résiduels auxquels n’assistent plus, à l’exception des élus et de cadres municipaux en service commandé, que quelques citoyens de bonne volonté ou bien la solution n’est-elle pas plutôt de faire venir et participer des citoyens ennombre de plus en plus grand, en leur donnant, dans le cadre des orientations politiques,  définies par le Conseil Municipal des responsabilités et quelques moyens financiers.   Ce débat est un débat politique. La démocratie moderne, vivante est à la fois démocratie représentative et démocratie participative. Les deux aspects ne s’opposent pas, ils se complètent. C’est un besoin de notre société. L’intérêt que des citoyens manifestent pour la vie locale, élément de base de la vie politique, est sain et doit être encouragé. La vie politique au XXIè siècle en France ne se réduira pas à des débats télévisés ou à des coups médiatiques. Les citoyens veulent participer activement. C’était le sentiment qui s’exprimait à travers les premières journées citoyennes que vous aviez organisées, Monsieur le Maire et je vous en ai, à l’époque , félicité. Encadrer étroitement cette expression, limiter la possibilité pour des conseils de quartier d’élire leur bureau, d’être responsables, de proposer, d’agir, de gérer un budget (comme cela se fait dans de nombreuses villes du 94, de Créteil à Arcueil) c’est priver Champigny de compétences, d’enthousiasme. Nous en avons besoin. La démocratie représentative a besoin de la démocratie participative et si nous n’en tenions pas compte la cassure entre élus et citoyens pourrait s’accentuer. Dans ma première intervention,le 15 mars, au premier conseil de l’actuelle mandature je soulignai que « A Champigny, dimanche dernier, au premier tour des municipales 45% des électeurs se sont abstenus ». Et je demandais que, quelque soient nos sensibilités, nous attachions une grande importance à ce fait. Aujourd’hui en établissant un nouveau règlement intérieur vous avez la possibilité de créer des conditions pour que plus de Campinois s’impliquent dans la vie de la commune. C’est un choix politique, c’est un choix entre deux politiques: entre des conseils de quartier qui ne soient que des antennes décentralisés du pouvoir municipal, c’est votre choix, Monsieur le Maire, ou des conseils de quartier qui soient des lieux vivants de la démocratie de terrain et c’est ce que, au nom d’Entente Citoyenne je vous propose. Yves Fuchs  

 

Débat : Lors du débat qui a suivi plusieurs orateurs de la majorité municipale sont intervenus sur le fond (MM Adenot, Guerrier, Fautré)

Pêle mêle de mes notes je retire les phrases suivantes

 

M. Guerrier a en particulier déclaré  donner la parole à tous les citoyens, nommés par qui, risquerai  de créer une nouvelle structure,  et serai une remise en cause de la représentativité des élus (je note là un beau lapsus de M. Guerrier, la question en débat c’est la présence de personnes issues des citoyens du quartier dans les bureaux des conseils de quartier et non pas du moins je l’espère le droit de tous les citoyens à prendre la parole)

Un budget aux conseils e quartier c’est de la poudre aux yeux. La municipalité donne à tous les citoyens la possibilité d’intervenir. Nos conseils de quartier permettent a chacun d’intervenir.

M. Adenot précise que les cadres de la mairie présents actuellement dans les réunions des conseils de quartier y sont d’un point de vue bénévole ! Ils y seront désormais à titre « officiel ». C’est une garantie que la parole des habitants y sera prise en compte de façon plus rapide.

M. Adenot précise aussi que seule compte la démocratie représentative. On ne sait pas qui désignerait les représentants des habitants dans les quartiers ( quelques minutes plus tard M. Fautré ne se rendra même pas compte qu’il contredit M. Adenot lorsqu’il déclarera : si democratie représentative est issue du suffrage universel, démocratie participative est depuis toujours au cœur notre politique….

