Archives mensuelles : mars 2012

GAZ DE SCHISTE: POUR PRENDRE POSITION

 Les « gaz de schistes » représentent une réserve énergétique potentielle importante pour l’avenir. Des oppositions fortes se manifestent contre les procédés d’exploitation  dont l’impact sur  l’environnement pose problème. Face à une mobilisation grandissante des défenseurs de l’environnement le gouvernement avait décidé le 4 février 2011 d’un moratoire sur  les permis de recherche précédemment accordés. Mais  les pétroliers reviennent à la charge. Le permis de Chevry couvre le 77 et une partie du 94 (dont la commune de Champigny) voir carte ci-dessous


Le périmètre du permis de Chevry (le rectangle noir indique Champigny)

Il faut préciser quelques points concernant les hydrocarbures (gaz pétrole gaz de schistes) contenus dans les roches. Leur origine est simple. Il s’agit de matière organique la plupart du temps d’origine biologique qui a subi des transformations lors de l’enfouissement des sédiments où elles se trouvaient. Les transformations bactériennes et/ou chimiques donnent des hydrocarbures dont le plus simple est un gaz le méthane et d’autres plus complexes les pétroles.

Le méthane et tous autres hydrocarbures, liquides ou gazeux peuvent migrer si la roche où ils trouvent est perméable. Ils sont plus légers que l’eau et peuvent même venir en surface donnant des suintements de pétrole (observés par Marco Polo dès le XIIIè siècle près de la Caspienne durant son voyage vers la Chine)

Parfois les fluides restent captifs dans certaines structures géologiques, sous une formation non perméable : ce sont les gisements de gaz et/ou de pétrole classiques là ou les hydrocarbures imprègnent une roche perméable. Ce pétrole jaillit lors d’un forage du fait des pressions ou bien doit être pompé

          

                   Déjà Astérix et Obélix (L’Odyssée d’Astérix)

Le « gaz de schiste » est différent. Dans ce cas la roche d’origine (les pétroliers parlent de roche mère) était imperméable. Les hydrocarbures formés n’ont pas pu migrer, ils sont restés prisonniers de la roche d’origine sous forme de fines gouttelettes dans des micropores ou fixés sur certains minéraux.

On a là des réserves potentielles énormes d’hydrocarbures et donc d’énergie mais aussi de produits de base pour l’industrie chimique (pétrochimie). Avec l’augmentation du prix du pétrole, l’épuisement progressif des réserves, le coût de plus en plus élevé de l’exploitation en mer (offshore profond) les industriels du pétrole se sont tourné vers ces hydrocarbures piégés dit « non conventionnels » qu’on appelle  communément « gaz de schiste ».

On est en présence de roches où les hydrocarbures sont restés prisonniers dans des micropores. Certaines de ces roches peuvent être riches. Un m3 de roche mère peut contenir jusqu’à 20m3 de gaz (aux conditions de surface 20° et 1 atm.).

L’idée d’exploiter cette ressource n’est pas nouvelle. Durant les années 40 et 50 du siècle dernier une entreprise la SISBA (Société des Schiste Bitumineux de l’Aveyron) exploitait en carrière à Sévérac le Château des schistes riches en hydrocarbures qui étaient ensuite distillés.

Durant la seconde guerre mondiale le colonel SS Brockamp, responsable de l’approvisionnement du Reich en matières premières développa l’idée d’un vaste ensemble exploitant le même niveau de schistes en Souabe non loin de Stuttgart. Réalisée en 1943-44 l’usine ne put jamais entrer en production. Conscients de l’importance que ce projet revêtait pour l’approvisionnement de l’armée allemande en carburant les alliés rasèrent l’usine par des bombardements massifs.

Les techniques proposées aujourd’hui sont différentes. On n’envisage plus comme à Séverac le Château d’exploiter en carrière.. La ressource est dite non conventionnelle parce qu’on l’extrait pas par les méthodes habituelles et que l’on met en place un traitement spécial à l’aide d’eau et/ou de produits chimiques (dit de stimulation).

