Archives de catégorie : Questions en débat

Le meilleur et le moins bon de cet été

Il y a à Champigny des évènements, des faits qu’on aime et d’autres au contraire qui ne plaisent pas. Il faut parler de tous les bons et les moins bons. C’est sans doute la meilleure façon de faire pour améliorer les choses. Parler de ce qui plait et de ce qui ne plait pas pour que les Campinois-es se mobilisent en faveur de solutions positives pour notre ville.
Ce qui nous a beaucoup plu

L’activité d’une association de Coeuilly qui s’est formée l’an dernier avec pour nom : J’aime mon marché et pour mot d’ordre « le Marché de Coeuilly reprend sa place ». (Site internet http://www.marchedecoeuilly.com)
Il faut dire qu’il allait mal le marché de Coeuilly, déclinant d’année en année, avec de moins en moins de commerçants et de chalands.
Les quelques commerçants qui restaient faisaient de leur mieux pour défendre le petit marché lieu de rencontre et de convivialité, de lien pour le quartier mais l’avenir paraissait bien sombre. Certains l’avaient déjà enterré. Et puis une initiative citoyenne a démarré avec pour but d’animer le marché, de le rendre vivant. De bouche à oreille la nouvelle s’est propagée et le succès est venu. On se presse maintenant au Marché.


Le thème de l’animation cette fois c’était l’automne. La prochaine animation aura lieu le 18 octobre et aura cette fois pour thème « Vive l’été Indien » et vous verrez en consultant le site de l’association que des thèmes sont déjà prévus jusqu’en février 2016. Bravo l’enthousiasme et vous qui lisez penser à soutenir le marché de Coeuilly, c’est sympa et cela fait une promenade le dimanche matin.

Pour vous tenir au courant de l’actualité de Coeuilly connectez vous à

https://kiosquecoeuilly.wordpress.com/

Ce qui nous plait aussi
Le 30 septembre à 20H aura lieu dans la salle du Conseil Municipal la présentation du projet d’aménagement »Union Jaurès » par Bouygues immobilier. En quoi cela peut-il faire plaisir ? Rappelez-vous bien. Bouygues était arrivé il y a quelques années avec un projet tout ficelé qui ne prenait absolument pas en compte les intérêts des riverains. Ceux-ci ceux des rues d’l’Union, de Georgette et Marcel Sembat, de la rue Thiers et de la rue Dupertuis se sont groupés en association. Ils ont saisi le Tribunal Administratif et ils ont gagné. Bouygues a dû revoir sa copie, négocier avec les riverains, repenser l’intégration de son projet dans l’urbanisme (lui-même en pleine mutation).
Au départ les riverains avaient conscience de l’enjeu et aussi de la disproportion apparente des forces. Nous ne savons pas si la présentation qui sera faite le 30 septembre leur donnera définitivement satisfaction mais ils se sont imposés comme des partenaires de négociation traitant d’égal à égal avec Bouygues immobilier.
Pour nous et c’est important toute démarche d’urbanisme dans la ville doit se faire avec les habitants.

Encore du positif….
On voit depuis peu (depuis mai nous dit-on mais nous les avons découverts en septembre) des ASVP (ils seraient 4) qui circulent sur des vélos bleus marqués « Ville de Champigny ». Ils sont particulièrement chargés de la surveillance de la zone bleue étendue désormais le long de l’Avenue Roger Salengro jusqu’à La Fourchette afin de lutter contre le stationnement des voitures ventouses et dégager des stationnements pour les clients des commerces.
C’est bien d’avoir doté les ASVP de vélos. Bien sur 4 vélos cela ne révolutionne pas les conditions de circulation ou ne résout le problème de la pollution mais cela a valeur de symbole, d’engagement dans le bon sens. Et puis c’est quand même 2 voitures de moins.

