Archives de catégorie : pollutions

Pollution de l’air: accidentelle parfois mais surtout permanente

Du samedi 23 au lundi 25 septembre de nombreuses personnes à Champigny ont signalé avoir ressenti des difficultés respiratoires, des picotements sur la langue, un gout étrange dans la bouche.

Les hypothèses les plus diverses ont circulé.

En fait cette pollution de l’air était en relation Continuer la lecture

La ministre de l’écologie perd en appel contre un couple campinois

On se souvient de l’incroyable pollution autour de la station d’essence ESSO, rue du Monument et des dangers encourus par les riverains suite à des fuites d’essence sans plomb contenant un composé (le benzène) hautement cancérigène. Drainé par le réseau d’égout le polluant avait contaminé le sous-sol et par percolation avait touché de nombreux pavillons à des degrés divers.
On pourra trouver une relation détaillée de ces faits dans les articles que nous avons consacrés sur ce blog à ce scandale. (Voir les références en fin d’article). Sous l’impulsion de l’association créée par les riverains victimes de la pollution, Continuer la lecture

COP 21, et nous citoyens de cette terre que pouvons nous faire?

La Cop 21 (voir note explicative en fin d’article) va ouvrir. Avant pendant et après les journaux vont couvrir l’évènement ; Vous allez être informés des efforts de certains pays (la Chine et quelques autres) pour limiter les effets des décisions et finalement du très vraisemblable consensus final sur un texte dont chacun sait qu’il sera difficile à faire appliquer par les états membres.
Est-ce à dire que cette conférence est inutile ? Pas du tout. D’abord elle témoigne du fait que les problèmes environnementaux et surtout climatiques sont maintenant pris en compte et que les états en ont compris l’importance même si la prise de décision se heurte aux conflits entre l’intérêt de la planète et ceux de certains groupes de pression industriels et de certains gouvernements.
Un pas décisif a été accompli. L’importance des variations climatiques n’est plus niée que par une minorité de scientifique. L’influence des activités humaines (gaz à effet de serre) est maintenant reconnue comme le facteur essentiel des variations climatiques observées. Même si des imprécisions subsistent sur l’amplitude des variations de température prévues à l’échelle des décennies à venir tout le monde s’accorde pour prévoir des dérèglements importants à brève échéance (perte de biodiversité sur terre et dans les océans, amplification des épisodes climatiques aujourd’hui exceptionnels ou limités à certains secteurs tels cyclones et inondations, montée des eaux des océans etc). Chacun comprend que ces évènements environnementaux vont être responsables de tensions, de troubles, de migrations massives)
Que pouvons-nous faire nous citoyens de cette terre ?
Il ne nous faut pas nous laisser décourager par la complexité des affrontements où coexistent aspirations tout à fait légitimes et aussi intérêts plus ou moins camouflés.
Le problème essentiel en ce qui concerne les variations climatiques c’est l’énergie. Produire de l’énergie aujourd’hui consiste pour une grande part à utiliser des combustibles fossiles (charbon, hydrocarbures liquides et gaz). Le corollaire de cette situation c’est la production intensive de gaz à effet de serre (CO2 surtout). Les combustibles fossiles représentent 75% de la production de CO2 (Centrales thermiques, transports routiers, chauffage des bâtiments, production d’eau chaude, engins agricoles etc.) mais on ne doit pas oublier que d’autres activités sont elles aussi productrices de ces gaz

Globalement, la fabrication d’une tonne de ciment relâche 800 kg à 900 kg de CO2. La demande mondiale en ciment progresse de 3 % à 4 % l’an, le bilan carbone du secteur devrait donc passer de 2,3 milliards de tonnes de gaz carbonique par an, en 2005, à 3,5 milliards, en 2020.
La production du ciment est après l’énergie le plus gros producteur de CO2. L’industrie du ciment est à elle seule responsable de 5% de l’émission de ce gaz par l’homme.
Mais que pouvons-nous faire ?
Refuser la politique de l’autruche c’est clair mais agir en tant que citoyens cela signifie quoi et pour quels résultats?.
Comment ?
A titre personnel
En remettant en cause un certain nombre de comportement énergivores (température des appartements), en privilégiant les transports en commun, les circulations actives (vélos, déplacement piétonnier) en cherchant des substituts à la voiture personnelle (autolib, autopartage) ;
Au-delà de cette recherche personnelle il nous faut appuyer les initiatives qui vont dans le sens de la réduction des gaz à effet de serre vers une transition énergétique celle d’une énergie provenant d’autres sources que les hydrocarbures par exemple la géothermie, l’énergie photovoltaïque (solaire) ou éolienne (vent).
Actuellement à Champigny le réseau chaleur alimenté au point de vue énergie à 60% par géothermie (eau chaude puisée par forage dans une nappe située à 1,8km de profondeur) alimente 7.000 équivalents logements en chaleur et en eau chaude sanitaire (http://www.champigny.reseau-chaleur.fr) essentiellement aux Mordacs et au Bois l’Abbé.
Des possibilités existent de doubler ce potentiel en installant un nouveau puit de production cette fois dans le bas de Champigny qui pourrait desservir les grands ensembles (Boullereaux, Cités Jardins, Cités Rouges, Cités Blanches) et les groupes scolaires. Des économies en perspective (la géothermie est rentable après amortissement des investissements de départ) et combien de CO2 en moins dans l’atmosphère ?
Insister pour que ce 2ème site de Géothermie voie le jour rapidement constitue une attitude responsable dans cette lutte contre les changements climatiques. Concrètement il faut se battre pour que ce projet voit le jour rapidement, que les financements nécessaires soient trouvés. La lutte contre les changements climatiques est aussi une lutte locale.
Au niveau mondial il va falloir dans les décennies à venir développer les énergies renouvelables. Cela suppose des efforts considérables en investissements. Cela n’est pas non plus exempt de problèmes parfois difficile à gérer. Il serait bien naïf de croire que l’éolien, le solaire, la géothermie se donnent à nous comme cadeaux de dame nature. Leur faire satisfaire nos besoins énergétiques demande des efforts considérables

Projet d’éolienne héliade. Pales de 73,5 m

Il faut 600 éoliennes de ce type pour produire l’équivalent d’un réacteur nucléaire de 1300MW

La quantité d’acier nécessaire pour produire 1MW (Mégawatt) elle est de 20Tonnes dans l’hydraulique, de 60 dans le nucléaire et de 250 Tonnes pour l’éolien.

