Archives mensuelles : décembre 2012

Des délais pour la réalisation du Métro du Grand Paris ?

M. Auzanet a remis à Mme Duflot, ministre, son rapport sur le projet de métro.

Ses recommandations  dont la presse s’est fait l’écho ont suscité beaucoup d’émoi et les gens l’ont ressenti comme une menace contre le projet du métro express parce le rapport préconise un étalement dans le temps des réalisations (jusqu’après 2030) et que d’expérience les gens savent que de délais en retards et de retards en délais certains projets finissent par être enterrés.

Il faut bien mettre les choses au point.

Le rapport Auzanet fait un certain nombre de constations et avance un certain nombre de recommandations. En fin de compte la décision sera politique. Ce sera le gouvernement qui décidera.

Cette décision rendra bien sûr en compte les recommandations du rapport  Auzanet mais devra aussi compter avec l’expression de la volonté de la population relayée par les élus. Et c’est là que nous tous pouvons faire peser notre opinion.

Il est donc d’abord nécessaire de bien saisir ce que contient le rapport Auzanet et ce qu’il préconise.

Ce rapport établit un certain nombre de constats en particulier sur les coûts et préconise un certain nombre de modifications au projet, en établissant des priorités et en proposant un séquencement dans le temps.

Le rapport Auzanet ne remet pas en cause l’intérêt du projet. Il ne remet pas en cause l’augmentation du nombre des stations voulue par la population  et soutenue par de nombreux élus et par le Conseil Général du Val de Marne. Rappelons en effet que le projet initial voulu par  M. Sarkozy prévoyait de favoriser la vitesse et des gares espacées au détriment d’une desserte rapprochée des secteurs à forte densité de peuplement. Qu’on se souvienne le projet initial, celui de M. Sarkozy, porté par M. Blanc avait pour but de relier entre elles des zones d’excellence pas de desservir les zones de peuplement dense. C’est un point essentiel de la philosophie du projet à l’origine et il est important que il ait été possible de faire modifier le projet dans le sens d’une amélioration pour les banlieusards. Ce choix d’un transport desservant le plus grand nombre est maintenu. C’est un acquis.

Le rapport Auzanet met en avant le problème du coût de la réalisation et des moyens financiers à trouver.

Il apparait, ainsi que le projet devrait couter beaucoup plus cher que prévu, 9 milliards d’€, le coût total passant de 20,5 milliards d’€ à 29,5. Pourquoi cette augmentation ? Entre 2008, date du premier chiffrage le devis a augmenté de 3,5 milliards du fait de la « dérive monétaire ». Le reste du différentiel proviendrait du fait que « ’Certaines charges n’avaient pas été intégrées : le coût de la connexion au réseau RATP et RFF (1,8 milliard), le financement de la branche qui traverse la Seine-Saint-Denis (5 milliards et non 3,5 milliards). L’extension de la ligne 14 du métro automatique vers le nord coûterait 500 millions de plus. De nouvelles gares ont aussi été ajoutées, aggravant la facture » (Béatrice Jérome, Le Monde.fr, 13/12/2012).

En fait ces coûts ne surprennent pas. En novembre  2009 pour le n°29 du Journal de Forum nous avions interviewé M Gilles Carrez, député (UMP) de Champigny et M. Christian Favier, Conseiller Général (PCF) de Champigny et Président du Conseil Général du Val de Marne (pour voir sur ce blog ces interviews, cliquer sur novembre 2009). Tous deux étaient parfaitement conscients de l’importance des investissements nécessaires. M. Carrez avançait déjà à l’époque le chiffre de 25 milliards et estimait que la mise à niveau de l’ensemble des transports et de leur fonctionnement avoisinerait 50 milliards d’€. Là où leurs positions  divergeaient, rien que de très normal, c’est sur la manière de réaliser cet investissement.

Que propose aujourd’hui le rapport Auzanet ?