Les arbres coupés question et réponse
Nous avons reçu un courrier électronique d’une dame du Village Parisien (avec son autorisation nous la reproduisons ici ainsi que la réponse faite par les services municipaux à nos élus.
Message de V (25/8)
« J’ai pris des photos il y a une dizaine de jours du passage qui va de la ZAC proche du gymnase Emile Victor et lycée au cimetière de Coeuilly. Les arbres ont été coupés, les trous recouverts de bitume…l’aménagement laisse peu de place aux espaces verts. »
Nos élus ont posé la question aux services municipaux compétents

Les catalpas ont été coupés

Voici leur réponse :
Suite à votre demande, voici le récapitulatif des raisons pour lesquelles les arbres de l’allée piéton/vélo située entre le lycée Marx Dormoy et l’avenue Maurice Thorez ont été abattus :
– Le proviseur nous a demandé suite à des agressions de supprimer ces arbres. Les grandes feuilles des catalpas de faible hauteur masquaient la visibilité de jour comme de nuit (les lanternes étaient dans les feuilles).
– Les racines de ces arbres soulevaient le sol, qui était devenu dangereux (risque de chute)
– L’état phytosanitaire des arbres n’était pas très bon (chute de branches) ce qui les rendaient dangereux pour les piétons.

Je précise que l’ensemble des arbustes (2 haies longeant l’allée de part et d’autre du cheminement piéton) sont maintenues.

Il faut savoir enfin que dans le cadre de l’ouvrage à créer pour le Grand Paris (2017 ?), cette allée est appelée à être démolie. Selon le dernier plan (projet) les arbres auraient de toute façon été abattus. Mais étant donné le danger, nous avons souhaité les abattre dès maintenant. Une replantation sera bien sûr possible lors du réaménagement après travaux, en choisissant cette fois les essences avec discernement »
Nous prenons note de ces explications. Il est certain qu’un certain nombre d’aménagements vont devoir être revus suite aux travaux du Grand Paris Express (dans le cas de ce secteur l’implantation d’un puits de secours). Nous souhaitons que ce secteur soit repensé en concertation avec les résidents du Quartier du Village parisien et aussi avec le Lycée.

Ce qui ne nous plait pas

LA PROLIFERATION DES DEPOTS D’IMMONDICES
Cela va du sac plastique qui traine sur le trottoir, de la canette de bière qui roule sur la rue à l’amoncèlement de gravas ou de fauteuils et matelas éventrés. Il y a là un problème majeur d’incivilité. Il n’est pas spécifique de Champigny. Lorsqu’on circule dans d’autres banlieues on constate le même phénomène. Le numéro vert mis en place par la mairie fonctionne bien mais est parfois débordé. Que faire ? multiplier les moyens et le personnel affecté au nettoiement ? Cela a des limites car cela a un coût. Qui peut accepter que les campinois soient obligés de payer plus d’impôts locaux pour couvrir les frais des incivilités de certains ? Non il faut mener des campagnes vigoureuses contre ces incivilités (et des mesures répressives lorsque les coupables sont pris sur le fait, mais c’est rarement le cas). Cela est urgent pour donner un contenu au concept du vire ensemble et d’une ville où il fasse bon vivre.

LE BRUIT RUE JULES GUESDE
Nous avons reçu un mail d’une résidente de la rue Jules Guesde
« 29 juin City Stade

Il est 22h 44, il y a toutes justes 10 minutes, 3 jeunes ont enjambé la clôture pour pénétrer dans le city stade, et y jouer au ballon. Je vous passe les détails, entre les hurlements et le ballon qui cognait sur la clôture. Après notre journée de travail je n’ai pas hésité à les interpeller, j’ai eu grand peine à les faire sortir après plus de 5 minutes à faire entendre raison.

Déjà tout le week-end, cris hurlements. Il y a 15 jours, nous avons été réveillés à 1h20 du matin dans la nuit du dimanche au lundi.

Nous avons besoin de repos comme tous les citoyens ; il n’est pas normal, que nous ayons à subir de tels désagréments alors qu’il y a des espaces de jeux et de verdure dans la ville et des stades pour les jeux de ballons ou bien que de telles structures accueillant et concentrant dans un petit périmètre, un nombre conséquent de personnes, qui plus est sous nos fenêtres, soient installées là où les riverains n’en soient pas affectés »
FC

Le City Stade (tout près des immeubles)

Notre point de vue : Le terme « enjambé la clôture » est faible. Celle-ci est haute de plusieurs mètres ; depuis que la municipalité fait fermer le City Stade à 21H dans l’espoir (vain hélas) de garantir la tranquillité nocturne des riverains certains escaladent le grillage, prenant de gros risques en cas de chute ;
Les riverains ont droit au calme et au repos nocturne. Comment l’obtenir ? Il faut au moins essayer de faire une campagne de pression contre ces intrusions nocturnes et demander à la police d’inclure le City Stade dans ses rondes pour dissuader les utilisateurs nocturnes.
Le bruit aussi est une incivilité.

