Archives mensuelles : juin 2010

Lénine et PIF

Non il ne s’agit pas des aventures de « Pif le Chien au Pays des Soviets  » mais d’un périmètre d’intervention foncière (en jargon administratif PIF) que la municipalité propose pour le secteur de la Place Lénine et ses abords.

 

INFORMATIONS SUR LE PROJET

PLACE LENINE

 

 

 

Ni d’un point de vue fonctionnel (circulation, parkings, marché) ni d’un point de vue esthétique la Place Lénine ne remplit son rôle d’un centre ville attractif, vivant, ouvert aux piétons. Il est donc normal que des projets visant à améliorer cette place et son environnement soient envisagés. Les Campinois(es) l’ont souvent réclamé.

 

Le mercredi 23 juin le Conseil Municipal a voté un projet prévoyant la préemption de nombreuses parcelles (voir plan) afin de réaliser « des programmes diversifiés intégrant des logements, des activités tertiaires, des commerces et des services ».

La forme choisie est celle d’un Périmètre d’Intervention Foncière (PIF), procédure de plus en plus rarement utilisée par les communes. Le choix de cette procédure n’a certainement pas été fait au hasard. Pourquoi avoir choisi un PIF plutôt qu’un périmètre d’étude, procédure plus souple, adaptable et évolutive.

                   

 La zone intéressée par le projet avec indications  (colorées en rouge)des propriétés déjà maitrisées (dont la commune ou un organisme « porteur » est propriétaire)

 

Qu’est ce qui justifie que certaines parcelles y soient incluses et pas d’autres ? 

 

Au stade d’une étude préliminaire ce choix de limite n’a aucune justification. Si aucune option n’est vraiment encore définie, la logique veut qu’on se fixe un périmètre large limité par des rues afin de choisir ensuite en fonction de l’option retenue.

                 

 

Entourées par le trait rouge les parcelles sur lesquelles la municipalité entend  exercer  son droit de préemption

Le dessin même du périmètre au sud de la place indique clairement une volonté d’uniformisation (à la même hauteur que le bâtiment de la médiathèque ?)

 

On en vient donc naturellement à penser que les choix sont déjà faits : un projet existe déjà mais la Mairie préfère avancer masquée.

 

 

On nous promet des débats et la consultation de la population.

 

Nous vous appelons à y participer nombreux, à défendre votre point de vue sur la circulation, le marché, les constructions, l’ouverture de la ville vers la Marne. Faites mentir la tradition qui veut qu’à Champigny la concertation ne soit qu’apparence et communication et la démocratie participative pipée.

 

                              Le centre ville c’est notre affaire à tous.

 

Ecoles Jacques Decour, Romain Rolland B, Maurice Thorez des situations alarmantes

Les parents d’élèves (FCPE et AAPE) de Jacques Decour (Maroc) s’émeuvent du fait que les remises à niveau ne pourraient être effectuées du fait du manque de locaux.

Les parents d’élèves de Romain Rolland B (Coeuilly) s’émeuvent eux de l’état de dégradation de l’établissement  et manifestent leur opposition à l’abattage des arbres de la cour…

A Maurice Thorez (les Mordacs) la dégradation des locaux et de l’environnement suscitent la protestation.

1/ la lettre des Parents d’élèves de Jacques Decour à Monsieur le Maire

 

 

FCPE   &   AAPE

Groupe scolaire Jacques DECOUR

37 rue du Docteur ROUX

94500 CHAMPIGNY s/ MARNE

 

 

Champigny, le 9 juin 2010

                                                                                 

M. ADENOT Dominique – Maire

Mme ZELIOLI Valérie – Maire Adjointe

 

                                                                                  HOTEL DE VILLE

                                                                                  14, rue Louis Talamoni

                                                                                  94507 CHAMPIGNY SUR MARNE cedex

 

Lettre transmise par télécopie : 01.48.82.45.75

Dossier suivi par :

Blandine DUJARDIN – Tél : 06.15.87.15.20

François DERNIAUX – Tél : 06.25.72.51.59

 

Objet : Stages remise à niveau CM1 & CM2 – Eté 2010

            Ecole élémentaire J. Decour

 

 

Monsieur ADENOT, Madame ZELIOLI,

 

 

Pour faire suite au dernier conseil d’école élémentaire en date du 05 courant, nous avons appris que les stages de remise à niveau des classes CM1 et CM2 qui devaient se dérouler initialement du 05 au 09/07 et du 23 et 27/08, étaient compromis faute de locaux disponibles.

 

En tant que représentant des parents d’élèves de l’école Jacques Decour, nous tenons à vous faire part de la vive déception des enfants et parents à l’annonce de cette nouvelle. Cette initiative permettait dans un cadre privilégier de permettre aux élèves concernés de se remettre à niveaux.