Il pose la question du coût  en fonction du délai de réalisation

ü  Réaliser l’ensemble du projet pour 2025 couterait à l’état  12 milliards et non 4,9 comme prévu. Ou trouver les fonds. Deux solutions seulement sont possibles soit une augmentation de la contribution des collectivités locales et donc un alourdissement de la fiscalité, soit le recours à un emprunt garanti par l’état deux solutions qui en ces temps de crise passeraient mal.

ü  Deuxième possibilité envisagée : étaler le chantier jusqu’en 2040 ce qui permettrait à l’état de limiter sa contribution à 2 milliards.

ü  La troisième possibilité, intermédiaire a les faveurs du rapporteur. Elle permettrait de réaliser vers 2030 l’essentiel du réseau avec une mise en place progressive, l’abandon de certains tronçons (voir carte ci-dessous) et aussi la substitution dans certains secteurs d’un tracé aérien (moins couteux mais générant des nuisances) au trajet souterrain. La participation de l’état se limitera alors à 5,4 milliards d’€ couverts progressivement sur la durée par la fiscalité.

Le rapport n’a évidemment en tant que tel aucune valeur contraignante. M. Auzanet, dans le cadre de la mission qui lui a été confiée, fait des suggestions.

Le gouvernement a jusqu’à février pour prendre sa décision

M. Huchon a d’ores et déjà protesté contre les mesures proposées par le rapport Auzanet

Il est certain que des voix vont s’élever, nombreuses pour contester les orientations et le « séquencement » des travaux.

Ce séquencement, rendu nécessaire par manque de moyen financiers fait perdre de son intérêt au projet du métro qui résidait dans sa réalisation complète rapidement. L’asphyxie des transports en commun, une circulation automobile envahissante, la pollution de l’air sont les problèmes dont la solution est repoussée par manque de financement

Champigny (voir la carte) a beaucoup à perdre si le gouvernement suit les recommandations du rapport.


Le tronçon Pont de Sèvres-Champigny centre serait toujours prévu pour une mise en service en 2020 mais Champigny resterait tête de ligne, sans interconnexion vers Val de Fontenay et Rosny-sous- Bois (achèvement en 2026) et la liaison vers Noisy le Grand (essentielle pourtant avec les interconnexions avec les RER A et la gare des Trois communes) seulement en 2029.

Il est essentiel d’ouvrir un débat à Champigny, de préciser les points sur lesquels il serait possible d’obtenir des aménagements, de mesurer les répercussions sur la politique de la ville (développement, urbanisme, logement). Les campinois doivent être appelés à s’investir pour  tenter d’empêcher que tout ceci se traduise par un échec pour la ville

 

 

Communiqué: A propos du vote du Conseil Général sur le Trans Val de Marne

Hier 10 décembre le Conseil Général du Val de Marne a voté à l’unanimité moins 3 voix (les 3 conseillers généraux de Saint Maur) le lancement de l’enquête publique sur le prolongement du Trans Val de Marne depuis la station du RER A de Saint-Maur Créteil jusqu’à Noisy-le-Grand en passant par Champigny (rue Charles Floquet, La Fourchette, Avenue du Général de Gaulle).

Est ainsi tenu l’engagement pris dans un courrier début 2011 par Christian Favier de lancer l’enquête d’utilité publique au premier semestre 2013. Nous constatons avec plaisir que le calendrier a été respecté et nous apprécions comme très positif le vote à la quasi unanimité du Conseil Général toutes tendances politiques confondues.

Après l’enquête d’utilité publique la durée des travaux ne devrait pas excéder 18 mois. On peut donc espérer la mise en service du TVM jusqu’à Noisy le Grand au début 2015..
Rappelons que le TVM permettra à des milliers de Campinois de rejoindre le centre administratif du département à Creteil, les bassins d’emploi que sont Rungis et la zone portuaire d’Orly, les centres hospitaliers de Créteil et l’hotital Saint Camille à Bry. Aux jeunes campinois il offrira un accès plus rapide aux universités de Créteil et de Marne la Vallée.

