Archives mensuelles : mai 2012

Comment une borne incendie disparait pendant 4 mois 1/2 (mise à jour du 22 juin)

 

Vous trouverez en fin d’article la lettre de M. D. Adenot en réponse aux questions que j’avais posée au Conseil Municipal du 9 mai dernier

 

Le geyser

Le 10 janvier 2012 vers 21H une voiture remontant la rue du Beau Site brûlait le stop et percutait une voiture qui descendait la rue des Perreux. Sous le choc la voiture percutée était déviée de sa course et précipitée contre la borne à incendie qui était endommagée fortement. Le conducteur de la voiture fautive prenait la fuite. Le conducteur de l’autre voiture s’en sortait heureusement sans blessure. Les dégâts étaient matériels.

Ces dégâts concernaient surtout la borne incendie. Brisée elle laissait échapper un geyser  d’eau claire qui transformait rapidement la rue des Perreux en un ruisseau. Les riverains appelèrent immédiatement la police, les pompiers qui arrivèrent très vite. Les pompiers informèrent les riverains qu’ils n’avaient pas le droit de couper l’eau que seul le SEDIF pouvait le faire. Le geyser coulait toujours. Un appel en mairie auprès du service d’astreinte permit d’alerter les services municipaux. 10 minutes plus tard un employé des services techniques était sur place. Lui aussi ne pouvait rien faire mais il confirma que le SEDIF avait été prévenu. De fait c’est 1H20 plus tard qu’un employé de Veolia arrivait et coupait l’alimentation. Le geyser s’arrêtait. Fin du premier acte. Bilan inconnu combien de m3 d’eau perdus ?

L’attente

Tous les services compétents avaient été alertés. Les riverains étaient donc confiants. La remise en état de la borne serait faite rapidement. Les jours passèrent, les semaines, passèrent, les mois aussi. La seule nouveauté fut que quelques semaines après l’accident la borne brisée disparut une nuit, volée sans doute par des ferrailleurs malhonnêtes(ces bornes sont en fonte).

La situation se prolongeant j’ai pris l’initiative au cours du Conseil Municipal du 9 mai de poser la question à Monsieur le Maire qui a paru étonné de cette absence de réparation.

Promesse me fut faite que ce serait fait dans les plus brefs délais…..et c’est ce matin 30  mai soit plus de 4mois et demi après l’accident et 3 semaines après mon intervention qu’une borne neuve a été posée

 

 

 23 mai: la pose de  barrières de « sécurité » autour de la cicatrice de la borne. Une raison d’espérer?

Les impératifs de sécurité

Que la réparation de cette borne  ait  nécessité quatre mois et demi est inadmissible. L’existence et le bon fonctionnement des bornes incendies relèvent d’exigences élémentaires de sécurité. Dans le cas présent cette exigence est particulièrement forte puisqu’à proximité immédiate se trouve la maison de retraite municipaleTalamoni. Il y a quelques années un déséquilibré avait mis le feu à cet immeuble. L’intervention rapide et efficace des sapeurs-pompiers avait seule permis d’éviter un désastre. Les sapeurs dans leur lutte contre le feu avaient pu se brancher sur la borne toute proche. Que ce serait-il  passé si un tel sinistre s’était reproduit ces derniers mois ?

 

30 mai: elle est bien belle, bien rouge, bien neuve la nouvelle borne

On espère que le branchement a été fait….

 

Qui est responsable ?

Lorsque je suis intervenu à la séance du Conseil Municipal le 9 mai dernier pour signaler cette situation M. le Maire m’a répondu comme suit

Réponse de M. le Maire

« Bien sûr. Je vous remercie de nous signaler cette anomalie. Je demande vraiment que l’on fasse diligence pour que l’on puisse rétablir les moyens de secours dans les plus brefs délais quel que soit le problème juridique que cela pose. On n’attend pas les assurances, pour être clair. Si on attend les assurances, dans deux ans on n’aura pas de borne d’incendie. Tant pis si on a du mal après à récupérer ce qui nous est dû. On ne mégote pas et on répare. Merci pour cette intervention, M. FUCHS.»

 

Qui est responsable de ce retard ? Les services municipaux m’ont promis de me fournir les preuves de leurs démarches répétées auprès du SEDIF et de VEOLIA. Je n’ai pas encore reçu ces documents. Dès que je les aurai reçus je les mettrai en ligne sur le blog.

 

Ce qui est certain c’est que le SEDIF et VEOLIA étaient au courant de l’incident dès le 11 janvier puisque c’est eux qui ont été appelés en urgence pour couper l’eau.

 

Comment une entreprise qui est responsable du bon fonctionnement des bornes incendies, donc responsable de notre sécurité peut-elle à ce point négliger ses devoirs ?

 

On nous a beaucoup vanté la souplesse, l’adaptabilité, l’efficacité des entreprises privées lorsqu’il s’est agi récemment de reconduire leur contrat de distribution et de gestion de l’eau. Force est de constater que placé en situation de monopole VEOLIA est peu fiable quand il s’agit de maintenir ou de remplacer une installation essentielle de sécurité.