 

Conscients de votre profond attachement à un service public de qualité, nous espérons cependant que vous pourrez nous apporter une réponse favorable à cette demande.

 

Nous vous transmettons dans un premier temps ce courrier par télécopie en attendant l’original par voie postale.

 

Restant à votre disposition et dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur Le  Maire, Madame l’Adjointe à l’enseignement, nos respectueuses salutations.

 

 

Pour l’Union locale de la FCPE

 

 

 

 

 

 

 

Blandine DUJARDIN

Présidente

 

 

Pour l’U.N.A.A.P.E / A.A.P.E

 

 

 

 

 

 

 

François DERNIAUX

Président

 

 

 

 

Copie :    M. SEBILLE Hervé – Inspecteur de l’Education Nationale / 9ème Circonscription Champigny sur Marne

M. Leroy – Directrice Ecole élémentaire J. Decour

                Panneaux d’affichage FCPE et AAPE – Ecole J. Decour

A propos de l’état de dégradation de Jacques Decour voir aussi la note consacrée à ce sujet sur le blog en décembre 2009 (cliquez sur décembre 2009 dans la colonne archives)

et à Romain Rolland B

Lettre des élus indépendants de Romain Rolland B à Monsieur le Maire

La semaine prochaine, mardi 8 juin 2010 à 18h15, se tiendra le dernier conseil d’école de l’école Romain Rolland B pour cette année scolaire.

Nous avons porté à votre attention plusieurs points à traiter, dont nous n’avons à ce jour aucune réponse. En particulier, sauf erreur de notre part :

Les dalles des faux-plafonds se décollent : cela semble traduire un problème d’humidité résiduelle et donc un problème de toiture. Il est urgent d’entreprendre des travaux avant que les dalles ne tombent.

Des arbres ont été enlevés dans la cour, donc des barrières ont été placées temporairement pour protéger les enfants des trous béants. Il est urgent de planter les nouveaux arbres pour que les barrières puissent être enlevées.

Tous les plastiques anti pince-doigts doivent être remplacés de  façon urgente.

Les gouttières de l’auvent doivent être remplacées par du matériel adapté pour le milieu scolaire : les précédentes étaient incapables de résister à l’arrivée d’un ballon en mousse.

 Certaines fenêtres ne sont pas fonctionnelles : ni ouverture, ni fermeture.

 Les rideaux doivent être nettoyés plus fréquemment et remis  rapidement en place : il en va de la santé des enfants (allergènes …)

 Les poubelles de tri ne sont toujours pas mises en place.

  Les dévidoirs d’essuie-main et de papier toilette ne sont guère adaptés à des enfants : les plus jeunes doivent se mettre à plusieurs pour obtenir une feuille et leur trop grand acharnement  provoque parfois la casse du matériel

 La différence de traitement des parents pour lesquels la santé de leur enfant nécessite un PAI pour la restauration scolaire : selon que l’enfant mange de façon occasionnelle ou régulière, les parents n’ont pas la même participation à débourser, même lorsqu’ils apportent le panier repas entier.

A ceci, nous ajouterons une légère inquiétude concernant la surveillance des enfants entre 8h et 8h20 : en effet, il semblerait que certains enfants aient la possibilité de ressortir de l’école une fois leurs parents partis, et ceci à l’insu du personnel de Mairie qui assure la surveillance. Nous souhaitons discuter avec votre représentant des
modalités pratiques de surveillance des enfants afin d’éviter tout accident.

Nous souhaitons que vous puissiez vous engager en termes de délai sur ces points lors de ce prochain conseil, puisque ces faits ont été portés à votre connaissance depuis plusieurs mois.

Dans l’attention de votre réponse, veuillez agrée, Monsieur le Maire, l’expression de notre considération distinguée.

La réunion s’est donc tenue le 8 juin et une maman note à propos de cette réunion :

« Je suis allée au conseil d’école de l’école Romain Rolland B mardi 8 juin, car notre petit dernier y est scolarisé.

Au sein de cette instance la directrice nous a informé  qu’un technicien des espaces verts de la mairie (accompagné d’un responsable ?) était passé le jour même pour envisager de couper les 2 seuls arbres qu’il reste dans la cour de l’école, car ils sont centenaires et ils craignent qu’ils abiment la toiture en cas de fortes pluies. 

Ces arbres sont habituellement élagués une fois pendant l’année scolaire mais n’ont pas bénéficié de cette coupe cette année (2009-2010). Ce qui gène par ailleurs l’ouverture des fenêtres dans certaines classes.

En réponse à tous les problèmes que peuvent présenter les arbres (difficultés à faire les élagages, les dangers annoncés, le ramassage des feuilles tombées à l’automne) la Mairie nous répond on coupe or nous sommes contre ce choix. 