M. Adenot lui même n’est pas très cohérent dans son propos: il feint d’avoir été scandalisé de découvrir dans mon amendement que les choix des comités de quartier se font dans le cadre de la politique générale ‘urbanisme, déplacements etc) défini par le conseil municipal et proteste contre cette atteinte à la démocratie alors qu’il s’agit là d’une contestation toute simple: la démocratie participative s’exerce dans le cadrede règles définies par istances élues. M. Adenot n’a pas l’air très fixé sur les prérogatives de la démocratie représentative et de la démocratie participative…

M. Fautré annocera que plutôt qu’un élargissement des conseils de quartier le choix de la municipalité va à un nouveau cycle de rencontres citoyennes à partir d’octobre, à l’instauration de collectifs citoyens sur le thème de l’école, des transports ( évidemment centralisés et soigneusement « guidés »). Il indique que le fait que chaque conseil de quartier sera suivi (je n’aime pas ce mot qui sent bon son contrôle) son Directeur General adjoint prouve  l’intérêt porté aux conseils de quartier.(note le Directeur Général adjoint est un fonctionnaire territorial responsable devant le maire et dépendant de lui ; on comprend mal comment ceci s’articule avec les déclarations sur la nécessité que les responsabilités soient assumées par les seuls élus du suffrage universel, note YF). Il annonce que pour bien faire connaître la ville et ses réalisations le 20 septembre une visite de la ville  en car à partir des 8 quartiers sera organisée

Au cours du débat les représentants des différents groupes de la droite se sont abstenus de toute critique politique, de toute remise en cause de l’orientation étroite de ce règlement, de ce corsetage des conseils de quartier et se sont bornés à demander des précisions de détail.

C’est donc en toute logique qu’ils ont ajouté leur voix à celle de la majorité municipale pour adopter ce texte par 48 voix contre I celle de l’élu d’entente Citoyenne. Il apparaît donc que le développement de la démocratie participative est le cadet de leurs soucis.

 

ANNEXE

 

Texte des amendements déposés par Y. Fuchs

Article III-1 Des Comités de quartier

La politique appartient à tout le monde
La démarche engagée s’appuie sur la participation active des habitants
Les assemblées de quartier sont ouvertes à tous, chacun peut y participer quel que soit sa nationalité. Personne ne doit être exclu. Les assemblées de quartier se réunissent au moins 3 fois par an. Chaque Campinois est invité à l’assemblée de son quartier par une invitation dans sa boîte aux lettres.
Les Assemblées  de quartier sont animées par le collectif quartier qui réunit, autour de 2 élus référents du quartier, des habitants désireux de s’impliquer en ce sens. Le collectif quartier assure l’animation de l’assemblée, le fonctionnement et le débat.
L’assemblée de quartier est au service de tous sans privilégier les intérêts particuliers.
Les assemblées de quartier disposent d’un budget spécifique pour permettre la concrétisation de projets ou d’aménagements (article III-2).
Le territoire d’intervention des assemblées de quartier est celui du quartier et de la ville. Les décisions validées par une assemblée de quartier doivent s’inscrire dans les orientations municipales définies par le conseil municipal au nom de l’intérêt général. Le conseil municipal règle par ses délibérations les affaires de la commune. Il peut cependant solliciter les assemblées de quartier pour avis ou pour décision sur des dossiers d’intérêt local.
Chaque citoyen détient un savoir et une compétence qu’il peut partager. L’ordre du jour des assemblées de quartier est décidé en assemblée de quartier et validé par le collectif du quartier. La disposition de la salle doit favoriser la parole. Chaque assemblée commence par la réponse aux questions de l’assemblée précédente.
Tout Campinois qui est intervenu et a agi sur la politique municipale, a infléchi ou enrichi nos décisions et doit voir son intervention reconnue comme un acte de citoyenneté.
La communication est un facteur important de la démarche participative en termes de retour et de valorisation de l’engagement des habitants. Chaque Campinois doit donc être informé de la tenue des assemblées de quartier, de la teneur des débats, des décisions prises et des actions réalisées par différents supports d’information (invitations, panneaux d’affichage municipal, signalétique, Champigny Notre Ville…).
La cohérence d’ensemble et le lien entre les quartiers sont préservés par un collectif inter quartier qui peut conduire des réflexions approfondies sur les démarches engagées. Ce collectif est constitué de l’ensemble des collectifs quartiers.
La municipalité  inscrit dans son programme la possibilité pour les assemblées de quartier de demander l’inscription d’une question à l’ordre du jour du conseil municipal. Les assemblées de quartier seront sollicitées pour émettre un avis sur le budget d’investissement. Les assemblées de quartier peuvent inviter le maire à l’une de leurs réunions.
Au sein de l’assemblée du quartier, les élus ont un rôle d’animateurs de la démocratie locale, d’écoute des habitants et sont porteurs des engagements pris devant la population et des orientations définies par le conseil municipal.