C’est un pas important. Toutefois il est nécessaire de se mobiliser encore plus pour le TVM. Les élus de Saint Maur ne font pas mystère de leur volonté de continuer à s’opposer au projet. Ils vont s’efforcer de mobiliser les habitants de Saint Maur contre le projet et les inviter à exprimer leur opposition lors de l’enquête d’utilité publique.
L’importance de la participation des campinois à l’enquête d’utilité publique sera un garant de la réalisation rapide du projet.
Vous avez votre mot à dire sur le fonctionnement de ce système de transport, sur l’emplacement des stations du TVM, sur l’interconnexion avec Eole au niveau de la gare des Boullereaux.
Le TVM n’intéresse pas seulement ceux qui vivent le long de son parcours. Il faut que depuis les autres quartiers de Champigny, depuis le plateau briard on puisse rejoindre facilement le TVM. ceci impose de discuter d’une nouvelle organisation des lignes de bus (nouvelles lignes et refonte de lignes existantes) et de la création d’un réseau de circulations douces (pistes cyclables).
Une très bonne nouvelle donc mais qui nécessite pour que cela aille vite maintenant et que le TVM réponde vraiment aux besoins que le campinois se mobilisent et s’expriment.

Le bureau de Forum le 11 décembre 2012

Les Roms en France et en Europe

PROCHAIN DEBAT DU FORUM POLITIQUE NOGENTAIS

mardi 18 décembre à 20h30

à l’école Galliéni, 16, bd Galliéni, 94 Nogent-sur-Marne (face au marché central)

 

« les Roms, en France et en Europe »

Entre fascination et crainte, quelles questions spécifiques les Roms posent-ils à la France et à l’Europe ?

Où ont-ils leur place ?

 

avec

Bruno Beschizza,

secrétaire national de l’UMP et conseiller régional d’Ile de France

ancien commandant de police – ancien secrétaire général du syndicat Synergie-Officiers

http://www.u-m-p.org/actualites/espace-presse/situation-des-roms-la-dilution-comme-mode-daction-73032308

et

Martin Olivera,

chercheur engagé, docteur en ethnologie, université Paris X (thèse sur l’intégration des Roms)

auteur de La tradition de l’intégration. Une ethnologie des Roms Gabori dans les années 2000

intervenant dans le cycle de conférences La rue ? Parlons-en ! (ENS et Fondation Emmaüs)

Roms en (bidon)villes : quelle place pour les migrants précaires aujourd’hui ?

http://www.tsiganes-nomades-un-malentendu-europeen.com/index.php?option=com_content&view=article&id=34:martin-olivera&catid=8:intervenants&Itemid=20

 

 

 

 LE FORUM POLITIQUE NOGENTAIS

 

Ces débats sont organisés par le Forum Politique Nogentais, une association locale, sans affiliation politique, constituée au lendemain de l’élection présidentielle de 2002.

 

Notre association souhaite (re)donner envie de s’intéresser au politique. Dans ce but, elle organise chaque mois un débat public sur une question politique ou sociale, en donnant sa place à une critique positive, pour aller au fond des problèmes, loin des petites phrases et des sondages.

 

Les débats ont lieu Nogent-sur-Marne (94), autour de spécialistes, acteurs de la société civile, militants, élus ou experts. Ils sont ouverts à tous.

 

N’hésitez pas à transférer ce mail à toute personne que vous jugerez intéressée. Merci !

 

Contact : forum@abc.fr  –  tél : 06 79 64 83 31 ou 06 11 19 43 77

Site :www.forumpolitiquenogentais.asso.fr

Sur Facebook : www.facebook.com/pages/Forum-politique-nogentais/321584045670?

 

Pour vous désinscrire, envoyez-nous un mail.

 

 DEBATS A VENIR EN 2012-13(les jeudis 11 octobre, 15 novembre, 13 décembre, 10 janvier, 14 février, 21 mars, 11 avril, 16 mai et 13 juin)

 

 

 

Repenser la fiscalité ? 

Bouclier fiscal, TVA sociale,fiscalité verte, suppression de la taxe professionnelle, niches fiscales, quotient familial : faut-il tout repenser ? Est-ce possible ?