SOUFFLEUSES

P. Nous a envoyé le courrier suivant

« Je suis restée à Champigny pendant ces deux mois comme beaucoup d’entre nous.
J’avais espéré que cette parenthèse estivale me serait profitable voire agréable puisque j’habite près de l’école du centre et que l’année écoulée, question nuisances sonores, a été particulièrement pénible …
Mais non !
Les  » sans vacances  » ont subi l’activité quasi quotidienne des cantonniers armés de leurs souffleuses !
Un sur chaque trottoir d’une même rue, presque effrayants avec leurs dérisoires petits masques et leurs casques anti-bruit, faisant fuir le piéton piégé devant le nuage de poussière jaune propulsé direct dans ses bronches, miasmes, crachats déjections canines !!!?
Des heures de poussière et de bruit qui auraient dû être évitées surtout en période de vacances, les enfants sont dans la rue, plus la canicule et la sécheresse !!!

J’ai pu constater, en me rendant quotidiennement au Plessis-Trévise en juillet, que le calme y régnait dans des rues propres !
Là, tous les jours, des cantonniers équipés de simples balais étaient beaucoup plus efficaces que nos pollueurs !!!
Le « bien vivre ensemble », dont la mairie nous parle si régulièrement, dans un air pollué par les cantonniers me semble inacceptable. A quand une solution à ce problème récurrent, détergent pour la santé ? »
Notre point de vue : Nous sommes tout à fait d’accord avec P. Il y a plusieurs années déjà que nous dénonçons l’utilisation de ces souffleuses (ou soufflettes suivant certains), bruyantes, dangereuses pour l’hygiène. Paris a drastiquement limité leur usage à certaines zones de jardins publics remettant à l’honneur le balai et là où la disposition des trottoirs le permet des véhicules électriques aspirants. Il n’y a vraiment aucune honte à faire comme Paris au contraire du moins dans ce cas précis.

A Discuter

Le rôle de ce blog est de permettre l’expression libre et la confrontation des points de vue. Jean Paul nous adresse son opinion sur une question dont discutent souvent les campinois: le manque de certains commerces. Qu’en pensez vous? entrez dans le groupe de discussion libre sur ce sujet….

Après la fermeture du réparateur de motos et scooters, c’est un nouveau commerce qui s’installe à la Fourchette de CHAMPIGNY. C’est un commerce que tout le monde attendait avec impatience ! Je dirai même que c’est celui qui manquait pour redynamiser le quartier !  

 

Je veux parler d’ un restaurant TURC… 

 

Avions- nous besoin d’un tel commerce ? Beaucoup de campinois (es) réclament depuis très longtemps un CHARCUTIER, un POISSONNIER,un marchand de CHAUSSURES, etc…….. Sommes-nous condamnés à n’avoir que des banques, des opticiens, des coiffeurs, des restos rapides, grecs….. et maintenant des restaurants JAPONAIS ? Un avenue R. SALENGRO et un autre avenue J. JAURES (tous deux dans des locaux neufs). Que faut-il faire pour obtenir les commerces qui nous font tant défaut ? Les jeunes campinois (es) peuvent se déplacer facilement mais ce n’est pas le cas pour les personnes âgées.J’espère que cette nouvelle Equipe Municipale va enfin pouvoir nous écouter et oeuvrer dans ce sens afin de nous éviter d’aller faire nos courses dans les communes limitrophes.Une des solutions serait peut-être de faire venir une population avec un niveau de vie supérieur à celle que nous acceptons depuis de nombreuses années.Cordialement JEAN PAUL

