Osons la mixité dans le logement social

L’immobilier en Ile de France est cher avec un déséquilibre offre demande qui subsiste.

Le gouvernement a donné un objectif de porter ces constructions à 500 000 logements par an depuis 2014, Cet objectif ne sera pas atteint même en 2016, en revanche la dynamique positive se confirme au regard du nombre de logement autorisés de 416 000 à la construction à fin juillet 2016. L’arrivée du Grand Paris express dans de nombreuses villes créée des zones d’attractivité et de densité indéniables, et elles s’inscrivent résolument dans une optique de limiter l’étalement urbain.

La loi SRU impose 25% de logement social dans une ville. Champigny a dépassé ce quota pour frôler les 40% d’habitat social dans la ville et poursuit la construction de 360 logements par an pour permettre l’accueil de nouveaux habitants, faciliter la décohabitation, la réhabilitation des immeubles ainsi que le parcours résidentiel de locataires. Pour autant il est temps et impératif de créer la mixité dans ces logements.

Plafond de ressources pour un HLM à Paris et communes limitrophes

                     Foyer
Mode de financement du logement

Prêt locatif aidé d’intégration

(PLAI)
Prêt locatif à usage social (PLUS)
Prêt locatif social

(PLS)
Prêt locatif intermédiaire

(PLI)

Une personne
12725
23132
30072
41638

Couple
Cas général : somme des âges > 55 ans
20744
34572
44944
62230

Jeune ménage : somme des âges=55ans maximum
27191
45320
58916
74804

Couple ou personne seule avec une personne à charge
27191
45320
58916
74804

Couple ou personne seule avec deux personnes à charge
29763
54109
70342
89602

Couple ou personne seule avec trois personnes à charge
35406
64378
83691
106072

Couple ou personne seule avec quatre personnes à charge
39844
72443
94176
119163

Personne supplémentaire
+4439
+8072
+10494
+13300

L’accès au logement social se fait selon des conditions de ressources des foyers et le tableau ci-dessus vous donne les revenus maximum des locataires selon la typologie de logement. Les logements  les plus sociaux sont financés par le PLAI (logement aidé d’intégration), ensuite  le PLUS (logement à usage social) et le PLS (logement social).

Dans ces conditions 70 % de la population peut avoir droit à un logement social, compte tenu de ses revenus. On parle donc bien de gens de classes populaires mais aussi de classes moyennes.

Chacun de ces logements ayant à terme un montant de loyer par m2 acceptable et adossé aux revenus dont disposent le(s) futur(s)  locataire(s).

Cependant  Champigny ne compte quasiment pas de PLS et encore moins de PLI (logement locatif intermédiaire) lesquels n’entrent pas dans la comptabilisation du logement social. Une enquête de l’Apur  de 2013

page de garde

http://www.apur.org/etude/logements-sociaux-val-marne-description-logements-geres-bailleurs-sociaux-fichier-rpls

 et l’’étude complète

http://www.apur.org/sites/default/files/documents/logements_sociaux_val_de_marne.pdf

indique que la construction des 298 logements sociaux neufs (entre 2008 et 2013) à Champigny se répartissent inégalement dans le logement social. En effet, parmi ces nouvelles constructions  seules 19% d’entre elles étaient des PLS, contre 7% de PLAI et 75% de PLUS quand les villes d’Alfortville ou de Fontenay-sous- bois selon ce même document sont soucieuses d’exercer ce rééquilibre dans le logement social au profit du PLS, respectivement 49% et 61%.

Dans le même esprit, Champigny cible l’accueil exclusif des familles et a par le passé  (une amélioration est à noter depuis peu) écarté les résidences étudiantes, les résidences seniors, les résidences de jeunes travailleurs….eux aussi éléments de mixité du logement social et comptabilisé dans les logements sociaux.

Il est important d’insister sur la mixité dans le logement social, au même titre que la mixité dans les écoles ou dans la ville, elle facilite le mieux vivre ensemble.

3 réflexions au sujet de « Osons la mixité dans le logement social »

  1. Julien

    Vu tous les logements sociaux qui vont être construits en ville, surtout au quartier du Plant, le long de la RD3 De Gaulle, sans réel travaux d’infrastructures :
    – pacification de la RD3,
    – accessibilité des transports,
    – remise à niveau de l’offre bus 106,
    – pas de parking,
    – peu de stationnement,
    – accès compliqué à l’école Denis (faut traverser la 4 voies RD3 avec peu de passages piétons, et aucun protégés par un feu à moins de remonter haut),
    – réduction des places de stationnement pour cause Vigipirate dans l’avenue (mais pas devant l’école Frappié)
    – fermeture de places de stationnement (comme devant la résidence De Gaulle), quel intérêt?
    – non mise aux normes des installations d’eaux pollués, quand tout le monde tire la chasse en même temps ça remonte dans certains appartement, super !
    – pas de mise à l’égout des eaux de pluie, quand il pleut 2 voies sur 4 de la RD3 sont neutralisés car elles deviennent des piscines.

    On paye avec tout ça une mauvaise gestion de la planification du logement dans la ville.
    Et encore, je ne parle pas de la vitesse dans l’avenue
    des incivilités routières
    des commerces ouverts 7j/7
    des véhicules volés abandonnés le long de la RD3
    des véhicules stationnant sur les trottoirs
    de la saleté de l’avenue
    des manques de commerces (fermeture de la boucherie Delaunay)
    de l’absence de marché
    pas de réunion de quartier

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