Nous voulons conserver ces arbres, ils donnent aux enfants

          de la verdure dans l’école, et une certaine vie autre que le béton

          de l’ombre lorsqu’il fait beau

D’autant que les précédents arbres abattus n’ont pas été replantés,(cf PJ) à la place nous avons des barrières Vauban dans lesquels les petits de CP se blessent.

Nous craignons que la mairie intervienne trop vite, notamment pendant les congés d’été.

Cela me semble être une aberration alors que la mairie nous dit manquer d’argent pour tous les autres travaux demandé ici elle agirait vite…sans évidemment remplacer ces arbres.

et à Maurice Thorez

suite à nos informations concernant Jacques Decour et Romain Rolland B nous recevons le texte qui suit concernant le groupe scolaire Maurice Thorez (Les Mordacs)

Je vous propose de faire un petit tour du côté de l’école M.Thorez… Rue du Bois l’abbé en particulier. Le massacre des arbres a été total. Dans et hors l’école. Espace vert de l’école réduit à néant par une réalisation routière désastreuse.

Et un grand tour dans le quartier des Mordacs en général, pour voir avec quel sérieux et efficacité on protège le cheminement des enfants qui se rendent à l’école et au collège PVC. Et de tous ceux dont le quartier et la rue sont  le seul espace de jeux le samedi dimanche et vacances.

Et ici, les parents, riverains etc. sont quasi impossibles à mobiliser. Les décideurs font CE QU ILS VEULENT, 20  personnes désinformées dans les réunions de quartier ne font pas le poids.

L’école est actuellement soumise aux bruits d’un chantier de construction d’une route, variables selon les machines utilisées. Bientôt, l’école « ouvrira » ses fenêtres (celles qui peuvent encore l’être vu leur état, au risque de ne pouvoir les refermer…) sur une nouvelle départementale qui terminera de quadriller le ghetto. 15.000 véhicules jour, chiffres officiels du département. Pour une meilleure desserte du quartier, on aura même le 208 !!! Vous savez  celui qui casse les oreilles et les pavillons des riverains du boulevard du Chateau ??? Qu’ils se rassurent, bientôt, ils dormiront sur leurs deux oreilles.

Nous espérons que dans la cour de récréation qui sera en bordure de départementale, les cris et jeux des enfants ne dérangeront pas les automobilistes de passage.

Je ne détaillerai pas leurs arguments (mairie, conseil général, DDE etc… ) tous de mèche pour nous faire gober l’injustifiable. Une belle route, des pistes vélos (celles qui viennent de nulle part et ne vont nulle part et sur la chaussée, seulement matérialisées au sol …) des arbres d’alignement bien sûr, ceux qui sont plus petits que leur tuteur pendant 20 ans quand ils ne sont pas plus morts que le tuteur, et patati et patata.

Quant à nos locaux scolaires ??? R.Rolland  à côté, c’est Versailles… Mais ce n’est pas une raison. Ne  jouons pas LEUR JEU école contre école. (ils sont forts aussi, quartier contre quartier !! ) Tout cela est le résultat de 30? 40? ans de non investissement dans l’entretien, la réparation, régulière et sérieuse des locaux (écoles, gymnase, piscine… )

Résultat : ben tout se casse la G…. en même temps, et puis y’a pas un sou. Y’a plus un sou.

Reconstruction ??? ben non, l’ANRU les a plantés après la reconstruction de la maternelle… Enfin, c’est ce qu’ils disent. D’ailleurs, selon eux, faut qu’on s’estime heureux, « ils » ont déjà refait la maternelle. Avec quoi ??? Leurs sous ??? Pourquoi devrait-on les remercier d’investir dans ce qui est utile?

Bien cordialement, en vous souhaitant à vous et à l’association une bonne continuation,

 PS: D’autres anecdotes ?

 

 

En Juin

Le 14 Débat du Forum Politique Nogentais :

 

Comment va notre justice ?

 

Le 20 Salle René Rousseau à Champigny

Repas de solidarité avec les travailleurs sans papier

 d’Oxiplus à Joinville

Le 25  à 21H projection du n°21 de VIDEO MARNE au Belvédère et possibilité de barbecue……

 

 PROCHAIN DEBAT DU FORUM POLITIQUE NOGENTAIS :

lundi 14 juin à 20h30

à la Maison des associations de Nogent-sur-Marne (5, rue Anquetil – voir plan joint)

 

Comment va notre Justice ?

Trop lente, trop archaïque, trop pauvre, notre Justice ? Trop puissante ou trop soumise ?

Inégalitaire, laxiste, corporatiste, non réformable,… ?

Entre inflation législative, demande de sanctions pénales, et peur de leur excès : comment va notre Justice ?