Où on reparle des rythmes scolaires et d’une nouvelle lettre de Mr le Maire

Nous avons clairement donné notre avis sur la réforme des rythmes scolaires dans l’article « Rythmes scolaires quelques questions pour la prochaine rentrée » publié ici même le 2 juillet 2014.
Nous écrivions alors : « Cette réforme qui se veut être une adaptation du système aux rythmes de l’enfant va déboucher sur la délégation de charges supplémentaires sur le plan local. Selon les capacités financières des territoires, de forts risques d’inégalité ne manqueront malheureusement pas de se manifester rapidement. …………
Mais il n’est plus question de discuter maintenant de la mise en place ou non de cette réforme. L’urgence est ailleurs. Nous devons être vigilants à ce que ce nouveau mode de fonctionnement puisse vraiment apporter quelque bénéfice à nos enfants ».
Aujourd’hui 2 mois après la rentrée nous avons posé quelques questions à des parents et à des enseignants. Voici des éléments de leurs réponses

Une première constatation s’impose : l’application des rythmes à Champigny est différente selon les écoles.

A Politzer par exemple, les enfants qui habitent du côté de Musselburgh arrivent par le car de ramassage scolaire. « Ils arrivent à 8h15 comme l’an passé mais ne sont pas pris en charge dans les ateliers et doivent attendre 3/4 d’heure dans la cour. Il serait question de modifier l’heure de départ du car (8h actuellement) afin que les enfants n’arrivent pas trop tôt à l’école. Un sondage a été envoyé aux parents concernés. Si on devait s’orienter vers un changement d’horaire du car on peut craindre que les parents qui travaillent et doivent partir tôt ne cherchent d’autres solutions pour leurs enfants » A terme on peut craindre une remise en cause du ramassage scolaire.
La coordinatrice des rythmes pour la ville, Nadège, a expliqué que dans un premier temps, il a été mis l’accent sur la sécurité (gérer les flux) plutôt que sur les activités : temps d’accueil et non d’activités. Depuis la rentrée des vacances d’automne la mise en place aurait dû être faite.

A Eugénie Cotton (en est-il de même dans toutes les écoles demande une maman), un budget de 1000 euros a été attribué. « Si cela est possible, je serais curieuse de savoir comment cet argent a commencé à être dépensé, s’il l’a été…. Le projet de l’animateur référent est de faire réaliser aux enfants des jeux (exemple jeu de 7 familles) à partir d’objets recyclés. »

Les animateurs ne sont généralement pas mis en cause, mais il est vrai que parfois les activités proposées restent des activités de garderie, le temps imparti et l’arrivée échelonnée ne permettant pas de faire grand-chose d’autre. La formation des animateurs pêche peut-être aussi. La question mérite d’être approfondie car dans une école les enfants sont tout simplement mis devant la télé.
« La mairie pense proposer aux parents un nouveau sondage en avril, cela semble un peu tard si l’organisation (et particulièrement la matinée supplémentaire) devait être modifiée pour la rentrée 2015.
La mairie aime à rappeler que les parents ont été concertés mais que peu ont répondu (12% selon eux). Là ça coince, le sondage de la mairie avait été envoyé par la poste à tous les parents ayant déjà des enfants scolarisés (pas aux parents dont les enfants rentraient à l’école), était au dos d’une brochure sur papier glacé qui ressemblait beaucoup à un prospectus (et qui donc n’a sûrement pas suffisamment attiré l’attention). De plus, il fallait absolument répondre sur le document original et la photocopie n’était pas autorisée.
Des efforts de communication seront donc à apporter.
A l’école Eugénie Cotton, nous avons demandé que cela soit mis dans les cahiers de correspondance des enfants. »

Enfin des parents se plaignent car s’il y a eu en octobre une réunion de lancement du comité de pilotage (et ils y ont participé) le compte-rendu n’a pas été diffusé, de même que les dates des ateliers sur le sujet.
Voici les premières informations qui nous parviennent sur les conditions et les difficultés
concrètes de mise en place des rythmes scolaires.  Faites nous connaitre les côtés positifs et négatifs de vos  propres expériences.

et une lettre du Maire sur les rythmes scolaires

Aux parents d’élèves
Aux enseignants
Au personnel communal
Champigny-sur-Marne, le 27 novembre 2014

RYTHMES SCOLAIRES :
renégocier avec l’Education nationale,
vers un nouveau vote de tous les intéressés au 2è trimestre

