Archives de catégorie : Conseil Municipal

La droite est myope….

Dans Champigny Notre Ville de septembre, une phrase dans la tribune de Mme Silva de Amorin, conseillère municipale d’opposition (groupe Champigny Alternance, Union de la Droite, du Centre et des Indépendants) est significative de la difficulté pour la droite de comprendre que des choses sont en train de changer à Champigny. Mme Silva de Amorin écrit à la fin de sa tribune consacrée à la critique des conditions d’application des nouveaux rythmes scolaires à Champigny : « cette majorité divisée qui passe son temps à se déchirer sur les projets locaux comme les sujets nationaux » (fin de citation).
Cette phrase montre que la Droite n’a pas compris les changements en cours. Elle n’en saisit pas la portée.
Une réalité commence à s’imposer à Champigny, celle d’une gauche réellement plurielle, unie sur un programme, mais s’exprimant à plusieurs voix, discutant ouvertement de ses différents points de vue. Cette diversité est une richesse. Ainsi le débat et la réflexion iront plus loin et la ville y gagnera.
C’est parce que ce changement a été acté dans les discussions d’entre deux tours que nous à Forum, en association et en accord avec le groupe de Champigny d’Europe Ecologie Les Verts avons décidé de fusionner notre liste avec celle de M. Adenot pour le second tour.
Six mois après le scrutin la mise en place de bureaux des conseils de quartier composés d’élus et de représentants du quartier constitue un premier changement. Jusqu’à présent ces bureaux ne comptaient que des élus et des représentants de l’administration, l’ordre du jour des réunions était fixé à la mairie. Le fait que ces bureaux soient désormais maitres de leur ordre du jour, et disposent d’un budget, est une première mesure mais importante qui doit donner aux citoyens le sentiment que les choses avancent et qu’il vaut la peine de s’impliquer dans la vie du quartier, de la ville. Nous allons continuer à agir pour que la vie locale profite d’une plus large participation des citoyens, avec une plus grande possibilité d’expression, par une politique de démocratie participative, pour une meilleure prise en compte des impératifs environnementaux, du renouvellement de l’urbanisme, de l’amélioration des déplacements.
La droite visiblement n’a pas su voir ce changement en train de se faire. Elle ne comprend pas que la gauche à Champigny est plurielle et ne peut pas imaginer que cette diversité est une richesse. Comme elle en reste au vieux schème archaïque de blocs monolithiques avec des disciplines quasi militaires elle confond diversité et divisions. Non merci ce n’est pas ainsi que nous envisageons la politique.
Il va falloir que la droite change de lunettes.

Conseil Municipal du 11 avril: le budget 2012, les Simonettes par Yves Fuchs, Conseiller Municipal

 La session du Conseil Municipal, où se vote le budget, est considérée comme la plus importante de l’année. C’est tout à fait justifié puisque, en votant les recettes et les dépenses de la commune la majorité,  précise sa politique, les points forts sur lesquels elle veut avancer tandis que l’opposition essaie de souligner les manques et les erreurs de l’équipe municipale. Ce scénario classique s’est déroulé cette fois aussi avec une âpreté supplémentaire due bien sûr à la proximité de l’élection présidentielle et des législatives à suivre.

La majorité municipale a dénoncé dans les difficultés de la ville les effets de la politique de la droite au pouvoir, l’opposition de droite a trouvé dans la politique de la mairie les orientations qu’elle critique dans les programmes des candidats de gauche à la présidentielle.

Pour ma part je me suis globalement abstenu sur le budget primitif alors que les années précédentes j’avais pris position contre. Ceci mérite une explication.

Dans les budgets des années précédentes j’avais fortement critiqué la faiblesse des investissements. Ceux-ci ont fait un bond important en 2012. Dans un budget lui-même en expansion (il passe de 153,9 millions d’euros en 2011 à 183,7 en 2012) la part de l’investissement passe de 19,63% du budget primitif à 29,2% ce qui ramène l’investissement à Champigny dans la fourchette moyenne des villes de cette importance. Or la part de l’investissement dans le budget d’une ville signe ou non la volonté de développement. J’avais critiqué la faiblesse en ce domaine les années précédentes. Je pouvais noter une amélioration notable. Aurait-il été logique de continuer à refuser le budget alors qu’une évolution positive pointait le bout de son nez.

                

                Des investissements à réaliser d’urgence

Pourtant je n’ai pas voté pour le budget. J’y ai en effet trouvé aussi des points négatifs. Alors que la direction de la municipalité se félicite du caractère social de son budget j’ai relevé que cette affirmation ne résistait pas à un examen des différents points.

C’est ainsi que j’ai noté la stagnation des subventions aux caisses des écoles et à la CCAS ce qui compte tenu de l’inflation revient à une diminution des moyens. Quant aux fonds alloués à la bibliothèque et à la médiathèque ils diminuent de 21,4% !

Est-il possible d’affirmer au regard de tels chiffres que la priorité est donnée au social ?

Et puis, et je l’ai dit en séance, j’ai été particulièrement choqué par une phase en bas de la première page de la délibération n°1 . Il était écrit : «  Le boni de l’OPH (l’office public d’HLM note Y. F) permettra de financer ce plan » (de construction de logement) (sur cette vente voir note en fin d’article)

Ce boni représente en fait les loyers versés par les locataires de l’Office. C’est-à-dire que la mairie fait financer sa politique du logement par les loyers des locataires !!!

J’ai aussi fait connaitre ma désapprobation en ce qui concerne le recours à l’emprunt. Le budget comporte un emprunt nouveau de 17.408.404 euros. Si on compare ce chiffre à celui du remboursement de la dette (9.954.193 euros), aux intérêts des emprunts précédents (4.317.059 euros) et aux pénalités de remboursement de la dette (1,8 million d’euros) on arrive à une charge de la dette de plus de plus de 16 millions d’euros. Très clairement Champigny emprunte essentiellement pour rembourser sa dette.

Cet état de la dette est très préoccupant. Qu’une ville s’endette pour réaliser c’est normal. On ne gère pas une ville comme un patrimoine familial. Jusqu’à présent Champigny s’est endetté sans réaliser. Un timide redressement s’est manifesté cette année dans le domaine de l’investissement ; Il faudra le poursuivre mais on est loin du compte. Les chiffres le prouvent. Les dépenses d’équipement brut par habitant à Champigny ne représentent que 298 euros par habitant contre 516 en moyenne en France pour les villes de même importance. Il reste beaucoup à faire….

Pour ces raisons tout en reconnaissant une évolution positive par rapport aux années précédentes je n’ai pas approuvé le budget sauf sur quelques points particuliers (dépenses de personnel, autofinancement, géothermie, subventions aux associations) ou j’ai voté pour et pour le reste je me suis abstenu.

Par contre en ce qui concerne la TEOM (la taxe d’enlèvement des ordures ménagères) qui constitue un budget à part j’ai voté contre. Certes les taux n’ont pas augmenté mais ils restent parmi les plus élevés du Val de Marne et du fait de l’augmentation des bases la TEOM payée par les Campinois  augmentera encore cette année.

Cette lourde charge ne semble pas du tout justifiée.

Dans un dossier paru en octobre 2011, donc tout récemment UFC-Que Choisir compare les cas de Nanterre et de Champigny, communes qui selon les termes de UFC-Que Choisir présentent des caractéristiques proches (gisement, organisation de la collecte et traitement) mais où le coût par habitant est à Champigny de 50 euros plus cher qu’à Nanterre.

De plus la qualité du tri à Champigny est plus faible que dans les communes du Val de Marne qui ont une structure d’habitat (% de collectif et de pavillonnaire) comparable (Vitry, Villejuif par exemple). Champigny est en retard dans ce domaine et on n’observe pas de volonté de changer le cours actuel.

                                                

                                                      Un tri qui reste insuffisant

Pour ces raisons j’ai voté contre le budget des TEOM.

Mais à ce Conseil Municipal on n’a pas parlé que du budget. Parmi d’autres points soulevés deux me paraissent importants parce qu’ils sont significatifs de la façon dont les problèmes sont abordés au conseil. Il s’agit des discussions concernant les Simonettes et un vœu sur les permis d’exploration des gaz de schistes.