Estimation des besoins en béton, acier,aluminium cuivre et verre à l’horizon 2050

pour satisfaire aux besoins de la transition énergétique,

la ligne en pointillé représente le niveau de la production mondiale en 2010 (source Vidal, 2014)

Développer l’éolien et le photovoltaïque vont par ailleurs nécessiter de produire en quantité suffisante les éléments nécessaires aux nouvelles technologies en particulier les terres rares produites à 95% en Chine et générant dans les conditions où ces métaux sont produits d’énormes quantités de déblais fortement acides et riches en éléments radioactifs (uranium, thorium).

Les déchets toxiques du traitement des Terres Rares (lac Boatu, Chine)

Les besoins irons croissant.
Une voiture classique « consomme » pour sa construction 5kg de terres rares, une voiture électrique ou hybride de 10 à 15kg, Les éoliennes sont grosses consommatrices de ces terres rares. Une éolienne du type représenté en consomme environ 1 T (Nd,Dy,Sm et Gd +Pt) et il faudra 600 éoliennes de ce type pour produire l’énergie équivalente à celle produite par un réacteur nucléaire de 1300 MW.
Et il faudra produire plus de béton, plus de verre (photovoltaïque), plus d’aluminium (gros consommateur d’énergie), plus d’acier pour asseoir les bases de la transition énergétique. Les graphiques l’illustrent pleinement.

Certains chiffres sont révélateurs
? En 2050 la totalité du béton, de l’acier, de Al, Cu et du verre mobilisés dans les systèmes éoliens et solaires de production d’énergie sera de 2 à 8 fois la production mondiale de 2010.
Cela veut-il dire que la transition énergétique est irréalisable ou devons-nous craindre qu’elle ne s’accomplisse qu’au prix d’atteintes considérables à l’environnement ?
Posons les choses clairement
On ne peut plus continuer à produire de l’énergie à partir des combustibles fossiles c’est tout l’équilibre de la biosphère qui est menacé. La transition énergétique est nécessaire. C’est l’action, de l’engagement politique des citoyens que dépendra la façon dont elle s’effectuera.
En juin dernier à un colloque sur l’avenir des matières premières un cadre dirigeant d’une grande entreprise faisait l’observation suivante (je cite de mémoire) ; « Les choses ont beaucoup changé. Nous étions à ce qu’il existe des conflits à l’intérieur de l’entreprise entre le salariat et la direction. Les choses ont changé aujourd’hui lorsque nous lançon un projet nous devons nous expliquer avec l’ensemble de la population vivant autour et qui s’estime concernée »
Cette réflexion traduit une réalité. L’exigence de la sauvegarde de l’environnement est présente dans tous les pays du monde et c’est la meilleure garantie que la transition énergétique se fasse dans le respect de la planète dont nous sommes tous les citoyens.
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

Note« La Convention cadre des Nations unies sur les Changements Climatiques dite CCNUCC (UNFCCC en anglais) a été adoptée au cours du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992. Elle est entrée en vigueur le 21 mars 1994 et a été ratifiée par 196 « parties » prenantes à la Convention.
Cette convention-cadre est une convention universelle de principe, qui reconnait l’existence d’un changement climatique d’origine humaine et donne aux pays industrialisés le primat de la responsabilité pour lutter contre ce phénomène.
La conférence des « parties » (COP), composée de tous les états « parties », constitue l’organe suprême de la convention. Elle se réunit chaque année lors de conférences mondiales où sont prises des décisions pour respecter les objectifs de lutte contre les changements climatiques. Les décisions sont prises à l’unanimité ou par consensus. La COP qui se tiendra à Paris sera la 21ème d’où son nom de COP 21 (d’après le site http://www.cop21.gouv.fr)

L’état condamné dans le scandale ESSO à Champigny sur Marne

Il est très rare qu’un particulier gagne un procès contre l’état. Pourtant le Tribunal Administratif de Melun par jugement en date du 16 octobre dernier a fait droit aux demandes des époux N demeurant rue du Monument à Champigny. Ceux-ci soutenaient que l’Etat n’avait pas rempli ses devoirs de protection dans le cas de cette pollution aux hydrocarbures (et plus particulièrement au benzène un cancérigène potentiel) suite à des fuites sur les cuves de la station ESSO.(voir sur ce site les articles « Grave pollution au benzène un quartier se mobilise » du 1/5/2011, «Non la pollution de la station Esso n’est pas un accident isolé » du 18/1/2012 et « Ces pollutions qui nous cernent » du 7/12/2012.

Dès mars 2009 les riverains avaient signalé de fortes odeurs d’hydrocarbures mais la préfecture n’a effectué des investigations poussées  qu’à partir du 16 mai 2010 et pris un arrêté préfectoral de fermeture le 18 mai. C’est à la suite de l’alerte lancée par les riverains que la commune de Champigny sur Marne a du faire effectuer elle-même les analyses qui ont mis en évidence la réalité de la pollution. Ces analyses ont révélé que les fortes émanations de benzène pendant 15 mois ont mis en danger la santé des riverains et peuvent être à l’origine du développement d’une leucémie chez un riverain.

Il reste bien clair que le responsable premier de la pollution et des conséquences est le groupe pétrolier ESSO mais en n’effectuant pas les contrôles appropriés et en tardant à prendre au sérieux les alertes des riverains l’état (la préfecture) a manqué à ses obligations. Celles çi sont pourtant claires. Les stations-service sont classées comme installations SEVESO ce qui impose le strict respect de normes de sécurité et des contrôles périodiques. Ces contrôles n’ont pas été effectués. Est-ce le manque de techniciens qualifiés qui en est la cause ? la baisse des effectifs du service public peut mener à négliger la protection  contre des dangers pourtant bien répertoriés. Quelle garantie avons-nous qu’il sera désormais remédié à cette carence de l’état et que les stations-service seront bien régulièrement contrôlées ?

Malgré le vent, la pluie la pollution de l’air reste forte.