Article III-2 Budgets des assemblées de quartier

Le montant de ce budget est déterminé chaque année par le Conseil municipal au moment du vote du budget primitif, sur le budget d’investissement.
Ce budget est réparti de façon équivalente pour chacune des 8 assemblées de quartier, le solde de l’enveloppe étant soumis à discussion et à validation du collectif interquartier.
Ce sont les habitants eux-mêmes qui sont appelés à gérer l’enveloppe de quartier au sein de l’assemblée du quartier.
Les assemblées de quartier peuvent utiliser ce budget pour tout projet ou toute initiative dès lors qu’ils répondent à l’intérêt général et sont en cohérence avec le projet de ville et la législation. Cela peut concerner des opérations d’aménagement, d’amélioration, de cadre de vie ; mais aussi des initiatives conviviales, culturelles, sociales…
Dans ce travail, les services municipaux seront des partenaires privilégiés par l’apport de leurs compétences techniques et administratives. La commune reste propriétaire des équipements réalisés au service de tous les Campinois.
Il convient de permettre à chacun de pouvoir exercer sa citoyenneté, et de veiller à une information claire, précise et lisible des habitants, tant au moment de la définition des besoins qu’au moment de la validation des choix retenus par l’assemblée.
Chaque habitant est invité durant le premier trimestre de l’année civile à une assemblée de son quartier, pour définir les attentes et les besoins et apporter des propositions d’utilisation de l’enveloppe.
Les services travaillent sur les propositions et établissent les chiffrages.
À la fin du premier semestre, les habitants sont invités à nouveau pour débattre des propositions chiffrées et voter les décisions d’affectation. Les propositions soumises au vote doivent faire l’objet d’une information préalable à la réunion.
Lors du dernier trimestre, le collectif inter quartier prend connaissance de l’ensemble des décisions prises dans chaque assemblée et décide de l’affectation du solde de l’enveloppe, dans l’intérêt des quartiers.

Article V-1 : Mise à disposition de locaux aux conseillers municipaux

Les conseillers n’appartenant pas à la majorité municipale qui en font la demande peuvent disposer sans frais du prêt d’un local commun.
Le local mis à disposition au sein de l’hôtel de ville  peut permettre la tenue de permanences, mais ne saurait en aucun cas être destiné  à accueillir des réunions publiques.
Chaque conseiller dispose d’une boîte aux lettres dans laquelle sont déposés les plis non urgents
Toute demande de salle doit être adressée au Cabinet du Maire

Article V-2: Champigny Notre Ville :

Champigny Notre Ville est le journal d’information municipale.
Il comporte dans son sommaire deux pages réservées à l’expression politique des groupes et des élus non inscrits à un groupe du Conseil municipal
L’opposition municipale dispose d’une page, la majorité d’une page .Les groupes  de la majorité d’une part, ceux de l’opposition d’autre part, s’accordent sur la répartition de cet espace. Dans le cas contraire, l’espace sera réparti dans chaque page proportionnellement au nombre de conseillers municipaux des listes présentes au premier tour.


Les articles correspondants du texte proposé par le Bureau Municipal

Les conseils de quartier

Article III 1

Conformément à l’article L2143-1 du code général des collectivités territoriales, le conseil municipal fixe librement, par délibération, la dénomination, la composition et les modalités de fonctionnement des conseils et détermine le périmètre de chacun des quartiers constituant la commune.

Article III 2

Chaque conseil de quartier est ouvert à tous les habitants qui y résident, aux personnes qui y travaillent, aux représentants de la vie associative du quartier, aux représentants élus qui y auront été désignés par le Conseil Municipal.
Sur proposition de la présidente ou du président désigné(e)  par le Maire parmi ces élus, les ordres du jour sont établis en associant les différentes composantes de ce conseil de quartier.
Le principe général de fonctionnement est l’assemblée plénière ouverte à tous, avec la publicité nécessaire.
Le conseil peut inviter des Maires Adjoints, des cadres, des experts sur une question où il souhaite des approfondissements.  Il peut désigner en son sein des groupes de travail ou des ateliers, faire la demande, si besoin est, d’études ou de recherches complémentaires.
Le conseil de quartier permet aux habitants de participer en direct à la vie locale. Il a un rôle de consultation et de co-élaboration, ce qui suppose qu’il permette à un maximum de participants de partager les informations, de prendre connaissance des différents enjeux concernant les questions de la vie et de l’avenir du quartier et de la ville.
Il permet de participer à l’élaboration de projets, d’être informé des partenariats, des procédures, des moyens financiers nécessaires. Il peut être amené à agir ou à solliciter, si besoin est, des rencontres avec des partenaires dépassant le cadre strict du quartier ou de la ville (Transports en commun, santé, école, direction régionale des routes, bailleurs…)
Il peut être un lieu d’échange pour les projets concernant plusieurs quartiers ou des questions d’intérêt général intéressant la ville, le département, la région.
Il s’efforce de soumettre au débat annuellement l’élaboration du budget de la ville, avec un accent particulier sur les projets concernant le quartier. Il peut être à l’initiative d’actions conviviales favorisant le « vivre ensemble » dans le quartier.
Deux ou plusieurs conseils de quartier peuvent décider de se réunir ensemble si besoin est.
Les débats du conseil de quartier doivent être portés à la connaissance des habitants par différents supports (site de la ville, journaux spécifiques).

