Archives mensuelles : octobre 2010

SURDENSIFICATION

Le savez vous ? il existe une loi: la loi Molle qui permet de surdensifier si.….

Suite à l’information (sans vote) faite au Conseil Municipal du 29 septembre dernier une enquête a été ouverte du 4 octobre au 5 novembre sur un projet d’augmentation du COS (donc une densification de l’habitat) sur certains secteurs du Centre Ville, le long de l’Avenue Roger Salengro et le long de l’Avenue du Général de Gaulle (voir plan ci dessous).

Les zones colorées en bleu et en brun correspondent à une première phase
Celles colorées en vert et violet à une deuxième phase
Le périmètre non colorié (secteur rue de la République et rues voisines correspond à une zone de réserve foncière sans surdensification prévue.

La Mairie n’a pas fait beaucoup de bruit autour de cette consultation, par timidité sans doute, mais nous pensons que toutes les personnes des quartiers concernés  souhaitent se rendre à la Mairie (service de l’Urbanisme en face du bâtiment principal sur la RN4) pour consulter le dossier et faire connaitre leur opinion. C’est en effet à un doublement de taille des immeubles que nous pouvons nous attendre dans les secteurs concernés.Vous trouverez ci dessous la teneur de l’intervention de notre élu (Yves Fuchs) à ce sujet lors du dernier conseil municipal.

Monsieur le Maire,
Mes cher collègues,

Nous avons récemment abordé la question des secteurs de développement prioritaires de la construction de logements à Champigny et nous étions je crois, d’accord pour souligner la priorité de rénover le bâti urbain le long des grands axes au motif d’une meilleure possibilité d’accès des résidents aux  transports en commun, d’une possibilité de construire des immeubles plus élevés du fait du recul et de la protection phonique pour les secteurs pavillonnaires situés en arrière. De plus l’ensemble architectural le long des axes concernés est disparate, comporte des dents creuses. C’était vos arguments et je les approuvais.

L’avenue du Général de Gaulle (avec l’arrivée tant attendue du Trans Val de Marne en 2014) répond à ces critères, comme l’Avenue Roger Salengro avec la réhabilitation en projet de l’ex RN4 et la création d’un site propre pour les bus par le Conseil Général du Val de Marne.
Pourquoi alors suis-je réticent aujourd’hui à l’égard de cette délibération 27? Parce que cette délibération détourne de fait l’article 40 de la loi Molle de son objet. Quel est au départ l’objectif de la loi? En autorisant  une majoration du volume constructible de la totalité de l’opération de logements diversifiés comportant une part de logements locatifs sociaux dans la limite de 50% du COS le législateur vise de fait à permettre la construction de logements sociaux dans des communes où le prix du foncier est très élevé. La loi Molle vient en complément de la loi SRU pour lever les obstacles à la construction de logements sociaux dans des villes où le pourcentage de logements sociaux est faible et le foncier cher.
Vous en connaissez suffisamment d’exemples autour de Champigny.
Vous utilisez cette loi aujourd’hui à Champigny où le prix du foncier est notoirement plus bas pour nous proposer une sur-densification. C’est sur ce point que porte mon désaccord.

Chantier pagaille aux Mordacs et cela ne s’améliore pas

Remise à jour du 17 octobre:

Rien n’y fait jusque maintenant. Les entreprises qui effectuent les travaux du RD 7 entre le rond point Maurice Thorez et celui de l’avenue du 8 mai 1945, le long donc de la rue du Bois l’Abbé mènent le chantier à leur guise sans se préoccuper de la gêne occasionnée aux riverains, ni des dangers pour les enfants des écoles du groupe Maurice Thorez ou les collégiens de Paul Vaillant Couturier. Comme Conseil Général et Commune de Champigny se renvoient la balle aucun contrôle réel du chantier n’est effectué, les observations des gens du quartier ne sont suivies d’aucun effet.
C’est de pire en pire.
Au carrefour rue du bois l’abbé, Corne de boeuf , Julien heulot : plus aucun trottoir, vu que les engins de chantier sont garés sur le peu qui restait.

des carrefours sans feux ni cheminement piétons faciles

ce qu’il reste des trottoirs est occupé par les engins de chantier

                                                      Comment les écoliers peuvent-ils traverser?