Tout le monde parle du temps, du soleil qui se cache, des températures  basses pour la saison, de la pluie et du vent mais personne ne prend garde que de plus l’air que nous respirons est fort pollué. On croit que puisque il y a du vent la pollution de la métropole parisienne doit être dispersée et que les mauvais pics appartiennent à des périodes chaudes et non venteuses. Il n’en est rien. Pour le constater il suffit de se connecter sur AIRPARIF et de demander communication des relevés, heure par heure, de la dernière quinzaine. Ils donnent les teneurs de l’air en NO2 (peroxyde d’azote) et en 03 (ozone) pour le capteur de Champigny centre-ville.

En ce qui concerne le NO2 on note 2 pics. Le 19 mai on observe un pic à 68?g/m3 d’air alors que la limite de qualité est de 40?g/m3 et la limite d’alerte de 45?g/m3. Les observateurs de la qualité moyenne de l’air préfèrent toutefois tenir compte de la moyenne sur 8 H, un pic momentané n’étant pas forcément significatif. Mais ce jour-là sur 8 H entre 16H et 22 H la moyenne s’établit à 50?g/m3 nettement au -dessus du seuil d’alerte (45?g/m3).

A la date du 26-27 mai on note une moyenne de 77 ?g/m3 en moyenne entre 22H et 6H du matin, avec un pic à 87.

En ce qui concerne l’ozone O3 on s’attendrait à l’absence de pollution significative «étant données les conditions climatiques.

En effet l’ozone (O3) se forme à partie de l’oxygène de l’air au contact d’oxydes d’azote et d’hydrocarbures, et surtout sous l’action du rayonnement ultra-violet solaire et lorsque la température est élevée. Dans les conditions actuelles de température (basses pour la saison) et avec un ensoleillement très limité on s’attendrait donc à ce que les valeurs de la pollution à l’ozone soient très faibles. Or à notre surprise nous découvrons qu’il n’en est rien. Certes le seuil d’alerte (120?g/m3) n’est pas atteint mais il est frôlé avec un maximum à 115 sur plusieurs heures le 27 mai et une moyenne de 111 sur 8 heures.

Ces chiffres ont une signification. Il est clair que la pollution n’existe pas seulement lorsque des conditions particulières (chaleur, absence de vent) maintiennent des masses d’air qui sont bloquées sur Paris et sa banlieue. En ces dernières semaines, avec de nombreux épisodes venteux la pollution est bien encore là les chiffres d’AIRPARIF le prouvent.

Sur Paris et sa banlieue la pollution de l’air est permanente. Il faut vite s’attaquer aux sources de pollution qu’elles soient liées à la circulation automobile (développement des transports en commun) au chauffage (mise aux normes et recours croissant à la géothermie).

C’est une cause de santé publique.

CES POLLUTIONS QUI NOUS CERNENT: benzène, amiante, solvants toxiques PCE, gaz d’échappement, bruit. à Champigny

Champigny a des cotés agréables à vivre, les bords de Marne et les iles avec leur faune, les deux grands parcs publics du Tremblay et du Parc Départemental, un patrimoine architectural avec l’église Saint Saturnin, la vieille église de Coeuilly ou encore les cités jardins. L’importance des jardins et jardinets privés donne plus de verdure et de fleurs à la ville. Champigny présente un cadre de vie plein d’agréments. Cela ne doit pas nous faire oublier qu’au quotidien des pollutions diverses nous agressent et qu’il y a beaucoup à faire pour diminuer leur impact sur notre vie, notre santé.

 Ci-dessous une première énumération non limitative.

 Benzène: la station ESSO du rond-point de Chennevières

Le 10 octobre  a au cours de la délibération du Conseil Municipal consacrée aux pollutions engendrées par les fuites  à l’ancienne station ESSO (angle rue du Monument exRN4) Y. Fuchs, élu de Forum au sein du Conseil a dit son accord avec la démarche de la municipalité qui a réussi à faire prendre en compte que les travaux de dépollution des sols et du réseau d’égouts restent sous maitrise d’œuvre de la mairie de Champigny mais que le coût soit assumé par le pollueur à savoir ESSO. Une application logique du principe : POLLUEUR=PAYEUR

Il reste  toutefois encore des points litigieux. Le dédommagement des riverains victimes de la pollution pose problème. Esso traine les pieds et semble beaucoup espérer de possibles divisions entre victimes.

Une autre question demeure, celle du règlement du coût du suivi médical (pendant 10 ans !) des personnes ayant subi les effets de la pollution au benzène. Ce coût sera pris en charge par la Sécu. Au cours de son intervention au Conseil Municipal  Y. Fuchs a fait valoir qu’il serait normal que la Sécu présente la facture à ESSO, responsable de la pollution.

Par lettre en date du 8 novembre M. Adenot  précise qu’il est  d’accord avec ce point de vue et annonce qu’il saisit l’ARS (Agence Régionale de Santé) de ce problème afin qu’elle effectue les démarches nécessaires pour que ESSO rembourse la Sécu.

Une affaire à suivre…

Et l’amiante à Champigny ?

Au cours des questions diverses en fin de Conseil le 10 octobre Y. Fuchs avait signalé que dans l’acte de vente de l’office public d’HLM Habitat au bénéfice d’IDF  il était indiqué que les diagnostics effectués sur les  installations de branchement électrique et du gaz indiquaient qu’ilsn’étaient pas conformes du point de vue sécurité et que de l’amiante était présente et il demandait à M. le Maire d’intervenir auprès du nouveau propriétaire

Dans sa réponse, datée du 9 novembre M. Adenot répond que sur sa demande la direction de l’hygiène et de l’habitat a saisi IDF habitat sur cette question.

C’est un premier petit pas. Il faut faire plus. L’amiante est présente un peu partout dans notre ville. On a désamianté l’école Maurice Denis il y a une dizaine d’année, on a désamianté une salle d’Eugénie Cotton à l’été 2012, une partie des halles Stalingrad etc.

Combien reste-il de logements, de bâtiments publics contenant de l’amiante à Champigny ?

