Archives mensuelles : octobre 2013

3ème atelier-débat: Urbanisme et logement

 

3ème atelier-débat organisé par le Parti Socialiste, Forum des Boucles de la Marne et Europe Ecologie-Les Verts

Quel urbanisme ? Quelle politique du logement pour Champigny ?

Les décisions prises

engageront Champigny pour longtemps.

 

La crise du logement est très grave sur la métropole parisienne. Au manque de logements modernes et à prix abordables, s’ajoutent des disparités importantes entre les différents territoires. Le manque de logement rejette vers de très lointaines communes de nombreuses personnes qui ne peuvent accéder à des logements sociaux et ne peuvent pas assumer les loyers trop élevés du secteur privé à Paris ou en proche banlieue.

Cette situation induit des inégalités criantes. Il faut construire. Mais où ? Et quel type de logement doit-on construire ?

Les zones prévues de constructions de grande hauteur à Champigny

Quelle politique pour Champigny ? Le Programme Local de l’Habitat est-il réaliste ? Fera-t-il une ville plus équilibrée ? Qu’est-ce que Champigny est capable de réaliser ? Quels efforts cela demande-t-il ? (école, services sociaux, transports etc.)

.Améliorer le cadre de vie des cités existantes

De tout cela, nous vous invitons à débattre lors du 3ème atelier débat, organisé par le Parti Socialiste, l’association Forum des Boucles de la Marne et Europe Ecologie Les Verts

Jeudi 7 novembre à partir de 20H30

Auditorium du CME Jean Vilar

52, rue Jean Marie Derrien à Champigny

tout en sauvegardant notre patrimoine environnemental

à venir

4ème atelier débat : réforme territoriale, intercommunalité et démocratie

Le samedi 30 novembre, à 14H30, salle Jean Morlet

Notes prises au cours de l’atelier-débat n°2

A propos d’une politique de l’environnement à Champigny s/ Marne

Mercredi 16 octobre au soir à la salle de la Planchette le 2ème atelier débat a été un succès parce que plus encore qu’au premier les participants se sont investis dans les discussions et que des propositions concrètes ont vu le jour.

En abordant différents thèmes les participants gardaient à l’esprit une idée : dégager les points importants pour lesquels une action est susceptible  d’améliorer la gestion de l’environnement à Champigny.

Les participants ont souhaité la création d’une Charte de l’Environnement récapitulant les propositions, les buts à atteindre et les problèmes à gérer.

Premier point venu en discussion celui des friches industrielles et aussi des pollutions potentiellement induites par les hydrocarbures (station-service, casse automobiles) a fait l’objet de plusieurs interventions. Compte tenu de l’expérience acquise au cours de deux affaires précédentes celles de la ZAC de l’Air liquide et celle de la station Esso du rond-point de la tour dans lesquelles la municipalité pour la première, la préfecture dans la seconde ont montré une grande réticence à informer les riverains, les participants se sont posé la question d’un inventaire approfondi des sols et des eaux de la commune a été posé. On a pu constater dans ces deux cas l’importance de la mobilisation citoyenne (association, riverains de la rue du Monument) pour amener les autorités à prendre réellement en compte les problèmes environnementaux pourtant criants.

La pollution de la station Esso, dénoncée par l’action des riverains est enfin reconnue

Il est important qu’une véritable cartographie des pollutions sur la commune soit effectuée et serve à réaliser rapidement les dépollutions nécessaires. Il en découlerait une véritable valorisation du foncier ainsi traité et surtout c’est le plus important des conditions de vie bien meilleure (santé).

Pollution de la Marne à Champigny suite à la rupture d’une vanne à la station d’épuration de Noisy le Grand

Dans un autre domaine la pollution par l’amiante a été aussi évoquée. Grâce aux parents d’élèves la désamiantisation a été engagée à Maurice Denis au début des années 2000. Elle a été complétée par des travaux à Eugénie Cotton en 2012. Qu’en est-il des autres écoles ? L’information manque. On sait qu’il y a des problèmes d’amiante dans l’ancien marché Jean Vilar, dans la partie abandonnée du marché Stalingrad.

Il a fallu la vente en 2012 des 550 logements de l’Office Public d’HLM de la ville de Champigny à IDF Habitat pour découvrir à la page 50 de l’acte de vente (que la municipalité refusait de communiquer) que ces 550 logements étaient amiantés. Quels travaux IDF Habitat nouveau propriétaire a-t-il engagé pour remédier à ce danger pour la santé des locataires ? Combien d’autres logements sociaux anciens à Champigny sont amiantés. Là encore il faut une étude et un bilan.

On ne peut pas prétendre défendre le logement social si on ne crée pas les conditions pour éliminer de tels problèmes qui peuvent à terme peser lourdement sur la santé des locataires.

