Archives mensuelles : septembre 2012

Peut-on améliorer la sécurité à Champigny? par Y. Fuchs, Conseiller Municipal

Peut-on améliorer la sécurité à Champigny ?

A la rentrée il y a les souvenirs de l’été mais aussi la confrontation avec les problèmes de la vie à Champigny et le développement des incivilités, du sentiment croissant d’insécurité pose un problème réel

Que retenir en effet de cette rentrée ?

Le fait marquant de cet été à Champigny c’est le terrible accident survenu, Avenue de la République le samedi  4 aout. Un enfant de 3 ans qui traversait la rue, accompagné de sa mère a été fauché, sur un passage protégé par un fourgon dont le conducteur a pris la fuite. L’enfant a été transporté à l’hôpital Necker dans un état grave. Quelques jours plus tard la presse annonçait heureusement que le processus vital n’était plus engagé.

Ce terrible accident nous rappelle qu’à Champigny le principal danger réside dans les accidents de circulation. En 2010  130 accidents de la circulation à Champigny ont fait 160 blessés et un mort. En novembre 2011 un collégien en route vers le collège a été tué au carrefour Jean Jaurès-Dimitrov.

Les accidents de circulation représentent, et de loin, la principale cause d’insécurité ; on l’oublie trop souvent.

Pourquoi sont-ils si nombreux et souvent si graves ?

De par sa situation dans une boucle de la Marne Champigny constitue un véritable entonnoir à circulation vers et de Paris. L’urbanisation de plus en plus lointaine, au détriment des terres agricoles de la Brie a induit une augmentation énorme de la circulation automobile, d’autant que les lieux de travail sont de plus en plus éloignés et que les investissements n’ont pas suivi pour réaliser un réseau de transport en commun fiable, confortable et rapide.

On commence à prendre la mesure du problème. Envoyer les gens de plus en plus loin du centre c’est fini, les urbanistes les décideurs l’ont compris. Les politiques prennent en compte que seul un développement des transports en commun peut améliorer la situation et inciter à un abandon progressif  de l’option  « tout voiture » couteuse, dangereuse et polluante.

En 2007 au carrefour Talamoni-Jaurès les laboratoires automatiques d’AIRPARIF (l’association chargée de la surveillance de l’air en Ile de France) relevait que sur le trottoir de 5H30 du matin à 23H la teneur en peroxyde d’azote était supérieure à la limite dangereuse de 40microgrammes par m3 d’air avec des pointes horaires égales à 5 fois la limite.

En 2010 des mesures faites loin des grands axes dans une rue tranquille du quartier du Maroc (rue des Peupliers) montraient une moyenne annuelle  de 30-33 microgrammes par m3 juste en dessous de la limite dangereuse.

A ces dangers (accidents, pollution) s’ajoute l’incivisme de certains conducteurs, en nombre croissant semble-t-il. La lâcheté du chauffard qui a renversé le petit garçon de trois ans rue de la République en est un exemple mais combien de conducteurs roulent à grande vitesse, brulent les feux, invectivent les piétons, se garent n’importe où, en double file, sur les pistes cyclables, sur les trottoirs ?  Ce mépris des droits des autres usagers  et en particulier de leur droit à la sécurité s’aggrave au fur à mesure de la perte des repères du comportement en société.

M. Lambert, adjoint en charge de l’espace public disait avec bon sens après l’accident du 4 aout que l’on ne peut multiplier indéfiniment les feux rouges. Il est toutefois urgent que soit lancée une campagne d’éducation des conducteurs qui s’accompagnera nécessairement d’une politique de vigilance et de répression. Cela suppose à Champigny des effectifs de police plus nombreux, mieux dotés et réorganisés spatialement en fonction de l’évolution de la ville. J’y reviendrai plus loin.

Je suis personnellement scandalisé que des associations, avec l’aide de juriste spécialisées se donnent pour but, pour des motifs de vice de forme de faire « sauter » les amendes infligées aux mauvais conducteurs et de leur faire rendre les points perdus ajoutant ainsi au sentiment d’impunité.