Depuis longtemps on sait faire depuis la surface des sondages verticalement. La technique évoluant on a appris à dévier des sondages en oblique. Maintenant on sait à 2500  ou 3000m de profondeur  « couder » un sondage à angle droit. A partir d’un axe vertical étanche on « envoie » ainsi des sondages horizontaux qui forent dans la couche visée.

Un peu de technique. En profondeur la pression dans les roches augmente régulièrement. Cette pression est due au poids des roches au-dessus. La pression augmente de 250 bars par kilomètre. La pression de l’eau au fond du trou de sondage augmente seulement (du fait du poids de l’eau) de 100 bars par km. Si toutefois dans le trou on injecte une pression telle que cette pression dépasse les 250 bars par km de profondeur la roche va éclater se fracturer, l’eau va circuler et entrainer les huiles et gaz  prisonnièrs de la roche. Très brièvement c’est le principe d’exploitation.

A 3000m de profondeur une surpression de 500 bars suffit à provoquer la fracturation de la roche. On ajoute au liquide de forage en surpression du sable (4%) qui en s’insinuant dans les fractures les empêchera de se refermer et des additifs chimiques. Une fois ce processus enclenché le gaz s’échappera et sera récupéré.

Cette fracturation ne peut pas se propager sur de très grandes distances (une demi-longueur d’une centaine de mètres dans le meilleur des cas). Une fracturation hydraulique en terminaison de puits vertical ne fracturerait la roche qu’au voisinage du forage, ce qui ne permettrait de récupérer qu’une très faible quantité de gaz. Avec un forage horizontal dans la couche de « schistes », on peut fracturer une plus importante quantité de « schistes », et récupérer  plus de gaz.

Le secteur drainé par un puits de forage est faible. Si on veut récupérer une partie substantielle du gaz et de l’huile des schistes il faut un maillage très serré des puits d’exploitation avec en surface un impact visible sur le paysage.

Les ressources

Dans le monde, les ressources en gaz de schiste seraient du même ordre de grandeur que celles de gaz conventionnel, et ces ressources seraient géographiquement mieux réparties. Les ressources seraient de l’ordre de 500 mille milliards de mètres cubes.

Les USA, qui se sont lancés les premiers dans cette aventure produisent déjà avec cette technique 14% de leur production totale de gaz et envisagent de porter cette proportion à 45% en 2035.

 

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 Avantages et inconvénients des gaz de schistes.

 

Des avantages il y en a. A KWH produit le gaz produit moins de CO2 que le charbon et le pétrole. Découvrir une nouvelle source d’énergie n’est jamais neutre. La trouver sur le sol national a une importance géostratégique. cela peut permettre de s’affranchir de certaines dépendances d’approvisionnement (aujourd’hui 98% du gaz consommé en France est importé) et aussi de transport (le transport maritime des hydrocarbures reste un facteur de pollution certain et reconnu, qu’on se souvienne de l’Exxon Valdez ou de l’Amocco Cadiz). Ces avantages ne pèsent pas très lourds vis-à-vis des inconvénients de la technique utilisée.

D’abord la méthode d’exploitation  utilisée conduit à un maillage serré des puits, chaque forage occupe 10.000 m2 au sol pendant le forage, ensuite il faut maintenir un réseau de pistes ou de gazoducs entre les puits et la densité de ceux-ci est élevée : il faut un puits tous les 500 m à 4000m pour exploiter une couche.

Le forage et la fracturation nécessitent d’énormes quantités d’eau. On parle de 10.000 à 20.000 m3 par forage soit 500 à 1000 camions citernes. Ou trouver l’eau ? Comment retraitée l’eau utilisée, salée, boueuse et polluée chimiquement ? Car  en plus de l’eau on injectera des produits chimiques. Certains précédemment utilisés aux USA ont été maintenant reconnus comme toxiques et corrosifs comme le monohydrate de nitritriacétate de trisodium utilisé comme détergent industriel

70% des fluides injectés sont supposés revenir en surface. Que deviennent les 30% non récupérés ? On peut craindre des phénomènes de pollution des nappes souterraines.

Par ailleurs ces roches souterraines riches en huile ont fixé de nombreux métaux lourds en quantité importante (zinc, plomb, cadmium etc). L’injection de fluides sous pression peut entrainer des migrations conséquentes de ces polluants métalliques et un traitement des effluents en surface sera nécessaire.