Les intervenants ont aussi noté que Champigny était richement doté en espaces verts (Parc Départemental et Parc du Tremblay, Iles de la Marne) et aussi du fait  des jardins et jardinets privés des secteurs pavillonnaires. L’ensemble constitue un poumon pour la ville et  permet aussi la pénétration des eaux de pluie dans le sol. A ce sujet des intervenants ont fait remarquer que la construction d’ensembles locatifs et de surfaces de parking augmentait le ruissellement de surface et diminuait le pourcentage d’eau qui s’infiltre. Cette augmentation du ruissellement  fait croitre le danger de crues et l’arrivée soudaine dans les cours d’eau (Marne) d’eaux de surface qui ont lessivé des parkings, des rues à grande circulation  et apportent ainsi des résidus d’huiles de moteur et des métaux lourds qui sont particulièrement néfastes pour la flore et la faune des rivières.

Les jardins ouvriers au coeur de la cité Une initiative de Valophis et du Conseil Général qui a créé des liens nouveaux

Un participant a fait part de l’initiative de Valophis et du Conseil Général qui, dans les Cités Blanches a permis la reconquête d’espaces pour créer des jardins ouvriers. Une initiative intéressante qui de plus a contribué à tisser des liens et à favoriser des échanges entre des gens qui auparavant se contentaient de se croiser.

Il a été émis le souhait que des contacts soient pris avec les différents bailleurs sociaux pour demander d’examiner la possibilité de création de jardin-ouvriers de ce type dans d’autres grands ensembles.

Dans la Charte de l’Environnement qui doit être mise sur pied (et que quelqu’un a proposé d’appeler Charte du Bien Etre des Campinois) il sera demandé que lors de la construction d’habitats collectifs un recensement préalable détermine la superficie des jardins et friches végétalisées qui seraient amenés à disparaître et qu’obligation soit faite au constructeur d’intégrer dans le nouveau bâti une surface équivalente d’espaces verts ceci pour préserver l’équilibre de la ville.

Autre question qui a suscité de nombreuses interventions celle de la sécurité de circulation des piétons et des cyclistes en ville. On ne pourra vraiment développer les circulations douces que si on assure aux piétons des itinéraires faciles sur des trottoirs bien aménagés et des traversées bien protégées des chaussées. Des personnes présentes ont demandé que soit publié un bilan du nombre d’accidents, de blessés et de morts sur la commune chaque année pour une incitation forte à la prudence et à la bonne conduite.

Où vont passer les piétons? et en particulier

les poussettes, les personnes à mobilité réduite?

Des pistes cyclables transformées en parkings?

En ce qui concerne les pistes cyclables tout le monde a observé qu’elles sont peu ou pas respectées par les automobilistes quand il s’agit de simples marques de peinture au sol (stationnements fréquents sur les pistes). Un résident des Mordacs a fait remarquer qu’une piste cyclable existe bien rue du Bois l’Abbé et Salvador Allende mais que rien n’a été fait ni sur l’Avenue du 8 mai 1945, ni sur l’Avenue Maurice Thorez qui sont autant empruntées par les cyclistes.

Un autre intervenant a insisté pour que soit introduit dans cette Charte de l’Environnement le problème de la formation professionnelle des jeunes en rappelant que les métiers de l’environnement constitue des débouchés d’avenir et qu’il serait bon que tous ces travaux à réaliser sur Champigny puissent aussi servir à assurer la qualification professionnelle des jeunes (sous forme stages).

Le problème des antennes de téléphonie mobile demeure. L’émotion des personnes résidant à proximité d’antennes a été rappelée surtout que les dernières enquêtes en cours même si elles sont imprécises confirment le danger. L’an dernier les menaces d’implantation d’antennes au Tremblay et à Coeuilly ont abouti à une mobilisation très forte des résidents. Des manifestations ont eu lieu à Coeuilly. Au Tremblay la mobilisation à 6H15 un matin de l’hiver dernier a bloqué la mise en place de la grue louée pour mettre en place l’antenne rue Jack Gourevitch. Dans les heures qui suivaient la mairie prenait un arrêté d’interdiction de la pose de l’antenne. Quelques jours plus tard l’EPFIF (Etablissement foncier de la région propriétaire de l’immeuble ou devait être posé l’antenne) annonçait qu’il refusait cette implantation.

Manifestation devant la mairie contre l’implantation sauvage des antennes de téléphonie mobile

Toutefois la menace pesant sur d’autres quartiers persistant à Coeuilly une manifestation devant l’hôtel de ville, la réception d’une délégation par le premier adjoint ont amené progressivement la mairie à prendre en compte le bien fondé des inquiétudes. La fixation des normes sécurisantes reste du domaine de l’état et il reste beaucoup à faire. Dans une intervention une des protagonistes de la mobilisation insistait sur l’urgence de solutions face au développement prévu de la 4G et soulevait la question de l’utilité réelle du très haut débit non filaire.