Bien sur la circulation n’est pas la seule cause d’accidents et d’insécurité à Champigny. Il y a aussi les trafics de l’économie souterraine (drogues, contrefaçons, travail clandestin ..), des cambriolages, des dégradations des biens. De cela la municipalité a choisi de ne pas parler sauf quand la presse s’empare d’un fait divers trop spectaculaire. On comprend ce souci de ne pas donner une image trop négative de notre ville où d’ailleurs le degré d’insécurité ne parait pas plus élevé que dans les communes limitrophes. Cette attitude a son revers. Lorsque dans un quartier des voitures sont brulées la nouvelle se propage par on dit, s’exagère, se déforme. Certains ont vite fait de dénoncer au passage tel ou tel groupe et sur cette base les dérapages vont vite. Aussi faudrait-il que la municipalité accepte d’ouvrir le débat sur le sujet (dans Champigny Notre Ville pourquoi pas ?). Je suis sûr que la connaissance de la réalité des faits, sans l’exagération du bouche à oreille, est un élément de sérénité.

Dans la nuit du 21 Juillet dernier deux voitures étaient incendiées sur le  parking situé à l’angle des rues Dupertuis et Georges et Marcel Sembat. Peu de temps après (étaient ce les mêmes individus ?) les portes de garages situés rue du Parc de la Montagne et rue du Bois Juliette étaient forcés et des incendies allumés dans ces garages. L’intention criminelle était claire. L’un des garages était situé sous un pavillon habité, deux autres jouxtaient des habitations. La présence d’esprit des résidents permit d’éviter des drames.

Le propriétaire du pavillon a écrit au Maire pour relater les faits et demander la création d’une police municipale. Dans sa réponse la Mairie rappelle que dans le cas d’un acte criminel (comme tentative d’incendie volontaire d’un immeuble habité) une police municipale n’est pas qualifiée et doit en tout état de cause faire appel à la police nationale. Enfin la mairie souligne qu’une police municipale représenterait une lourde charge budgétaire pour Champigny et faciliterait le retrait de la police nationale comme cela a été le cas dans les communes voisines qui ont choisi de développer une police municipale. La mairie rappelle aussi que suite à ses démarches 18 fonctionnaires de police supplémentaires ont été affectés à Champigny sous forme d’une Brigade Spéciale de Terrain (police de proximité) et elle indique dans cette réponse datée du 3 aout que Monsieur Adenot « vient d’ailleurs d’écrire à Monsieur Valls, Ministre de l’Intérieur afin d’accroitre les moyens de la Police Nationale sur notre ».

Peut-on pour autant donner entièrement quitus à la municipalité de ses efforts en ce domaine ?

Nous avons à plusieurs reprises souligné sur ce blog combien la localisation du commissariat central de Champigny au Bois l’Abbé était aberrant. Nous avions fait la proposition, dans notre programme des municipales de 2008 de la construction d’un commissariat ouvert 24H/24 en centre-ville.

Les prochains développements d’urbanisme en centre-ville et en particulier l’arrivée du métro rendent ce commissariat encore plus nécessaire. Le métro sera une très bonne chose pour Champigny, pour la vie des campinois d’abord bien sûr avec l’amélioration des déplacements, pour l’activité commerciale aussi avec un nouveau pôle d’activité et plus de chances de voir s’installer de nouvelles entreprises. Mais en même temps, on le sait, une station importante, d’interconnexion entre deux lignes de plus, est toujours susceptible de générer certains problèmes (lieux de trafics, rassemblement de bandes etc.). Est-il possible d’imaginer que la police puisse bien contrôler les situations à partir d’un commissariat excentré. Il ne s’agit pas de fermer le commissariat du Bois l’Abbé. Ceux qui habitent dans ces secteurs  de l’est campinois ont droit aussi à la sécurité et à la présence de la police. Il s’agit de construire en centre-ville et à proximité du futur métro un commissariat moderne, conforme aux normes de sécurité et d’accueil du public définies par le Ministère de l’Intérieur.

La municipalité en a la possibilité. La création de réserves foncières en vue de développer le logement à proximité du métro (voir dans notre note Nouvelles en Vrac l’interview de M. Christian Fautré au Nouvel Observateur) permet de disposer de terrains pour la construction de ce commissariat nouveau. Il est bon quand on pense logement et urbanisme d’investir dans la création des équipements nécessaires et ce commissariat en fait partie.

Il y a le coût de cet investissement. La solution financière existe. Le ministère de l’Intérieur octroie des prêts à taux zéro aux communes qui réalisent de tels investissements dans le respect des normes fixées par le ministère.

Et les demandes (justifiées) de M. Adenot auprès du Ministère de l’Intérieur auraient beaucoup plus de chances d’être entendues si la ville faisait la preuve de l’intérêt qu’elle porte réellement aux problèmes de sécurité en construisant ce nécessaire hôtel de police au centre-ville.