 

avec :  Denis Salas 

Enseignant à l’École nationale de la magistrature, secrétaire général de l’Association pour l’histoire de la justice

Auteur de :      La volonté de punir. Essai sur le populisme pénal

            Les leçons d’Outreau, portrait d’une société en crise (avec Antoine Garapon)

            La Justice (collection Idées reçues)

            L’éthique du juge : une approche européenne et internationale  (Dalloz-Sirey)

            La justice et le mal  (Odile Jacob)

PLAN DE SITUATION OUR VOUS RENDRE AU DEBAT

 

 

 

 DEBATS A VENIR 2010/2011 (sous réserves)

 

La place des immigrés en France

Quels problèmes, quelles questions l’immigration pose-t-elle à la société française ?

Les problèmes d’intégration sont-ils différents aujourd’hui d’hier ? Faut-il des moyens spécifiques pour y faire face ?

L’immigration choisie : est-ce adapté ? Est-ce réaliste ? Est-ce moral ?

Vincent Tiberj

chercheur au CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences-Po),

co-auteur de Français comme les autres ? Enquête sur les Français issus de l’immigration maghrébine, africaine et turque

Louis-Mohammed Seye

Sociologue, ancien délégué national du PS à la francophonie, maire-adjoint de Fontenay-sous-Bois

 

Repenser la fiscalité ?

Bouclier fiscal, fiscalité verte, suppression de la taxe professionnelle, taux réduit de TVA, niches fiscales : faut-il tout repenser ? Est-ce possible ?

L’avenir des services publics

Quelles missions relèvent des services publics ? Peut-on en confier au secteur privé ? Quelles garanties ?

Comment mesurer leur efficacité ? Exemples à l’étranger.

 

Politique économique de droite, politique économique de gauche

Y a-t-il encore des différences entre Droite et Gauche en économie ? Y a-t-il des marges de manœuvre dans la mondialisation, dans la crise ?

Quelles priorités sociales ou fiscales pour l’entreprise, les retraites, la santé, les questions énergétiques,… ?

 

La santé mentale en France

Des maladies sévères, fréquentes, excluantes et coûteuses qui touchent un quart des Français.

Retour sur un enjeu majeur et méconnu de santé publique.

 

Comment va la jeunesse ?

Quel avenir pour la jeunesse, dans notre époque où coexistent incertitudes sur le présent (difficultés d’accès à l’emploi, au logement, à l’indépendance familiale,…), et sur l’avenir (l’effondrement des grands systèmes d’explication du monde met en crise l’espérance dans un avenir meilleur) ?

 

Décentralisation ou déconcentration ?

Comment rapprocher les services publics de l’usager en conservant cohérence et équité au niveau national ?

Avantages et inconvénients (risques, coût) respectifs de la décentralisation et de la déconcentration.

 

 

 

 

EN SOUTIEN AUX GREVISTES SANS PAPIERS D’OXYPLUS ET DMMS DE JOINVILLE

 

REPAS DE SOLIDARITE

 

LE DIMANCHE 20 JUIN 2010A 12H00

15€ par personne

les recettes seront versées en totalité aux salariés en  grève

depuis le 12 octobre 2009

 

Stade René ROUSSEAU

46 rue Jules Ferry94500 Champigny

 

Au menu africain concocté par l’association Mali Met l’Eau :

– Apéritif aux jus de bissap et de gingembre

– Tiep –riz au poulet

– Desserts

 

RESERVATION AVANT LE 10 JUIN AU :

06 87 19 96 82 ou echange-c3spjoinville@googlegroups.com 

 

Les travailleurs-euses sont nombreux et indispensables dans certains secteurs de notre économie. La plupart paie des impôts, cotise (retraites, maladie, chômage…). Ils ne prennent le travail de personne et bien souvent l’exercent dans des conditions particulièrement pénibles, parce que sans droits. Ils sont soutenus par 11 syndicats et associations : La CGT, la CFDT, L’Union syndicale Solidaires, la FSU, l’UNSA, la Ligue des Droits de l’Homme, la Cimade, le Réseau Education Sans Frontières, Femmes Egalité, Autremonde et Droits Devant.

 

Comité de soutien aux grévistes sans papiers d‘oxyplus et DMMS : Union Locale CGT St-Maur/Joinville – Union Départementale CGT 94 – Sud Education Créteil – SNUTEF IDF – Solidaires – Cimade – LDH 94 – RESF 94 – Europe Ecologie – Gauche Alternative Champigny et environs – NPA – PC – PG – PRG – PS – les Verts

Projection du n°21 de Vidéo sur Marne le 25 juin au Belvédère

 

On pourra dîner dans les jardins du Belvédère

avant la projection du numéro 21 de VIDEO SUR MARNE, 
en apportant son repas.
Vous pouvez prévoir des grillades : un barbecue sera allumé à partir de 19h.
Ne pas oublier assiettes et couverts
Les boissons seront à prendre sur place.
 