Dans le domaine des repas servis aux scolaires (et aussi dans les foyers logements) la question du retour à un fonctionnement local. Actuellement (sauf pour le collège Willy Ronis) la fourniture des repas a été externalisée et confiée à SIRESCO. On souhaiterait le développement de journées BIO et une préférence donnée aux circuits courts d’approvisionnement.

Dans le domaine des déchets et de leur traitement les intervenants ont pris en compte le fait que le taux de la TEOM (taxe d’enlèvement des ordures ménagères) fixé à 11,58%, même s’il est stable depuis 3 ans, reste le plus élevé du département alors que la production d’ordures ménagères par habitant reste plus élevée que la moyenne départementale et que corrélativement le tri (papier, verre) reste à un niveau plus faible là encore que la moyenne départementale. Il y a un vrai échec de la politique municipale des déchets. Il faudra puisque la procédure d’appel d’offre pour le renouvellement du contrat est lancée mobiliser les campinois pour obtenir une amélioration réelle de la politique en ce domaine.

L’enlèvement des déchets verts est une bonne chose en soi mais  cet enlèvement  coûte. Pourtant la ville se refuse toujours à encourager par des aides financières (différentes modalités ont été testées dans les villes qui ont encouragé cette pratique) la pratique du compostage. Pourtant le compostage a pour mérite de supprimer progressivement l’enlèvement des déchets verts et de diminuer le volume des ordures ménagères puisqu’un compost ne se compose pas uniquement de gazon et d’autres plantes mais qu’il convient pour un bon fonctionnement d’y adjoindre des débris végétaux ménagers (épluchures etc.).

Il a été souligné aussi que la mairie ne jouait pas le rôle qui devrait être le sien dans ce domaine en diffusant de l’information, en faisant des enquêtes. Un intervenant a signalé que Valophis, par contre, avait fait du très bon travail de sensibilisation en ce domaine.

Petites ou………

…grandes les incivilités ne sont pas tolérables

Tout le monde a été d’accord pour dire qu’un effort particulier devait être fait en direction des enfants et que le domaine scolaire était celui qui convenait le mieux pour les sensibiliser au tri et aux problèmes de l’environnement. Ceci suppose qu’on donne aussi aux écoles les moyens pour le faire. Une enseignante a ainsi rapporté que dans l’école où elle exerce ce travail de tri avait eu un grand succès auprès des scolaires avec des petites poubelles différentes pour le papier, les plastiques etc.  Toutefois la mairie n’ayant fourni qu’une seule poubelle à la femme de ménage celle-ci regroupait tous les produits. Les enfants s’en sont rendu compte et tout le profit de cet apprentissage a été perdu….Promouvoir une politique est une chose mais il faut un suivi et des moyens pour la réaliser.

D’une façon générale les participants ont regretté que l’information ne soit pas suffisante sur ces problèmes, qu’il n’y ait aucune mobilisation. On a cité des villes comme La Rochelle qui organisent tous les ans une journée d’action et d’information sur les déchets et le tri ; tout le monde y participe. Ce n’est pas le cas à Champigny.

Dernier point abordé celui des économies d’énergie, et de la précarité énergétique. Il est nécessaire de développer les efforts pour améliorer l’habitat. Une partie des réalisations dans ce domaine est pris en charge par l’état et des contrats d’avenir peuvent être lancés.

Ce deuxième atelier débat était animé par Jean Marie Lagache, responsable du groupe local d’Europe Ecologie-Les Verts, assisté au bureau par Caroline Adomo, secrétaire de la section de Champigny du Parti Socialiste et par Yves Fuchs, Président de l’association Forum des Boucles de la Marne

Prochain Débat du Forum Politique Nogentais et d’autres débats près de Champigny

 

jeudi 10 octobre à 20h30

à la Maison des Associations, 5/7, rue Anquetil, 94 Nogent-sur-Marne (entrée libre et gratuite)

 

Le modèle allemand est-il un modèle  ?

On donne souvent l’Allemagne en modèle pour restaurer notre compétitivité.

Selon G. Duval, ce qu’il faudrait « copier » ce sont les traditionnels point forts de l’Allemagne, qui fondent les succès actuels de son économie,

et non les lourds sacrifices des années 2000, qui ont au contraire fragilisé son modèle social et développé spectaculairement les inégalités.

 

avec Guillaume Duval,

rédacteur en chef du mensuel Alternatives Economiques

auteur de Made in Germany: Le modèle allemand au-delà des mythes

 

Daniel Cohn Bendit (coprésident du groupe des Verts au Parlement européen) :

« Pour sortir des mythes qui entourent le modèle économique allemand, je ne saurai trop conseiller la lecture de Made in Germany, le récent ouvrage de l’économiste Guillaume Duval ».