Yves Fuchs

Conseiller municipal

Septembre: Nouvelles en vrac

 

Encore 2 tilleuls abattus, toujours plus de stationnement sauvage sur les pistes cyclables, des maisons qui glissent, une interview de M. Christian Fautré, premier adjoint au Nouvel Obs, une réunion sur le projet de charte municipale  concernant l’implantation des antennes de téléphonie mobile etc.

Deux tilleuls sciés…

Ils étaient deux tilleuls de belle taille qui ombrageaient le passage entre la rue de l’Eglise et la rue de la Marne, le long de l’Ilot du Clocher. Un jour on s’est aperçus qu’ils n’étaient plus là, sciés au ras du sol (nos photos). Alors on a téléphoné au service des espaces verts en mairie et on a demandé les raisons de l’abattage. Il nous a été répondu que

Où avez vous vu du revêtement déformé par des racines?

1/ les racines des tilleuls menaçaient de soulever le revêtement de bitume de la voie. Alors là erreur Madame, ce sont des pavés et il n’y avait aucune déformation du pavement.

2/ Ils faisaient trop d’ombre dans certains appartements de l’Ilot du Clocher. C’est peu vraisemblable pour l’un d’entre eux qui  faisait face à une seule fenêtre de petite taille, possible pour l’autre mais une taille sélective n’était-elle pas envisageable? Il aurait fallu la répéter tous les ans. Alors on a préféré abattre.

et la rue a perdu ses deux tilleuls

Nous avons fait observer au Service des espaces Verts qu’il existait une commission extramunicipale comprenant des élus et des représentants d’associations (dont Forum) qui s’impliquent dans la défense de l’environnement des Campinois, que cette commission devait en principe donner son avis sur cet abattage, qu’elle n’avait pas été réunie depuis plus de 18 mois. On nous a répondu qu’en effet la commission n’avait pas été réunie depuis longtemps et on nous a promis qu’elle serai t convoquée vers la mi-octobre. Soit mais les tilleuls cela ne les remettra pas en place.

Ainsi va la concertation à Champigny…..

Qui a coupé le charme Avenue Jean Jaurès ?

Lors des travaux de réaménagement de l’Avenue jean Jaurès (ex RN4) des charmes ont été plantés par les soins du département. L’un d’entre eux près du débouché de la rue Julian Grimau, au droit d’un café a été scié d’abord à 1,80m de hauteur puis au ras du sol.

Qui a scié cet arbre ? Qui gênait-il ?

Forum a prévenu la municipalité et le département. A la mairie on nous a répondu qu’une enquête serait faite et un nouvel arbre replanté. Trois mois plus tard aucune nouvelle plantation n’a été faite.

Toujours plus de stationnement sauvage sur la piste cyclable de la D4

C’est vrai. On voit souvent les auxiliaires de police de la mairie (ASVP) intervenir pour déloger les voitures garées sur les pistes cyclables dessinées sur la D4 (avenue jean Jaurès) entre le carrrefour Dupertuis et le pont de chemin de fer. Peine perdue, ils reviennent aussitôt. Ce stationnement est dangereux pour les cyclistes contraints de faire des écarts sur la voie de voitures où celles-ci circulent à pleine vitesse.

Qu’on ne mette pas en cause le manque de places de stationnement. Des conducteurs choisissent de stationner sur la piste cyclable alors qu’il y a des places disponibles 30 m plus loin. Ces comportements traduisent la paresse, le refus de faire quelques dizaines de mètres à pied et un mépris total du savoir vivre en communauté.

Une petite visite rapide sur place le samedi 1er septembre après midi (alors que la poste était fermée) a permis de dénombre 9 véhicules en stationnement sur les pistes (nos photos)

Un samedi après mid

                                                                             

                      

Un cycliste qui avait fait des observations à un (très) jeune conducteur d’une grosse conduite intérieure noire a été pris à parti par deux personnes venues de la terrasse d’un café proche qui l’ont sommé de partir en affirmant : Ici la police c’est nous.

 Des maisons qui glissent….La haut à Coeuilly,  vers la pointe saint Denis, rue du 19 mars 1962, en rebord du plateau briard IDF Habitat avait construit un petit lotissement. Des maisonnettes bien orientées, ensoleillées avec pour certaines une vue imprenable sur Paris. Un rêve et on s’était  bousculé pour y loger. Du logement social de cette qualité vous pensez. Et certains avaient eu plus de chance que d’autres…….

Las, les maisons ont été évacuées. Un arrêté de péril a été pris. IDF habitat avait négligé de faire une étude suffisante de la géologie locale de ses marnes et argiles et cela glisse. Alors on reprend tout sur micro-pieux.

Encore une manifestation du refus de prendre en compte les conditions environnementales avant de lancer un projet et c’est la morale de l’histoire cela coute cher.