Article III 3
Un membre de la direction générale des services, en lien avec le président du conseil de quartier, suivra et sera associé aux travaux du Conseil de Quartier.
Pour chaque conseil de quartier, un (ou plusieurs) cadre(s), en lien avec la le membre de la direction générale des services assumera(ont) le suivi des questions avec la municipalité et les  et les services concernés et veillera(ont) aux conditions matérielles nécessaires à la tenue des conseils de quartier.

Article V 1

Le Maire met à la disposition de chaque groupe politique constitué de la majorité municipale, s’il le demande, et en fonction des possibilités, un local lui permettant de se réunir afin de discuter des affaires de la commune et notamment de préparer les séances du Conseil municipal et ce dans un délai de 4 mois.

Conformément à l’article L2121-27 du code général des collectivités territoriales, les conseillers municipaux n’appartenant pas à la majorité municipale qui en font la demande peuvent bénéficier sans frais d’un local commun.
L’article 2121-12 du code général des collectivités territoriales précise que « les modalités d’aménagement et d’utilisation du local commun mis à la disposition des conseillers n’appartenant pas à la majorité municipale (…) sont fixés par accord entre ceux-ci et le maire. En cas de désaccord il appartient au Maire d’arrêter les conditions de cette mise à disposition(…) La répartition du temps d’occupation du local administratif mis à la disposition des conseillers municipaux entre leurs différents groupes est fixé d’un commun accord. En l’absence d’accord, le maire procède à cette répartition en fonction de l’importance des groupes ».
Le local mis à disposition ne saurait en aucun cas être destiné à une permanence ou à accueillir des réunions publiques.
Le local est aménagé de telle sorte qu’il permette une utilisation conforme à son objet c’est-à-dire à la tenue de réunions et l’examen des dossiers.

Article V-2

L’article L21217-1 du code général des collectivités territoriales, introduit par la loi du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité indique «  Dans les communes de 3500 habitants et plus, lorsque la commune diffuse, sous quelque forme que ce soit, un bulletin d’information générale sur les réalisations et la gestion du conseil municipal, un espace est réservé à l’expression des conseillers n’appartenant pas à la majorité municipale. Les modalités d’application de cette disposition sont définies par le règlement intérieur »

Un espace d’expression régulier est réservé dans les colonnes du journal d’informations municipales à chaque groupe politique du conseil et aux élus non inscrits à un groupe à raison de deux fois par an.

Le monde selon Monsanto vendredi à Joinville (débat)

PROJECTION – DEBAT

À l’initiative de Joinville-Ecologie

Vendredi 13 juin 2008 à 20h00

Mairie de Joinville le Pont

Salle des Mariages (2ème étage de la Mairie, rue de Paris)

Présentation du film

LE MONDE SELON MONSANTO

Coproduction : ARTE France, images et Compagnie, Production Thalie, ONF, WDE (France 2007 – 1h48mn)

en présence de l’auteur Marie-Monique Robin, et de Hervé Le Meur (OGM Dangers)

 

Aujourd’hui nous sommes tous susceptibles d’être exposés aux OGM. Les OGM sont des organismes dont le matériel génétique a été modifié d’une manière qui ne s’effectue pas naturellement. Ces modifications concernent notamment les semences et les produits alimentaires, essentiellement des plantes résistant à un herbicide ou produisant leur propre pesticide. Les promoteurs des OGM nous assurent qu’ils vont réduire les pollutions, aider à résoudre la faim dans le monde… Leurs opposants dénoncent de multiples dangers.