Gilles Carrez

rapporteur général de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale, député-maire du Perreux

http://www.gillescarrez.fr

Pierre-Alain Muet

député PS (vice-président du groupe socialiste à l’Assemblée), ancien inspecteur général des finances, ancien professeur à Sciences-Po Paris et à l’Ecole Polytechnique,

ancien président du Conseil d’analyse économique du Premier ministre, ancien président de l’Association française de science économique

            auteur de Un impôt citoyen pour une société plus juste, Une fiscalité au service d’une croissance durable et de Taxer les transactions financières

http://pa-muet.com

 

 

La place des immigrés en France

Et si on parlait de l’immigration sans la présenter seulement comme une chance ou une menace ? Sans occulter ni les réussites ni les problèmes ?

Qui sont les immigrés en France aujourd’hui ? Quelles questions posent-ils à la France ? Leurs problèmes sont-ils différents aujourd’hui d’hier ?

Politique économique de droite, politique économique de gauche

Au-delà de mesures symboliques ou d’effets de discours, y a-t-il plusieurs politiques possibles ?

Quelles sont les marges de manœuvre ?

Bilan d’étape du Grand Paris

Densification ou extension ? Transports, rééquilibrage Est/Ouest, coût du logement, concurrence internationale entre métropoles.

Comment Paris et sa banlieue peuvent-ils améliorer leur coexistence et tirer parti de leurs avantages respectifs au profit de l’ensemble ?

Bilan d’étape des projets concurrents : Grand Paris (Etat) et Paris Métropole (collectivités locales volontaires, dont Nogent).

Où va la zone Euro  ?

L’Euro nous a-t-il protégés ou précipités dans la crise ? Est-il le problème ou la solution ?

Peut-il perdurer sans gouvernance commune ? Jusqu’où accepterons-nous des abandons de souveraineté ?

débat avec des europhiles et des eurosceptiques, de droite et de gauche

Délinquance et justice des mineurs

Retour sur un phénomène central du quinquennat de Nicolas Sarkozy, la délinquance des mineurs, et son traitement institutionnel.

« La justice sociale face au marché total »

autour du livre « L’esprit de Philadelphie : La justice sociale face au marché total» d’Alain Supiot

L’avenir des Autorités Administratives Indépendantes

On en connaît de nom quelques unes : Défenseur des droits ; CSA ; CNIL ; HADOPI ; Comité d’éthique ; CADA ; AMF ; Haute autorité de santé,…

Mais, dans un paysage institutionnel mouvant, quelle est la fonction de ces 38 AAI ? Aujourd’hui et demain ?

L’avenir du système des retraites

Les systèmes de retraites sont devenus illisibles ; le vieillissement des populations les déstabilise.

Faut-il redéfinir les modalités des solidarités entre les générations ? Quelles sont les marges de manœuvre ? Quels sont les systèmes possibles ?

Quels sont les critères à mieux prendre en compte (pénibilité, carrières longues ou irrégulières,

Il ya 100 ans pour la première fois Champigny élisait un maire de gauche: Albert Thomas

 

Tout le monde à Champigny connait la rue Albert Thomas, au centre ville, rue commerçante, rue de passage.

Peu de gens ont lu sur la plaque de la rue que Albert Thomas a été maire de Champigny. C’est vrai mais un peu court. Albert Thomas a été il y a 100 ans le premier maire socialiste, le premier maire de gauche de Champigny ouvrant un cycle de majorité municipale de gauche qui n’a été interrompu que sous Vichy.

Il a été plus que cela il a été un personnage international, le moteur de la création du BIT (Bureau International du Travail) qui a fait beaucoup pour le respect du droit du travail à une époque, juste après la première guerre mondiale, où les organisations internationales étaient encore très embryonnaires

Ce Bureau International du Travail, sa création,  a joué un rôle éminent dans l’élaboration du Droit du Travail.