Les Simonettes : La municipalité vient d’essuyer un échec. Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la DUP (déclaration d’utilité publique) prise par le Préfet à la requête de la mairie de Champigny pour  l’aménagement de la zone des Simonettes. Cette annulation porte un coup d’arrêt pour le moment du moins à ce projet des Simonettes. L’annulation de la DUP annule les expropriations réalisées.

Au début de la séance du 11 avril M. Chevallier (opposition divers droite) a saisi l’occasion de la discussion des arrêtés pris par le maire (un arrêté concernait le recours à un cabinet d’avocat dans cette affaire des Simonettes) pour tenter d’obtenir des éclaircissements sur la position actuelle de la Mairie. Des réponses qui lui ont été faites il ressort que la Mairie fera appel de la décision du Tribunal administratif de Melun et en cas de maintien de la décision d’annulation par la cour d’appel (ce devrait être le Tribunal Administratif de Paris) la municipalité envisage déposer une nouvelle DUP. L’affaire est loin d’être close.

Dans  cette affaire deux choses me paraissent dignes d’être notées. D’une part la réaction démesurée des représentants de la mairie. Bien sur la question de M. Chevallier n’était pas innocente puisque l’opposition de droite s’était à plusieurs reprises prononcée contre le projet des Simonettes mais elle a déclenché de la part des représentants de la municipalité un véritable tir de barrage  pour le reste du conseil. Les représentants de l’opposition se sont vus reprocher fortement de s’opposer au développement de Champigny, d’être contre la création d’emplois, pour le chômage etc.

 Sur le fond j’avais fait part, lors de débats antérieurs au Conseil, de mes inquiétudes sur l’intérêt réel de ce mail des Simonettes et sur les retombées possibles sur d’autres activités de commerce à Champigny du fait de l’arrivée d’Auchan. Aujourd’hui, sans revenir sur le débat de fond, je veux attirer l’attention sur un point précis. Des habitants du quartier, des citoyens se sont constitués en association pour défendre leurs droits. Ils ont été fermes et ils viennent de gagner (pas définitivement bien sûr mais c’est un premier succès) devant les tribunaux de la République. Est-ce que ce n’est pas cela qui est le plus important ?

Yves Fuchs Conseiller Municipal

Note sur la vente de l’OPH

De quoi s’agit-il ? Champigny comme beaucoup de villes avait un office public d’HLM. Cet office avait un patrimoine limité (500 logements) et ne jouait pas un rôle important car la priorité dans la construction de logements sociaux a été donnée depuis plusieurs décennies à une société privée d’HLM l’ex Campinoise d’Habitation devenue IDF Habitat dirigée par M. Ouzoulias, Conseiller Général de Champigny.

L’Office d’HLM de Champigny était trop petit et ne pouvait continuer ainsi. Il eut fallu, aux termes même de la loi réaliser depuis plusieurs années des investissements pour rendre viable l’office d’HLM de Champigny. Deux sociétés firent des offres de reprise : l’Office d’HLM de la ville de Paris et IDF Habitat. Ce fut IDF Habitat qui fut choisi (bizarre, vous avez dit bizarre ?). Malgré des demandes répétées auprès de la ville et auprès de l’Office je n’ai pas pu obtenir communication de l’acte de vente mais je n’ai pas obtenu de réponse. Pourquoi ?

UN AUTOBUS NOMME DESIR ET ON ANNONCE DE NOUVEAUX RETARDS

Mise à jour du 7 avril

Au Conseil Municipal du 21 mars dernier j’avais profité de la possibilité offerte aux conseillers de poser des questions au maire qui répond par courrier. J’avais posé une question sur les délais de réalisation du TVM. Par lettre en date du 3 avril le Maire me donne les précisions suivantes :

« A ce jour, le schéma de principe, comprenant les plans d’insertion du site propre et des aménagements connexes d’Est-TVM, est en cours de finalisation.

Suite à des contraintes techniques le projet a pris du retard.

Voici le calendrier prévisionnel dont nous avons connaissance aujourd’hui :

ü  Schéma de principe : avril 2012

ü  Présentation du schéma de principe è l’autorité environnementale : Juillet 2012

ü  Saisie du préfet pour la mise en enquête publique novembre-décembre 2012

ü  Enquête publique Janvier-février 2013

ü  Début des travaux : fin 2013-début 2014

ü  Mise en service 2016

Quelques réflexions au sujet de cette réponse de M. Adenot

        Avec cette prévision de mise en service en 2016 c’est un nouveau retard qu’on nous annonce par rapport aux précédentes promesses 2009 puis 2011 et 2013 (Déclaration de M. Christian Favier). Aujourd’hui 2016. Cette date sera-t-elle respectée cette fois ? On peut en douter très fortement. L’enquête publique peut ménager des surprises. On sait qu’il y a des anti-TVM. Des recours sont possibles et il serait même étonnant qu’il n’y en ait pas.

        Alors 2016 verra-t-il vraiment l’ouverture de la branche EST du TVM de St Maur à Noisy le Grand ? On peut en douter.

        On peut s’étonner que le TVM, structure qui a fait ses preuves entre St Maur-Créteil (RERA) et La Croix de Berny (RERB), qui transporte un nombre grandissant de voyageurs, qui n’est pas d’un coût élevé, qui permet de diminuer la circulation automobile, ne fasse pas l’objet d’un engagement politique plus déterminé de la part de notre municipalité ni des conseillers généraux de Champigny.

 

Le 22 mars 2012

 

Ce n’est pas du célèbre film d’Elia Kazan Un tramway nommé désir ni de Marlon Brando qui s’y imposa qu’il est question ici mais du désir qu’ont les habitants de Champigny de connaître la vérité sur l’avenir d’un autobus qu’ils attendent depuis trop longtemps : le TVM. Certes la mise en place du super métro occupe tous les esprits et c’est réellement une chance pour notre ville. Mais ce super métro nous en profiterons au mieux d’ici une douzaine d’années. Le TVM est un projet sérieux financièrement beaucoup moins couteux et dont le prolongement de Saint Maur Créteil à Noisy pourrait être réalisé en, disons, 18 mois.

Les Campinois attendent la réalisation de ce tronçon Est du TVM  avec impatience mais ils sont désorientés  car les données accessibles sont confuses et contradictoires.

Sur le site du Conseil Général 94  une note mise en place le 6 avril 2010 nous  apprend que le STIF (syndicat des Transports de l’Ile de France) a été désigné  pour piloter les études du projet Est-TVM c’est à dire de St Maur Créteil à Noisy le Grand pour une mise en service  prévue en 2011 !!!

Et donc pas de mise à jour depuis. A-t-on oublié le TVM ?

Sur le site du STIF on apprend que le conseil du STIF  du 11/2/2009 a approuvé le bilan de la concertation préalable et que la mise en service est prévue pour  cette fois….2014

Dans une réponse faite en 2009 à une question que lui avait posée Forum M. Christian Favier Président du Conseil Général assurait qu’après la signature du contrat département-région ( prise en charge des coûts à 50/50) une enquête publique serait lancée en 2009-2010, un avant-projet présenté en 2010 et que la mise en service se ferait en 2013. Ce calendrier n’a pas été respecté.

Tout cela est bien confus et on craint que le projet s’enlise.

Aussi en fin de séance du Conseil Municipal du 21 mars dans le cadre des questions diverses j’ai fait part à M. le Maire de ces incertitudes qui déconcertent les Campinois.

M. Dominique Adenot m’a assuré que la consultation publique serait lancée à l’automne 2012, d’ici 6 mois. ( ce qui pourrait se traduire par une mise en service en 2014)

Nous prenons donc rendez-vous pour l’automne prochain et nous sommes surs qu’avec nous

 beaucoup de Campinois ont à cœur que cet autobus nommé désir devienne une réalité

Une exclusivité campinoise: la place Georges Marchais

        

      Rénovation urbaine à la cité des Mordacs

                                         La future Place Georges Marchais

Attribuer à des monuments publics (rues places, écoles) le nom d’hommes politiques ou d’évènements historiques n’est pas neutre.  Donner un nom plutôt qu’un autre est clairement un choix politique.  L’histoire de la Place de la Concorde à Paris est caractéristique de l’évolution des idées politiques. Place Louis XV lors de sa création en 1755, elle devient Place de la Révolution pendant la période révolution–naire et acquit son nom de Place de la Concorde sous le Directoire dans un souci de réconciliation politique. Le nom changea encore plusieurs fois au cours du XIXème  siècle mais finalement le nom de Concorde prévalut.