Dans un message laissé sur le portable de Yves Fuchs, conseiller municipal élu sur la liste de Forum des Boucles de la Marne mme Kennedy nie l’existence même d’une fissure dans l’école alors que plusieurs témoignages en attestent l’existence et qu’un technicien a même été envoyé pour poser une jauge afin de mesurer l’évolution de cette fissure qui soi disant n’existe pas. C’est le royaume de l’absurde.On a l’impression que l’entreprise est libre de faire n’importe quoi dans ce quartier, en supposant que les gens ne réagiront pas. L’entreprise chargée des travaux fait ce qu’elle veut, rien n’est contrôlé, rien. Attend-t-on un accident? la mort d’un gosse? pour réagir?

Des habitants du quartier ont pris l’initiative de faire signer une lettre à M. Dominique Adenot, Maire. En voici la teneur ci-dessous.

A Monsieur le Maire de Champigny sur Marne,
14 rue Louis Talamoni,
94500 Champigny sur Marne.

Monsieur,
Au nom des parents d’élèves scolarisés au Collège Paul Vaillant Couturier et à l’école élémentaire Maurice Thorez A et B à Champigny, nous nous permettons de vous informer que nos enfants qui se rendent à l’école sont tous les jours en danger. Les feux tricolores, ralentisseurs et personnels communaux sont inexistants (rue du Bois l’Abbé à rue du Chateau). Nos enfants empruntent ces rues quatre fois par jour au péril de leur vie. C’est pourquoi nous vous demandons que le Conseil Municipal prenne les dispositions nécessaires au plus vite, afin de rétablir la situation qui nous semble extrèmement dangereuse. Nous vous remercions de votre compréhension et de la bienveillance avec laquelle vous examinerez tout particulièrement notre requête, afin que nous puissions enfin envoyer nos enfants aux écoles en toute tranquilité. dans l’attente d’une réponse favorable, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’assurance de nos considérations distinguées.

Ce texte a été signé par 154 parents d’élèves.