Mercredi 12 décembre à 15H, à la maison à la Maison de l’Histoire et du Patrimoine, 15 rue de la Prévoyance à Champigny

Le Professeur Jean Lorcin, Professeur Honoraire d’Histoire Contemporaine à l’Université de Lyon présentera une conférence :

Albert Thomas, le socialisme réformiste et le travail

UN DRAME EVITE DE PEU

Il y a des drames qui attirent l’attention, motivent des articles dans la presse. Et puis il y a des incidents qui par chance ne deviennent pas de drames. Alors la presse n’en parle pas. Et pourtant ils sont significatifs

C’est une rue tranquille dans un quartier pavillonnaire pas très loin du centre-ville. Des pavillons modestes avec jardins, une résidence qui date des années soixante et puis une maison de ville, sans  jardin, 2 étages seulement, et derrière une cour cimentée avec une maisonnette.

Délabrée il y a 20 ans cette maison a été retapée à la fin des années 90 par un entrepreneur  puis revendue à différents propriétaires successifs. Aujourd’hui elle appartient à une SCI qui dépend  elle-même d’une autre SCI  etc. C’est tout ce que nous apprend internet.

La maison accueille en location à prix très forts (600 euros sans les charges pour un minuscule 2 pièces) des immigrés, sans doute en situation irrégulière pour la plupart d’entre eux (mais et on le comprend ils préfèrent ne pas évoquer cet aspect des choses). Ils viennent d’ailleurs que cet ailleurs soit l’Océan Indien, l’Asie Mineure, l’Amérique Latine ou l’est de l’Europe .

La nuit du 30 octobre au 31 octobre dernier fut froide. Dans cette maison le seul moyen de se chauffer ce sont les radiateurs électriques. Ils devaient sans doute tous être allumés   La sollicitation fut trop forte pour un équipement sous dimensionné. L’échauffement fit fondre la gaine d’isolation des cables d’alimentation et aussi d’autres plastiques. Des vapeurs toxiques se répandirent dans les locaux où dormaient les locataires.

Dans un pavillon mitoyen une résidante se trouva elle-même incommodée par les vapeurs toxiques. Vers 2H du matin elle appela les pompiers qui intervinrent vite et efficacement. Les habitants furent évacués. Certains furent placés sous masque à oxygène. Deux personnes plus fortement intoxiquées furent hospitalisées.

Le drame avait été évité de très peu.

20 personnes dont des enfants se retrouvèrent à la rue dans le froid. La solidarité joua. La voisine qui avait donné l’alerte ouvrit sa maison pour le reste de la nuit.

Plus de 20 personnes habitaient donc cet immeuble avec moins de 10m2 par personne et des loyers très élevés.

Combien d’hébergement de ce type y-a-t-il à Champigny ? Difficile à dire mais on en signale un peu partout, parfois nettement plus délabrés et sans doute encore plus dangereux que celui-là.

CES POLLUTIONS QUI NOUS CERNENT: benzène, amiante, solvants toxiques PCE, gaz d’échappement, bruit. à Champigny

Champigny a des cotés agréables à vivre, les bords de Marne et les iles avec leur faune, les deux grands parcs publics du Tremblay et du Parc Départemental, un patrimoine architectural avec l’église Saint Saturnin, la vieille église de Coeuilly ou encore les cités jardins. L’importance des jardins et jardinets privés donne plus de verdure et de fleurs à la ville. Champigny présente un cadre de vie plein d’agréments. Cela ne doit pas nous faire oublier qu’au quotidien des pollutions diverses nous agressent et qu’il y a beaucoup à faire pour diminuer leur impact sur notre vie, notre santé.

 Ci-dessous une première énumération non limitative.

 Benzène: la station ESSO du rond-point de Chennevières

Le 10 octobre  a au cours de la délibération du Conseil Municipal consacrée aux pollutions engendrées par les fuites  à l’ancienne station ESSO (angle rue du Monument exRN4) Y. Fuchs, élu de Forum au sein du Conseil a dit son accord avec la démarche de la municipalité qui a réussi à faire prendre en compte que les travaux de dépollution des sols et du réseau d’égouts restent sous maitrise d’œuvre de la mairie de Champigny mais que le coût soit assumé par le pollueur à savoir ESSO. Une application logique du principe : POLLUEUR=PAYEUR

Il reste  toutefois encore des points litigieux. Le dédommagement des riverains victimes de la pollution pose problème. Esso traine les pieds et semble beaucoup espérer de possibles divisions entre victimes.