A Champigny le nom de notre place du centre a aussi varié au cours du siècle dernier. Traditionnellement appelée Place du Marché par les Campinois elle a porté à partir de 1947  le nom de Place Joseph Staline avant d’être renommée en 1956 Place Lénine après le XXème congrès du Parti Communiste de l’URSS et la dénonciation par Nikita Kroutchev des crimes de Staline.

Mais l’évènement aujourd’hui c’est la proposition votée au Conseil Municipal du 16 novembre dernier de donner à une nouvelle place des Mordacs le nom de Georges Marchais, ancien 1er secrétaire du Parti Communiste, ancien député de Villejuif, décédé le 16 novembre 1997, qui n’a jamais occupé de fonction élective à Champigny mais y a résidé et y a été inhumé.

 C’est un choix de la majorité municipale. Il s’agit d’ancrer dans la géographie de notre ville et donc dans les mémoires campinoises le souvenir d’un dirigeant politique controversé mais qui a fortement représenté certaines orientations de son parti. Ce n’est pas anodin.

Depuis la chute du Mur de Berlin le communisme est surtout devenu un objet d’analyse historique. Souligner les erreurs et les crimes qui ont jalonné son histoire et signé sa chute est nécessaire mais ne fait pas, pour autant, oublier que pendant le 20ème siècle il a été porteur d’espérance pour des millions d’hommes et de femme, qu’il a été une composante importante des luttes sociales et des combats de libération nationale.

 Des communistes ont contribué  à la résistance au nazisme, à l’occupation. Les noms d’Albert Vinçon, Auguste Taravella, Maurice Denis sont ceux de militants communistes campinois qui ont donné leur vie dans la lutte clandestine contre l’occupant nazi. La ville a voulu perpétuer leur souvenir en leur attribuant une rue. Cela est tout à fait normal. Il n’est pas choquant non plus qu’apparaisse sur un collège le nom du Colonel Rol Tanguy, responsable de l’insurrection parisienne d’aout 1944 ou sur une plaque de rue celui du bulgare Dimitrov,  qui par son attitude face à Goering au procès de Leipzig eut, à l’époque, une grande influence sur la prise de conscience du danger nazi.

 D’autres personnalités communistes ont, pour leur part, joué un rôle de premier plan dans les arts les lettres et les sciences et leurs noms sont portés par des établissements d’enseignement du poète Jacques Decour  au psychologue pour les enfants Henri Wallon et aux physiciens Joliot Curie et Eugénie Cotton.

Georges Marchais          (1920-1997)

 Mais Georges Marchais. Pourquoi donc donner le nom de Georges Marchais à une place ? Il n’a pas été un résistant. Il n’a pas apporté d’idées novatrices. Il s’est borné à accompagner la spirale descendante de son parti. Son désintérêt, son manque de compréhension des mutations profondes de la société française et des relations internationales ont au contraire contribué au déclin de son parti.

 Par un certain nombre de ses prises de position il a apporté du grain à moudre aux adversaires du PCF et rebuté des sympathisants et des électeurs

Qu’on se rappelle ! Sa condamnation des étudiants en mai 1968, ses réticences devant le printemps de Prague (1968), ses propos sur les travailleurs immigrés (Humanité du 6/1/1981), venant après l’appui apporté à la destruction au bulldozer d’un foyer d’immigrés à Vitry (24/12/1980), ses vacances répétées en Roumanie et ses relations étroites avec le couple Ceausescu, son approbation de l’intervention soviétique en Afghanistan (février 1980), l’évocation du « bilan globalement positif en URSS »  (Humanité du 13 février 1979), tout cela constitue une somme assez spectaculaire d’erreurs. Georges Marchais ne suscite ni admiration ni respect.

Champigny est la seule commune de France métropolitaine (il y a une rue Georges Marchais à La Réunion) à dédier un lieu public à Georges Marchais.

Et pourtant, dans l’histoire du PCF le nom de Champigny évoque tout autre chose que simplement Georges Marchais. Celui d’un manifeste dit Manifeste de Champigny parce qu’adopté à une réunion de la direction du PCF tenue à Champigny en 1968. Ce manifeste marquait une rupture limitée encore mais nette avec des pratiques antérieures de dogmatisme et de sectarisme. C’était l’amorce d’un changement. C’était surtout un appel à la réflexion, à la création d’idées, à l’adaptation aux mutations de la société. Avec l’arrivée de Marchais au poste de 1er secrétaire (1972) le Manifeste de Champigny fut enterré.

Ce manifeste avait été porté au sein du PCF par Louis Aragon, résistant, poète, romancier.

On cherchera en vain à Champigny une rue, une école qui porte le nom de Louis Aragon.

 Champigny seule ville ou il y a une place Georges Marchais est aussi une des très rares villes communistes (la seule peut être) à ne pas célébrer Louis Aragon un homme qui lui savait rêver et nous faire rêver.

 Parler à ce sujet de hasard ou de coïncidence relèverait de l’ânerie politique.

Champigny dans la tempête des emprunts toxiques? et complément suite au Conseil du 5/10

Chacun a entendu parler des « emprunts toxiques »

Mercredi le quotidien Libération a accusé la banque Dexia d’avoir vendu pour 25 milliards d’emprunts toxiques à 5500 communautés locales. « Le surcoût de ces emprunts était évalué à 3,9 milliards d’euros à la fin 2009« , ajoute Libération. « Ce qui veut dire que les collectivités devraient payer une pénalité de cet ordre« .

La banque DEXIA conteste ces chiffres tandis qu’une commission d’enquête parlementaire présidée par Claude Bartolone ( député PS, Seine St Denis) se penche sur l’affaire.

Qu’est ce qu’un emprunt toxique ?

L’AFP en donne la définition suivante :

« Les crédits toxiques sont considérés comme les plus spéculatifs et les plus risqués de la famille des produits structurés. Ces derniers présentent des degrés de risque sur une échelle de 1 à 5. Les emprunts toxiques ont le risque maximum, classé 5. Ils reposent sur des taux d’intérêt variables, indexés sur des valeurs extrêmement volatiles comme les variations de change, les écarts de taux d’intérêts ou le baril de pétrole, qui peuvent baisser ou augmenter dans des proportions importantes et impossibles à maîtriser. »

En clair cela signifie que ces emprunts, anodins au départ peuvent générer pour l’emprunteur (commune par exemple) des surcouts importants lors du remboursement

Le site internet du quotidien Libération publie une carte des communes qui selon ce journal supportant des emprunts toxiques (cliquer sur le lien pour consulter le document de Libération)

http://labs.liberation.fr/maps/carte-emprunts-toxiques/#

On constate que notre commune est signalée par une pastille orange vif  dans une échelle de danger qui va du vert au rouge.

La fiche technique qui accompagne la carte indique :

VILLE DE CHAMPIGNY SUR MARNE (94500)

Montant total des emprunts 43 224 000 €

Montant total des surcoûts 5 591 000 €

Ratio surcoûts/montant total 12.93 %

Détails des emprunts en cause

VILLE DE CHAMPIGNY SUR MARNE

Nom de l’emprunt

TOFIXMS+

Type d’emprunt

Structure complexe d’options sur écart de taux CMS

Date de début

5/20/2008

Date de fin

11/1/2028

Montant

10 617 000 €

Surcoûts

1 513 000 €

Ratio surcoûts/montant

14.25 %

Banque de contrepartie

HSBC

 

Nom de l’emprunt

TOFIX FIXGBP CHF FIXE

Type d’emprunt

Structure complexe d’options sur écart de taux CMS

Date de début

5/20/2008

Date de fin

12/1/2028

Montant

10 617 000 €

Surcoûts

1 384 000 €

Ratio surcoûts/montant

13.04 %

Banque de contrepartie

CREDIT SUISSE

 

Nom de l’emprunt

TAUX FIXE ACTIF INFLATION

Type d’emprunt

Structure complexe d’options sur taux d’inflation

Date de début

6/25/2006

Date de fin

5/2/2031

Montant

11 373 000 €

Surcoûts

1 429 000 €

Ratio surcoûts/montant

12.56 %

Banque de contrepartie

GOLDMAN SACHS

 

Nom de l’emprunt

TOFIXIA CHF FLEXI

Type d’emprunt

Structure complexe d’options sur taux d’intérêt

Date de début

5/20/2008

Date de fin

10/2/2028

Montant

10 617 000 €

Surcoûts

1 265 000 €

Ratio surcoûts/montant

11.91 %

Banque de contrepartie

CITIBANK

Nous reviendrons dans les prochains jours sur ces données pour tenter de les analyser. Rappelons que ces affirmations de Libération sont contestées. Nous chercherons à en savoir plus et à mesurer correctement l’impact possible sur les finances de notre commune.