 Michel Albert (auteur de Capitalisme contre capitalisme, éd. du Seuil 1991) :

« Je suis persuadé que ce livre va influencer l’opinion éclairée comme rarement un essai de cette nature ».

 Emmanuel Todd (historien et démographe) :

« Made in Germany est un petit chef d’œuvre : densité, concision, dimension culturelle et anthropologique, élégance de l’analyse historique, avec ce qu’il faut de « ton » pour le jugement. Bravo et merci. »

 Philippe Meyer (France Culture) :

« C’est ce que j’ai lu de plus intéressant et de plus original sur l’Allemagne. »

Alfred Grosser (professeur émérite à Sciences Po et « pape » de la relation franco-allemande) :

« En France, des voix appellent à imiter l’agenda 2010, présenté en 2003 par le chancelier Schröder devant le Bundestag… À tort : comme vient de le montrer Guillaume Duval dans son livre Made in Germany : la bonne situation actuelle de l’économie allemande ne doit pas grand-chose au dit agenda. »

 Jean-Claude Guillebaud (Le Nouvel Observateur ) :

« Le rédacteur en chef du mensuel Alternatives économiques y démontre avec minutie pourquoi il est ridicule d’évoquer à tout bout de champ le « modèle allemand ». De même qu’il est irréfléchi de qualifier rétrospectivement le chancelier Gerhard Schröder de « réformateur clairvoyant » ».

 Franz-Olivier Giesbert (Le Point) :

« M. Duval a du talent et on ne lui reprochera pas de déconstruire le modèle allemand, ce qui est la quintessence même de notre métier… Avec Made in Germany qui est appelé à rencontrer un succès certain à gauche, M. Duval incarne superbement ce que nos collègues anglo-saxons appellent le « déni français » ».

 Vincent Giret (Libération) :

« Duval a raison : il y a mieux à faire qu’ « une instrumentalisation propagandiste » du modèle allemand et, davantage que l’économie de ce grand pays, c’est sa « société » qui devrait nous inspirer ».

 Frédéric Lemaitre (Le Monde) : « Cet essai très pédagogique remet en cause nombre d’idées reçues et constitue une contribution très utile au débat sur le fameux modèle allemand. »

 Ulrike Guérot (représentante pour l’Allemagne de l’European council on foreign relations – ECFR) : « Ce qu’il faudrait surtout c’est une traduction allemande de ce livre  ! »

 Pascal Canfin (ministre délégué chargé du développement) : « Ce livre est excellent et pas seulement parce qu’il prône en conclusion un Green new deal européen. »

 Sylvie Goulard (députée européenne du MoDem, ancienne présidente du Mouvement européen) : « Merci d’avoir écrit Made in Germany. C’est un ouvrage remarquable. »

 

 

 LE FORUM POLITIQUE NOGENTAIS

 

Ces débats sont organisés par le Forum Politique Nogentais, une association locale, sans affiliation politique, constituée au lendemain de l’élection présidentielle de 2002.

 Notre association souhaite (re)donner envie de s’intéresser au politique. Dans ce but, elle organise chaque mois un débat public sur une question politique ou sociale, en donnant sa place à une critique positive, pour aller au fond des problèmes, loin des petites phrases et des sondages.

 Les débats ont lieu Nogent-sur-Marne (94), autour de spécialistes, acteurs de la société civile, militants, élus ou experts. Ils sont ouverts à tous.

 

N’hésitez pas à transférer cette information à toute personne que vous jugerez intéressée. Merci !

Contact : forum@abc.fr  –  tél : 06 79 64 83 31 ou 06 11 19 43 77

Site :www.forumpolitiquenogentais.asso.fr

Sur Facebook : www.facebook.com/pages/Forum-politique-nogentais/321584045670?

___________________________________________________________

Les débats écologistes de Fontenay présentent :

 Le système financier et ses dérives

Corruption et l’évasion fiscale, filiales bancaires et paradis fiscaux, pour une vraie séparation des banques d’affaire et des banques  de dépôt…

Comment agir contre l’évasion fiscale ?

Comment réguler le secteur bancaire ?

Que penser des réformes en France et en Europe.

Une taxation financière locale est elle possible ?

 avec Jean Merckaert économiste, rédacteur en chef de la revue Projet, ex-membre de CCFD Terre Solidaire

 Mardi 8 octobre à 20h30, Maison du Citoyen et de la Vie Associative, salle 203  16, rue du révérend père Aubry – 94120 Fontenay-sous-bois

coop.eelv94120@laposte.net

___________________________________________________________

 Prochain débat de l’association vincennoise Rencontres Démocrates :

 L’Afrique post-coloniale

 avec Achille Mbembe

 Professeur d’histoire à l’université de Witwatersrand à Johannesburg (Afrique du Sud) et à la Duke University (USA).