VIDÉO SUR MARNE
Association loi 1901 – 19, rue du monument 94500 Champigny sur Marne
Tel : 06 80 44 30 38
video.marne@laposte.net
 
une revue audiovisuelle campinoise
___________

PROJECTION DU NUMERO 21

Vendredi 25 juin à 21h

SOMMAIRE DU NUMÉRO 21
Le cabri qui se meurt n’a pas peur du couteau
le parcours pour leur régularisation des travailleurs sans papiers de l’entreprise OXYPLUS à Joinville.
Ahmed, une rencontre
rencontre avec Ahmed et la multitude d’objets plus ou moins imposants qui occupent son jardin et sa maison
• Elections régionales
Quelques commentaires sur les résultats à Champigny

Nous pourrons en discuter après la projection

AU BELVÉDÈRE
3, avenue Jean-Jacques Rousseau à Champigny sur Marne
Tel : 01 48 80 54 89
 
majoration des consommations de 1€
 
On peut apporter de quoi dîner en prévoyant éventuellement des grillades : un barbecue sera allumé à partir de 19h. Ne pas oublier assiettes et couverts.  Boissons à prendre sur place.
 

 

Vous pouvez voir ou revoir les précédents numéros

 

 

 

ORBIVAL: Un débat qui repart et qui repart bien

Bientôt 2 gares pour Champigny ?

Le projet Orbival est vital pour Champigny comme pour tout le Val de Marne. Nous avons suivi l’évolution des discussions avec attention (voir sur ce blog la note : Orbival ? Métro Blanc ? Une station pour Champigny, mise en place décembre 2007). Le fait que plus de 3000 personnes aient consulté cette note indique bien que ce projet retient l’attention de beaucoup de Campinoises et de Campinois et c’est normal parce avoir à notre disposition un transport en commun inter-banlieue fiable, rapide, respectueux de l’environnement c’est quelque chose qui simplifierait la vie de nombreux campinois. Devoir passer par Chatelet aujourd’hui pour aller de Champigny à Cachan, devoir prendre sa voiture pour aller à Villejuif ou à Noisy c’est une contrainte en termes de temps de fatigue, de temps et d’argent. Aussi ils l’ont bien montré les campinois sont favorables au projet Orbival et ils ont suivis avec beaucoup d’intérêt les discussions en cours, craignant à chaque fois que le projet s’enlise.

Rien n’aurait été pire que l’enterrement d’Orbival dans l’indifférence générale. Or c’est le contraire qui se produit. Les citoyens se sont faits entendre et le Conseil Général (majorité et une bonne part de l’opposition) a maintenu la pression. De ce débat nous attendons beaucoup. Il intéresse de plus en plus les citoyens et grâce à cet intérêt, à cette mobilisation on peut espérer un projet mieux adapté aux besoins et qui sera en place le plus tôt possible. La mobilisation citoyenne devient, de plus en plus, un élément essentiel de la réussite du projet.

Au cours des derniers jours des faits importants se sont produits :

Il y a eu la parution dans le quotidien Le Monde daté du 3 juin d’un article intitulé : L’adoption du texte de loi  sur le Grand Paris : une victoire à la Pyrrhus. Faute d’accord politique, l’occasion de définir un vrai projet est manquée article signé de Guy Burgel, professeur de géographie/urbanisme à l’Université Paris X (Paris-Ouest-Nanterre-La Défense) et de Paul Chemetov (Architecte et urbaniste, ancien co-président du conseil Scientifique chargé de veiller à la qualité des travaux de la Consultation Internationale pour l’Avenir du Paris Métropolitain). L’article de fait porte surtout critique au projet du grand huit de Nicolas Sarkozy et aux projets d’urbanisation qui sont liés à ce projet (on trouvera l’article au complet en annexe de cette note)

Les auteurs écrivent :

« Le  » grand huit  » du secrétaire d’Etat va augmenter les inégalités économiques et résidentielles entre les localités desservies et toutes les autres. »

Ce que ne manquera pas d’accentuer, à notre avis, le fait que les gares sont conçues comme des pôles d’activités et non pour la desserte des zones les plus peuplées et les plus demandeuses de transports en commun inter-banlieues.

De plus disent les auteurs

«  Le  » grand huit » a deux défauts. Son tempo – il faudra vingt-cinq ans pour l’accomplir – et son coût : 25 milliards, soit ce qui est espéré du grand emprunt national. »…..

« Or il y a urgence. La situation des transports parisiens est inacceptable. Tout se jouera dans les dix ans. C’est dans la banlieue dense qu’il faut améliorer les transversalités par une trame imaginative permettant toutes les mobilités : métro aérien plus rapide et moins coûteux à construire, tramways, bus, Autolib’ multiplié, Vélib’ étendu ».