N’oublions pas que dans notre région une ressource énergétique de choix existe sous nos pieds : la géothermie. Son exploitation est basée sur l’existence d’un aquifère profond situé dans une formation géologique perméable (le Dogger=Jurassique supérieur). L’exploitation du gaz de schiste vise une formation plus profonde (limite Jurassique inférieur et moyen) mais les pressions nécessairement élevées des fluides injectés peuvent perturber le fonctionnement de l’aquifère source de la géothermie.

Le gaz de schiste est une ressource potentielle importante, encore mal connue tant dans sa géologie, ses caractéristiques techniques que ses réserves. Sa méthode d’exploitation pose de sérieuses questions quant aux retombées négatives et de très longue durée qu’elle pourrait avoir sur l’environnement. La sagesse politique commande de freiner des appétits d’exploitation immédiate dont le principal moteur est la réalisation de profits rapides.

Une politique de gestion des richesses serait de garder en réserve ce potentiel pour des générations futures (tout en développant de nouvelles formes d’énergies). Une telle politique n’empêcherait d’ailleurs pas qu’un grand projet de recherche scientifique permette de mieux connaitre la ressource ses spécificités, son potentiel et de proposer d’en tirer parti plus tard en utilisant des méthodes plus respectueuses de l’environnement qui restent encore à développer.

Des voitures comme s’il en pleuvait

Le Conseil Général a doté en certains endroits la D4 rénovée (ex RN4) de pistes cyclables. Ce n’est pas grand-chose un pointillé de peinture sur le sol mais cela témoigne d’une volonté plus affirmée de prendre en compte et de favoriser la circulation des vélos. C’est une bonne chose mais y circuler n’est pas facile. Dès leur ouverture les pistes ont été occupées par des automobiles. Faute d’être capable de faire 50 m ou 100 m à pied des conducteurs à chaque moment se garent sur la piste, pour aller à la poste, voire rejoindre des copains à la terrasse d’un café et s’attabler…

Pour le cycliste les incessants écarts auxquels les obligent ces obstacles sont source de danger. Et gare à celui qui se rebiffe, l’automobiliste en faute n’est pas avare d’insultes voire de menaces…

Quelques (mauvais)  exemples

ou encore

il y a ceux ceux qui préfèrent stationner sur la piste peut être ne savent-ils pas faire un créneau comme celui-ci

Pourquoi comme ci dessous certains préfèrent-ils occuper la piste cyclable alors que des places de parkings sont libres?

Pour cette voiture ci

                                            regardons y de plus près

eh oui c’est une auto école. Interviewé le moniteur a déclaré qu’il ne stationnait pas mais qu’il était seulement arrêté….. nuance! On souhaite que ses élèves lorsqu’is auront leur permis ne fassent pas preuve d’autant de mépris pour les autres usagers de la route.

UN AUTOBUS NOMME DESIR ET ON ANNONCE DE NOUVEAUX RETARDS

Mise à jour du 7 avril

Au Conseil Municipal du 21 mars dernier j’avais profité de la possibilité offerte aux conseillers de poser des questions au maire qui répond par courrier. J’avais posé une question sur les délais de réalisation du TVM. Par lettre en date du 3 avril le Maire me donne les précisions suivantes :

« A ce jour, le schéma de principe, comprenant les plans d’insertion du site propre et des aménagements connexes d’Est-TVM, est en cours de finalisation.

Suite à des contraintes techniques le projet a pris du retard.

Voici le calendrier prévisionnel dont nous avons connaissance aujourd’hui :

ü  Schéma de principe : avril 2012

ü  Présentation du schéma de principe è l’autorité environnementale : Juillet 2012

ü  Saisie du préfet pour la mise en enquête publique novembre-décembre 2012

ü  Enquête publique Janvier-février 2013

ü  Début des travaux : fin 2013-début 2014

ü  Mise en service 2016

Quelques réflexions au sujet de cette réponse de M. Adenot

        Avec cette prévision de mise en service en 2016 c’est un nouveau retard qu’on nous annonce par rapport aux précédentes promesses 2009 puis 2011 et 2013 (Déclaration de M. Christian Favier). Aujourd’hui 2016. Cette date sera-t-elle respectée cette fois ? On peut en douter très fortement. L’enquête publique peut ménager des surprises. On sait qu’il y a des anti-TVM. Des recours sont possibles et il serait même étonnant qu’il n’y en ait pas.