Le film retrace l’histoire d’une multinationale américaine aujourd’hui leader mondial des OGM et considérée comme l’un des plus grands pollueurs de l’ère industrielle (PCB, agent orange, hormone de croissance, roundup…). Fruit d’une enquête de trois ans, il s’appuie sur des documents et des témoignages inédits. Derrière l’image d’une société propre et verte décrite par la propagande publicitaire, se cache un projet hégémonique menaçant la sécurité alimentaire du monde, mais aussi l’équilibre écologique de la planète.

Vente de livres dans la salle, en partenariat avec la librairie Envie de Lire d’Ivry-sur-Seine

Site : www.joinville-ecologie.org

Répondeur & diffuseur d’infos : 01 48 83 77 70

Notes prises au Conseil Municipal du 14 mai

Mercredi 14 mai avait lieu la réunion du Conseil Municipal Il ne s’agit pas ici d’un compte rendu complet mais de quelques notes sur les sujets qui m’ont paru les plus intéressants. Pour un compte rendu complet voir le procès verbal officiel. Si vous avez des questions sur un point précis j’essaierai de vous répondre à partir de mes notes.

Ce Conseil Municipal a été particulièrement fourni: 32 délibérations! Le prochain conseil devrait se tenir le 25 juin et le suivant le 2 octobre mais M. Adenot a d’ores et déjà annoncé qu’étant donné le nombre de décisions à prendre un conseil supplémentaire se tiendrait courant Juin (date encore non précisée) En début de séance

M. le Maire annonce qu’il a été saisi par des conseillers d’une proposition pour donner le nom de deux personnalités récemment disparues (Germaine Tillion et Aimé Césaire) à une rue, un espace public ou une école et que nous serons amenés à en délibérer ultérieurement.

M. Adenot annonce que M. Besnard élu sous l’étiquette MARS quitte ce groupe et rejoint le groupe communiste ou il siégera comme apparenté.

Notes

Délibération 11 Cette délibération porte sur une demande faite au SAF94 agissant pour le compte de la ville de Champigny d’acquérir un terrain de 984m2 avec un pavillon bati de 149M2 rue René donc en bordure de la nouvelle voie de contournement appelée administrativement VDO (voie de desserte orientale) J’ai pris la parole sur ce sujet :

 « Je prends la parole au nom du groupe Entente Citoyenne dont je suis ici l’unique représentant. Cette déclaration liminaire vise à souligner notre spécificité et notre indépendance. Nous ne sommes solubles ni dans la majorité municipale ni dans l’opposition de droite. Je suis souvent critique vis-à-vis des achats fonciers ou des préemptions décidés par la mairie à cause de leur caractère dispersé, non intégré dans un plan d’urbanisme d’ensemble. Ici par contre je voterai positivement car cet achat vise à réserver du foncier pour le futur développement de cette zone et à empêcher que des constructions réalisées par un investisseur privé sans tenir compte du futur développement de la zone ne pénalisent le projet général. Toutefois M. le Maire j’aimerai avoir réponse à quelques questions. On achète en dehors du périmètre de la ZAC. Quand est-il prévu de procéder à l’extension du périmètre de la ZAC ? Quelle est en gros la stratégie que vous comptez développer ? Quelles sont les informations dont vous disposez sur l’avenir des 16H libérés par l’abandon du projet autoroutier. La mairie et d’autres dont je suis sont favorables à une zone d’activité économique avec quelques logements, le préfet voudrait imposer la construction de 1600 logements sociaux. Où en est-on ? »

A ma question j’ai eu droit à une réponse très générale d’intentions mais sans précisions nouvelles.

Délibération 12 La question portait essentiellement sur la ventilation des crédits de la Convention Régionale de Renouvellement Urbain entre les différentes zones (Bois l’Abbé, Mordacs, 4 cités et le site du Plateau). Je me suis d’abord étonné qu’une moitié du Parc Départemental figure dans le CUCS (Centre Urbain Considéré Sensible) du Plateau (Mail de la Demi Lune) et l’autre pas. Je n’ai eu aucune réponse sauf qu’il s’agissait peut être d’une erreur ! ! ! Puis considérant le tableau récapitulatif du logement social en fin de document portant bilan des démolitions et des constructions j’ai posé la question suivante :