Il faut qu’un bilan soit effectué que les conclusions soient rendues publiques et que des travaux de désamiantage soient programmés

Les solvants toxiques

Ce 5 décembre 2012 la ministre de l’écologie a signé l’arrêté d’interdiction du perchloroéthylène (plus couramment appelé PCE qui avec le PCB (perchlorobenzène) est un solvant couramment utilisé dans les teintures, le nettoyage à sec mais aussi pour le nettoyage des outils voire des avions. Aux USA les bases militaires de l’US Air Force ont ainsi été reconnues responsables d’importantes pollutions au PCE et au PCB et depuis une vingtaine d’années l’armée de l’air Us est engagée dans un vaste et couteux programme de dépollution.

PCB et PCE sont en effet classés comme « cancérigènes probables ».

Cet arrêté de Me Delphine Batho, Ministre de l’Environnement nous rappelle qu’à Champigny aussi une pollution importante au PCE et au PCB a existé et qu’elle n’est pas complètement éliminée.

Rappelons les faits : En 2002 nous apprenions que sur la ZAC des Bords de Marne, à l’emplacement d’anciens ateliers de l’Air Liquide une pollution importante avait été décelée. A nos demandes de renseignements, de communication des informations le maire de l’époque M. Jean Louis Bargero opposait un ferme refus : Circulez il n’y a rien à voir. Notre association Forum dut alors écrire au Premier Ministre de l’époque (M. Raffarin) pour que la CADA (Commission d’Accès aux Documents Administratifs) intime à l’organisme porteur du projet de ZAC l’ordre de nous communiquer l’étude qui avait mis en évidence la pollution. Sa lecture nous apprenait l’existence d’une pollution importante au PCB et PCE due au laxisme de l’occupant précédent (Air Liquide) qui s’était débarrassé des produits toxiques en les déversant dans un simple puisard.

Nous avons publié ces données dans notre journal, le Parisien consacra un article documenté au sujet, le Moniteur (n°5228) s’empara de l’affaire. Une dépollution fut réalisée. Toutefois elle resta limitée au secteur de la ZAC elle-même. On ne chercha pas à savoir si les migrations des eaux de la nappe phréatique avait pu transporter les polluants plus loin. La dépollution elle-même resta limitée, sans doute pour des raisons financières et si le taux des polluants dans l’air et les sols est maintenant inférieure aux limites prévues par la loi il n’en reste pas moins élevé interdisant une présence permanente et donc la réalisation des ensembles d’habitation et de l’école initialement prévus.

 

Pollution de l’air

C’est une question que nous avons déjà abordée (on se reportera en particulier à l’article QUEL AIR RESPIRONS NOUS? (sur le blog en date de janvier 2011). Le trafic des voitures particulières et des camions à travers notre ville est gigantesque entrainant en particulier des teneurs très élevées en CO2 et en dioxyde d’azote dans les secteurs ou la circulation est la plus intense. Des mesures effectuées en 2007 par AIRPARIF indiquent pour le carrefour Talamoni-Dupertuis une teneur moyenne annuelle en dioxyde d’azote de 65 mg par m3 nettement supérieur à la valeur de 48 mg par m3 définie comme le maximum tolérable par la réglementation européenne.

A cette pollution due à la circulation automobile il est possible de remédier de deux façons. Localement et dans des délais assez brefs par la réalisation complète de la voie de desserte associée entre la tour hertzienne et le rond-point IKEA permettant de desservir les zones d’activité économiques (poids lourds) et de réduire la circulation autour de ce nœud routier représenté par l’axe Talamoni-Jaurès et l’axe République-Pont de Champigny. C’est une demande des campinois, nous avons écrit en novembre à M. Christian Favier, Président du Conseil Général pour qu’il accélère la réalisation complète de cet axe par le département.

L’autre façon de limiter puis de faire baisser cette pollution due aux poids lourds et aux autos c’est sur le long terme le développement du ferroutage pour les poids lourds, la mise à la disposition des habitants d’Ile de France de transports en commun, rapides, confortables, à des tarifs raisonnables qui incitent les gens à préférer les transports en  région continue d’étouffer du fait de la circulation. Le projet de métro-express est l’expression de cette volonté on souhaite qu’il fonctionne le plus vite possible.

Un autre aspect moins spectaculaire (mais aussi moins couteux) c’est celui de la promotion des circulations douces ( déplacement piétonnier, déplacement en vélo). Le cout des infrastructures (pistes cyclables, garage à vélo, aménagement d’itinéraires piétonniers et de zones piétonnes) est là beaucoup plus faible mais ce développement des circulations douces nécessite des campagnes de motivation pour mettre en avant ce type de déplacement. Et là il y a beaucoup à faire. Nos élus craindraient-ils de prendre à rebrousse-poil des électeurs fanatiques du transport en voiture même sur de très courtes distances ?

Bruit

Le bruit dans notre ville est une nuisance surtout le long des grands axes c’est une conséquence de la circulation automobile. Mais il y a des nuisances sonores autres comme celles dues dans certains bâtiments à l’insuffisance de l’isolation phonique. Comme l’exprimait crument un locataire d’un grand ensemble de logements sociaux (pourtant récemment rénové) : « Quand mon voisin se lève la nuit pour aller aux toilettes j’ai l’impression qu’il me pisse sur la tête ».

Et puis il y a les incivismes.

La municipalité a fait construire un City Stade, rue Jules Guesde, près de la patinoire. En soi c’est quelque chose de très positif qui offre aux jeunes un point de rencontre et de sport. Mais la décision n’a pas été suffisamment pesée. Placée tel qu’il est, directement sous les fenêtres d’un immeuble avec une occupation nocturne tardive par des jeunes bruyants, parfois agressifs le City  Stade est devenu un objet de stress non seulement pour les résidents de l’immeuble situé de l’autre coté de la rue et directement concernés mais aussi pour les locataires de la cité HLM des Cités Blanches en face. Tout le monde se plaint. Le maire a fini par prendre conscience du problème. Un arrêté a été pris qui ordonne la fermeture nocturne. Une porte a été posée qui a aussitôt été arrachée. Une seconde plus solide tient encore mais la grille 2M de haut ne constitue pas un obstacle bien important pour de jeunes sportifs. Le calvaire des riverains continue.