        Alors 2016 verra-t-il vraiment l’ouverture de la branche EST du TVM de St Maur à Noisy le Grand ? On peut en douter.

        On peut s’étonner que le TVM, structure qui a fait ses preuves entre St Maur-Créteil (RERA) et La Croix de Berny (RERB), qui transporte un nombre grandissant de voyageurs, qui n’est pas d’un coût élevé, qui permet de diminuer la circulation automobile, ne fasse pas l’objet d’un engagement politique plus déterminé de la part de notre municipalité ni des conseillers généraux de Champigny.

 

Le 22 mars 2012

 

Ce n’est pas du célèbre film d’Elia Kazan Un tramway nommé désir ni de Marlon Brando qui s’y imposa qu’il est question ici mais du désir qu’ont les habitants de Champigny de connaître la vérité sur l’avenir d’un autobus qu’ils attendent depuis trop longtemps : le TVM. Certes la mise en place du super métro occupe tous les esprits et c’est réellement une chance pour notre ville. Mais ce super métro nous en profiterons au mieux d’ici une douzaine d’années. Le TVM est un projet sérieux financièrement beaucoup moins couteux et dont le prolongement de Saint Maur Créteil à Noisy pourrait être réalisé en, disons, 18 mois.

Les Campinois attendent la réalisation de ce tronçon Est du TVM  avec impatience mais ils sont désorientés  car les données accessibles sont confuses et contradictoires.

Sur le site du Conseil Général 94  une note mise en place le 6 avril 2010 nous  apprend que le STIF (syndicat des Transports de l’Ile de France) a été désigné  pour piloter les études du projet Est-TVM c’est à dire de St Maur Créteil à Noisy le Grand pour une mise en service  prévue en 2011 !!!

Et donc pas de mise à jour depuis. A-t-on oublié le TVM ?

Sur le site du STIF on apprend que le conseil du STIF  du 11/2/2009 a approuvé le bilan de la concertation préalable et que la mise en service est prévue pour  cette fois….2014

Dans une réponse faite en 2009 à une question que lui avait posée Forum M. Christian Favier Président du Conseil Général assurait qu’après la signature du contrat département-région ( prise en charge des coûts à 50/50) une enquête publique serait lancée en 2009-2010, un avant-projet présenté en 2010 et que la mise en service se ferait en 2013. Ce calendrier n’a pas été respecté.

Tout cela est bien confus et on craint que le projet s’enlise.

Aussi en fin de séance du Conseil Municipal du 21 mars dans le cadre des questions diverses j’ai fait part à M. le Maire de ces incertitudes qui déconcertent les Campinois.

M. Dominique Adenot m’a assuré que la consultation publique serait lancée à l’automne 2012, d’ici 6 mois. ( ce qui pourrait se traduire par une mise en service en 2014)

Nous prenons donc rendez-vous pour l’automne prochain et nous sommes surs qu’avec nous

 beaucoup de Campinois ont à cœur que cet autobus nommé désir devienne une réalité

Ile de l’Abreuvoir SUITE: Le Conseil Général écrit aux riverains mais ceux-ci ne sont pas d’accord

12 mars

Concernant l’ile de l’Abreuvoir les riverains ont reçu du Conseil Général la lettre qui suit en date du mercredi 7 mars

L’année 2012 est l’année de révision du plan de gestion de la Réserve Naturelle Départementale qui orientera les différentes opérations pour les 5 années suivantes (2013-2017). Dans cette optique, nous nous trouvons donc dans une phase de bilan du précédent plan de gestion, parallèlement aux réflexions menées à l’échelle de la Réserve. 

 

A travers le précédent plan de gestion qui couvre la période 2005-2010 (également 2011), plusieurs actions sur les boisements ont eu lieu, notamment destinées à tenter de limiter la présence d’une espèce à fort pouvoir invasif, le Noyer du Caucase, sur l’île de Pissevinaigre.

