Pollution de l’air: accidentelle parfois mais surtout permanente

Du samedi 23 au lundi 25 septembre de nombreuses personnes à Champigny ont signalé avoir ressenti des difficultés respiratoires, des picotements sur la langue, un gout étrange dans la bouche.

Les hypothèses les plus diverses ont circulé.

En fait cette pollution de l’air était en relation avec un accident industriel survenu le vendredi 22 à Chelles dans une usine qui fabrique des matières plastiques pour le bâtiment, entrainant l’intervention de 200 pompiers qui se sont relayés toute la nuit pour se rendre maîtres du sinistre. Il a fallu attendre dimanche pour que les pompiers contraints d’abattre le bâtiment pour éteindre l’incendie puissent déclarer l’alerte terminée.

Suite à cet accident des concentrations élevées de particules fines ont été détectées dans l’atmosphère.

A Chelles et à Gournay sur Marne il a été demandé aux personnes fragiles (enfants, personnes âgées, femmes enceintes et personnes souffrant de troubles respiratoires) d’éviter les activités de plein air.

Cette pollution de l’air a touché une zone plus vaste puisqu’elle a été ressentie à Champigny

Nous demandons qu’Airparif communique les résultats des analyses de l’air à Champigny pour cette période (station de mesure du stade Nelson Mandela) en fournissant les teneurs en particules fines et en combinés carbonés attribuables à la combustion des matières plastiques.

Il s’agit là d’un accident industriel mais il ajoute de la pollution à la pollution existante, routinière et permanente due pour l’essentiel au trafic routier.

Carte des pollutions au peroxyde d’azote NOx (source AIRPARIF)

on constate une relation étroite avec les grands axes routiers (A4,D4)

Evaluation de l’OMS et de l’OCDE (29 avril 2015) :

 

En France:

Coût économique des décès prématurés et maladies provoqués par la pollution de l’air en 2010 : ~ 48 milliards d’euros (2,3% du PIB )

En Europe:

600 000 décès anticipés et maladies provoquées par la pollution de l’air

Soit un coût de 1430 milliards d’euros par an

 

Quels remèdes apporter ?

Diminuer l’utilisation des véhicules les plus polluants par le recours au développement à des transports en commun rapides et confortables, au covoiturage ;

Créer des infrastructures pour les circulations actives (pistes cyclables pour les vélos, voies piétonnes etc.)

 

Sur notre territoire (Paris Est Marne et Bois) le trafic routier est responsable de 69% des émissions de peroxyde d’azote NOx, de 39% des émissions de particules fines, de 34% des gaz à effet de serre.

 

Il nous faut repenser notre façon de nous déplacer dans nos villes et nos métropoles, notre santé et l’avenir de la planète en dépendent (réchauffement climatique)

 

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