Archives mensuelles : juillet 2009

Orbival, Tram-train… du nouveau pour Champigny

L’information ci dessous est apparu ce mercredi 8 juillet en fin d’après midi sur le site de La Gazette des Communes des Départements des Régions – sous la rubrique transports

Elle a une grande importance pour l’avenir de Champigny qui pourrait si ces projets se réalisent devenir un pole important de la banlieue est. Nous analyserons dans les jours à venir les implications de ce projet pour notre ville, pour son urbanisme, pour les déplacements de tous. Nous vous donnons ici l’information telle qu’elle nous est parvenue. A bientôt pour en discuter de façon plus détaillée.

Ile-de-France. Transports en banlieue : un groupe de travail pour étudier une liaison Nord-Sud

Christian Favier, président PCF du conseil général du Val-de-Marne, a annoncé le 8 juillet la création d’un groupe de travail pour étudier le tracé d’une liaison entre le Nord et le Sud de la banlieue parisienne, complémentaire au projet de « grand huit » ou « double boucle » de Christian Blanc.

Le secrétaire d’Etat à la région capitale a reçu le même jour des élus du Val-de-Marne, qui défendent le projet de métro en rocade baptisé Orbival (partie d’Arc Express) reliant Cachan et Arcueil à Fontenay-sous-Bois.

« Christian Blanc a confirmé que le projet de Nicolas Sarkozy pour le « grand huit » était la desserte à l’Est de Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) pour désenclaver des quartiers comme Clichy-sous-Bois, Montfermeil ou Sevran actuellement mal desservis », a déclaré Christian Favier.

« La proposition de Christian Blanc est donc de créer une liaison de transport Nord-Sud entre Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) et le Val-de-Marne afin de desservir le pôle de Val-de-Fontenay », a ajouté le président du conseil général, en précisant qu’il pourrait s’agir d’une liaison « en tramway ou en tram-train avec une jonction possible avec le métro en rocade au niveau de Champigny-sur-Marne ».

Inscription en 2010

Cette proposition, dont le tracé doit être étudié par « un groupe de travail réunissant le conseil général du Val-de-Marne et l’Association des collectivités territoriales de l’Est parisien (ACTEP) », pourrait être inscrite lors de la révision en 2010 du contrat de plan Etat-Région 2007-2013, selon Christian Favier.

Sur le projet de rocade ferroviaire autour de Paris, « l’Etat et la région sont concordants sur le fait que ce secteur-là (le Val-de-Marne, NDLR) doit être réalisé en toute première phase », a-t-il souligné.

La veille, Jean-Paul Huchon, président du syndicat des transports d’Ile-de-France et président PS du conseil régional d’Ile-de-France, avait indiqué « que l’arc Sud devrait être réalisé en premier » pour une mise en service en 2017.

SECURITE-INSECURITE: LES VENDEURS DE VENT

Le thème de l’insécurité est un thème porteur en politique. Le problème est réel mais ses contours sont flous. Faire respecter les lois de la République est nécessaire mais la réprssion ne suffit pas.  Les politiques de prévention sont longues à mettre en place et à porter des fruits. Elles demandent patience et continuité. Or nombre de personnes sont exaspérés par les incivilités, les petits et les grands délits. Les politiques sont pressés de montrer qu’ils sont sensibles aux inquiétudes des gens, quitte à vendre du vent.

Depuis 2002 M. Sarkozy en a donné l’exemple. En tant que ministre de l’Intérieur d’abord, puis de Président de la République, il a donné aux problèmes de sécurité une importance centrale dans son discours. La sécurité des Français c’est ma préoccupation essentielle déclarait-il en tant que ministre de l’intérieur en 2002 et il en faisait aussi un thème majeur de sa campagne présidentielle. Depuis on ne peut pas dire que des solutions réelles aient été apportées pour la sécurité des français. M. Sarkozy n’a même pas hésité à changer totalement de cap en rétablissant sous le nom d’UTEQ (Unité Territoriale de Quartier) une police de proximité créée par le gouvernement Jospin et qu’il avait brocardée (et supprimée) après son élection à la présidence de la République.