Notre texte du 5 octobre 2010

Les travaux du grand axe que le département a voulu entre le Bois l’Abbé et le Pont de Nogent le RD 7 sont entrés dans une des dernières phases de réalisation.
Les entreprises sont à l’oeuvre entre le Boulevard Allende et l’Avenue Maurice Thorez. Les riverains protestent vigoureusement contre ce chantier qui perturbe leur vie, affecte l’activité du groupe scolaire Maurice Thorez et ils le disent vertement.
C’est l’occasion pour nous de faire un retour sur les décisions peut être pas suffisament réfléchies qui ont fait de la réalisation de cet axe un objectif prioritaire: cette priorité était-elle justifiée? et c’est aussis l’occasion de constater que la volonté pourtant affichée d’informer réellement les citoyens, de les faire participer, de les écouter a été absente. Le Conseil Général ne cesse d’affirmer  sa volonté de promouvoir des formes vivantes de démocratie participative mais cela reste sans effet. Les citoyens se sentent toujours et encore tenus à l’écart. Quand il manifestent leur désaccord ils sont rabroués et cet échec de transparence et de démocratie participative est particulièrement flagrant sur le tronçon actuellement en travaux.
L’histoire de la réalisation l’axe est intéressante. La construction d’une route départementale traversant Champigny depuis le Pont de Nogent jusque vers le plateau Briard n’est pas nouvelle. En fouillant les archives on en trouve les premières traces en 1929. Depuis une quinzaine d’années toutefois le projet est entré dans une phase de réalisation, phase par phase. Lors d’une première étape a été réalisée la jonction entre l’Avenue Maurice Thorez et le Rond Point Colonel de Grancey par l’Avenue Sonia Delaunay et l’Avenue François Mitterand. L’ouverture de ce tronçon il y a dix ans a permis de libérer quelque peu des rues étroites comme la rue du Monument et la rue des Perrreux d’un trafic de transit énorme (5800 véhicules jours dans la rue des Perreux). Les véhicules quittaientt en effet la RN4 au rond point de la Tour Hertzienne et empruntaient ces petites rues de desserte locale pour rejoindre l’avenue de la République et le Boulevard de Stalingrad voies d’accès privilégiées à l’autoroute A4. La réalisation de ce tronçon de voie départementale rendait aussi possible l’interdiction aux poids lourds de la rue Fourny, voie étroite, aux trottoirs très restreints. La sécurité de tous rue Fourny s’en est trouvée améliorée, les camions empruntant désormais l’Avenue François Mitterand pour se rendre sur les zones d’activités (secteur Leclerc et autres). L’ouverture il y a deux ans d’une section de la voie de desserte associée entre le rond point où se trouve IKEA et la rue Fourny (près de chez Leclerc) marquait une nouvelle étape du désenclavement des zones d’activité et de facilité d’accès aux 16 hectares de friche libérés par l’abandon du projet de liaison autoroutière A4-RN4. On nous a même parlé d’un projet de  ligne de bus en site propre (ALTIVAL) entre la gare de Sucy et celle de Noisy Mont d’Est, une ligne qui aurait desservi le haut de Champigny et facilité pour les habitants des Mordacs l’accès aux gares RER de Sucy et de Noisy. La logique voulait donc qu’on termine au plus vite cette voie de desserte associée. Notre association avait demandé que le tronçon entre le rond point de la tour hertzienne et l’avenue Sonia Delaunay soit réalisée en priorité pour diminuer la circulation Avenue Maurice Thorez, le long des résidences et tout près des écoles. Au contraire ce qui a été choisi c’est la réalisation en priorité de l’axe Est-Ouest du Bois l’Abbé au Pont de Nogent, priorité surprenante car il ne se justifie que du point de vue d’une amélioration de la circulation automobile pas du point de vue d’un meilleur accès des habitants du plateau Briard aux transports en commun. Ce choix est très étonnant. Il présuppose, en effet que soit résolu le problème du Pont de Nogent le plus gros embouteillage d’Europe pour lequel a ce moment aucune solution satisfaisante est encore en vue. Il est vraisemblable que ce choix fait par le Conseil Général était motivé par un moindre coût des travaux à engager et aussi par la possibilité de rentabilisation du foncier situé le long de cette voie est-ouest. Ainsi engagé le projet n’était pas le meilleur mais surtout sa réalisation allait montrer les limites du Conseil Général à gérer un débat ouvert avec les riverains, à tenir compte de leurs observations, à faire des contrepropositions en gros à venir sur le terrain où les citoyens campinois l’attendaient: celui d’une véritable démocratie participative.Déjà lors de la construction du premier tronçon entre l’Avenue Maurice Thorez et le rond point du Colonel de Grancey (carrefour République-Stalingrad-Alber Thomas) les demandes de nombreux campinois qui souhaittaient sur ce tronçon l’installation d’une piste cyclable et celle d’une voie réservée aux bus pour permettre aux habitants du plateau de rejoindre plus rapidement le centre ville furent ignorés et leurs auteurs copieusement raillés. Quand vint le tour du tronçon Colonel de Grancey-Avenue du Général de Gaulle (le tronçon de Stalingrad actuellement en travaux) les choses furent différentes. Les réunions furent nombreuses. Le Conseil Général fit un effort d’information, diffusant en grand nombre de couteux dépliants sur papier glacé pour illustrer les projets possibles le long de l’Avenue Stalingrad. Et cela marcha. Les gens vinrent nombreux aux réunions, s’intéressèrent, discutèrent propositions et contre propositions. La voie réservée aux bus devait-elle être centrale? accompagné de parterres gazonnés; Où devaient passer les pistes cyclables? Le débat fut intéressant, des positions furent avancées et il faut le dire prises en compte. Les gens étaient contents d’avoir participé à des améliorations du projet. Hélas lorsque les travaux commencèrent il fallut se rendre à l’évidence, ce qui était construit correspondait point par point au projet initial du Conseil Général. Aucune des propositions des citoyens n’avait été retenue. Plus de site propre pour bus, des pseudo pistes cyclables noyées dans les parkings à voitures. Il en est resté un profond sentiment de découragement. On ne fera pas revenir facilement ces citoyens pleins de bonne volonté à une réunion de « concertation ». Et on s’étonne que l’abstention pogresse lors des élections?
Pour le tronçon entre Bois l’Abbé et le Rond Point d’intersection de l’Avenue du 8 Mai 1945, personne n’est capable de dire s’il y eu une ou plusieurs réunions de concertation. La modification de la voie, à quelques détails près a essentiellement constitué à peindre sur la chaussée des lignes blanches censées délimiter des pistes cyclables. Quand on connait le gabarit des 208 qui empruntent ces voies ces pistes cyclables sont au mieux une dangereuse fumisterie. Alors que l’Avenue Salvador allende dispose, de chaque cotés de larges trottoirs on comprend mal qu’il n’est pas été possible d’y tracer des voies cyclables sécurisées, séparées des voitures et des bus.