Ce vendredi 7 décembre une habitante de la rue Jules Guesde a adressé une lettre au Maire et aux élus ; Nous en extrayons les passages suivants :

Monsieur le Maire, Madame, Messieurs les élus, 

Le city stade est fermé ce soir (ce n’est pas quotidien) et les jeunes de la patinoire y ont joué au foot de 21h50 à environ 22h20.
Je les ai vus  passer par dessus la grille, j’ai essayé de filmer à leur départ, mais ce n’est pas visible du fait de la nuit.
X  y joue, d’ailleurs il m’a envoyé « bouler » à 2 reprises il y a quelques mois quand je lui ai demandé de respecter pour le moins l’arrêté municipal. Il habite Joinville le Pont.

J’ai perdu mon travail par manque de repos, tant de jour comme de nuit : cris, hurlements, vacarme, vocifération, pleurnichements et jérémiades des plus jeunes. Ces nuisances ont eu des répercussions négatives sur ma santéprovoquant stress, insomnies, maux de têtes et irritabilité. J’y travaillais depuis 14années.
.
Ce terrain est beaucoup trop proche de nos fenêtres, d’autant que des nuisances existaient déjà liées à la patinoire. Aujourd’hui, circulation intense, patinoire non insonorisée, allers et venues sur le parking, bus 106,…

 

La municipalité a voulu réaliser quelque chose de bien pour les jeunes ; Elle s’est trompée en l’implantant rue Jules Guesde, dans un secteur inapproprié. Comment peut-elle aujourd’hui sortir de l’impasse ? il faut savoir parfois reconnaitre que, tout en ayant les meilleures intentions on s’est trompé. La chose est sérieuse car les nuisances par le buit, répétées ont des effets dévastateurs sur la santé.

Antennes mobiles: pétition nationale pour demander un texte de loi

Au nom de l’association PRIARTEM , sa présidente Mme Calvez nous communique une pétition de l’Association Santé Environnement France, que vous pouvez signer en ligne.

Forum s’associe à cette initiative et vous appelle à signer massivement la pétition

Au nom de son association, l’ASEF – Association Santé Environnement France – qui regroupe plus de 2500 médecins, Patrice Halimi, secrétaire général de l’association, a adressé une lettre ouverte à tous les sénateurs et à tous les députés pour les inciter à fixer par la loi des conditions d’implantation des antennes plus respectueuses de la santé et garantes de l’égalité des citoyens.

Dans sa lettre Patrice Halimi souligne la vulnérabilité toute particulière des locataires que nous avons également souvent soulignée, le simple droit à l’information prévu dans la loi SRU ne leur étant souvent même pas appliqué. Il rappelle également la nécessité de protéger les enfants, population reconnue par tous comme plus fragile.

Signez massivement la pétition de soutien à cette initiative.
http://www.asef-asso.fr/mon-telephone/notre-lettre-ouverte/1472-lettre-ouverte-a-tous-les-senateurs-et-deputes-de-la-republique

Pour Priartem, Janine le Calvez

GAZ DE SCHISTE: POUR PRENDRE POSITION

 Les « gaz de schistes » représentent une réserve énergétique potentielle importante pour l’avenir. Des oppositions fortes se manifestent contre les procédés d’exploitation  dont l’impact sur  l’environnement pose problème. Face à une mobilisation grandissante des défenseurs de l’environnement le gouvernement avait décidé le 4 février 2011 d’un moratoire sur  les permis de recherche précédemment accordés. Mais  les pétroliers reviennent à la charge. Le permis de Chevry couvre le 77 et une partie du 94 (dont la commune de Champigny) voir carte ci-dessous


Le périmètre du permis de Chevry (le rectangle noir indique Champigny)

Il faut préciser quelques points concernant les hydrocarbures (gaz pétrole gaz de schistes) contenus dans les roches. Leur origine est simple. Il s’agit de matière organique la plupart du temps d’origine biologique qui a subi des transformations lors de l’enfouissement des sédiments où elles se trouvaient. Les transformations bactériennes et/ou chimiques donnent des hydrocarbures dont le plus simple est un gaz le méthane et d’autres plus complexes les pétroles.

Le méthane et tous autres hydrocarbures, liquides ou gazeux peuvent migrer si la roche où ils trouvent est perméable. Ils sont plus légers que l’eau et peuvent même venir en surface donnant des suintements de pétrole (observés par Marco Polo dès le XIIIè siècle près de la Caspienne durant son voyage vers la Chine)

Parfois les fluides restent captifs dans certaines structures géologiques, sous une formation non perméable : ce sont les gisements de gaz et/ou de pétrole classiques là ou les hydrocarbures imprègnent une roche perméable. Ce pétrole jaillit lors d’un forage du fait des pressions ou bien doit être pompé

          

                   Déjà Astérix et Obélix (L’Odyssée d’Astérix)

Le « gaz de schiste » est différent. Dans ce cas la roche d’origine (les pétroliers parlent de roche mère) était imperméable. Les hydrocarbures formés n’ont pas pu migrer, ils sont restés prisonniers de la roche d’origine sous forme de fines gouttelettes dans des micropores ou fixés sur certains minéraux.

On a là des réserves potentielles énormes d’hydrocarbures et donc d’énergie mais aussi de produits de base pour l’industrie chimique (pétrochimie). Avec l’augmentation du prix du pétrole, l’épuisement progressif des réserves, le coût de plus en plus élevé de l’exploitation en mer (offshore profond) les industriels du pétrole se sont tourné vers ces hydrocarbures piégés dit « non conventionnels » qu’on appelle  communément « gaz de schiste ».

On est en présence de roches où les hydrocarbures sont restés prisonniers dans des micropores. Certaines de ces roches peuvent être riches. Un m3 de roche mère peut contenir jusqu’à 20m3 de gaz (aux conditions de surface 20° et 1 atm.).

L’idée d’exploiter cette ressource n’est pas nouvelle. Durant les années 40 et 50 du siècle dernier une entreprise la SISBA (Société des Schiste Bitumineux de l’Aveyron) exploitait en carrière à Sévérac le Château des schistes riches en hydrocarbures qui étaient ensuite distillés.

Durant la seconde guerre mondiale le colonel SS Brockamp, responsable de l’approvisionnement du Reich en matières premières développa l’idée d’un vaste ensemble exploitant le même niveau de schistes en Souabe non loin de Stuttgart. Réalisée en 1943-44 l’usine ne put jamais entrer en production. Conscients de l’importance que ce projet revêtait pour l’approvisionnement de l’armée allemande en carburant les alliés rasèrent l’usine par des bombardements massifs.