Discourir n’y fait rien, la sécurité reste une préoccupation majeure de nombreux citoyens. A Champigny aussi c’est un souci réel. Les politiques le savent. Lors des municipales 2008 la liste UMP de M. Chriqui et la liste dissidente de M. Juhel (ex UMP, divers droite) avaient proposé la création d’une police municipale.

La liste de M. Adenot (PCF, PS, MRC devenu depuis Parti de Gauche) s’y était déclarée opposée. La liste  Entente Citoyenne conduite par Yves Fuchs s’y était aussi opposée à la fois par principe : respect de la primauté de l’Etat dans les domaines de la police et de la justice mais aussi pour une raison très pratique : le coût exorbitant à régler par la commune (et donc nos impôts). M. Chriqui n’hésitait pas  en effet à chiffrer à environ 120 le nombre de postes à créer sur Champigny (bel aveu de la carence de l’Etat en la matière).

Aujourd’hui le débat rebondit. Certains d’entre nous ont reçu dans leur boite à lettre un texte de M. Maurice Ouzoulias, Conseiller général du Canton centre, dans lequel il appelle à soutenir une démarche qu’il veut faire le 8 Juillet auprès du préfet, d’autres ont reçu un texte de M. Dominique Adenot, maire, sollicitant leur signature au bas d’une carte pétition adressée à Monsieur Sarkozy pour demander l’affectation de policiers supplémentaires auprès du commissariat de Champigny. Sur le fond il est tout à fait exact que Champigny est sous doté eut égard à sa population et il est légitime que tant M. Maurice Ouzoulias en tant que Conseiller Général que M. Dominique Adenot en tant que maire demandent parallèlement (concurremment ?) ces effectifs supplémentaires mais….

MM Ouzoulias et Adenot  ont pris la mauvaise méthode

Pourquoi ? M. Adenot vend inconsciemment la mèche dans son texte. Il écrit en effet à propos des UTEQ (Unités Territoriales de Quartier) : « Champigny avait été retenue, ainsi que trois autres communes du département pour recevoir de telles unités. Or seule Orly en serait finalement dotée ! Notre ville et ses habitants sont injustement laissés de coté… »

On peut évidemment expliquer cette discrimination à l’égard de Champigny comme une manifestation supplémentaire d’ostracisme à l’égard de notre commune, sous-entendu pour des raisons de basse politique (c’est implicite dans le bout de phrase «  injustement laissés de côté »). Ce type d’explication est celui qu’affectionne la majorité municipale dirigée par M. Adenot.

Peut-on toutefois poser la question différemment ?

C’est-à-dire se demander :

 Pourquoi Champigny n’a-t-il pas obtenu cette dotation en policiers de proximité alors qu’Orly, mairie dirigées jusqu’en avril dernier par Gaston Viens et depuis par Christine Janodet (tous deux membres de Gauche Citoyenne  organisation qui s’oppose aussi à la politique gouvernementale) a vu sa demande agréée ?

 M. Adenot affirme qu’il « manque plus de 40 agents de police au commissariat de Champigny ». Si demain, brusquement, M. le Ministre de l’Intérieur faisait droit à cette demande, où logeriez vous M. Adenot ces 40 policiers supplémentaires ?

 

Les locaux de police au commissariat de Bois l’Abbé sont trop exigus et les personnels de police y travaillent dans de mauvaises conditions. Le commissariat annexe de la rue de la République n’est pas conforme aux normes de sécurité exigées déjà depuis 10 ans par le Ministère de l’Intérieur (à l’époque le Ministre était M. Vaillant PS) et ne peut donc pas être ouvert en permanence. La réception du public se fait dans des conditions indignes malgré le bon vouloir des fonctionnaires de police. La confidentialité des dépôts de plainte et des auditions n’est pas assurée.

C’est à la municipalité de Champigny de faire l’effort de mettre à disposition des forces de police des locaux adaptés à leurs besoins et conforme aux normes. C’est ce qui ressort des textes en vigueur.