Une autre question demeure, celle du règlement du coût du suivi médical (pendant 10 ans !) des personnes ayant subi les effets de la pollution au benzène. Ce coût sera pris en charge par la Sécu. Au cours de son intervention au Conseil Municipal  Y. Fuchs a fait valoir qu’il serait normal que la Sécu présente la facture à ESSO, responsable de la pollution.

Par lettre en date du 8 novembre M. Adenot  précise qu’il est  d’accord avec ce point de vue et annonce qu’il saisit l’ARS (Agence Régionale de Santé) de ce problème afin qu’elle effectue les démarches nécessaires pour que ESSO rembourse la Sécu.

Une affaire à suivre…

Et l’amiante à Champigny ?

Au cours des questions diverses en fin de Conseil le 10 octobre Y. Fuchs avait signalé que dans l’acte de vente de l’office public d’HLM Habitat au bénéfice d’IDF  il était indiqué que les diagnostics effectués sur les  installations de branchement électrique et du gaz indiquaient qu’ilsn’étaient pas conformes du point de vue sécurité et que de l’amiante était présente et il demandait à M. le Maire d’intervenir auprès du nouveau propriétaire

Dans sa réponse, datée du 9 novembre M. Adenot répond que sur sa demande la direction de l’hygiène et de l’habitat a saisi IDF habitat sur cette question.

C’est un premier petit pas. Il faut faire plus. L’amiante est présente un peu partout dans notre ville. On a désamianté l’école Maurice Denis il y a une dizaine d’année, on a désamianté une salle d’Eugénie Cotton à l’été 2012, une partie des halles Stalingrad etc.

Combien reste-il de logements, de bâtiments publics contenant de l’amiante à Champigny ?

Il faut qu’un bilan soit effectué que les conclusions soient rendues publiques et que des travaux de désamiantage soient programmés

Les solvants toxiques

Ce 5 décembre 2012 la ministre de l’écologie a signé l’arrêté d’interdiction du perchloroéthylène (plus couramment appelé PCE qui avec le PCB (perchlorobenzène) est un solvant couramment utilisé dans les teintures, le nettoyage à sec mais aussi pour le nettoyage des outils voire des avions. Aux USA les bases militaires de l’US Air Force ont ainsi été reconnues responsables d’importantes pollutions au PCE et au PCB et depuis une vingtaine d’années l’armée de l’air Us est engagée dans un vaste et couteux programme de dépollution.

PCB et PCE sont en effet classés comme « cancérigènes probables ».

Cet arrêté de Me Delphine Batho, Ministre de l’Environnement nous rappelle qu’à Champigny aussi une pollution importante au PCE et au PCB a existé et qu’elle n’est pas complètement éliminée.

Rappelons les faits : En 2002 nous apprenions que sur la ZAC des Bords de Marne, à l’emplacement d’anciens ateliers de l’Air Liquide une pollution importante avait été décelée. A nos demandes de renseignements, de communication des informations le maire de l’époque M. Jean Louis Bargero opposait un ferme refus : Circulez il n’y a rien à voir. Notre association Forum dut alors écrire au Premier Ministre de l’époque (M. Raffarin) pour que la CADA (Commission d’Accès aux Documents Administratifs) intime à l’organisme porteur du projet de ZAC l’ordre de nous communiquer l’étude qui avait mis en évidence la pollution. Sa lecture nous apprenait l’existence d’une pollution importante au PCB et PCE due au laxisme de l’occupant précédent (Air Liquide) qui s’était débarrassé des produits toxiques en les déversant dans un simple puisard.