Les techniques proposées aujourd’hui sont différentes. On n’envisage plus comme à Séverac le Château d’exploiter en carrière.. La ressource est dite non conventionnelle parce qu’on l’extrait pas par les méthodes habituelles et que l’on met en place un traitement spécial à l’aide d’eau et/ou de produits chimiques (dit de stimulation).

Depuis longtemps on sait faire depuis la surface des sondages verticalement. La technique évoluant on a appris à dévier des sondages en oblique. Maintenant on sait à 2500  ou 3000m de profondeur  « couder » un sondage à angle droit. A partir d’un axe vertical étanche on « envoie » ainsi des sondages horizontaux qui forent dans la couche visée.

Un peu de technique. En profondeur la pression dans les roches augmente régulièrement. Cette pression est due au poids des roches au-dessus. La pression augmente de 250 bars par kilomètre. La pression de l’eau au fond du trou de sondage augmente seulement (du fait du poids de l’eau) de 100 bars par km. Si toutefois dans le trou on injecte une pression telle que cette pression dépasse les 250 bars par km de profondeur la roche va éclater se fracturer, l’eau va circuler et entrainer les huiles et gaz  prisonnièrs de la roche. Très brièvement c’est le principe d’exploitation.

A 3000m de profondeur une surpression de 500 bars suffit à provoquer la fracturation de la roche. On ajoute au liquide de forage en surpression du sable (4%) qui en s’insinuant dans les fractures les empêchera de se refermer et des additifs chimiques. Une fois ce processus enclenché le gaz s’échappera et sera récupéré.

Cette fracturation ne peut pas se propager sur de très grandes distances (une demi-longueur d’une centaine de mètres dans le meilleur des cas). Une fracturation hydraulique en terminaison de puits vertical ne fracturerait la roche qu’au voisinage du forage, ce qui ne permettrait de récupérer qu’une très faible quantité de gaz. Avec un forage horizontal dans la couche de « schistes », on peut fracturer une plus importante quantité de « schistes », et récupérer  plus de gaz.

Le secteur drainé par un puits de forage est faible. Si on veut récupérer une partie substantielle du gaz et de l’huile des schistes il faut un maillage très serré des puits d’exploitation avec en surface un impact visible sur le paysage.

Les ressources

Dans le monde, les ressources en gaz de schiste seraient du même ordre de grandeur que celles de gaz conventionnel, et ces ressources seraient géographiquement mieux réparties. Les ressources seraient de l’ordre de 500 mille milliards de mètres cubes.

Les USA, qui se sont lancés les premiers dans cette aventure produisent déjà avec cette technique 14% de leur production totale de gaz et envisagent de porter cette proportion à 45% en 2035.

 

.

 Avantages et inconvénients des gaz de schistes.

 

Des avantages il y en a. A KWH produit le gaz produit moins de CO2 que le charbon et le pétrole. Découvrir une nouvelle source d’énergie n’est jamais neutre. La trouver sur le sol national a une importance géostratégique. cela peut permettre de s’affranchir de certaines dépendances d’approvisionnement (aujourd’hui 98% du gaz consommé en France est importé) et aussi de transport (le transport maritime des hydrocarbures reste un facteur de pollution certain et reconnu, qu’on se souvienne de l’Exxon Valdez ou de l’Amocco Cadiz). Ces avantages ne pèsent pas très lourds vis-à-vis des inconvénients de la technique utilisée.

D’abord la méthode d’exploitation  utilisée conduit à un maillage serré des puits, chaque forage occupe 10.000 m2 au sol pendant le forage, ensuite il faut maintenir un réseau de pistes ou de gazoducs entre les puits et la densité de ceux-ci est élevée : il faut un puits tous les 500 m à 4000m pour exploiter une couche.

Le forage et la fracturation nécessitent d’énormes quantités d’eau. On parle de 10.000 à 20.000 m3 par forage soit 500 à 1000 camions citernes. Ou trouver l’eau ? Comment retraitée l’eau utilisée, salée, boueuse et polluée chimiquement ? Car  en plus de l’eau on injectera des produits chimiques. Certains précédemment utilisés aux USA ont été maintenant reconnus comme toxiques et corrosifs comme le monohydrate de nitritriacétate de trisodium utilisé comme détergent industriel

70% des fluides injectés sont supposés revenir en surface. Que deviennent les 30% non récupérés ? On peut craindre des phénomènes de pollution des nappes souterraines.

Par ailleurs ces roches souterraines riches en huile ont fixé de nombreux métaux lourds en quantité importante (zinc, plomb, cadmium etc). L’injection de fluides sous pression peut entrainer des migrations conséquentes de ces polluants métalliques et un traitement des effluents en surface sera nécessaire.

N’oublions pas que dans notre région une ressource énergétique de choix existe sous nos pieds : la géothermie. Son exploitation est basée sur l’existence d’un aquifère profond situé dans une formation géologique perméable (le Dogger=Jurassique supérieur). L’exploitation du gaz de schiste vise une formation plus profonde (limite Jurassique inférieur et moyen) mais les pressions nécessairement élevées des fluides injectés peuvent perturber le fonctionnement de l’aquifère source de la géothermie.

Le gaz de schiste est une ressource potentielle importante, encore mal connue tant dans sa géologie, ses caractéristiques techniques que ses réserves. Sa méthode d’exploitation pose de sérieuses questions quant aux retombées négatives et de très longue durée qu’elle pourrait avoir sur l’environnement. La sagesse politique commande de freiner des appétits d’exploitation immédiate dont le principal moteur est la réalisation de profits rapides.

Une politique de gestion des richesses serait de garder en réserve ce potentiel pour des générations futures (tout en développant de nouvelles formes d’énergies). Une telle politique n’empêcherait d’ailleurs pas qu’un grand projet de recherche scientifique permette de mieux connaitre la ressource ses spécificités, son potentiel et de proposer d’en tirer parti plus tard en utilisant des méthodes plus respectueuses de l’environnement qui restent encore à développer.