 

Pour construire ou aménager un commissariat les communes peuvent recourir à un emprunt (20 ou 25 ans) pour couvrir les frais de construction d’un nouveau commissariat aux normes. Le ministère de l’Intérieur prend alors à sa charge un loyer qui couvre annuellement les remboursements de l’emprunt et ses intérêts. Ceci n’exclut pas par ailleurs des aides du Conseil Général et du Conseil Régional.

Nous, Forum des Boucles de la Marne, réclamons cet effort à la municipalité depuis 10 ans dans nos journaux, dans les programmes électoraux de la liste Osons Champigny en 2001 et de celle d’Entente Citoyenne en 2008 parce que cela relève des obligations de la commune.

La ville d’Orly a été la première à recevoir sa dotation d’Unité Territoriale de Quartier (UTEQ) (une vingtaine de fonctionnaires) justement parce qu’elle a fait l’effort de construire un commissariat totalement rénové. Elle a été aidée dans cette entreprise par une subvention importante du Conseil Régional d’Ile de France. Si Champigny n’a pas profité de cette première dotation en fonctionnaires de police (UTEQ) c’est parce que la municipalité s’est refusée à cet effort. La démarche de la préfecture est complètement compréhensible. Bien sur d’autres promotions de ces policiers spécialisés affectés au sein des UTEQ sont en cours de formation dans les écoles de police et il se dit du côté de la préfecture que Champigny sera pourvu lors d’une des prochaines promotions étant donné le manque criant d’effectifs de police sur notre commune.

M. Adenot et M. Ouzoulias pourront alors se targuer d’avoir obtenu satisfaction. Peut être est ce là le but  même de cette opération médiatique (lettre et pétition).

Mais ce n’est pas sur et Champigny aurait eu une position beaucoup plus forte pour réclamer des effectifs supplémentaires si la municipalité avait accepté de faire un effort pour des locaux de police aux normes et dignes de notre ville.

Nous souhaitons pour notre part beaucoup plus de sérieux, de suivi dans cette question de sécurité qui à juste titre intéresse tous les campinois. Il faut engager une réflexion sur l’implantation du commissariat central et de commissariats annexes, il faut investir dans la mise à disposition des forces de police de locaux conformes par leur surface aux besoins de notre ville en effectifs et conformes aux normes imposées par le Ministère de l’Intérieur. Cela serait sérieux, il faut cesser de vendre du vent.

 

Annexe

 

Sélectionné sur le site de la ville d’Orly (94)

http://www.mairie-orly.fr

Vers une ville plus sûre

A partir du 15 juin prochain, une vingtaine de policiers réunis au sein d’une Unité territoriale de quartier (Uteq) seront rattachés au maintien de l’ordre, spécifiquement dans les quartiers du Grand Ensemble.

Il y a un an, lors de l’installation du Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance, Gaston Viens, aujourd’hui maire honoraire, avait réaffirmé au Préfet, l’exigence pour la ville d’un retour de la police de proximité. Après plusieurs mois de concertation, réponse a été apportée avec l’arrivée dans quelques jours de cette unité territoriale de quartier.
Il s’agit d’une patrouille pédestre d’une petite vingtaine d’agents de la Police Nationale, spécialisée dans les interventions en quartier sensible. Ces policiers seront présents de 14h à 22h, tous les jours de la semaine.
Lors de la réunion de cohésion qui s’est déroulée le 8 juin à 17h en mairie, Christine Janodet, maire d’Orly, Michel Camux, Préfet du Val-de-Marne et de nombreux intervenants ont présenté cette nouvelle équipe.

 

rattachée au commissariat de Choisy-le-Roi, elle aura tout d’abord pour mission de lutter contre la délinquance et les violences urbaines dans les quartiers du Grand Ensemble. Elle sera également une présence visible, dissuasive sur le terrain et un lien privilégié avec les habitants.

L’arrivée de cette police de proximité au sein de la ville a été accompagnée par la nomination d’un délégué à la cohésion, Christian Husson, réserviste de la Police Nationale. Il coordonnera les actions de la police, et mettra en relation tous les intervenants: force de l’ordre, institutions, élus, milieux associatifs et Orlysiens.