Auteur de Critique de la raison nègre (Ed La Découverte) et de Sortir de la grande nuit. Il est un des dix grands penseurs africains d’aujourd’hui. 

Lundi 14 octobre à 20h30, Maison des associations de Vincennes, salle Paul-Rumeau, 41-43 rue Raymond-du-Temple (5 mn des stations M° Château de Vincennes, Rer A Vincennes, parking Marigny)

 http://www.rencontresdemocrates.com

 

 

 

 

 

 

Deuxième atelier-débats le 16 octobre

Europe Ecologie-les Verts, le Parti Socialiste et Forum des Boucles de la Marne organisent le deuxième atelier-débat citoyen sur les problèmes de l’environnement à Champigny

 

Le réchauffement climatique, la pollution croissante des océans, la mise en danger de la biodiversité sont des problèmes planétaires. Seules des concertations internationales, des politiques de longue durée sont susceptibles d’apporter des solutions. C’est l’aspect global du problème.

Mais chaque unité territoriale, chaque commune, la nôtre y compris a sa propre responsabilité dans le secteur de la protection de l’environnement, de la dépollution. Chaque commune a aussi ses traits spécifiques et la gestion de l’environnement n’est pas la même à Paris, dans une ville de banlieue ou dans une localité rurale.A Champigny, quelle politique pour : l’habitat, l’expertise des pollutions des friches industrielles, la gestion des déchets, la gestion de l’eau et de l’énergie, la circulation, les transports, les espaces verts (parcs publics et jardins privés), la protection de la Marne et des iles (végétaux et faune) ?


Pollution industrielle: le scandale de la station ESSO

Pollution accidentelle de la Marne         

Nous vous invitons donc à préciser avec nous les points essentiels à améliorer concernant  la gestion de l’environnement dans notre commune et les solutions ou initiatives qui permettront de lutter efficacement contre les problèmes environnementaux pour un meilleur cadre de vie.

Manifestation contre l’implantation sauvage des

antennes de téléphonie mobile

 

Quelle politique de l’environnement pour Champigny ?

 

(mercredi 16 octobre à 20 h 30 Salle de la Planchette, 149 rue Roger Salengro)

Manifestation pour le développement des pistes cyclables

Comment lutter contre les incivilités?

 

Autres débats à venir :

Quel urbanisme et quelle politique du logement pour Champigny ?

(jeudi 7 novembre à 20 h 30 à l’auditorium du CMA Jean Vilar)

Réforme territoriale, intercommunalité et démocratie

(samedi 30 novembre à 14 h 30 salle Jean Morlet)

 

 

.

Compte Rendu du premier atelier débat (28 septembre)

Samedi 28 septembre après-midi s’est tenu le premier des ateliers débats organisés conjointement par Forum des Boucles de la Marne, Europe Ecologie les Verts et le Parti Socialiste sur le thème:

Participation Citoyenne et Démocratie Participative

Il faut vraiment du nouveau à Champigny

. Un peu plus de 50 personnes avaient répondu présent. Une assistance très représentative et diverse. Des intervenants se sont présentés en précisant qu’ils étaient campinois depuis trente ans et plus et d’autres ont évoqué  leur vécu à Champigny depuis leur arrivée il y a deux ou trois ans.

A côté de membres du PS, d’EELV  et de Forum, se sont retrouvées des personnes qui ne fréquentent pas d’habitude les réunions. Un participant expliqua même qu’habitant Champigny depuis plus de 30 ans il participait pour la première fois à une réunion publique.

Un maire adjoint (PCF)(M. Georges Charles) et un maire adjoint (PS)(M. Gilles Desseigne) donc membres de la majorité municipale actuelle et une conseillère municipale du groupe UMP étaient aussi présents et ils n’étaient pas venus seulement pour écouter puisqu’ils intervinrent pour défendre leur point de vue.

C’est une chose tout à fait positive que malgré nos différences d’analyse et de projet sur les questions de la ville il est possible d’ouvrir des espaces de discussion.

Avant le débat Yves Fuchs, Président de Forum en quelques mots a présenté ce premier atelier-débat

Intervention Yves Fuchs : Quelques mots pour ouvrir cette réunion. Quelques mots rapidement parce que  nous ne sommes pas réunis pour entendre des discours mais pour avoir des échanges d’informations, de propositions entre nous tous.

D’abord laissez-moi vous présenter ceux qui sont en face de vous, Caroline Adomo, secrétaire de la section de Champigny du Parti Socialiste, Jean Marie Lagache responsable du groupe local d’Europe Ecologie-Les Verts et moi-même Yves Fuchs, Président de l’association citoyenne Forum des Boucles de la Marne.

Caroline et Jean Marie après moi vous préciseront les raisons qui les ont conduits à s’associer à l’initiative des Ateliers-Débats (il y aura 4 ateliers débats en tout).