Nous avons publié ces données dans notre journal, le Parisien consacra un article documenté au sujet, le Moniteur (n°5228) s’empara de l’affaire. Une dépollution fut réalisée. Toutefois elle resta limitée au secteur de la ZAC elle-même. On ne chercha pas à savoir si les migrations des eaux de la nappe phréatique avait pu transporter les polluants plus loin. La dépollution elle-même resta limitée, sans doute pour des raisons financières et si le taux des polluants dans l’air et les sols est maintenant inférieure aux limites prévues par la loi il n’en reste pas moins élevé interdisant une présence permanente et donc la réalisation des ensembles d’habitation et de l’école initialement prévus.

 

Pollution de l’air

C’est une question que nous avons déjà abordée (on se reportera en particulier à l’article QUEL AIR RESPIRONS NOUS? (sur le blog en date de janvier 2011). Le trafic des voitures particulières et des camions à travers notre ville est gigantesque entrainant en particulier des teneurs très élevées en CO2 et en dioxyde d’azote dans les secteurs ou la circulation est la plus intense. Des mesures effectuées en 2007 par AIRPARIF indiquent pour le carrefour Talamoni-Dupertuis une teneur moyenne annuelle en dioxyde d’azote de 65 mg par m3 nettement supérieur à la valeur de 48 mg par m3 définie comme le maximum tolérable par la réglementation européenne.

A cette pollution due à la circulation automobile il est possible de remédier de deux façons. Localement et dans des délais assez brefs par la réalisation complète de la voie de desserte associée entre la tour hertzienne et le rond-point IKEA permettant de desservir les zones d’activité économiques (poids lourds) et de réduire la circulation autour de ce nœud routier représenté par l’axe Talamoni-Jaurès et l’axe République-Pont de Champigny. C’est une demande des campinois, nous avons écrit en novembre à M. Christian Favier, Président du Conseil Général pour qu’il accélère la réalisation complète de cet axe par le département.

L’autre façon de limiter puis de faire baisser cette pollution due aux poids lourds et aux autos c’est sur le long terme le développement du ferroutage pour les poids lourds, la mise à la disposition des habitants d’Ile de France de transports en commun, rapides, confortables, à des tarifs raisonnables qui incitent les gens à préférer les transports en  région continue d’étouffer du fait de la circulation. Le projet de métro-express est l’expression de cette volonté on souhaite qu’il fonctionne le plus vite possible.

Un autre aspect moins spectaculaire (mais aussi moins couteux) c’est celui de la promotion des circulations douces ( déplacement piétonnier, déplacement en vélo). Le cout des infrastructures (pistes cyclables, garage à vélo, aménagement d’itinéraires piétonniers et de zones piétonnes) est là beaucoup plus faible mais ce développement des circulations douces nécessite des campagnes de motivation pour mettre en avant ce type de déplacement. Et là il y a beaucoup à faire. Nos élus craindraient-ils de prendre à rebrousse-poil des électeurs fanatiques du transport en voiture même sur de très courtes distances ?

Bruit

Le bruit dans notre ville est une nuisance surtout le long des grands axes c’est une conséquence de la circulation automobile. Mais il y a des nuisances sonores autres comme celles dues dans certains bâtiments à l’insuffisance de l’isolation phonique. Comme l’exprimait crument un locataire d’un grand ensemble de logements sociaux (pourtant récemment rénové) : « Quand mon voisin se lève la nuit pour aller aux toilettes j’ai l’impression qu’il me pisse sur la tête ».

Et puis il y a les incivismes.

La municipalité a fait construire un City Stade, rue Jules Guesde, près de la patinoire. En soi c’est quelque chose de très positif qui offre aux jeunes un point de rencontre et de sport. Mais la décision n’a pas été suffisamment pesée. Placée tel qu’il est, directement sous les fenêtres d’un immeuble avec une occupation nocturne tardive par des jeunes bruyants, parfois agressifs le City  Stade est devenu un objet de stress non seulement pour les résidents de l’immeuble situé de l’autre coté de la rue et directement concernés mais aussi pour les locataires de la cité HLM des Cités Blanches en face. Tout le monde se plaint. Le maire a fini par prendre conscience du problème. Un arrêté a été pris qui ordonne la fermeture nocturne. Une porte a été posée qui a aussitôt été arrachée. Une seconde plus solide tient encore mais la grille 2M de haut ne constitue pas un obstacle bien important pour de jeunes sportifs. Le calvaire des riverains continue.