Communication du Maire au Conseil Municipal du 5 octobre 2011

Questionné au cours de la réunion du Conseil Municipal du 5 octobre au sujet de ces emprunts et plus particulièrement à propos d’un arrêté (N°45) portant réaménagement d’un prêt référencé MPH259154EUR001 de DEXIA M. Adenot s’est expliqué.

Il s’agissait, lorsque cet arrêté avait été pris de réaménager ce prêt pour limiter le surcout (qui se serait quand même établi à 400.000 euros). Le réaménagement avait été  confié à l’agence Klopfner. Pour le moment le processus était stoppé du fait de l’incertitude totale sur l’avenir de DEXIA. Le maire a précisé que Champigny détenait 7 emprunts structurés (ceux qu’on appelle « toxiques ») et que les emprunts à taux variables représentaient 30% du montant des emprunts de Champigny. Il a promis la communiction rapide aux élus d’un document détaillant ces différents emprunts.

Nous veillerons à ce que ces précisions soient fournies le plus rapidement possibles et lorsque les données chiffrées auront été rendues publiques nous chercherons à  comprendre les incidences sur les finances de la commune

Yves Fuchs, Conseiller Municipal

Conseil Municipal: LE PRESSE BOUTON

Réunion du Conseil ce mercredi 27 avril.

 Au menu des délibérations importantes (taux des taxes d’habitation, des taxes foncières, de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères) qui ont fait débat.

 En fin de séance discussion autour d’un vœu présenté par M. Chevalier au nom de son groupe divers droite (issu de la liste dissidente UMP conduite par M. Juhel aux municipales de 2008).

De quoi s’agissait-il ?

Le vœu protestait contre la suppression du parking de la gare RER de Joinville au profit d’une opération de construction de bureaux. Le vœu soulignait que cette fermeture gênait de nombreux campinois des quartiers occidentaux de notre ville qui ont pour habitude d’aller prendre le RER A à Joinville (ils seraient 4500 Campinois à utiliser la gare de Joinville quotidiennement selon la RATP mais tous ne viennent pas à la gare en voiture évidemment).

Le vœu était parfaitement équilibré, prenait en compte l’intérêt des campinois. Qu’il fût présenté par un élu de droite ne me paraissait pas du tout gênant même si sur la plupart des autres questions traitées au conseil mes votes sont à l’opposé de ceux de M. Chevalier.

Je pris donc la parole pour indiquer que j’approuvais le vœu de M Chevalier, qu’il allait tout à fait dans le sens de la politique développée par la mairie de Paris et des demandes du groupe Europe Ecologie au Conseil Municipal de Paris pour que la circulation automobile soit réduite dans le Bois de Vincennes. Pour y contribuer il fallait ajoutai-je que les gens aient la possibilité de garer leur voiture auprès des gares RER plutôt que de continuer jusqu’au centre de l’agglomération.

J’ajoutais aussi que cette fermeture du parking de Joinville intervenait à un très mauvais moment puisque en même temps on apprenait la démolition de celui de Nogent sur Marne pour cause d’opération immobilière.

A ma suite Mme Le Lagadec au nom du Parti de Gauche (membre de la majorité municipale) prenait aussi la parole, tout en regrettant que l’initiative vienne d’un élu de droite mal placé pour défendre à son avis ce type de problème), elle annonçait que son groupe approuvait ce vœu et le voterait.

Las ! M. Adenot maire intervint alors. Voyant dans ce vœu une immixtion inadmissible dans les affaires de Joinville (ce qui ne l’empêcha d’annoncer qu’il écrivait à ce sujet au maire de Joinville) il demanda aux élus de la majorité de se prononcer CONTRE le vœu de M. Chevalier.

Le vote eut lieu. Les élus UMP, Divers Droite et MoDem se prononcèrent POUR

Toute la majorité municipale y compris Mme Le Lagadec et son groupe qui avaient fait connaître leur approbation votèrent CONTRE

Je fis noter au procès verbal que je refusais de prendre part au vote peu soucieux de me prêter à ce jeu.

Ce n’est pas la première fois que ce type de comédie nous est proposé au conseil. Il me souvient que, avant les jeux Olympiques de Pékin, le groupe UMP avait proposé un vœu protestant contre les atteintes aux libertés fondamentales en Chine. Immédiatement la majorité municipale avait repris le même texte en y ajoutant une simple incidente de condamnation de la politique internationale de la France vis-à-vis de la Chine, et la déclarant de ce fait contradictoire avec le vœu de l’UMP. Le vœu de la majorité avait été adopté.

Quel sens donner à ces manœuvres ?  Il s’agit bien de manœuvres et pas de discussions politiques de fond.

La direction municipale ne veut pas que puisse être adopté un vœu issu de l’opposition de droite même si ce vœu est justifié. Par définition la droite a toujours tort et on ne peut donc pas reconnaître que même sur un point on soit amené à l’approuver. Ceci amène à des postures invraisemblables. Il ne s’agit pas seulement du parti de gauche qui vote contre après avoir approuvé. M. Chevalier avait pris pour modèle pour son vœu le texte proposé par les élus socialistes de Joinville. Cela n’a pas empêché les élus socialistes de Champigny de voter contre…

Je suis profondément de gauche mais je n’envisage pas qu’un conseil, instance de délibération et de décision puisse fonctionner ainsi et je ne peux pas imaginer intégrer une majorité dite de gauche qui obéit ainsi au doigt et à l’œil quand un responsable appuie sur un bouton.

                                                              Yves FUCHS

LE BANDEAU NOIR

Mon article sur la crise du logement social et la politique de la ville a été publié comme tribune libre dans le Champigny Notre Ville du mois de décembre.

Comme lors des précédentes tribunes  ma contribution a été isolée de celles des autres groupes politiques du Conseil Municipal, et reléguée dans une page dédiée à d’autres informations.Les tribunes des autres groupes se font face dans une double page.

D’un côté les contributions de l’UMP, de l’UMP dissident, et du MoDem sont coiffées de la mention OPPOSITION MUNICIPALE.

Sur la page d’en face celles du PCF, du PS et du Parti de Gauche sont coiffées de la mention MAJORITE MUNICIPALE.

 

Sur la page qui suit au dessus de ma tribune aucune mention: un bandeau noir.

                                       
Pourquoi?

L’année dernière j’avais du refuser un bon à tirer parce que mon article était surmonté d’un MAJORITE MUNICIPALE que je ne pouvais pas accepter et qui fut de ce fait remplacé par OPPOSITION.

Etre rangé dans la catégorie « opposition municipale » présente toutefois un grave défaut. Il s’agit d’un tiroir fourre tout. Le lecteur peut penser qu’il y a une opposition et une seule. C’est  évidemment faux. Les orientations sur lesquelles je m’oppose à la majorité en place ne sont pas les mêmes que celles que combattent les élus UMP par exemple. Il y a en fait non pas une mais des oppositions municipales qui s’expriment d’ailleurs différemment sur les problèmes de la vie municipale. Je vote les textes présentés par la majorité PC+PS+PG concernant le service public de la Poste, la Sécurité Sociale ou la Protection Maternelle et Infantile alors que les  élus d’opposition de droite votent contre et que les élus MoDem ont des attitudes variables au cas par cas.

Plutôt que d’une opposition municipale il serait plus juste de parler de « Groupes ne faisant pas partie de la Majorité Municipale ». J’avais d’ailleurs proposé ce terme lors d’un récent conseil. Il est utilisé dans différentes communes par exemple au Conseil Municipal de Villejuif, commune comme Champigny dirigée par un maire communiste. Je n’ai pas été entendu.