Une interview de M. Christian Fautré, 1er adjoint dans le Nouvel Observateur

Le Nouvel Observateur  a consacré un de ses suppléments de l’été à l’été. Une tradition estivale dans la presse hebdomdaire quand les sujets d’actualités manquent. Dans les pages consacrées à Champigny on trouve une interview de M. Christian Fautré, 1er adjoint qui précise ce qu’est la politique de notre ville dans les zones d’influence du nouveau métro.

Sans surprise M. Fautré réaffirme la volonté d’empêcher que l’arrivée du nouveau métro ne serve d’alibi à une importante spéculation foncière aux abords des stations ce qui reviendrait à favoriser  l’installation préférentielle auprès des transports en commun de couches sociales à hauts revenus au détriment de couches sociales moins riche tenues éloignées des transports en commun.

La ville de Champigny a déjà créé un patrimoine foncier à proximité des stations, en profitant des facilités offertes par la structure régionale (EPFIF) Etablissement Privé Foncier d’Ile de France

 Il réaffirme comment pourrait-il faire autrement puisque cela fait partie intégrante du contrat de ville signé par champigny avec l’Etat  que le pourcentage du logement social ne dépassera pas 50%.

L’interview de M. Fautré ne répond toutefois pas à un certain nombre de questions

D’abord comment la ville va-t-elle trouver les moyens de financer les centaines de logements sociaux prévus ? Une ville comme Nanterre, beaucoup plus riche que Champigny peine à financer 40% de logements sociaux.

Sur quels critères seront attribués les logements sociaux ? Quelles structures va-t-on mettre en place pour promouvoir la transparence et éviter tout soupçon de favoritisme, sachant bien que ces logements, à proximité du métro vont être très demandés

En ce qui concerne les 50% privés quels seront les critères de choix de l’amménageur ? Va-t-on retrouver une fois de plus IDF Habitat ?

Quels sont les engagements fermes de la mairie de garder à la ville son équilibre entre bati vertical et zones pavillonnaires. En 1973, dans Champigny Notre Ville M Talamoni maire (PCF) de l’époque disait sa volonté de garder à sa ville son patrimoine pavillonnaire «  fruit du travail de toute une vie pour beaucoup ».

On ajoutera que le tissu pavillonnaire, par les espaces verts (jardins, potagers) qu’il entretient contribue fortement à côté des parcs départementaux et des Bords de Marne à garder à notre ville son équilibre et la douceur d’y vivre.

 

Réunion le 20 septembre de la commission antenne relais de téléphonie mobile

A la suite de l’action des collectifs de  riverains du Quartier du Tremblay et de Coeuilly (voir sur le blog les pages de décembre 2011) appuyés par Forum, par l’association nationale  PRIARTEM (Pour une Règlementation des Implantations d’Antennes Relais de Téléphonie Mobile) les riverains ont gagné. Définitivement pour le quartier du Tremblay où Bouygues a été contraint de renoncer à son projet de la rue Gourévitch, provisoirement au moins à Coeuilly ou Free a du surseoir à son projet.

7H15 dans la nuit de février, au saut du lit les habitants du Tremblay s’opposent au démarrage des travaux

Réticente au début la municipalité s’est engagée au côté des collectifs à partir du moment ou il a été clair que les collectifs bénéficiait du soutien massif des habitants des quartiers concernés et que les actions (réunion devant la mairie, blocage du début des travaux rue Gourevitch etc) trouvaient un écho dans la presse.

Manif devant la mairie à Champigny la mobilisation des collectifs fait l’évènement

A la suite de réunions parfois un peu agitées mais qui ont permis d’avancer la municipalité a soumis aux associations un projet de charte qui devrait permettre de préciser les conditions d’installation des antennes.

C’est ce projet qui doit faire l’objet de discussion ce 20 septembre avant d’être soumis pour approbation au Conseil Municipal.

Et Forum…..

Le 6 octobre se tiendra l’assemblée générale des adhérents de Forum qui discutera de l’activité des deux années écoulées, précisera l’orientation souhaitée par les adhérents pour les deux années à venir, les positions de principe en vue des municipales de 2014, qui élira aussi un nouveau bureau. Nous en rendrons compte sur ce blog.

Enfin le 10 novembre aura lieu l’assemblée de Gauche Citoyenne 94, le réseau d’associations citoyennes du Val de Marne auquel participe Forum des Boucles de la Marne. C’est une occasion d’échanges importants entre les associations des différentes communes. Nous en rendrons compte sur le blog.