Ile de l’Abreuvoir SUITE: Le Conseil Général écrit aux riverains mais ceux-ci ne sont pas d’accord

12 mars

Concernant l’ile de l’Abreuvoir les riverains ont reçu du Conseil Général la lettre qui suit en date du mercredi 7 mars

L’année 2012 est l’année de révision du plan de gestion de la Réserve Naturelle Départementale qui orientera les différentes opérations pour les 5 années suivantes (2013-2017). Dans cette optique, nous nous trouvons donc dans une phase de bilan du précédent plan de gestion, parallèlement aux réflexions menées à l’échelle de la Réserve. 

 

A travers le précédent plan de gestion qui couvre la période 2005-2010 (également 2011), plusieurs actions sur les boisements ont eu lieu, notamment destinées à tenter de limiter la présence d’une espèce à fort pouvoir invasif, le Noyer du Caucase, sur l’île de Pissevinaigre.

 

Concernant plus particulièrement l’île de l’Abreuvoir et pour reprendre la réponse faite sur ce point :

« L’île a vocation à revenir à un état écologiquement plus intéressant qui passe par une recolonisation par la flore sauvage locale, ce qui n’empêche pas les opérations de fauche ou des renforcements par des plantations d’essences autochtones, si besoin. Pour le moment, une action de ce type n’est pas prévue. »

Si une action n’est pour le moment pas prévue, c’est que le plan de gestion est à l’étude. Par ailleurs, l’aménagement sera bien progressif. Un retour à un état écologiquement plus intéressant, ne signifie pas nécessairement une absence de gestion ou une coupe systématique des arbres non autochtones, en fonction des caractéristiques des essences concernées.  

 

Enfin, nous avons bien l’intention d’organiser une réunion de présentation du projet d’aménagement, qui devrait se tenir à l’automne, lieu d’échanges privilégié pour toutes ces problématiques.

 

En espérant avoir répondu à vos questions,

Cordialement,

 

Franz Barth
Chargé de projets
Espaces Verts et Paysage – Service Projets

 

Mais cette réponse pose plus de problèmes qu’elle n’en résout ou du moins ne réponds pas précisément aux questions que se posent les riverains. Voici donc la lettre qu’à leur tour le 12 mars ils ont adressé au Conseil Général.

Bonjour Monsieur Barth,

Merci de votre réponse qui, vous l’imaginez, ne nous rassure pas vraiment. Vous nous écrivez :« Un retour à un état écologiquement plus intéressant, ne signifie pas nécessairement une absence de gestion ». Dont acte. Mais pour ce qui est de la gestion, en premier lieu quid du nécessaire nettoyage périodique ? Lequel aurait dû être prévu par le département dès qu’il est devenu propriétaire de l’île. Ce qui devrait passer par un contrat avec une société d’entretien intervenant à la fois régulièrement mais aussi, si nécessaire, sur demande ponctuelle des riverains (selon une procédure analogue au numéro vert de la mairie de Champigny). Le département doit comprendre que ceci est à régler sans délai pour des raisons d’hygiène évidentes, l’île étant un nid de prolifération privilégié des rats.

L’abattage des 3 arbres aurait dû donner lieu à plantation. Il remonte à 18 mois ; or depuis rien n’a été fait et l’on invoque un plan de gestion à l’étude.

« Si une action n’est pour le moment pas prévue, c’est que le plan de gestion est à l’étude ».

Le remplacement de 3 arbres peut et doit être dissocié du plan global d’aménagement de l’île sensé concerner aussi la partie amont appartenant à St Maur. Ce qui impliquera une concertation qui pourrait s’avérer longue.

 On ne parle plus de retour à la flore originelle (celle du pliocène ?). Mais « le retour à un état écologiquement plus intéressant » ne nous rassure pas, même si  cela « ne signifie pas nécessairement …… une coupe systématique des arbres non autochtones, en fonction des caractéristiques des essences concernées ». Encore heureux. Nous avons là des arbres d’une vingtaine de mètres qui font partie de notre environnement et de notre patrimoine. Nous n’accepterons pas qu’ils soient sacrifiés au nom «d’un état écologiquement plus intéressant » dont nous attendons que « l’intérêt » nous en soit précisément démontré. N’y a-t-il pas quelque chose de paradoxal à voir des arbres abattus au nom de l’écologie, à contre-courant de la protection, nécessaire et légitime, dont ils sont l’objet par exemple lors de l’exécution de grands travaux ou d’aménagements d’intérêt général.  

Copie au Maire de Champigny qui prévoit prochainement une réunion sur les questions d’aménagement et d’entretien des bords de Marne

6 mars

On se souvient de l’émotion suscité par l’abattage d’arbres sur l’ile de l’Abreuvoir en 2010 (voir dans les archives de ce blog l’article : Arbres abattus sur l’Ile de l’Abreuvoir  en septembre 2010).

A l’époque la mobilisation des riverains, les pétitions avaient eu un écho important. Les riverains pensaient qu’ils avaient été entendus. La  personne chargée du suivi au Conseil Général (les iles dépendent du Conseil Général) leur avait en effet promis que les arbres seraient remplacés et qu’ils seraient consultés.

Mme Laetitia Duffet (la responsable) écrivait au lendemain d’une réunion tenue en mairie (7 juin 2011) « Nous n’hésiterons pas à renouveler ce type de réunion qui nous semble la meilleure façon d’associer les riverains à nos projets ».  Exactement ce que demandaient les riverains.

Or les promesses ne sont pas tenues.

Il faut un nettoyage permanent des débris apportés par la Marne

Comme l’écrivent les représentants du quartier dans un courrier adressé au Conseil Général : « depuis l’abattage des arbres, l’extrémité de l’île a été envahie par de hautes herbes d’un aspect très disgracieux qui altère la beauté du site….Par ailleurs, le problème du nettoyage de l’île reste entier ; je crois savoir que vous êtes en contact avec la municipalité à ce sujet. La condamnation des accès semble efficace mais des individus inciviques et de mauvais plaisants ont, depuis le pont,  jeté qui des vêtements accrochés dans les arbres, qui un four à  micro-ondes ou d’autres détritus. Une solution doit être trouvée pour qu’il soit procédé à un nettoyage régulier des lieux »

Ce que certains jettent du haut du pont

                       

        Ce qui reste accroché dans les arbres

Mais ce n’est pas tout.