« On comprend très bien lorsque l’on considère le bilan final des construction de logement qu’il y a maintien (1 pour 1) du logement social HLM et nouveaux logements de type PLU, PLS voire libre. Pourquoi vous êtes vous interdits d’y introduire quelques logements en accession à la propriété ? »

Il m’a été répondu 1/ qu’il y en aurait à l’avenir 2/ Que lors de la construction de l’ensemble du Plateau un certain nombre de pavillons avaient été livrés en accession sociale à la propriété 3/ Que lors de la rénovation des bâtiments de la Garde Républicaine certains logements avaient pu bénéficier de ce régime. Je constate que la réponse ne comportait aucune donnée chiffrée (combien ?) et qu’invoquer les pavillons du plateau (Rue des Lilas, des Glaisières etc) au titre d’un bilan 2008 c’est oublier qu’ils ont été construits il y a plus de 20 ans ! .

Délibération 15 La délibération n°16 portait sur l’octroi d’une avance de 400.000 euros au Studio 66 pour lui permettre de passer une période délicate. Dans l’ordre M. Jeanne (MoDem), moi même (Entente Citoyenne), M Chevallier (Divers Droite), M. Chriqui (UMP) et Mme Kennedy (PCF) sont intervenus. Le débat a été intense et on sent que chacun a la volonté de maintenir l’activité du cinéma au Centre Ville. Ci dessous vous trouverez mon intervention:

« Il y a nécessité de maintenir une activité cinéma au centre ville. Mais la question qu’on est en droit de se poser est : les outils qu’on nous propose sont-ils bien pertinents ? Une SEM, je ne vous l’apprends pas, doit couvrir ses dépenses par des recettes et la nature même d’une SEM lui interdit de recevoir directement des subventions. N’est-on pas ici en train de se livrer à une fuite en avant juridique pour couvrir un déficit. Que va-t-on faire en effet ? Un apport va permettre de couvrir un compte courant associé et donc de faire face à des déficits antérieurs de gestion. Cela résout le problème dans l’immédiat mais ne va pas au fond des choses car si rien n’est changé on va vers d’autres déficits. Je vous demande donc quand pourrait vous nous donner des renseignements sur le compte d’exploitation 2007. Quel est-il ? Et il faudra bien que nous ayons prochainement une discussion sur le fond. »

Délibération 16 Il s’agissait d’une décision modificative du budget primitif 2008 dégageant une recette supplémentaire de 400.000 euros (voir affectation au 15). J’ai demandé à quoi correspondait le fait qu’il y ait une diminution de 400000 euros sur Cachin. Il m’a été répondu qu’il s’agissait d’un simple report de la date de paiement. A ce propos j’ai aussi posé la question suivante :

« On a mis en place pendant la construction de superbes bâtiments provisoires sur le stade ? quelle va être maintenant leur affectation ? Quand envisage-t-on la remise en état du stade ? »

M. Adenot m’a répondu que ces bâtiments étaient propriété du département qui n’en a pas l’usage immédiatement et a demandé à les laisser en place jusque 2009 ou ils seront démontés. Il a en charge la sécurité. Le Conseil Général ne récupérera pas le batiment restauration qui déplacé sur un terrain appartenant à la commune, en limite du Lycée Langevin-Wallon, sera affecté aux Restau du Cœur. Le Conseil Général prendra en charge la remise en état du terrain de football sous sa forme antérieure (compacté) mais la ville prendra en charge sa transformation en pelouse synthétique plus facilement utilisable en toutes conditions climatiques.

Ce samedi 31 à Coeuilly…ils ont roulé

120 cyclistes s’étaient donné rendez vous sur la place du Marché de Coeuilly malgré un temps incertain (mais qui resta clément) pour une ballade de plus d’une heure dans les rues de Coeuilly
Quelques images de cette fête du vélo
organisée par Les Roues de Coeuilly

avec un gros succès de participation

Les scolaires étaient nombreux

l’ambiance sympa et festive

Le 14 juin Les Roues de Coeuilly organisent une bourse aux vélos dans le cadre de la brocante de CoeuillyUne bonne occasion de soutenir leurs efforts en rappelant qu’ils viennent au terme de 5 années de démarche d’obtenir un garage à vélo pour les enfants à Romain Rolland.