La majorité actuelle préfère elle voir les choses de façon plus tranchée. D’un coté les bons eux, de l’autre les autres les méchants, l’opposition ; d’un coté la gauche unie et rassemblée majoritaire de l’autre l’opposition donc la droite.

Ma présence perturbe ce schéma simpliste.

 Je représente une sensibilité de gauche, citoyenne mais je ne fais pas partie de la majorité municipale parce que je désapprouve sa pratique politique sur des points importants : le manque de volonté de faire participer tous les citoyens à la vie démocratique locale, le manque d’écoute, les pseudo-concertations, les certitudes d’avoir toujours raison et d’apporter la vérité.  Je suis en désaccord avec son urbanisme étriqué, sans grand projet pour la ville et son avenir, avec une sous estimation des aspirations nouvelles en ce qui concerne l’environnement et la culture. Je dénonce un certain nombre de choix comme la suppression de l’Office Public d’HLM de Champigny au profit d’une société privée d’HLM omniprésente sur la ville.

Parce que je suis de gauche et que je ne fonds pas dans la majorité municipale je mets à mal une certaine prétention à représenter toute la gauche et les écologistes selon le titre même de la liste de M. Dominique Adenot aux municipales de 2008.

La publication de ma tribune sous un simple bandeau noir, sans mention d’appartenance à la majorité municipale ou à l’opposition constitue la prise en compte d’une réalité, celle de mon indépendance. Cela est positif. La gauche peut être multiple, diverse à Champigny, parler avec plusieurs voix.

A être divers on est souvent plus intelligents, plus inventifs alors que les blocs trop soudés trop uniformes tendent toujours vers l’immobilisme et le repli sur des solutions dépassées.

 Je continuerai à défendre ma position originale au sein du conseil.
Yves Fuchs

BUDGET, METRO, MODIFICATIONS DU PLU: Les points forts du conseil Municipal du 15 décembre

Ce conseil municipal extraordinaire du 15 décembre comportait 38 délibérations à son ordre du jour. Il s’est terminé vers 2H du matin le 16. Si au début de la séance 200 à 250 citoyens assistaient aux débats beaucoup sont partis après le débat public puis le vote du budget vers 23H et il faut saluer les 6 courageux qui ont assisté à la séance jusqu’au bout.

 

                                  Un ordre du jour chargé

En fait ce conseil comportait trois points forts

Le débat et le vote sur le budget 2011 (délibérations 1 et 2)

L’avis du Conseil Municipal sur le projet de métro Grand Paris (délibération 4)

Diverses modifications du Plan Local d’Urbanisme (délibérations 9,10 et 11)

Je vais tenter de rendre compte du débat et des positions que j’ai défendues.

Le point essentiel était évidemment constitué par les délibérations 1 (budget primitif) et 2 (budget assainissement). Le vote du budget est chaque année l’acte le plus important d’un conseil municipal. Il engage la politique de la commune pour l’année à venir, il permet à la majorité municipale d’affirmer ses choix.

                            

Le vote du budget acte majeur de l’activité du Conseil Municipal

Cette année ce vote revêtait de plus un caractère exceptionnel. Dès la Discussion d’Orientation budgétaire (DOB dans le jargon administratif) qui s’était tenue lors du précédent conseil le Maire avait indiqué qu’il présenterait un budget en déséquilibre. Une telle décision est totalement irrégulière. Les communes doivent présenter un budget en équilibre. Le budget tel qu’il était présenté par le Maire de Champigny était apparemment  en équilibre. Pour obtenir cet équilibre l’équipe municipale avait introduit dans les recettes une subvention exceptionnelle de 6,5 millions d’€ qu’elle réclame à l’état. « Cette somme correspond au désengagement financier de l’état depuis 2004 » avait déclaré Dominique Adenot. Ces 6,5 millions d’€  (sur un budget total de 164 millions d’€)  Constitueraient la juste compensation des diminutions successives des dotations perçues et des manques de recettes des finances de la commune suite aux différentes décisions du gouvernement (la plus récente étant la suppression de la taxe professionnelle remplacée par une dotation).

Lors de l’interruption de séance 8 des 10 interventions émanant du public ont exprimé un soutien total aux positions de la majorité municipale. Elles étaient pour la plupart présentées au nom d’associations (CGT du personnel communal, Confédération Nationale des Locataires, Red Star Champigny etc).  Les conditions d’un véritable débat ouvert n’étaient pas réunies. Il reste à inventer à Champigny les conditions d’un vrai débat moins conventionnel, pluriel, avec la participation des différentes sensibilités et l’expression des interrogations légitimes des campinois.

Bien sur la délibération comportant cette « dotation fictive » sera refusée par la préfecture car considérée comme « non sincère » (article L-1612-4 et article L-1612-5 du Code Général des Collectivités Territoriales) ce que les élus de l’opposition de droite n’ont pas manqué de dénoncer critiquant le caractère éminemment politique de la démarche de la majorité municipale, parlant d »opération politicienne » et « d’agitation ».

Et de fait le débat a été très politique. Pourquoi n’aurait-il pas du l’être ? Il s’agit d’un problème essentiel pour notre commune.

L’ UMP, UMP dissident et le MoDem ont refusé le budget et voté contre son adoption.

La majorité municipale sans problème ni note discordante a apporté son soutien au projet de budget.

     un dossier d’une grande complexité

Pour ma part au nom de Gauche Citoyenne/ Europe Ecologie je me suis abstenu et j’ai expliqué mon abstention dans une intervention que je résume ici.

Sur la forme

J’ai protesté contre les conditions dans lesquelles le projet de budget avait été présenté aux Campinois dans les réunions de quartier. Il l’a été souvent comme LE budget. J’ai rappelé qu’il ne s’agissait à cette étape que d’un projet et que le budget ne devenait LE budget qu’après son vote en session par le Conseil. « En ce qui concerne la présentation une mise au point s’impose: dans les réunions de quartier que vous avez organisées  les citoyens ont été informés du budget d’exigences et de lutte 2011. Je tiens à rappeler qu’il ne s’agissait que d’un projet de budget. L’instance délibérante c’est le Conseil Municipal et même si l’existence en son sein d’une majorité unie, marchant d’un même pas, peu encline à amender rend très vraisemblable l’adoption du projet tel quel celui-ci ne devient le budget qu’après le vote des élus. ».

Sur le fond

J’ai tenu à distinguer deux aspects

                        1/La démarche politique d’un budget en déséquilibre exprimant les exigences de notre commune et de ses habitants, démarche à mon sens tout à fait justifiée

                        2/Le budget lui-même dans lequel je retrouvais les défauts récurrents des années 2009 et 2010 ce qui m’avait amené à l’époque à refuser ces budgets.

Pourquoi la démarche politique du maire et de sa majorité m’apparaît-elle justifiée ? Je m’en suis expliqué comme suit :

« Vous souhaitez mettre en évidence l’écart existant entre les besoins de la ville et les moyens qui nous sont alloués. Jai dit lors de la discussion d’orientation budgétaire au dernier conseil mon accord avec cette démarche.

En réformant les finances locales le Président de la République, qui y a engagé son autorité, et le gouvernement, ont voulu limiter le champ de compétence des élus locaux dépossédés du droit de fixer le taux de la TP remplacée par une allocation.

En même temps en supprimant la TP le gouvernement fait un nouveau cadeau aux entreprises et plombe un peu plus les finances publiques.

La Contribution Economique Territoriale censée remplacer la taxe professionnelle n’est en vigueur que depuis cette année. « Le coût de la réforme pour les finances publiques pourrait être compris entre 7 milliards € évaluation découlant des éléments fournis par le gouvernement et 8 milliards soit près de 2 fois le coût des 3,9 milliards € initialement prévus »  a déclaré M. Gilles Carrez, rapporteur général (UMP) de la commission des finances de l’Assemblée Nationale le 6/12/2010.  Ce n’est pas la modernisation annoncée de la fiscalité mais seulement un « allègement historique de la fiscalité pesant sur les entreprises » (G.C). La fiscalité locale des entreprises est, grâce à cette réforme passée de 23 à 12 milliards d’€…. Tout en affichant une volonté de rigueur et de gestion avisée des finances publiques, il a en allégeant les charges fiscales pesant sur les entreprises au détriment des ressources des communes tout reporté sur la dette publique.

C’est faire preuve de légèreté, d’improvisation brouillonne, peut être faudrait-il dire d’incompétence ».