 

Et si on reposait la question du retour à un véritable service public ?

Yves Fuchs

Conseiller Municipal

Réponse: la lettre de M. Adenot en date du 14 juin:

Par lettre en date du 14 juin M. Adenot maire répond aux questions que j’avais posées en conseil municipal le 9 mai sur le trop long délai de remplacement de la borne à incendie accidentée au coin de la rue des Perreux et de la rue du Beausite. Vous trouverez ci-dessous copie de la lettre que M. le Maire m’a adressée. Des différents éléments evoqués il ressort que les services municipaux ont fait leur travail et que le retard est imputable à la société VEOLIA.

On a dans un passé récent assisté à un dénigrement des services publics  à qui on a reproché d’être en particulier peu réactifs et donc toujours en retard. Dans l’exemple que nous avons suivi avec l’accident de la borne c’est Véolia qui a trainé les pieds pour effectuer le remplacement. On peut donc légitimement se poser la question du bien-fondé de la dévolution du service des eaux à Véolia. L’argument de l’efficacité de toute évidence ne s’applique pas

La lettre de Monsieur D. Adenot, Maire

 

le Forum Politique Nogentais: s’intéresser à la politique

 

jeudi 24 mai à 20h30

à la salle Charles-de-Gaulle, 70, grande-rue Charles-de-Gaulle, à Nogent (94)

 

Débat entre candidats à l’élection législative

Quelles sont les différences entre les programmes ? Quelle est leur cohérence ?

 

avec les représentants de (par ordre alphabétique des candidats) :

PC – Front de Gauche Dominique Adenot maire (PC) de Champigny-sur-Marne

Parti socialiste Caroline Adomo attachée parlementaire

UMP Gilles Carrez député-maire du Perreux (UMP), rapporteur général de la Commission des Finances

Europe-Ecologie – les Verts Arnaud Dussud étudiant et militant associatif

Front National Jean-Marie Rougier artisan

mouvement « C’est Maintenant » à confirmer

MODEM à confirmer

 

 

Déroulement du débat :

         présentation du parcours des candidats et des grandes lignes de leur programme

         réaction des invités aux interventions précédentes

         questions/réponses avec la salle

         conclusion

Le débat s’achèvera à 23 heures par un pot.

 

 

 LE FORUM POLITIQUE NOGENTAIS

 

Ces débats sont organisés par le Forum Politique Nogentais, une association locale, sans affiliation politique, constituée au lendemain de l’élection présidentielle de 2002.

 

Notre association souhaite (re)donner envie de s’intéresser au politique. Dans ce but, elle organise chaque mois un débat public sur une question politique ou sociale, en donnant sa place à une critique positive, pour aller au fond des problèmes, loin des petites phrases et des sondages.

 

Les débats ont lieu Nogent-sur-Marne (94), autour de spécialistes, acteurs de la société civile, militants, élus ou experts. Ils sont ouverts à tous.

 

N’hésitez pas à transférer ce mail à toute personne que vous jugerez intéressée. Merci !

 

Contact : forum@abc.fr  –  tél : 06 79 64 83 31 ou 06 11 19 43 77

Site :www.forumpolitiquenogentais.asso.fr

Sur Facebook : www.facebook.com/pages/Forum-politique-nogentais/321584045670?

Succès brillant de F. Hollande à Champigny au 2ème tour mais pour les législatives rien n’est joué

Les résultats du deuxième tour de l’élection présidentielle sur Champigny sont très positifs pour la gauche et son candidat François Hollande. Alors qu’au premier tour l’ensemble des candidats classés à gauche rassemblaient (NPA+LO+ Front de Gauche+ Europe Ecologie+ Parti Soc.) 17688 voix et 57,91% des votants au second tour François Hollande a recueilli 19440 voix et 63,09% des suffrages exprimés. Un résultat meilleur que celui de Mme Ségolène Royal qui en 2007 avait recueilli à Champigny au deuxième tour 18292 voix et 56,21%.

Evidemment la défaite est amère pour la droite et M. Sarkozy. Lors du deuxième tour de la présidentielle de 2007 il dépassait 50% des exprimés dans 9 bureaux (les 9, 10, 17, 26, 27, 28, 29, 37 et 38), en 2012 seuls 2 bureaux de Coeuilly l’ont placé en tête  ( le 26 et le 27)

La participation au second tour a été plus élevée qu’au premier. 78,37% des votants se sont déplacés pour voter  contre 75,39% au premier soit un gain de participation de 3 points. Ce gain ne doit pas masquer un double mouvement qu’ont constaté les différents présidents et assesseurs de bureaux de vote que nous avons pu interroger. Si un nombre supérieur d’électeurs se sont déplacés pour participer (entre 5 et 10% maximum des inscrits selon les bureaux) on a aussi constaté qu’un nombre moins important mais non négligeable d’électeurs du 1er tour (entre 2 et 5%) ne se sont pas venus voter au second.