Aujourd’hui c’est le secteur entre le rond point en haut de l’avenue du 8 mai 1945 et Maurice Thorez qui est en travaux et les problèmes s’accumulent.
D’abord la concertation a été totalement inexistante.
Il y a eu une seule réunion en avril 2010 avant l’ouverture du chantier et encore à cette réunion il n’ y eu pas débat, échanges d’idées, non ce fut une simple réunion pour informer les riverains de ce qu’allait être le chantier, sa durée etc.
Plusieurs personnes à l’époque avaient fait remarquer qu’il serait astucieux de faire avancer au maximum le chantier pendant les vacances scolaires pour gêner le moins possible l’enseignement. Ce fut promis mais le chantier fut en fait arrêté pendant l’été. Depuis la rentrée il a repris.

Un chantier au ras de l’école (dont on voit le mur à gauche)

Dans l’école le niveau des nuisances sonores est assourdissants Il s’y ajoute des vibrations importantes du bâtiment. Suite à des réclamations une jauge a été posée pour mesurer l’évolution d’une fissure horizontale apparue dans le soubassement du bâtiment; une fente dans laquelle un adulte peut passer la main. Depuis que cette jauge a été posée, aucune information n’a été donnée sur l’évolution de la fissure. Quelqu’un s’est-il même proccupé de faire des relevés réguliers sur cette jauge? Personne ne le sait aucune information n’est donnée.
Le seul espace vert planté d’arbres de l’école a été entièrement détruit! Les enfants ne vivent plus que dans le béton.
Les habitants des immeubles HLM qui bordent la voie voient eux l’espace de jeux des enfants disparaitre, l’espace parking au pied des immeubles est rogné.

Une voie au ras de 185 logements sociaux la disparition des aires de jeu pour les enfants..

Pendant les travaux des fermetures des accès ont lieu en fonction des besoins du chantier. Parfois ces fermetures interdisent le passage des bennes qui collectent les ordures ménagères. Les déchets s’amoncèlent, la puanteur règne. Certains secteurs vivent dans la boue avec des trottoirs défoncés.En septembre l’école était inaccessible aux véhicules poids lourds des sapeurs pompiers. Ailleurs on a bien procédé à des remises à niveau mais cela s’est fait par des escaliers  interdisant maintenant tout accès aux personnes handicapées!

Quelles possibilités d’accès pour les personnes handicapées?

Quel progrès. De toute évidence ce projet a été mal conçu. L’entreprise en charge du chantier n’en fait qu’à sa tète, sans tenir compte des riverains.

Mais ce qui irrite le plus ceux-ci c’est qu’on ne tienne pas compte de leurs remarques. Ils se sentent floués de n’avoir pas été consultés, de ne pas trouver d’interlocuteurs. Visiblement la démocratie participative n’est pas encore rentré dans les habitudes du 94.

Post scriptum: le feu qui se trouvait à l’angle de la rue de la Corne de Boeuf et de la rue du Bois l’Abbé a été supprimé dès le début des travaux. Personne ne sait pourquoi ni en quoi il gênait le chantier. Par contre il protégeait le passage des collègiens des Mordacs qui allaient ou revenaient du collège Paul Vaillant Couturier. Dans un souci de sécurisation du trajet maison-collège les parents avaient demandé l’installation d’un autre feux tricolore sur l’axe rue du Chateau-rue de Sévigné. Ici c’est la mairie qui leur a opposé une fin de non recevoir au motif qu’il n’y avait jamais eu d’accident à cet endroit et qu’un feu coûtait trop cher. Doit-on attendre le premier accident grave pour protéger les enfants?