 

Concernant plus particulièrement l’île de l’Abreuvoir et pour reprendre la réponse faite sur ce point :

« L’île a vocation à revenir à un état écologiquement plus intéressant qui passe par une recolonisation par la flore sauvage locale, ce qui n’empêche pas les opérations de fauche ou des renforcements par des plantations d’essences autochtones, si besoin. Pour le moment, une action de ce type n’est pas prévue. »

Si une action n’est pour le moment pas prévue, c’est que le plan de gestion est à l’étude. Par ailleurs, l’aménagement sera bien progressif. Un retour à un état écologiquement plus intéressant, ne signifie pas nécessairement une absence de gestion ou une coupe systématique des arbres non autochtones, en fonction des caractéristiques des essences concernées.  

 

Enfin, nous avons bien l’intention d’organiser une réunion de présentation du projet d’aménagement, qui devrait se tenir à l’automne, lieu d’échanges privilégié pour toutes ces problématiques.

 

En espérant avoir répondu à vos questions,

Cordialement,

 

Franz Barth
Chargé de projets
Espaces Verts et Paysage – Service Projets

 

Mais cette réponse pose plus de problèmes qu’elle n’en résout ou du moins ne réponds pas précisément aux questions que se posent les riverains. Voici donc la lettre qu’à leur tour le 12 mars ils ont adressé au Conseil Général.

Bonjour Monsieur Barth,

Merci de votre réponse qui, vous l’imaginez, ne nous rassure pas vraiment. Vous nous écrivez :« Un retour à un état écologiquement plus intéressant, ne signifie pas nécessairement une absence de gestion ». Dont acte. Mais pour ce qui est de la gestion, en premier lieu quid du nécessaire nettoyage périodique ? Lequel aurait dû être prévu par le département dès qu’il est devenu propriétaire de l’île. Ce qui devrait passer par un contrat avec une société d’entretien intervenant à la fois régulièrement mais aussi, si nécessaire, sur demande ponctuelle des riverains (selon une procédure analogue au numéro vert de la mairie de Champigny). Le département doit comprendre que ceci est à régler sans délai pour des raisons d’hygiène évidentes, l’île étant un nid de prolifération privilégié des rats.

L’abattage des 3 arbres aurait dû donner lieu à plantation. Il remonte à 18 mois ; or depuis rien n’a été fait et l’on invoque un plan de gestion à l’étude.

« Si une action n’est pour le moment pas prévue, c’est que le plan de gestion est à l’étude ».

Le remplacement de 3 arbres peut et doit être dissocié du plan global d’aménagement de l’île sensé concerner aussi la partie amont appartenant à St Maur. Ce qui impliquera une concertation qui pourrait s’avérer longue.

 On ne parle plus de retour à la flore originelle (celle du pliocène ?). Mais « le retour à un état écologiquement plus intéressant » ne nous rassure pas, même si  cela « ne signifie pas nécessairement …… une coupe systématique des arbres non autochtones, en fonction des caractéristiques des essences concernées ». Encore heureux. Nous avons là des arbres d’une vingtaine de mètres qui font partie de notre environnement et de notre patrimoine. Nous n’accepterons pas qu’ils soient sacrifiés au nom «d’un état écologiquement plus intéressant » dont nous attendons que « l’intérêt » nous en soit précisément démontré. N’y a-t-il pas quelque chose de paradoxal à voir des arbres abattus au nom de l’écologie, à contre-courant de la protection, nécessaire et légitime, dont ils sont l’objet par exemple lors de l’exécution de grands travaux ou d’aménagements d’intérêt général.  

Copie au Maire de Champigny qui prévoit prochainement une réunion sur les questions d’aménagement et d’entretien des bords de Marne

6 mars

On se souvient de l’émotion suscité par l’abattage d’arbres sur l’ile de l’Abreuvoir en 2010 (voir dans les archives de ce blog l’article : Arbres abattus sur l’Ile de l’Abreuvoir  en septembre 2010).