En ce qui concerne notre association Forum des Boucles de la Marne, son intérêt pour de telles réunions découle de sa nature même. Forum est une association de citoyens campinois de sensibilité de gauche mais épousant toutes les couleurs de l’éventail de la gauche. Nous ne nous posons jamais la question de savoir ce que notre voisin vote. Nous avons la volonté de travailler ensemble. Nous considérons que la participation citoyenne, la démocratie locale constituent un élément essentiel de la politique au sens du vivre ensemble et de faire changer les choses dans un sens progressiste.

Nous vivons une période où un grand nombre ne croit plus à l’utilité de l’action politique, à la possibilité de faire évoluer la vie. Or c’est au niveau de la vie locale qu’il est possible de remobiliser les gens, de les amener à se sentir responsables, à s’impliquer.

Ceci vous explique la raison de notre présence ici.

La campagne des élections municipales commence. Ce sera un moment important de débat sur les problèmes de Champigny. Nous ne sommes pas ici aujourd’hui pour présenter des candidatures annoncer des alliances, tirer des plans sur la campagne des municipales mais pour faire murir des propositions. Ces propositions c’est à vous citoyens campinois de les formuler de les mettre en forme pour qu’elles soient au centre des débats à venir ceux des municipales bien sur et ensuite de la vie de la commune.

Le débat : Après que Caroline Adomo au nom du PS, puis Jean Marie Lagache au nom d’EELV aient expliqué l’intérêt qu’ils trouvaient à de tels débats la parole a été donnée à la salle. 23 interventions venues du public ont animé la discussion pendant près de 2h, portant sur toutes sortes de sujet de l’augmentation des impôts locaux nettement supérieure à l’inflation (+56% contre 15% d’inflation depuis 2004 dira un intervenant) au problème de sécurité des cyclistes et des piétons, au stationnement sur les trottoirs mais fondamentalement le problème de l’impact de l’action citoyenne et du rôle des élus est resté au centre des discussions.

Un habitant de Coeuilly a indiqué qu’auparavant le bureau du Conseil de Quartier se réunissait et déterminait quelles questions seraient traitées en Conseil de Quartier et cela fonctionnait. Ce n’est plus le cas. Le fait que le site de la mairie ne traite plus des réunions des conseils de quartier lui paraissait tout aussi représentatif du désintérêt de la municipalité à l’égard des réunions de quartier.

Plusieurs ont dit combien ils ont l’impression que les conseils de quartier étaient « bouclés » à l’avance, ont fait part de la difficulté de faire remonter les informations vers la mairie.

Il a été dit et souligné combien les gens considèrent que les élus de la majorité municipale leur paraissent loin d’eux, que les conseils de quartiers se réunissaient de plus en plus rarement, avec des ordres du jour fixés par la mairie. Lorsque les représentants de la municipalité sont interpellés à propos d’un problème précis, ont-ils dit, ils prennent consciencieusement note, promettent de suivre l’affaire mais aucune information n’est communiquée sur la suite donnée (du moins dans la plupart des cas). Plusieurs intervenants ont posé le problème de la définition de la participation citoyenne et de la place de l’élu.

M. Gilles Desseigne (membre de la majorité municipale,maire adjoint) est intervenu en concédant qu’il y a pu avoir un essoufflement au bout de plusieurs années de mandat mais rappelle qu’il a eu aussi quelques réunions positives (consult action avec les jeunes, actions de coaching des jeunes) et que dans les réunions la parole est libre (ce qui est bien la moindre des choses, note de la rédaction)

Tous les intervenants ont réaffirmé la primauté du rôle de l’élu qui tire sa responsabilité du suffrage universel. La possibilité sinon de conflit mais d’incompréhension entre le rôle de l’élu qui a le devoir de faire appliquer la loi  et certaines demandes a même été évoqué mais la majorité des intervenants a indiqué que ce dont on souffrait aujourd’hui à Champigny c’est surtout d’un manque d’ouverture dans le fonctionnement des conseils de quartier. Il a paru évident et normal que la municipalité soit représentée dans les bureaux des conseils de quartier mais les intervenants ont considéré comme aberrant que ces bureaux soient composés aujourd’hui uniquement de 6 conseiller municipaux (5 de la majorité municipale et 1 de l’opposition) et de fonctionnaires territoriaux responsables seulement devant le maire.

Il a été proposé que les bureaux des conseils de quartier comprennent certes des représentants de la mairie (qui doivent informer et assurer la circulation de l’information) mais majoritairement des représentants du quartier (personnalités, représentants d’associations locales). Il a été demandé que ce soient les bureaux de quartier qui puissent fixer les dates de réunion et les questions à mettre à l’ordre du jour.

