Archives mensuelles : janvier 2013

La grosse gaffe

C’est une affiche qui a fait causer.

Elle est apparue sur des murs, des panneaux officiels de Champigny, un vrai affichage sauvage sévèrement sanctionné par la loi mais toléré à Champigny quand il est le fait du PCF.

Le message politique de l’affiche (voir notre photo) est difficile à interpréter : une charmante jeune femme proclame : « Je suis communiste et cela fait du bien ».

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Des rieurs ont demandé où ?

D’autres plus caustiques ont rappelé la publicité d’un produit connu de parapharmacie « S****** ça fait du bien là où ça fait mal » mais personne n’a su donner une explication politique crédible à cette affirmation.

Pourtant il y a bien un contenu politique certainement involontaire à cette affiche, involontaire mais très révélateur. Quand on regarde la signature en bas à droite on note qu’à côté de PCF il y a écrit Front de Gauche.

                                             

Ceux qui de bonne foi ont cru que le Front de Gauche était une preuve de recomposition à gauche une alliance d’organisations comme le PCF, le Parti de Gauche et d’autres sont ramenés à la cruelle réalité. A Champigny PCF= Front de Gauche et ils doivent s’y sentir « bien ».

La Direction Régionale de l’environnement recale le projet Union-Jaurès

C’est une décision de la Direction Régionale et Interdépartementale de l’Environnement et de l’Energie d’Ile de France (DRIEE) en date du 12 septembre 2012 et c’est une sacrée claque pour le projet Union Jaurès de la municipalité.

 Cette décision référencée DRIEE-SDDTE-2012-027 la mairie s’est bien gardée de la porter à la connaissance des campinois. Elle porte (ce sont les termes) sur « la demande d’examen au cas par cas n° F01112P0032 relative au Projet de construction Union Jaurès, situé sur la commune de Champigny sur Marne…. » portant sur « la construction de 320 logements dans des immeubles de 2 à 10 étages de 21.000 m2 de surface plancher, de locaux commerciaux en rez de chaussée de 4000m2 de surface plancher et d’un parking souterrain ».

        

                            pour le moment un projet qui fait flop

La décision de la DRIEE constate que dans la surface considérée existe une source potentielle de pollution référencée dans la base de données BASIAS du Bureau de Recherches Géologiques et Minières, que l’environnement est soumis à des nuisances sonores (proximité D4), que la création de commerces et d’un parking souterrain est susceptible de déterminer une augmentation du trafic routier.

Dans les considérants la DRIEE mentionne que le projet concerne la construction de plusieurs bâtiments de 10 étages dans le périmètre de protection de l’église Saint Saturnin (voir note en fin d’article).

Pour ces raisons et d’autres la DRIEE a décidé que la réalisation du projet devait être précédée d’une étude d’impact ce que la municipalité avait négligé.

On ne peut que constater, après l’échec du premier projet des Simonettes devant le Tribunal Administratif de Melun suite à une plainte des riverains, que ce rejet du projet Union-Jaurès par la Direction régionale de l’Environnement dénote un certain manque de sérieux dans la préparation des projets de la municipalité.

On peut se demander dans quelle mesure  les ambitions affichées par l’équipe municipale dans son Programme Local de L’Habitat de réaliser 2316 logements d’ici 2017 sont crédibles.

 

Note : c’est par ce document de la DRIEE qu’on apprend que les bâtiments auraient 10 étages. Les informations fournies précédemment faisaient état de 5-6 étages, ce qui d’ailleurs s’intégrait mieux dans le front d’immeubles voisins.

Pour accéder à la décision de la DRIEE

http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/val-de-marne-94-r690.html

 

 

Droit de Vote des Etrangers aux Elections locales: il est grand temps d’en discuter

Il est temps de lancer la discussion à Champigny sur cette question qui nous concerne tous. Le droit de vote aux élections locales à tous les étrangers après une durée minimale de séjour. Pour introduire la discussion nous publions sur notre blog de larges extraits d’une tribune parue en novembre 2012 sur Médiapart, écrite par Daniel Breuiller , Maire d’Arcueil, Gauche Citoyenne avec Francine Bavay, EE-LV, Michel Bock, Emmanuelle Cosse, conseillers régionaux d’Île-de-France.