De l’ordre de 90% des électeurs ont donc participé aux 2 tours. Ce chiffre est suffisant pour permettre des estimations sur les mécanismes de report de voix mais induit  une marge d’incertitude dont il faut tenir compte.

Le pourcentage de blancs ou nuls est passé de 493 au premier tour (1,59% des votants) à 1468 (4,55% des votants) au deuxième tour soit une augmentation de 975 bulletins.  Certains ont vu dans cette augmentation une conséquence de la décision proclamée  par Mme le Pen de mettre pour sa part un bulletin blanc dans l’urne. Ce chiffre de 975 blancs ou nuls est toutefois très inférieur au nombre de suffrages obtenus par Mme le Pen au premier tour soit 3890.

Lors de chaque élection présidentielle il y a augmentation des blancs ou nuls entre les deux tours certains électeurs du premier tour refusant le choix imposé entre les deux candidats sortis en tête du 1er tour. Lors de la présidentielle de 2007 par exemple le nombre des blancs et nuls sur Champigny est passé de 381 (1,12% des votants) au premier tour à 1122 (3,33%) au second. L’influence de Mme Le Pen sur son électorat parait avoir été limité 10 ou 20% de ses électeurs ont suivi ses consignes (20% si on tient compte de ceux qui ne se sont pas déplacés).

Ou sont donc passés les électeurs du Front National ?

 

Et bien c’est simple les électeurs du Front National ont massivement voté pour Nicolas Sarkozy au deuxième tour. Nicolas Sarkozy gagne en effet 5103 voix entre les deux tours.

Le graphique ci-dessous comparant bureau de vote par bureau de vote les gains de M. Sarkozy montre une relation assez nette. Si tous les électeurs du Front National au premier tour avaient voté pour N. Sarkozy les points représentatifs seraient sur la médiane. Ils sont légèrement décalés vers la droite car N. Sarkozy a sans doute bénéficié de l’apport de voix d’électeurs qui se sont mobilisés pour le second tour.

 


 

             

Graphique montrant le rapport entre suffrages obtenus par M. Le Pen au 1er tour (axe vertical) et gain de voix de N. Sarkozy entre les deux tours (axe horizontal)

 

Note :  1ère série désigne les bureaux du canton ouest ; 2è série ceux de Champigny centre, 3è ceux de Champigny Est et 4è ceux du canton de Bry/

 

En face on l’a dit François Hollande a rassemblé largement à gauche. Il dépasse 75% des exprimés aux Mordacs et de 83,99 à 85,23% sur les 3 bureaux du Bois l’Abbé où on a voté massivement comme à la présidentielle de 2007 alors que les autres élections mobilisent bien moins. Ces chiffres traduisent autant un rejet de Nicolas Sarkozy qu’un appui à François Hollande.

 

Certains ont-ils préféré la pêche à la ligne ce 6 mai ?

 

François Hollande améliore le total des voix de gauche et d’extrême gauche sur tous les bureaux sauf un (bureau 19, maternelle Casanova correspondant pour l’essentiel au grand ensemble des Boullereaux) où M. Mélanchon avait obtenu son meilleur score (33%). Ses gains par rapport au total des voix de gauche et d’extrême gauche sont faibles sur deux autres bureaux où Jean Luc Mélanchon avait fait ses deux autres meilleurs résultats. Peut-on en déduire qu’une partie des électeurs du Front de Gauche a montré une certaine réticence à reporter son vote sur le candidat socialiste ?

 

Et les électeurs de Monsieur Bayrou qui ont-ils choisi ?

 

Par contre il semble que M. Bayrou ait bien apprécié l’état d’esprit de ses électeurs en indiquant qu’il votait pour F. Hollande. Certes le MoDem n’est pas un élément majeur de la politique campinoise puisqu’il ne dépasse 10% que dans 5 bureaux. Le report n’est sans doute pas complet. Le pourcentage des électeurs du Modem qui ont reporté leurs voix sur F. Hollande parait toutefois non négligeable dans certains bureaux. Le bureau 37 (Primaire Jean Jaurès) où M. Bayrou avait obtenu 90 voix (10,91%) donne ainsi au 2ème tour à François Hollande 75 voix de plus que le total des voix de gauche au premier tour.

 

Ne pas tirer de plans sur la comète

 

D’ici un mois les campinois auront à se prononcer à nouveau lors des élections législatives. Même tenues dans la foulée et le plus souvent accordant au camp du président récemment élu une prime de confiance, les législatives sont très différentes et les résultats ne se transposent pas, ne serait que parce que la participation des électeurs est bien plus réduite.

 

En 2007  83, 80 % des électeurs s’étaient déplacés au 2è tour de la présidentielle, un mois plus tard il n’était plus que 56,15% au premier tour des législatives et 53,45% au second tour (pour les parts des 2 circonscriptions qui concernent notre ville). Aussi faut-il prendre avec beaucoup de prudence le carte publiée ce mardi 8 mai par le Parisien, carte qui qui coloriait en rose la circonscription de M.  Gilles Carrez. On ne peut comparer une présidentielle et une législative tant par les choix faits que par la participation tout a fait différente.

Rien n’est vraiment joué.