A l’époque la mobilisation des riverains, les pétitions avaient eu un écho important. Les riverains pensaient qu’ils avaient été entendus. La  personne chargée du suivi au Conseil Général (les iles dépendent du Conseil Général) leur avait en effet promis que les arbres seraient remplacés et qu’ils seraient consultés.

Mme Laetitia Duffet (la responsable) écrivait au lendemain d’une réunion tenue en mairie (7 juin 2011) « Nous n’hésiterons pas à renouveler ce type de réunion qui nous semble la meilleure façon d’associer les riverains à nos projets ».  Exactement ce que demandaient les riverains.

Or les promesses ne sont pas tenues.

Il faut un nettoyage permanent des débris apportés par la Marne

Comme l’écrivent les représentants du quartier dans un courrier adressé au Conseil Général : « depuis l’abattage des arbres, l’extrémité de l’île a été envahie par de hautes herbes d’un aspect très disgracieux qui altère la beauté du site….Par ailleurs, le problème du nettoyage de l’île reste entier ; je crois savoir que vous êtes en contact avec la municipalité à ce sujet. La condamnation des accès semble efficace mais des individus inciviques et de mauvais plaisants ont, depuis le pont,  jeté qui des vêtements accrochés dans les arbres, qui un four à  micro-ondes ou d’autres détritus. Une solution doit être trouvée pour qu’il soit procédé à un nettoyage régulier des lieux »

Ce que certains jettent du haut du pont

                       

        Ce qui reste accroché dans les arbres

Mais ce n’est pas tout.

A réception d’une réponse de M. Barth qui a remplacé Mme Duffet comme responsable du suivi des iles les riverains vont constater que le conseil général a maintenant un nouveau projet pour les iles et que ce projet contrairement aux promesses a été élaboré sans qu’ils soient consultés. Qu’écrit en effet M. Barth ?

: « L’île a vocation à revenir à un état écologiquement plus intéressant qui passe par une recolonisation par la flore sauvage locale … ».

Et les riverains se demandent donc si «  malgré toutes les promesses faites, (n’existerait pas ) l’idée d’un abattage généralisé de tous les grands arbres « exotiques » présentement dans l’île ? Alors qu’engagement avait été pris d’un aménagement doux et progressif. »

Et ils s’insurgent :  « Nous n’imaginons pas que soit remis en cause tout le travail effectué en 2010 et 2011 après nos interventions auprès de Messieurs Christian Flavier et Alain Blavat  et oublié les engagements pris par les représentants de la Direction Espaces Verts et Paysage de CG 94. »

Et ils ont raison. C’est bien là que réside le problème. La direction du Conseil Général, comme d’ailleurs la municipalité de Champigny sur d’autres sujets  est tout à faits capable de comprendre et de prendre en compte les demandes des habitants lorsque ceux-ci se mobilisent en nombre. Le Conseil Général, comme la municipalité est prêt à intégrer dans son travail l’information et la consultation des citoyens. Et d’ailleurs il s’y engage, mais les engagements ne sont pas tenus. Pourquoi ? Y voir un calcul qui tablerait sur le découragement serait sans doute exagéré mais en réalité il y a le fait que la participation des citoyens cela fait bien dans les discours mais cela ne  passe pas encore dans les pratiques.

Dès que la pression s’éloigne quelque peu on en revient aux vieilles méthodes. C’est tellement plus facile de décider seul que d’accepter de confronter son opinion, de débattre.

La démocratie participative a encore beaucoup de chemin à faire pour être une réalité dans la culture politique des élus et des décideurs.

Qu’il s’agisse des arbres de l’ile de l’Abreuvoir, des antennes de téléphonie mobiles au Tremblay et à Coeuilly lorsque des Campinois(es) se mobilisent ils obtiennent satisfaction mais il apparait tout aussi clairement que, pour que les engagements soient tenus, et pour que les citoyens soient réellement associés aux décisions il y a encore beaucoup à faire.

C’est le rôle des associations citoyennes. Leur intervention sera de plus en plus nécessaire pour que chacun puisse participer aux discussions et aux décisions concernant le département et la ville.

Il faut sauver ce joli coin un des charmes de Champigny

 


 

 

 

 

 

 

                                                 et la faune qui y vit