« C’était une des « 101 propositions pour la France » de François Mitterrand en 1981 pour les étrangers non communautaires. Pendant que la France reportait sans cesse l’adoption d’une telle loi, onze pays européens accordaient le droit de vote aux élections locales à tous les étrangers après une durée minimale de séjour sur leur territoire (entre deux et cinq ans). Dans cinq de ces pays, les étrangers ont également le droit de se faire élire aux élections municipales.

Depuis quelques semaines, le gouvernement hésite sur cet engagement électoral de François Hollande pour les élections municipales de 2014. Il s’abrite derrière l’opinion publique : des sondages disent que les deux tiers des Français étaient pour l’octroi de ce droit il y a un an, et qu’ils ne sont plus qu’un tiers aujourd’hui. Ce ne serait donc pas le moment puisque la demande n’est pas forte… Et puis la majorité des 3/5e au Congrès n’est pas assurée… le droit de vote des étrangers, n’est pas un problème, mais une solution, vitale, essentielle, maintenant !

Vitale, parce que nous constatons un essoufflement démocratique de plus en plus fort depuis plus de 10 ans. Ce nouvel apport au corps électoral pourrait se révéler central en terme de renouveau démocratique. C ‘est aussi le sens des prises de position de plusieurs maires de grandes villes, comme Bertrand Delanoë, Didier Paillard, Dominique Voynet.

Essentielle, parce que les étrangers participent à la vie économique, sociale, culturelle de notre pays. Ils contribuent par l’impôt aux ressources de nos communes. Ils contribuent à la vie citoyenne en étant responsables d’associations, délégués syndicaux, représentants de parents d’élèves, électeurs pour la désignation des conseils de prud’hommes… Comment accepter le maintien de ce statut de citoyen de seconde zone, et souhaiter en même temps que tous s’intègrent à la société française ? Persister à exclure les étrangers de l’acte citoyen minimal que constitue le droit de vote aux élections municipales serait plus qu’une erreur : une faute. Dans nos villes, des milliers de femmes et d’hommes issus de l’immigration et leurs enfants attendent ce signal fort d’une reconnaissance de citoyenneté, antidote contre un racisme toujours affleurant, rempart contre la droite qui flirte beaucoup avec l’extrême droite sur ce thème.

Essentielle encore, parce que le droit de vote contribue à un sentiment d’appartenance à la société française, non à sa nation. Le statut de citoyen dans une ville ne doit pas être lié à la nationalité. La république, et singulièrement, la république française n’implique pas la confusion entre nationalité et citoyenneté. La citoyenneté de résidence est une des revendications qui fonde les valeurs écologistes, elle est toujours d’actualité.

Maintenant, parce que la crise systémique mondiale dans laquelle nous baignons depuis 4 ans incite à l’égoïsme plutôt qu’au partage, au repli sur soi plutôt qu’à l’échange. On protège son pain au chocolat plutôt que d’essayer de le multiplier. La diversité culturelle devient dangereuse. Ne nous le cachons pas, le nationalisme, le racisme, l’islamophobie, l’antisémitisme, l’exclusion sont des idées qui avancent. Il y a péril en la demeure, dans un contexte de crise qui voudrait désigner des boucs émissaires aux difficultés sociales. Renoncer au droit de vote pour les résidents étrangers, ce serait capituler devant les pires arguments, et laisser le champ libre aux peurs et aux haines. Nous n’avons pas le droit, plus le droit, de laisser cette victoire à la droite et à l’extrême-droite. Comme écologistes, contribuons à faire évoluer l’opinion publique en menant une grande campagne intelligente, pédagogique, rassembleuse, optimiste et persévérante. Entreprenons les démarches pour une bataille large et unitaire. Les forces existent pour conquérir le droit de vote des étrangers et faire ainsi respirer la société de toute sa diversité. »

Contrairement à de nombreuses municipalités de gauche celle de Champigny ne s’est pas saisi jusqu’à maintenant de ce problème. Il est urgent qu’elle le fasse. Le débat parmi les citoyens est d’actualité. En publiant cette tribune nous agissons pour que le débat à Champigny se fasse au grand jour et s’élargisse.