Ce succès de la ballade dans Coeuilly, l’affluence à la Bourse aux vélos de Vilavélo il y a 15 jours tout cela montre que les circulations douces (et plus particulièrement le vélo) suscitent de plus en plus d’intérêt chez les campinois. Il fut que la municipalité prenne mieux en compte ce besoin qui va se développant et nous offre un réseau convenable (et pas seulement des micropistes symboliques) et développe les garages surveillés aux gares et dans les établissements scolaires.

MTC? Mini Transports Collectifs

Un campinois nous fait part de ses réflexions sur les transports en commun. La solution qu’il propose est originale et mériterait d’être fouillée et sans doute expérimentée.
Intéressés comme toujours à tout ce qui peut favoriser nos déplacements tout en limitant la pollution nous soumettons cette idée de M. Nicolas à votre réflexion, critiques et suggestions.
Forum

MTC (Mini Transport Collectif)
Une contribution de F. Nicolas au débat.

Pour diminuer la circulation aux heures de pointe et par là même prendre des mesures afin de diminuer l’effet de serre et purifier l’air de Paris, une réglementation de l’entrée des véhicules individuels dans la capitale semble incontournable à long terme. Hormis le covoiturage (dont on découvre l’utilité les jours de grève) le problème ne semble pouvoir se résoudre qu’en limitant les entrées dans la capitale, particulièrement aux heures matinales. Il est anormal de voir bon nombre de conducteurs seuls à bord de leurs véhicule, alors que nous nous engageons dans une spirale suicidaire. En construisant des parkings en amont, dans les banlieues en développement, hors des zones desservies par les terminaux des bus et des RER, On harmoniserait ainsi les dessertes de ces parkings par des MTC aménagés en véhicules de 8 places. Les automobilistes intéressés par ces parkings étant aussi électeurs on peut espérer que les élus auront à cœur de ne pas pénaliser trop les utilisateurs et que les prix à la journée seront modérés. En interdisant l’entrée dans Paris de 7H à 9H30 du matin à tout véhicule comptant moins de 3 ou 4 personnes à bord les MTC , avec un petit gabarit, pourraient faire un travail efficace en faisant 5 à 6 rotations entre 6h00 et 9h00. Les double-bus et les MTC pourraient bénéficier d’une voie prioritaire sur les autoroutes (*) et cela permettrait d’éviter les 25-30km d’embouteillages. A 110km/h l’approche de Paris serait une formalité. En Ile de France une exploitation judicieuse ne peut se faire sans le concours de la RATP (service annexe complémentaire, partenariat etc). Le nombre de petits véhicules nécessaires serait de 10 à 15000. En faisant des dessertes banlieue à banlieue on éviterait à un grand nombre de résidents d’utiliser leur véhicule personnel. Etant donné l’augmentation continue des loyers à Paris et en proche banlieue les besoins de déplacement iront crescendo et le maillage actuel sera toujours en retard vis à vis de cette croissance. Les MTC, suivant leur nombre pourraient soulager le réseau routier d’Ile de France de 1,5 à 2 millions de voitures. Le mot « taxi » n’est pas le terme approprié pour ce type de transport. Il est trop souvent considéré comme un moyen de transport à l’usage des « nantis » et donc trop cher. Mini Transport Collectif (MTC) serait donc plus juste. Il peut être abordable pour tous via un tarif dégressif appliqué judicieusement, un carnet à souche, une carte d’abonné…Cette façon innovante de convoyer la clientèle éviterait de gros tracas aux conducteurs. Le maillage actuel des réseaux de bus servirait de base à ce dispositif exploitable en dehors des vacations habituelles de la RATP. On peut imaginer que les manifestations sportives, et les déplacements privés interbanlieues s’en trouveraient renforcés. Une liaison téléphonique permettrait de signaler au chauffeur les personnes en attente sur son parcours et éventuellement de se détourner suivant destination. La rémunération du chauffeur serait un fixe plus un pourcentage des recettes. A l’heure ou le numéro de « Fiacre »(**) se vend plus de 120.000 euros, cette démarche pourrait séduire des travailleurs ne craignant pas les horaires décalés. La partie est jouable pour le bien être de tous. L’économie d’une licence permet l’achat de trois ou quatre véhicules MTC et en accord avec la législation actuelle sur le temps de travail, trois conducteurs pourraient être habilités pour le même véhicule ce qui impliquerait impérativement que leurs domiciles respectifs soient proches. Cette nouvelle manière d’aménager les transports collectifs et mini collectifs peut être facilement étendue à toutes métropoles et agglomérations suivant leur importance. Liaisons inter-banlieues, sorties spectacle, cinéma, théatre, avec à la demande un véhicule aménagé pour fauteuil roulant, très apprécié, d’après mes renseignements, pour les maisons de retraite et moins onéreux pour la Sécurité Sociale et autres. Les ménages, pour les achats aux grands magasins, pour les marchés, les brocantes, avec enfants et petits enfants Les sorties familiales (à 1 ou 2 familles) Les groupes sportifs (11 joueurs, 2 remplaçants, 2 dirigeants= 2 voitures) Seraient des clients potentiels. Les jeunes, sans moyens de locomotion, désireux de se déplacer de nuit, serait une clientèle importante pour des conducteurs aimant comme eux la nuit. Car il existe un monde de la nuit, bien en dehors des grosses foules d’usagers, assujettis eux à des horaires réguliers. Pour ces nuitards cela éviterait le risque d’accident lors de rentrées matinales, fatiguantes et trop souvent imbibées. La vie n’a pas de prix. Notes du webmaster * Dans une ville comme Los Angelès la voie de gauche des autoroutes urbaines est, aux heures de pointe, matin et soir, interdite aux voitures avec un seul occupant. Ceci pour favoriser le co-voiturage. Et il semble bien que cela marche. Qu’attend-on pour faire un essai en région parisienne ? ** on donne ce nom à la licence de taxi dont l’achat nécessaire pour un artisan taxi nécessite une très grosse mise de fonds.