La question des moyens à mettre à disposition du conseil de quartier pour des initiatives festives, sportives culturelles, en direction des jeunes etc visant à renforcer la vie de quartier, comme cela se fait dans d’autres communs du val de Marne a été évoquée.

En fin de réunion Jean Marie Lagache pour Europe Ecologie et Caroline Adomo pour le parti Socialiste sont intervenus pour donner leur point de vue. Ci-dessous leurs interventions.

Intervention Jean Marie Lagache, responsable du groupe de Champigny d’Europe Ecologie Les Verts

Le groupe EE-LV de Champigny a souhaité s’associer à l’organisation de ces ‘’ateliers-débats ‘’, car il y beaucoup de choses à améliorer à Champigny dans de nombreux domaines …

En ce  qui concerne la démocratie participative, nous pouvons constater par exemple que les ‘’Conseils de quartier’’ fonctionnent très mal ! Ces Conseils sont de plus en plus désertés par les campinois et sont devenus quasiment inexistants dans certains quartiers …

Au lieu de se dire que cela n’intéresse peut-être pas les campinois, et donc d’en organiser de moins en moins, la municipalité ferait mieux de se poser la question du pourquoi de ce désintérêt et se remettre en question quant à la teneur et au déroulement même de ces Conseils … car ils doivent redevenir un des outils de la démocratie participative à Champigny. 

Intervention de Caroline Adomo, secrétaire de la section de Champigny du Parti Socialiste

J’ai souhaité vous écouter plutôt qu’intervenir lors de cet atelier-débat. J’ai noté quelles sont vos attentes en matière de démocratie locale :

–      Écoute

–      Participation

–      Remontée des infos

–      Consultation plus poussée = avis

–      Ordre du jour partagé (habitants/élus) des conseils de quartiers

–      Suivi des études/des décisions

Une proposition importante que souhaite faire le Parti Socialiste, c’est de mettre en place un Conseil communal de concertation qui soit un lieu permanent de dialogue entre les élus et les habitants tirés au sort par exemple. Les projets communaux y seraient discutés et amendés par tous.

Sachez que dans le cadre des élections municipales, nous serons amenés à proposer la modification de la composition et du fonctionnement des conseils de quartier.

Le charme perdu de la rue Jean Jaurès (D4 ex RN4) par Y. Fuchs

Non il ne s’agit pas d’un charme qu’aurait cette rue, axe bruyant, souvent encombré, ni d’un philtre qu’un magicien aurait perdu en passant par là. Il s’agit d’un arbre, un charme (Carpinus betulus des botanistes) qui a disparu volatilisé de bizarre façon dans cette rue.

Son histoire mérite d’être contée. Lorsque le Conseil Général a procédé aux travaux sur la D4 que tout le monde continue d’appeler à Champigny la RN 4, entre la rue du Monument et la rue de la Plage, les arbres existants ont été les premières victimes. A leur place on a planté à intervalles réguliers des charmes. C’est fou ce que à Champigny on aime les charmes quand il s’agit de planter des arbres, que ce soit la municipalité qui plante ou le Conseil Général (pour l’explication « officielle » de cette préférence voir la note en bas de page).

Un des charmes près du carrefour avec la rue Julien Grimau a subi d’inquiétantes mutilations ; avant l’été il avait été scié à environ 1,80 de hauteur (voir la photo)

.

la flèche rouge indique le moignon de charme (juin 2013)

Aujourd’hui il a carrément disparu. L’emplacement a été goudronné. Seule une légère différence de couleur du revêtement indique l’emplacement du charme perdu. (photo).

Aujourd’hui le bitume .…..

Que s’est-il donc passé ?

Lors d’une question au Conseil Municipal en juin j’avais posé la question du pourquoi ? et du «  qui a bien pu faire cela ? ». Il m’avait été fort logiquement répondu que l’affaire relevait du conseil Général mais que la mairie de Champigny allait signaler l’incident et que je serai tenu informé. Après l’été l’emplacement a disparu. L’espace réservé à la plantation a été camouflé sous une couche de bitume.

On m’ a confié que ce charme gênait un commerce installé là lorsqu’il voulait baisser son vélum d’où la première coupure à 1,80m de hauteur, puis ensuite une deuxième coupure au ras du sol. On m’a dit aussi que les services du Conseil Général plutôt que d’ouvrir un conflit avait préféré avaliser la disparition du charme et camoufler la chose sous quelques centimètres de bitume.

Si cela s’est bien passé ainsi cela pose deux questions

1.       Si ce charme gênait réellement ce commerce pourquoi a-t-il été planté là ? Cela veut-il dire qu’il n’y a pas eu de contacts et de concertation entre les services du Conseil Général et les commerçants riverains du RD4 ?

2.       Si le sciage de l’arbre a été réalisé pour mettre fin à cet inconvénient (et pourquoi l’eut-on fait sinon ?) puis a été entériné par le Conseil Général cela signifie que chacun peut se croire le droit d’intervenir sur le domaine public de son propre chef.