Par contre l’examen du budget montre qu’aucune évolution ne s’est faite. Les raisons qui m’avaient amenées à critiquer les budgets antérieurs demeurent.

« Peut-on parler d’un budget d’exigences quand le chapitre investissement déjà ridiculement faible je l’ai fait remarquer pour 2009 et 2010 régresse encore passant de 36,6 millions d’€ à 34,1 millions d’€ et que sa part du budget total diminue de 22,56%  à 20,70%

Pour équilibrer vos dépenses d’investissement vous recourez à un emprunt de 12 449 935 €

Alors que  vous remboursez 8 869 880€ du capital de la dette vous avez des charges financières de 4 131 724 € autant dire que vous creusez un trou pour en reboucher un autre et le poids de la dette s’alourdit…….les capacités d’autofinancement ne représentent 11,28% du budget total ce qui est tristement étriqué.

Qu’allez-vous pouvoir réaliser dans ces limites?

Les travaux de sécurité et d’accessibilité au Studio 66 représentent le plus important effort.  Une évolution que nous sommes plusieurs ici à avoir prévue lorsque vous avez décidé du nouveau statut du cinéma.

Que peut-on faire à Champigny pour la voirie quand on y consacre 1,613 millions € (850000 au titre diverses réfection et opération donc de l’entretien, 463.500€ au titre des revêtements superficiels et tapis, 300.000 pour Juliette de Wills) soit moins d’1 centième d’€ au mètre linéaire.

Que peut-on faire avec 2.801.526 € pour  divers aménagements dans les bâtiments ? A ce sujet et pour en juger sainement j’aurai une question et j’espère que vous pourrez me répondre : quelle est la surface développée des écoles et des bâtiments municipaux à Champigny ? » (je n’ai pas eu de réponse note YF)

Souhaitant à la fois manifester mon accord avec la démarche politique et donc ne pas mêler ma voix avec celle des élus de droite et du MoDem qui votaient contre je ne pouvais pas non plus approuver un budget dans lequel je retrouvais toutes les imperfections et tares que j’ai constamment dénoncées. C’est le sens de mon abstention sur l’ensemble du budget. Dans le détail j’ai toutefois voté positivement sur certains chapitres (charge des personnels, subventions aux associations etc.)

Lors des explications de vote j’ai rappelé que nous aurions certainement à revoir ce budget qui ne serait pas accepté tel quel par le Préfet et j’ai appelé la majorité à en profiter pour le remanier et le rendre plus acceptable en particulier en développant les investissements.

Deuxième point important à l’ordre du jour celui de l’avis que le Conseil devait donner sur le projet de métro Grand Paris.

La résolution présentée par la majorité municipale reprenait les exigences formulées à plusieurs reprises par les habitants de Champigny quant à la nécessité de deux stations à Champigny, de deux branches à l’Est, d’une interconnexion avec le réseau ferré à hauteur de Champigny centre…. Ces points font consensus et l’avis fut voté à l’unanimité du conseil les élus de l’opposition de droite et du MoDem votant bon gré mal gré un avis qui dans certains de ses considérants ne correspondait pourtant pas à leurs positions de principe puisqu’il y était inscrit que :

                        -les dotations de l’état (doivent être ) au niveau nécessaire pour réaliser ces infrastructures de niveau national

                        – les élus seont attentifs au fait que les abords des gares ne fassent pas le jeu de la spéculation immobilière etc

Toutes dispositions qui sont en contradiction avec au moins l’esprit de la loi sur le Grand Paris telle que voulue par le gouvernement.

Mas dans le contexte du débat et compte tenu de la volonté des banlieusards il était bien difficile à la droite de faire entendre ses réserves.

Le texte reçut donc l’unanimité des suffrages.

Pour ma part je soutins le texte tout en l’assortissant des commentaires ci-dessous qui visent à faire prendre conscience que la réalisation de ce projet de métro est l’affaire de 15 à20 ans (au mieux) et qu’il est important de ne pas négliger pour autant un certain nombre de projets moins spectaculaires certes mais susceptibles d’apporter plus rapidement des solutions au problème des déplacements inter-banlieues.

Ci-dessous des extraits de mon intervention. 

« Contrairement au projet initial Grand Paris celui de M. Sarkozy et de M. Blanc qui était un projet de liaison de grands pôles financiers (Défense) de recherche (Saclay), aéroportuaires (Roissy, Orly) nous privilégions un projet de liaisons inter-banlieues au profit des déplacements quotidiens, avec des stations proches des zones de forte densité. Pour que ces lignes aient un sens et servent vraiment les intérêts des banlieusards il faut qu’elles desservent des zones d’habitats denses aujourd’hui mal pourvues. Situé à mi chemin entre Créteil et Marne la Vallée le centre de Champigny,  est l’endroit qui se prête le mieux à la localisation d’une gare de métro et à l’interconnexion.

Cette gare située en centre ville bénéficierait du réseau routier dense permettant à cet endroit un bon rabattement des voyageurs par des lignes de bus. Le point qui parait le plus intéressant est le carrefour Rue de la Plage-Rue Roger Salengro (Pont de Chemin de Fer). Le déplacement vers une zone d’activité des services techniques implantés à cet endroit libérerait des terrains qui pourraient accueillir une gare des autobus, des parkings pour les voitures et les vélos. La localisation près de la voie ferrée permettra de plus une interconnexion avec un tram-train joignant Champigny à Val de Fontenay et Noisy le Sec(sur les voies SNCF actuelles)  assurant ne liaiso avec la tangentielle Nord un projet remis au gout du jour mais dont il est bon de rendre la paternité au Conseil Général qui l’avait précédemment mis à l’étude 

Tout ceci aurait évidemment pour effet de redonner une véritable dynamique au Centre Ville de Champigny en termes d’animation, d’activité commerçante. Il est très important pour l’avenir de notre ville que ces projets se réalisent. Pour cela il faut que, habitants et élus, ensemble, pèsent avec ténacité pour obtenir cette gare.

En ce qui concerne le projet de gare des 3 communes. Il s’agit d’un projet ambitieux à inscrire évidemment dans un développement urbain. Il nécessite que soit levée l’hypothèque du développement de ce secteur à savoir la dévolution des 16 hectares de délaissés du projet de liaison autoroutière. La récente décision du Conseil d’Etat n’améliore pas la situation. Il faudra ensuite faire un choix entre l’option tout logement défendue par le Préfet et l’option plus équilibrée que vous avez proposée associant implantations économiques et logement.

Ceci souligne la nécessité d’un plan d’urbanisme cohérent qui intègre cette nouvelle donne dans le développement du Centre Ville.

En même temps il faut avoir les pieds sur terre. Il faudra trouver les investissements, vaincre certaines pesanteurs et certains égoïsmes de clocher. De plus si la technique a connu des développements importants on ne creuse pas des dizaines de kilomètres de tunnels en quelques mois ni même quelques petites années. Le creusement du RER A entre Charles de Gaulle Etoile et Défense dans les années 70, celui du tunnel d’Eole entre Magenta et Condorcet dans les années 90 nous ont prouvé que en souterrain les surprises sont possibles. Le métro inter-banlieues doit voir le jour le plus vite possible mais laisser croire à sa réalisation avant 2025-2030 au mieux est trompeur.

 Sans renoncer à notre engagement permanent pour ce projet de métro il est essentiel d’obtenir que soient entreprises le plus vite possible des améliorations des transports desservant notre commune et les communes voisines et qui peuvent être réalisées plus rapidement:

 1/ le prolongement du Trans Val de Marne (TVM) en site propre jusqu’à Noisy le Grand par la Fourchette et l’Avenue du Général de Gaulle.

 2/ la requalification de la D4 (ex RN4) qui vient de débuter mais qui après réalisation complète jusqu’à la Fourchette avec site propre pour autobus et pistes cyclables permettra de rejoindre rapidement le RER A à Joinville.

3/ L’amélioration des liaisons bus depuis le haut de Champigny vers les gares RER de Villiers, les Boullereaux et Champigny centre avec la généralisation de voies réservées là ou c’est possible et des dispositifs assurant le passage prioritaire des bus aux feux.