Intervention de Yves Fuchs au Conseil Municipal du 15 mars

Monsieur le Maire,

Mesdames, Messieurs, les Conseillers Municipaux,

 

Permettez moi, Monsieur le Maire, de vous remercier de me fournir ce temps de parole.

A travers cette décision ce sont, par ma présence, les 1228 électrices et électeurs campinois ayant voté pour la liste ENTENTE CITOYENNE, présentée par Forum des Boucles de la Marne et soutenue par Les Verts et Gauche Citoyenne, qui seront représentés.

J’accepte d’autant plus cette tache que je souhaite, en leur nom, participer activement à la vie municipale.

J’entends le faire, de manière positive, par le travail en commission, par mes votes à venir sur les sujets qui constituent des avancées positives pour faire progresser la ville.

Car les enjeux ne manquent pas à qui veut faire bouger Champigny !

Il y a urgence, en effet, à boucler le trajet du Trans Val de Marne. La pression doit s’exercer sur l’Etat afin d’obtenir l’inscription du trajet au sein des documents d’urbanisme de Saint Maur, qui par son attitude interdit aux Campinois l’accès facilité aux services : hopitaux, universités, ainsi qu’au zones d’activité commerciales et à d’importants bassins d’emploi.

Je soutiendrai toute initiative visant à développer les transports collectifs, les circulations douces et le réaménagement des espaces publics.

Il faut passer d’une culture du tout-voiture à celle du partage de l’espace public.

Ce sera un enjeu tout particulier pour l’aménagement des anciennes nationales.

En matière de logement notre ville doit s’ouvrir. L’ouverture cela ne consiste pas à renoncer à construire des logements sociaux, c’est veiller aux équilibres, à la qualité de l’intégration, à la diversité des opérateurs.

Champigny doit favoriser le parcours résidentiel pour permettre un passage, au cours de la vie, du statut de locataire à celui de propriétaire.

C’est à cette condition que les liens et les racines avec la commune se développeront.

En matière de démocratie locale notre conseil ne peut être un cénacle clos. La démocratie ce n’est pas non plus consulter les citoyens sur des projets irréalistes et non finançables. La démocratie participative, en vérité, c’est aussi et surtout la capacité à consulter sur des projets concrets, relevant du quotidien.

A ce titre, je souhaite que les conseils de quartier soient dotés de véritables missions de gestion, avec des crédits de fonctionnement.

A Champigny, dimanche dernier, au premier tour des municipales 45% des électeurs se sont abstenus.

Quelles que soient nos sensibilités politiques ce résultat doit nous interpeller.

Une telle situation est inquiétante ; la démocratie n’est jamais forte dans l’indifférence et l’abstention.

Je souhaite que, par notre action, au sein de ce conseil, nous corrigions cette tendance. L’intérêt de tous pour les affaires publiques conditionne notre aptitude à vivre ensemble et à œuvrer pour une société plus humaine et plus démocratique.