Ce vendredi 7 décembre une habitante de la rue Jules Guesde a adressé une lettre au Maire et aux élus ; Nous en extrayons les passages suivants :

Monsieur le Maire, Madame, Messieurs les élus, 

Le city stade est fermé ce soir (ce n’est pas quotidien) et les jeunes de la patinoire y ont joué au foot de 21h50 à environ 22h20.
Je les ai vus  passer par dessus la grille, j’ai essayé de filmer à leur départ, mais ce n’est pas visible du fait de la nuit.
X  y joue, d’ailleurs il m’a envoyé « bouler » à 2 reprises il y a quelques mois quand je lui ai demandé de respecter pour le moins l’arrêté municipal. Il habite Joinville le Pont.

J’ai perdu mon travail par manque de repos, tant de jour comme de nuit : cris, hurlements, vacarme, vocifération, pleurnichements et jérémiades des plus jeunes. Ces nuisances ont eu des répercussions négatives sur ma santéprovoquant stress, insomnies, maux de têtes et irritabilité. J’y travaillais depuis 14années.
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Ce terrain est beaucoup trop proche de nos fenêtres, d’autant que des nuisances existaient déjà liées à la patinoire. Aujourd’hui, circulation intense, patinoire non insonorisée, allers et venues sur le parking, bus 106,…

 

La municipalité a voulu réaliser quelque chose de bien pour les jeunes ; Elle s’est trompée en l’implantant rue Jules Guesde, dans un secteur inapproprié. Comment peut-elle aujourd’hui sortir de l’impasse ? il faut savoir parfois reconnaitre que, tout en ayant les meilleures intentions on s’est trompé. La chose est sérieuse car les nuisances par le buit, répétées ont des effets dévastateurs sur la santé.

Panneaux voilés, panneaux dévoilés, de l’art de préparer les échéances électorales

Des campinois attentifs et observateurs il n’en manque pas. Et certains  nous ont fait part de leur étonnement. Ils avaient remarqué fin novembre que les grands panneaux qui à l’angle de la rue de la plage et de la D4 et devant les ateliers municipaux annonçaient l’ouverture d’une gare Champigny Centre du métro express avaient été recouverts de plastique blanc (nos photos).

Et certains de se poser la question du pourquoi. Cela signifiait-il que le projet n’était plus à l’ordre du jour ? En ces temps de crise on est prêt à craindre tout et n’importe quoi.Le suspense ne dura pas trop. Les panneaux avaient été masqués pour préparer un évènement,  pour attirer l’attention sur cet évènement : la signature de l’acte de cession des terrains des ateliers municipaux à la SGP (Société du Grand Paris) ; La signature réelle était déjà effective depuis plusieurs jours mais il s’agissait par une cérémonie symbolique le 3 décembre  de bien souligner l’engagement de la mairie et du maire dans la réalisation de ce métro dont les campinois à juste titre attendent beaucoup pour la ville.

Signature symbolique faite les panneaux étaient de nouveau dévoilés. Avec un texte remis au gout de l’évènement.

A quoi sert une telle opération de communication ? à rien de concret si ce n’est à bien marquer  qu’à  un peu plus d’un an des prochaines élections municipales (mars 2014) M. Dominique Adenot a déjà choisi le thème sur lequel il entend mener sa campagne.sa campagne. Il veut apparaitre comme grand artisan de la réalisation du métro. On vous prédit une série d’inaugurations, de premiers coups de pioche etc.

De toute façon le filon est bon et peut resservir. Si M. Adenot est réélu en 2014 il pourra  utiliser à nouveau le thème du métro pour les municipales de 2020 puisque c’est en 2020 et non plus en 2018 comme il était prévu que pourrait être mis en service le tronçon sud (si tout va bien). C’est ce qu’a indiqué M. Albarello, député et rapporteur du dossier Grand Paris à l’Assemblée Nationale) (cf Le Parisien du 6/12/2012)