Madame, Monsieur,
Depuis sa publication, la réforme des rythmes scolaires a fait l’objet de fortes contestations et quels qu’en soient les modes d’application dans les communes, elle ne donne pas satisfaction dans le pays.
Dès 2013, de nombreuses réunions dans les groupes scolaires ou en mairie ont été l’occasion pour les parents, les enseignants, le personnel communal et des élus d’exprimer leur point de vue : une opposition très majoritaire à ce décret.
Malgré cela, le ministère de l’Éducation nationale est resté inflexible et a imposé, à la dernière minute en juin, l’application de la réforme dans toutes les communes. La rentrée dernière s’est faite sous cette contrainte.
À Champigny, la municipalité avait associé tous les partenaires lors d’une consultation par vote organisée du 2 au 6 décembre 2013. Plus de 1 500 personnes se sont exprimées et, parmi elles, 86% ont rejeté le décret sur les nouveaux rythmes et ont donné un avis en cas d’application obligatoire.
51% des participants, soit une courte majorité, se sont prononcés à l’issue des concertations pour la solution alternative : école de 9h à 12h et de 14h à 16h30, et la neuvième demi-journée 2 samedis sur 3 (le 3è étant sans école).
Ne prenant que partiellement en compte cette proposition, c’est le 20 juin seulement que la Direction académique a indiqué qu’elle fixait une semaine d’école uniforme de 24 heures avec classe tous les samedis matin et donc une fin de l’école à 16h15 (refusant tout samedi sans école).
C’est dans ces conditions contraintes que s’est faite la rentrée.
Malgré nos efforts de communication, certains parents ont découvert cette organisation aux premiers jours de septembre, et la contrainte de tous les samedis imposés.
Un bilan très précis est en cours
Cette semaine scolaire est expérimentée durant l’année 2014-2015. De nombreux groupes de parents ont adressé des pétitions demandant que la demi-journée supplémentaire soit le mercredi au lieu du samedi. A la lecture de nombreux messages, des débats des conseils d’école, de réunions diverses, certains demandent des ajustements, des renforts, d’autres une remise à plat.
Il apparaît que le temps de transport des parents, qui travaillent souvent très loin, est une contrainte familiale à prendre davantage en compte.
Comme nous nous y étions engagés, un comité de pilotage, composé de parents d’élèves élus, d’enseignants, de représentants du personnel communal et d’élus municipaux, s’est déjà réuni le 9 octobre dernier afin d’évaluer cette nouvelle organisation de la semaine scolaire.
La municipalité a décidé de réunir ce comité de pilotage à nouveau le 11 décembre prochain puis en février 2015 avec trois groupes de travail, sur les thèmes suivants :
– L’accueil du matin, les activités périscolaires
– Le rythme de la journée, le rythme de la semaine
– Le projet éducatif local (PEL) et le projet éducatif de territoire (PEDT)
J’invite tous les intéressés à se prononcer lors d’un nouveau vote au 2è trimestre
Je demande que soient élaborées à partir de ce travail des propositions avec tous les éléments (coûts, incidences sur les activités sportives, culturelles et de loisirs, qualité d’accueil, conditions professionnelles des agents publics, coûts pour la collectivité…).
À l’issue de ce travail, et comme toujours à Champigny, c’est avec l’ensemble des partenaires de l’école que seront élaborées les modalités de l’organisation de la prochaine rentrée 2015/2016. Dans chaque école sera organisée cette nouvelle consultation avec un vote de tous les intéressés au cours du 2è trimestre.
Malgré cette réforme qui, à mon sens, ne répond toujours pas à une véritable refondation de l’école pour garantir la réussite pour tous, chacun pourra donner son avis sur l’organisation la moins pénalisante au regard des besoins des 8 400 enfants scolarisés à Champigny et de la vie de leur famille.
Et nous exigerons ensemble la prise en compte des choix campinois par l’Académie pour la rentrée prochaine.
Nous proposerons en outre l’organisation d’assises pour l’école en juin 2015 afin d’aborder toutes les questions fondamentales pour une école de la réussite pour tous : les programmes, l’éducation prioritaire, le développement des RASED (réseaux d’aide spécialisée des enfants en difficulté), les effectifs par classe, etc.
Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.
Dominique ADENOT
Maire de Champigny-sur-Marne

Débat du Forum Politique Nogentais le 27/11

PROCHAIN DEBAT DU FORUM POLITIQUE NOGENTAIS

jeudi 27 novembre à 20h30, à l’école Galliéni
16, bd Galliéni à Nogent-sur-Marne (face au marché central) —

plan d’accès : http://goo.gl/maps/pnu5P
entrée libre et gratuite

Les enjeux de la future métropole du Grand Paris

La nouvelle gouvernance métropolitaine permettra-t-elle de résoudre la crise du logement,
la fluidité des transports, le rééquilibrage économique entre Est et Ouest parisien ?
Quel sera le degré d’autonomie des villes et conseils de territoire dans la future métropole ?