Je rapproche ce fait de l’observation de plus en plus fréquente que l’on peut faire dans les rues de Champigny où des potelets métalliques censés interdire l’accès des trottoirs aux automobiles et protéger les piétons sont sciés au ras du sol par des riverains qui s’organisent ainsi des parkings sur le domaine piétonnier.

 De plus en plus fréquemment des potelets sont sciés ou déracinés (flèches bleues pour permettre aux voitures de stationner sur les trottoirs

Note : Pourquoi  exclusivement des charmes ? A plusieurs reprises lorsque des marronniers par exemple ont été abattus, les services municipaux, puis les services du Conseil Général (pour les Iles de La Marne) ont expliqué qu’il s’agissait dans le cas du marronnier d’un arbre allogène (introduit en France) et qu’on lui substituait des espèces autochtones pour reconstituer l’environnement naturel d’origine ; Cette xénophobie botanique est bien surprenante. Certes le marronnier serait originaire de Macédoine grecque et aurait été introduit en France au début du 17ème siècle. Quatre siècles cela ne suffit donc pas pour une bonne intégration dans le paysage français ? Ira-t-on jusqu’à nous déconseiller dans les potagers campinois la pomme de terre et la tomate introduites bien plus tard, en provenance d’Amérique du Sud et on frémit à la pensée que les services des plantations pourraient un jour découvrir que les chercheurs placent l’origine de la vigne en Transcaucasie (Arménie, Géorgie) voire dans le sud-est de la Turquie. Irait-on alors jusqu’à arracher les vignes plantées sous l’égide du Conseil Général dans le parc départemental ?

Deux enquêtes publiques se terminent, une troisième démarre

Si les enquêtes publiques concernant le Pont de Nogent et l’extension du TVM vers l’est jusqu’à Noisy sont terminées une autre démarre celle de la ligne 15 du Métro Express qui passe à Champigny avec les gares de Champigny Centre et  des Quatre Communes.

la ligne 15 sud (Ligne Rouge)

On a pu regretter ici que tous les efforts n’aient pas été faits pour faire connaître des Campinois  l’enquête sur l’aménagement du  Pont de Nogent et surtout sur celle de l’extension du Trans Val de Marne de Saint Maur Créteil à Noisy le Grand (voir notre note du  5/9/2013 sur ce site) il faut reconnaitre que de gros efforts sont faits pour l’enquête publique de la ligne 15 (ligne Rouge).

Dès vendredi 4 sur le marché central…..

Elle démarre le 7 octobre (jusqu’au 18 novembre inclus) mais dès ce vendredi 4 au matin les équipes d’Orbival étaient à pied d’œuvre sur le marché du centre.

L’enjeu est d’une importance vitale pour Champigny qui  bénéficiera avec cette ligne 15 (et le TVM) de transports en commun rapides de banlieue à banlieue. Finis les détours par la capitale.

Aussi les Campinois(es) doivent-ils se mobiliser car le nombre de participants à l’enquête sera une preuve de l’importance attachée à la réalisation rapide de ce métro.

Il faut aussi profiter de cette enquête pour mettre en évidence un certain nombre de points importants pour notre ville

1.       La gare de Champigny centre ne jouera pleinement son rôle que lorsque l’interconnexion avec la ligne (dite jaune) desservant Val de Fontenay et au-delà sera réalisée. Or actuellement cette ligne n’est prévue que dans une deuxième étape.

2.       Il faut obtenir des garanties du maintien de la Gare des Boullereaux sur la ligne Eole ; L’ouverture à faible distance d’une interconnexion Ligne Rouge (15) avec le RER Eole (station des 4 communes) fait craindre  pour la gare des Boullereaux. Aucune réponse précise n’a pour le moment été apportée aux questions qui ont été posées lors de différentes réunions. Pourtant avec 2800 passagers/jour la Gare des Boullereaux rend des services importants et désenclave des quartiers populaires (4 cités).

3.       Il faut obtenir pour Champigny et les communes voisines du Plateau Briard un redéploiement de la desserte par bus avec création partout où cela est possible de sites réservés aux bus, de priorités pour ceux-ci  aux carrefours (déclenchement des feux). C’est un maillage renforcé des bus qui donnera toute son efficacité au métro et qui dit efficacité renforcée des transports en commun dit recul de l’utilisation de la voiture individuelle.

4.       Il faut aussi penser circulation en vélo et donc, effort important de création d’un réseau de pistes cyclables sures et installations gardées dans les gares pour les vélos de ceux qui choisiront ce mode de transport.

Il faudrait aussi évoquer les nécessaires transformations du Centre-Ville mais cela n’est pas du ressort de l’enquête publique mais de débats entre Campinois.