A réception d’une réponse de M. Barth qui a remplacé Mme Duffet comme responsable du suivi des iles les riverains vont constater que le conseil général a maintenant un nouveau projet pour les iles et que ce projet contrairement aux promesses a été élaboré sans qu’ils soient consultés. Qu’écrit en effet M. Barth ?

: « L’île a vocation à revenir à un état écologiquement plus intéressant qui passe par une recolonisation par la flore sauvage locale … ».

Et les riverains se demandent donc si «  malgré toutes les promesses faites, (n’existerait pas ) l’idée d’un abattage généralisé de tous les grands arbres « exotiques » présentement dans l’île ? Alors qu’engagement avait été pris d’un aménagement doux et progressif. »

Et ils s’insurgent :  « Nous n’imaginons pas que soit remis en cause tout le travail effectué en 2010 et 2011 après nos interventions auprès de Messieurs Christian Flavier et Alain Blavat  et oublié les engagements pris par les représentants de la Direction Espaces Verts et Paysage de CG 94. »

Et ils ont raison. C’est bien là que réside le problème. La direction du Conseil Général, comme d’ailleurs la municipalité de Champigny sur d’autres sujets  est tout à faits capable de comprendre et de prendre en compte les demandes des habitants lorsque ceux-ci se mobilisent en nombre. Le Conseil Général, comme la municipalité est prêt à intégrer dans son travail l’information et la consultation des citoyens. Et d’ailleurs il s’y engage, mais les engagements ne sont pas tenus. Pourquoi ? Y voir un calcul qui tablerait sur le découragement serait sans doute exagéré mais en réalité il y a le fait que la participation des citoyens cela fait bien dans les discours mais cela ne  passe pas encore dans les pratiques.

Dès que la pression s’éloigne quelque peu on en revient aux vieilles méthodes. C’est tellement plus facile de décider seul que d’accepter de confronter son opinion, de débattre.

La démocratie participative a encore beaucoup de chemin à faire pour être une réalité dans la culture politique des élus et des décideurs.

Qu’il s’agisse des arbres de l’ile de l’Abreuvoir, des antennes de téléphonie mobiles au Tremblay et à Coeuilly lorsque des Campinois(es) se mobilisent ils obtiennent satisfaction mais il apparait tout aussi clairement que, pour que les engagements soient tenus, et pour que les citoyens soient réellement associés aux décisions il y a encore beaucoup à faire.

C’est le rôle des associations citoyennes. Leur intervention sera de plus en plus nécessaire pour que chacun puisse participer aux discussions et aux décisions concernant le département et la ville.

Il faut sauver ce joli coin un des charmes de Champigny

 


 

 

 

 

 

 

                                                 et la faune qui y vit


 

NON LA POLLUTION DE LA STATION ESSO N’EST PAS UN ACCIDENT ISOLE

Les fuites des cuves, ou plus exactement des systèmes de remplissage des cuves de la station ESSO sur la D4, près de la tour hertzienne ont entrainé une pollution grave pour le quartier. Voir notre article « Grave pollution au benzène, un quartier se mobilise sur le blog daté du 1er mai 2011.

Les riverains se sont constitués en association pour obtenir la dépollution des sols, des indemnités pour les dommages subis et un suivi médical sur une longue durée.

Au cours des différents débats les représentants d’ESSO se sont toujours défendus en invoquant le caractère imprévisible de cette fuite « nous n’avons jamais observé de fuite de ce type ailleurs dans aucune de nos stations » ont-ils plusieurs fois déclaré, rejetant ainsi tout soupçon de négligence dans la surveillance de leur station. Il s’agissait donc d’un accident unique, nouveau.

Ce n’est pas vrai.

Un campinois de l’association de défense nous communique copie d’un article paru dans le journal belge L’Echo du 17 novembre 2011. Dans cet article le journaliste M. François Xavier Lefèvre explique que ESSO cherche à se débarrasser de partie ou totalité de son réseau de vente de carburant : ses station- service. Pourquoi ?

« Déjà initié en France, ce mouvement lancé par la maison mère américaine Exxon Mobil s’explique par l’envie qu’ont certaines majors de se dégager des risques liés au danger de pollution sur les sites des stations-service et au moment des approvisionnements en carburants, souligne une source du secteur. »

 

La pollution du type même de celle qui a affecté la station de Champigny, à savoir fuites au niveau du système de remplissage des cuves, n’est donc pas un phénomène unique mais c’est un accident récurrent observé maintes fois en Belgique.

 

Et que fait alors le pétrolier ? Selon son expression il met en place un nouveau « business model » en Belgique.

 

Le journaliste témoigne : 

 

« Contacté, le pétrolier américain ne conteste pas les faits. D’après Johan Scharpé, responsable public affaires chez Esso en Belgique, 49 stations-service sont effectivement en vente. « Il s’agit pour l’instant de stations qui se trouvent à Bruxelles et dans le Hainaut », explique-t-il. Sur un total de 265 stations en Belgique, cette opération allégerait de 18,5 % le réseau Esso…Mais si le groupe est désireux de rester fournisseur, l’avenir de sa marque Esso en Belgique n’est pas encore décidé. L’exploitation des stations-service cédées ne serait en effet pas obligatoirement faite sous sa propre enseigne »

 

On comprend bien la stratégie d’Esso. Se débarrasser des points de vente pour n’avoir pas à supporter les frais d’une pollution éventuelle. Confier progressivement le réseau de vente à des indépendants qui constitueront un écran protecteur et devront supporter les conséquences d’éventuels accidents environnementaux. Auront-ils les reins assez solides, financièrement, pour y faire face ? On peut en douter.

 

Auront-ils surtout, car c’est l’essentiel, les moyens pour faire effectuer sur les stations de distribution les travaux nécessaires pour que cessent les pollutions liées aux opération de remplissage des cuves.

 

On nous avait affirmé que l’accident survenu en son genre était unique. Il est avéré maintenant, l’article du journal belge le prouve, que cet accident n’est pas unique mais fréquent.

 

La station ESSO de Champigny est fermé des travaux de dépollution sont entrepris mais qu’en est-il des autres stations ? et les stations d’autres marques de carburant sont-elles mieux protégées ? On aimerait avoir des précisions.