En présentant le 1er juin au Mac Val (le Musée d’Art Contemporain de Vitry) le projet de stations du futur Orbival au nom du Conseil Général et de l’Association Orbival qu’il préside Christian Favier a cherché à répondre à ces questions. En dehors de l’aspect esthétique des différentes stations telles qu’elles sont proposées pour 7 d’entre elles par des cabinets d’architectes réputés. Ces 7 stations imaginées par différents cabinets d’architectes sont: Villejuif-Institut Gustave-Roussy, Vitry centre-ville, Les Ardoines, Maisons-Alfort-Les Juilliottes, Créteil L’Echat, Champigny et Val-de-Fontenay. Au total ce sont 13 stations que Orbival propose pour notre département ( au lieu de 1 dans le projet de M. Blanc).

Le projet Orbival, plan d’après www.orbival.fr

Avec 13 station on assure réellement (voir schéma ci-dessous) une interconnexion absolument nécessaire avec les grands axes de transport en commun existants (ligne RER B, A, D et Eole, ligne de métro 8 à Créteil, et 7 à Villejuif, projet de tramway à Vitry Centre,  projet de tram-train Val de Fontenay à champigny Centre, projet de ligne de bus en site propre TSCP Altival entre Sucy et Noisy à la station Champigny-Bry –Villiers desservant en particulier les zones d’activité de Champigny).

Projet de station Champigny Centre,   par l’Agence Marc Mimram XYZ, d’après www.urbanews.fr

C’est un beau projet. Il peut apporter un regain d’activité économique aux zones à développer à Champigny. Aujourd’hui la qualité de la desserte par les transports en commun est un élément essentiel de la décision pour un responsable d’entreprise de s’implanter dans tel ou tel secteur. Champigny a été fortement désavantagé jusqu’à présent par la faiblesse de la desserte de certaines zones par les transports en commun. La réalisation d’Orbival offre à notre ville de nouvelles possibilités de développement de l’activité économique et donc de postes de travail. Il faut que tout ce qui compte à Champigny, élus, acteurs économiques, associations citoyennes s’impliquent dans l’ambitieux projet Orbival.

Il n’est pas jusqu’au simple citoyen qui y ait son intérêt. Beaucoup d’entre nous peuvent y trouver des avantages en terme de temps de trajet, de moindre pénibilité des transports. Sur le plan du patrimoine les propriétaires fonciers de Champigny y trouveront aussi leur avantage. A coté du secteur locatif Champigny compte en effet un tissu pavillonnaire important. Ce foncier appartient essentiellement à des milieux modestes, salariés ou employés et constitue un bien acquis au prix de sacrifices. Une meilleure accessibilité par les transports en commun valorisera nettement ce patrimoine.

Mais le projet aura une autre influence sur le visage de Champigny. En plus de la gare de Champigny Centre implantée au niveau du carrefour Rue du Cimetière-N4 pour profiter d’une interconnection avec le tram-train projeté sur la voie de chemin de fer entre Val de Fontenay et Champigny, une autre gare est prévue sous l’appellation Champigny-Bry-Villiers pour assurer une desserte des zones d’habitat denses de la bordure du plateau briard (Les Mordacs, Bois l’Abbé à Champigny). Où sera exactement cette gare ? A Villiers gare pour assurer l’interconnexion avec Eole ? Ce n’est pas très clair encore. Ce qui est certain c’est qu’il existe une volonté d’assurer aux habitants de ces quartiers un meilleur accès aux transports en commun et cela est essentiel.
Une des principales revendications des habitants de ces zones des grands ensembles (mais cela vaut aussi pour les secteurs pavillonnaires de Coeuilly) réside dans une amélioration de la desserte par les transports en commun. Comment peut on accepter qu’aujourd’hui il faille souvent aux heures de pointe plus de temps pour aller du Bois l’Abbé à la gare Champigny du RER A que pour aller de cette gare de Champigny à Chatelet ?

On parle quelquefois de la ghettoisation de certains quartiers. La mauvaise qualité de la desserte par les transports en commun est une des causes d’un certain sentiment d’être rejeté, coupé du reste de la ville. Bravo donc si une nouvelle gare aide à une meilleure desserte.