3/ La réalisation du bus en site propre de Sucy à Noisy le Grand sur l’emprise des terrains du projet abandonné de liaison autoroutière A4-N4-A6 qui aurait l’avantage de desservir et donc de dynamiser les zones d’activité de Champigny

4/La modernisation du matériel roulant et des infrastructures sur la ligne A du RER. Cette année encore les incidents sont quotidiens engendrant fatigues et stress supplémentaires pour ceux qui doivent se déplacer pour aller à leur travail.

 Ces projets sont réalisables sous un délai de quelques années (donc à plus court terme) et apporteraient déjà beaucoup d’améliorations aux transports en commun. Outre le confort amélioré des voyageurs on peut en attendre une diminution de la circulation automobile ce qui de tout point de vue (économie, environnement) serait positif. »

Enfin les délibérations 9,10, 11 portaient sur des modifications du PLU visant à augmenter le cOS et donc la densification le long de certains grands axes (Avenue du général de Gaulle, Avenue Roger Salengro, Pif de la Place Lénine etc

Mon intervention fut la suivante :

« Mon intervention ne porte pas que sur la délibération N° 9 mais sur l’ensemble des 9, 10, 11 car il s’agit d’un même problème celui de l’adaptation du PLU

Dans l’exposé des motifs de la délibération n°9 vous écrivez  « les études réalisées montrent que peu de bilans financiers d’aménagement s’équilibrent dans le cadre des de la densité prévue par le PLU actuel »

 Lorsque nous avions discuté de la première révision je vous avais dit que votre PLU était figé et manquait d’ambition. Ce sont ces mêmes termes que vous reprenez aujourd’hui quand vous écrivez (délibération 11) : «  Pour ce faire il est proposé de faire évoluer le règlement du PLU pour la ZAC des Bords de Marne et pour l’ilot Republic 2000 afin de leur donner les moyens de leurs ambitions »

Le PLU est récent. Il a 3 ans. Nous l’avons déjà du le réviser en 2009. C’est bien dire qu’il est étroit et ne correspond pas à l’avenir de la ville.

Vous-même êtes en train de le reconnaître aujourd’hui.

Vous avez été élu sur un programme de faible densification ; vous écriviez dans votre programme que Champigny ne devait pas accroitre sa population (un peu malthusien). Vous avez fait un PLU où on ne touchait à rien et maintenant on chamboule tout morceau par morceau sans aller à une nécessaire révision. Ayons le courage d’en parler. Vous souhaitez densifier. Je ne suis pas opposé à une certaine densification.  Une certaine densification est préférable  à l’extension  horizontale sans limite de l’environnement urbain qui génère des charges, nécessite des investissements colossaux pour les transports, réduit les surfaces agricoles. Une densification est souhaitable mais un débat est nécessaire à ce sujet. Ayons ce débat ! Quelle densification ? où dans la ville ? Il faut en parler, en convaincre les Campinois au lieu de rapiécer morceau par morceau un PLU totalement inadapté en décidant d’ augmentations maximales possibles du COS (50% et de 30%).  Ces valeurs extrèmes sont elles nécessaires ?. Admettez qu’on en discute. Et ne me répondez pas que le prix des terrains à Champigny est tel que la loi Molle est le seul outil qui permette de construire économiquement du logement social. Le logement social supporte des prix jusqu’à 210€/m2 SHON sans surcharge foncière. Le foncier représente de 7 à 10%  du cout du m2 SHON qui est fixé à 2100 € le m2 pour les constructions PLUS, PLAI et PLS. Ce sont les chiffres qui ressortent de récentes conférences des organismes sociaux à Grenoble (2009) et Strasbourg (2010). Or les chiffres sont clairs. Lors des préemptions effectuées dans le cadre des arrêtés pris par le Maire (points 17, 18 et 19) de la liste des arrêtés) les prix au m2 du foncier oscillent entre 260 et 446 €/m2 de foncier. Ces prix permettent de rentrer dans des prix m2 SHON acceptables sans sur-densification.

Une dernière précision. Vous savez bien que je ne suis pas opposé au logement social, ma position est claire à ce sujet mais il y a façon et façon de concevoir la distribution du logement social dans la vile. Ou bien on le concentre massivement dans certaines structures d’habitation et on renforce l’exclusion ou bien on assure sa distribution en favorisant la construction d’ensembles mixtes associant du logement social, du locatif intermédiaire et de l’accession à la propriété. La mixité passe par là.

Nous avons besoin d’un débat de fond sur ces questions. Les délibérations qui nous sont soumises ne sont que  des ajustements et des rapiéçages. La politique de la ville a besoin d’autre chose que d’un manteau d’arlequin.

Je vous demanderai donc de noter à chacune des délibérations en cause mon refus de prendre part au vote. »

Dans sa réponse M. Dominique Adenot, maire, reconnaissait que le problème de l’emploi avait été présenté comme prioritaire dans son programme et que c’est postérieurement du fait des exigences que le logement s’était imposé comme problème majeur. Il reconnaissait que cette procédure de modification au cas par cas montrait ses limites et qu’une remise à plat s’imposait. Il promettait que au cours de l’année à venir les discussions du PLH (Plan Local de l’Habitat) permettraient un large échange de vues sur ces questions.

Yves Fuchs

Conseiller Municipal

POURQUOI J’AI VOTE CONTRE LE BUDGET 2010 par Yves Fuchs

A la réunion du Conseil Municipal le 31 mars nous étions appelés à examiner le projet de budget 2010 et à nous prononcer par voteDès le début de la résolution 1 j’ai été étonné par certains termes.

En page 2 il était écrit: «  nous préservons un équilibre financier en stabilisant les charges et les ressources » le terme « stabilisant » était notoirement inexact puisque ce budget comportait des variations importantes par rapport à celui de l’an dernier: par exemple comme écrit quelques lignes plus loin un «  choix de progression du produit fiscal ». Peut-on dans ce cas cas parler de stabilisation?

J’ai été encore plus été étonné  page 1 de trouver dans un texte portant le tampon de la Direction des Finances et des Achats, donc d’un fonctionnaire territorial, des considérations telles que : «  nous savons que les dispositions législatives retenues contrarient fortement ces objectifs, voire heurtent les intérêts légitimes des habitants » et « Pour autant, les campinois et les campinoises ne sont pas disposés à la résignation » Je précise bien que je suis pas en désaccord avec le contenu de cette déclaration, bien au contraire, mais ce qui gêne c’est que de tels jugements relèvent directement des capacités dévolues aux élus et non des compétences des services techniques.
Cette confusion des rôles est fréquente dans notre commune, cela ne la rend pas pour autant acceptable.
En fait on l’aura compris la présentation du budget, telle qu’elle a été faite répondait à un double objectif: tenter de rassurer les campinois et faire porter la responsabilité des dérives budgétaires sur la politique gouvernementale.
Il est exact que la politique de MM Fillon et Sarkozy rend délicate la gestion des communes. Le transfert de domaines d’intervention sans que soient réellement tenues les promesses de compensation, la suppression de la taxe professionnelle (alors que sa réforme était souhaitable), les propositions de réforme des collectivités territoriales tout cela constitue des atteintes au bon fonctionnement des communes.
L’opposition de droite qui s’est attachée à défendre contre vents et marées la politique de MM Fillon-Sarkozy n’a pas convaincu et est passé à côté d’une véritable critique du projet de budget tel que présenté par la majorité municipale.