Mais Orbival n’est pas tout. Burgel et Chemetov écrivent  aussi dans ce même article :
« Le président de la République veut une stratégie territoriale de compétitivité économique et environnementale fondée sur l’innovation du système de transports. Elle ne peut passer par la seule construction d’une ligne unique, aux stations éloignées et excentrées, mais par l’élaboration d’un réseau maillé dans la banlieue dense, permettant le développement d’un emploi diversifié ouvert aussi aux moins qualifiés, la construction d’un habitat abondant pour toutes les couches de la population et une gestion de l’énergie respectueuse des accords de Kyoto et de Copenhague. »
Par sa proposition de porter à 13 le nombre des stations dans le Val de Marne le projet Orbival répond à la critique formulée par Burgel et Chemetov contre le projet Blanc-Sarkozy qui n’en prévoyait qu’une à Créteil. Toutefois 13 gares ne suffiront pas il faut aussi comme l’écrivent les auteurs « l’élaboration d’un réseau maillé dans la banlieue dense » Il faut donc des axes plus légers renforcés pour organiser le rabattement vers les gares et entre les points d’échanges. Les bus en sites propres y concourent et nous rappelons avec force notre demande que le TVM (Trans Val de Marne) soit prolongé au-delà de son terminus actuel de Saint Maur Créteil vers Noisy en passant par La Fourchette, l’Avenue du Général de Gaulle et le Rond Point de Bry (interconnexion avec le RER Eole aux Boullereaux), pour qu’un bus en site propre sur une RN4 réaménagé assure la liaison Gare RER A de Joinville-Fourchette-Gare de Champigny Centre, pour que soit réalisé vite la liaison en site propre Sucy-Noisy qui en passant sur les terrains libérés par l’abandon de la liaison autoroutière permettrait une meilleure desserte des Mordacs et des zones d’activités présentes et à venir sur cette emprise et autour.
Pour assurer faciliter l’accès aux stations c’est aussi le réseau des circulations douces (piétons, vélos) qu’il faut aménager. Ce sont des parcs à vélos sécurisés (clos ou surveillés) qu’il faut prévoir dans les gares.
Champigny peut changer. La ville peut se réveiller il nous faut choisir cette chance. Pour cela il faut de l’ambition et la volonté des Campinois de faire bouger les choses, d’obtenir vite que soient prises les décisions et prévus et affectés les crédits nécessaires

Annexe
L’article du Monde du 3/6/2010


L’adoption du texte de loi sur le Grand Paris : une victoire à la Pyrrhus

Faute d’accord politique, l’occasion de définir un vrai projet est manquée
Si la gauche a confirmé son ancrage aux élections régionales en Ile-de- France, le  » troisième tour  » risque d’être tout autre, puisque le président de la République, fort de sa majorité parlementaire, peut imposer aux collectivités locales le projet de loi du Grand Paris, en dépit des oppositions qui se manifestent et du désaveu des électeurs.
Deux projets de transport vont être soumis à discussion. Mais il en faut un seul, maillé avec l’existant. Le  » grand huit  » du secrétaire d’Etat va augmenter les inégalités économiques et résidentielles entre les localités desservies et toutes les autres. Et l’urbanisation du plateau de Saclay ou des confins de l’agglomération est un encouragement au gaspillage foncier en Ile-de-France. La seule Seine-et- Marne perd 1 900 ha de terres par an, parmi les plus fertiles du monde, leur rendement approchant 100 quintaux de blé à l’hectare. Car le problème central est à résoudre au niveau de l’autoroute A86. Au fond, la même erreur d’analyse qu’au temps des villes nouvelles se répète. Ne pas le voir, c’est oublier la réalité géopolitique de l’ancien département de la Seine, celui de la banlieue, qui pour Henri Sellier était déjà le Grand Paris. Le  » grand huit » a deux défauts. Son tempo – il faudra vingt-cinq ans pour l’accomplir – et son coût : 25 milliards, soit ce qui est espéré du grand emprunt national. Ce projet est daté, il se réfère au volontarisme des  » trente glorieuses « . Il suppose les moyens de financement des villes nouvelles. Or il y a urgence. La situation des transports parisiens est inacceptable. Tout se jouera dans les dix ans. C’est dans la banlieue dense qu’il faut améliorer les transversalités par une trame imaginative permettant toutes les mobilités : métro aérien plus rapide et moins coûteux à construire, tramways, bus, Autolib’ multiplié, Vélib’ étendu. De plus, si les automobiles ne vont pas disparaître, l’essence va renchérir et d’autres motorisations vont s’inventer, d’autres modes d’utilisation des voitures. Les transports en commun vont se développer. La concentration de la ville, sa densification et la question urbaine en général sont les questions politiques centrales de notre siècle. La ville est la condition productive du XXIe siècle. De même que la première révolution industrielle était tributaire du charbon, puis du fer, la ville est la matière première de la production contemporaine.
Pourtant, rien ne serait plus inefficace pour la majorité régionale que de se réclamer de la démocratie ou de la décentralisation. Le refus d’une négociation ouverte avec l’Etat pour aboutir à un compromis acceptable serait contre-productif et la discussion, même si elle était rude, mérite d’être engagée. Il faut se fier au mot des ambitions et des objectifs du président de la République, pour transformer le projet gouvernemental.
Le président de la République veut une stratégie territoriale de compétitivité économique et environnementale fondée sur l’innovation du système de transports. Elle ne peut passer par la seule construction d’une ligne unique, aux stations éloignées et excentrées, mais par l’élaboration d’un réseau maillé dans la banlieue dense, permettant le développement d’un emploi diversifié ouvert aussi aux moins qualifiés, la construction d’un habitat abondant pour toutes les couches de la population et une gestion de l’énergie respectueuse des accords de Kyoto et de Copenhague.
Puisque la loi ne comporte aucune carte ,définitive du tracé envisagé, le débat peut s’engager sur les tronçons utiles du projet proposé par le secrétaire d’Etat, éléments de la trame des transports collectifs en première couronne, gage d’équité territoriale et donc sociale.
Le projet de loi prévoit de contrôler les mécanismes de création du foncier en préemptant l’espace autour des futures gares du nouveau réseau et en assouplissant en même temps le droit du sol pour encourager la densification.
Ce principe de dirigisme-libéralisme, en apparence contradictoire, ne serait pas critiquable s’il favorisait la valorisation urbaine et son partage équitable entre les acteurs de la ville: la collectivité publique qui aménage les terrains, les investisseurs qui les construisent et les utilisateurs qui en profitent. Mais, sous peine d’être suspectée, cette procédure ne saurait être conduite par une  » Société du Grand Paris  » soustraite au contrôle régulier des élus. Inversement, si l’on veut promouvoir une ville dense et vivable, dans des espaces mieux desservis par les transports en commun, il faut défendre une révolution des règles foncières : cession de simples droits à construire et non de pleine propriété sur les terrains aménagés par la puissance publique, obligation faite aux propriétaires de bâtir jusqu’au maximum de la densité autorisée. Ce serait là une politique efficace contre la financiarisation de la production de la ville, plus prometteuse, sans doute, que la dénonciation de la spéculation ou de la collusion de l’Etat avec les grands groupes du BTP. Enfin, puisque le projet de loi paraît avoir renoncé à créer une communauté urbaine parisienne au profit d’une gouvernance limitée au nouveau réseau de transport, il faut s’engager sur un gouvernement de l’agglomération métropolitaine, réunissant élus de 1< région, des départements et des municipalités choisis proportionnellement au nombre des habitants qu’ils représentent. Son rôle serait de débattre et de décider avec les représentants de l’Etat des objectifs stratégiques de la métropole : les transports, le logement, l’économie, l’environnement.
Si la gauche et la droite ne parvenaient pas ici à un compromis historique, ce n’est ni Jean-Paul Huchon, ni Bertrand Delanoë, ni aucun élu, ni Nicolas Sarkozy qui gagneraient, mais, à coup sûr, la population de la métropole et l’avenir de la reglon capitale de notre pays seraient les premiers perdants.
Comment la capitale d’un centième de l’humanité se pense comme une ville-monde? C’est une question que les Français, et pas seulement les Parisiens, devraient se poser. A l’époque de Charles de Gaulle et de Paul Delouvrier, c’était plus simple : avec la bombe atomique, les centrales nucléaires et un siège au Conseil de sécurité, la France et donc Paris étaient au centre du monde.
Mais on ne prévoyait pas l’évolution des choses comme l’a perçue Claude Lévi-Strauss à la fin de sa vie: « Je suis né dans un monde de 1,5 milliard d’habitants, je meurs dans un monde de 6,5 milliards.  »
Pourtant ce n’est pas en faisant de Paris une place financière sur le modèle de Londres – aujourd’hui déclinante – que l’on fera de Paris une métropole de l’après- Kyoto. La force de Paris est dans la singularité parisienne, comme celles de Shanghaï, de New York ou de Berlin le sont dans leur spécificité propre. Dans la compétition des métropoles, la singularité, les singularités doivent être exacerbées, au lieu d’appliquer des modèles usés : grandes tours, quartiers d’affaires, pôles financiers, Silicon Valley … Au reste, la crise qui dure et s’aggrave marque la fin d’un temps économique et de ses formes symboliques. La réflexion sur le Grand Paris est arrivée un peu trop tard et la loi un peu trop tôt. Avant de faire la loi, il fallait faire le projet, et non l’inverse.
Le mérite d’une loi sur le Grand Paris serait de définir le territoire du projet métropo Iitain. Telle qu’elle est présentée aujourd’hui, elle ne répond pas à cette question. C’est le projet qui décide de tout, et l’avantage du mot  » projet  » est que les politiques et les architectes le comprennent et l’utilisent dans une acception différente, mais complémentaire. Comment croire au succès du Grand  Paris, si les architectes n’ont pas un projet accordé et les politiques un projet partagé?
Guy Burgel
Professeur de géographie/urbanisme à l’université Paris-X (Paris-Ouest-
Nanterre-la Défense)
Paul Chemetov
Architecte et urbaniste, ancien coprésident du conseil scientifique chargé de veiller à la qualité des travaux de la Consultation internationale pour l’avenir du Paris métropolitain