Le Maire et sa majorité avaient raison de critiquer la politique du gouvernement et de dénoncer les charges accrues qui pèsent sur les communes mais cela n’excuse pas les manques du projet de budget présenté.
Citons quelques données parmi d’autres
Les chiffres affichés au titre de la section investissement montrent que ce sont les opérations foncières (4.153.400 €)(revente de biens fonciers acquis précédemlment) qui équilibrent le budget. Sans ces reventes le budget n’aurait pas pu être équilibré!
L’investissement proposé au budget c’est ce qui préfigure l’avenir de Champigny. Or cet investissement est pour l’essentiel financé par l’emprunt. Pourquoi pas? mais ce qui est grave c’est que le remboursement des emprunts précédents correspond à 91,8% au montant du nouvel emprunt. La municipalité emprunte aujourd’hui pour équilibrer le remboursement de sa dette. Par contre le montant de l’autofinancement est particulièrement limité puisqu’il représente seulement 15,8% du total de la section investissement. La municipalité n’a pas trouvé les moyens de dégager des moyens d’autofinancement.
Il reste du au 1er janvier 137 millions € au titre de l’emprunt. Si l’on compare aux recettes annuelles de fonctionnement (118,799 millions d’euros) le ratio est de 1,14. C’est beaucoup trop élevé surtout si on met en regard la faiblesse de notre capacité d’autofinancement.
Nous sommes dans un équilibre très fragile.
La solution proposée consiste à augmenter de 4% la pression fiscale sur les ménages alors que,on le sait bien, le potentiel fiscal de notre collectivité est limité.
Par ailleurs dans ce domaine les élus ne reçoive pas toutes les informations dont ils devraient pouvoir avoir connaissance pour intervenir efficacement.Lors du Débat d’Orientation Budgétaire le mois dernier :
Jétais intervenu de la façon suivante « D’une façon générale l’état de l’investissement pose problème. Je demande communication de l’état d’avancement du PPI (Plan Pluriannuel d’Investissement) à l’ensemble des élus. Quel est l’état de consommation des crédits ? Quelle est la répartition de réalisations sur les prévisions ? M. le Maire m’avait promis une réponse ; je n’en ai reçu aucune.

Les conséquences de cette politique budgétaire se font sentir douloureusement pour les campinois sur des secteurs essentiels pour eux
Les subventions aux caisses des écoles baissent de 45000€ soit moins 2,46%
Pour les fournitures scolaires la diminution est de 467 546€ à 444 780 € soit moins 4,9%
La subvention au CCAS reste stable. Avec la crise malheureusement les charges sociales explosent et ce budget ne se donne pas  les moyens d’y faire face.
L’investissement au titre des écoles n’est que de 1 millions d’Euro L’expression la plus juste: c’est riquiqui.
Globalement les charges de personnel progressent de 2,01% « intégrant, la revalorisation des points d’indice et l’impact des avancements de carrière et promotions de grade ». Cela parait parfaitement normal et justifié mais la lecture détaillée montre que la rémunération principale du personnel titulaire (64111) baisse de 0,6% mais que d’autres charges augmentent comme la rémunération des personnels non titulaires (+1,18%). A quoi correspondent ces disparités ? y a-t-il recours de plus en plus fréquent à du personnel non titulaire ? les charges sociales (URSSAF, caisses de retraites etc) augmentent ce qui est tout à fait normal et lié à des contraintes. Les charges liées aux indemnités des maires adjoints et conseillers (ref 6531) ne représentent que 1,03% du chapitre 012 (Charge de personnel et frais assimilés) mais elles progressent elles de 10,2%.
Ce qui augmente aussi dans la continuité d’ailleurs d’une croissance déjà installée entre 2008 et 2009 c’est tout ce qui a trait à la communication : fêtes et cérémonies de 471 710 à 514 975€ soit +9,2%, catalogues et imprimés de 103 955 à 111 290€ soit +7,1%, publications de 431 500 à 460 000€ soit + 6,6%.
Une question.

Dans le projet de budget figurent des sommes importantes 4.647.650 € (x 2,34 par rapport au budget précédent) au titre de 2135 (installations générales, agencements et aménagements des constructions). Je n’ai pu me faire préciser quelle part de ce chapitre 2135 est consacrée à la mise aux normes environnementales des bâtiments publics municipaux dont certains sont des gouffres énergétiques ? Ce problème a-t-il même fait l’objet d’une étude d’état et d’une étude de faisabilité ? J’ai posé la question en séance. J’attends la réponse.

Ce projet de budget primitif pêche par la faiblesse de l’investissement, cette faiblesse même est la marque d’un manque d’ambition pour notre ville, il pêche par la baisse et/ou la stagnation des moyens accordés aux secteurs essentiels que sont l’école et les actions sociales, il pêche je le crains aussi par une sous évaluation des nécessités environnementales.
En conséquence au nom de Gauche Citoyenne/Europe Ecologie, j’ai vote contre l’adoption du budget primitif de la ville.

J’ai aussi voté contre la délibération N° 4 qui portait sur la raxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TVEOM)
Déjà l’an dernier la TEOM était particulièrement lourde à Champigny. Depuis 2007 Champigny est en tête du département pour sa TEOM avec ses 9,95%  (en 2007) cette taxe a encore augmenté l’an passé et la municipalité récidive cette année la portant à 11,26%.  A Champigny la TEOM par habitant va dépasser 135 € contre un peu moins de 100 en moyenne pour les autres communes du Val de Marne. Pourtant le tri ne progresse pas et la Mairie envisage une réduction du nombre de jours de ramassage.
Il y a sans doute une question d’organisation, une trop grande externalisation des taches. Certes les bases sur lesquelles sont calculées les taxes TVEOM sont plus basses à Champigny que dans certaines communes. Cela ne suffit pas à expliquer pourquoi chaque Campinois devra payer 40% plus cher que la moyenne des autres Val de Marnais. Certes des disparités existent entre communes mais le taux de 11,26% est un record absolu. A titre d’exemple je citerai les taux des communes de l’agglomération du Val de Brièvre, qui diffèrent par la taille, le type d’habitat dominant et le potentiel fiscal des foyer mais qui ont toutes des taux notoirement plus bas (chiffres 2009)
(communauté d’agglomération 14/4/2008) Arcueil 5,22%, Cachan 7,87%, Fresnes de 5,61 à 5,73% selon quartiers, Fresnes 5,61%, Gentilly 4,78%, l’Haÿ  5,29%, Kremlin Bicètre 4,60%, Villejuif 6,01%.
Ne dites pas que toutes ces communes ont des conditions plus favorables que Champigny pour le ramassage des ordures ménagères. Certaines sont à dominante pavillonnaire, d’autres ont de grands ensembles de logements sociaux. Certaines sont dirigées par la droite d’autres par le PS d’autres par le PCF, une par Gauche Citoyenne (Arcueil). Ou est l’erreur à Champigny? N’ayant reçu aucune réponse à ces question j’ai voté aussi contre cette délibération parti intégrante du budget.

Exclusif: M. Adenot et M. Charles ne se parlent-ils plus?

 

M. Adenot et M. Charles ne se parleraient-ils plus ?

M. Dominique Adenot est maire de Champigny, M. Georges Charles est  3ème maire adjoint chargé de l’Aménagement du Territoire et Développement Urbain (Urbanisme pour faire court)

Lors du débat au Conseil Municipal du 16 décembre dernier sur la question du projet Union Jaurès (nous y reviendrons prochainement sur ce blog) M. Georges Charles a déclaré en réponse à une question de Yves Fuchs qu’on allait « réimplanter Beurel » (commerce de vêtements prête à porter sis 11 rue Albert Thomas). Le compte rendu officiel du Conseil Municipal en fait foi. Dans le contexte de la discussion il était clair pour les conseillers que Beurel continuait d’exister mais qu’on n’excluait pas qu’il se transporte dans la structure commerciale (galerie marchande) prévue dans le projet Union-Jaurès et qui devrait voir le jour sous quelques années.

Lors du conseil du 17 février les conseillers ont appris que M. le Maire avait pris un arrêté pour exercer son droit de préemption sur le droit au bail d’un local commercial sis 11 rue Albert Thomas (les Etablissements Beurel). Ceci signifie que Beurel cesse toute activité. La préemption exercée par la mairie est tout à fait légitime. Elle vise à préserver une activité commerciale en ce lieu.  D’ici un délai légal d’un an la mairie doit trouver un repreneur pour ce bail.

Rien à dire si ce n’est que M. Charles semble ignorer ce que sait et fait M. Adenot comme s’ils ne se parlaient pas. C’est évidemment invraisemblable.

Ce qui est plausible par contre c’est que pour éviter d’avoir à répondre à des questions on trouve plus facile d’inventer, de répondre par des contes, des calembredaines et des fariboles. La manière n’est pas neuve. L’an dernier lors des discussions sur l’avenir des « délaissés » (fonciers libres) de la liaison A4-N4 M. le Maire s’était prévalu de contacts et de projets en commun avec l’Université de Paris Est Marne la Vallée. Renseignement pris auprès de la direction de l’université celle-ci n’avait connaissance ni de ces contacts ni de ces projets.

Il faudra introduire un peu plus de sincérité dans les affirmations de la municipalité pour que les élus puissent faire leur travail de discussion, de réflexion et de proposition.