Avec (par ordre alphabétique) :

Christian Favier
président (PCF) du Conseil général du Val-de-Marne
sénateur, vice-président de la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation
président fondateur de l’association Orbival « un métro pour la banlieue »
vice-président du bureau de l’Assemblée des départements de France
à l’initiative d’une pétition contre la suppression des départements (32.000 signatures au 28/10/2014)
www.valdemarne.fr/le-conseil-general/le-conseil-general/le-president

Jean-Yves Le Bouillonnec
député-maire (PS) de Cachan (94), vice-président de la Commission des Lois de l’Assemblée Nationale
vice-président de Paris Métropole, président du comité stratégique de la Société du Grand Paris
ancien responsable des questions de logement dans l’équipe de campagne de François Hollande
www.le-bouillonnec.net

Jacques JP Martin
maire (UMP) de Nogent-sur-Marne
conseiller Général de Nogent-sur-Marne, président de l’Union des Conseillers Généraux de France
président du syndicat Paris Métropole, secrétaire général de l’association Orbival
www.jacques-jp-martin.fr

LE FORUM POLITIQUE NOGENTAIS

Ce débat est organisé par le Forum Politique Nogentais, une association locale, sans affiliation politique, constituée au lendemain de l’élection présidentielle de 2002.

Notre association souhaite (re)donner envie de s’intéresser au politique. Dans ce but, elle organise chaque mois un débat public sur une question politique ou sociale, en donnant sa place à une critique positive, pour aller au fond des problèmes, loin des petites phrases et des sondages.

Les débats ont lieu Nogent-sur-Marne (94), autour de spécialistes, acteurs de la société civile, militants, élus ou experts. Ils sont ouverts à tous.

N’hésitez pas à transférer ce mail à toute personne que vous jugerez intéressée. Merci !

Contact : forum@abc.fr – tél : 06 79 64 83 31 ou 06 11 19 43 77
Site : www.forumpolitiquenogentais.asso.fr
Sur Facebook : www.facebook.com/pages/Forum-politique-nogentais/321584045670?

 

Gaz de schiste: lobbying ou la parole aux citoyens?

Le gaz de schiste séduit encore…..
On croyait ce mirifique projet d’exploitation du gaz de schiste « enterré » (c’est une expression appropriée). Le président Hollande s’était engagé, dans son programme en 2012, à refuser toute exploitation, toute exploration visant à la production de gaz de schistes. Cette promesse reste valable mais on entend de tous bords, de droite comme de gauche, des voix s’élever pour prôner une approche nouvelle du problème. Il ya quelques jours, dans notre département du Val de Marne, visé par une demande de permis M. J. L. Laurent, maire du Kremlin Bicètre relançait le débat au nom de l’intérêt de l’approvisionnement énergétique de la France. Ou veut-on en venir ? Que signifie ce très actif lobbying ?
Il s’agit de relancer la recherche en prétendant promouvoir des méthodes plus « douces » de production, moins catastrophiques pour l’environnement que la fracturation hydraulique aujourd’hui pratiquée et très critiquée.
A droite François Fillon l’ancien Premier ministre UMP estime qu’il est « criminel » de s’interdire les recherches sur le gaz de schiste en France. Comme on lui demandait sur BFMTV-RMC s’il fallait revenir sur le moratoire interdisant toute exploration de cette source d’énergie, le député de Paris et candidat à la présidence de l’UMP a répondu : « Oui. La France ne peut pas continuer à avoir peur de tout. On est dans un pays où on a peur de l’étranger, du nucléaire, des OGM, du gaz de schiste… » AFP 13/11/2012
A la question L’exploitation des gaz de schiste, c’est une clé, selon vous ? François Coppé répond (interview au Journal du Dimanche (14/7/2013)
« Dès lors que les technologies sont maîtrisées, que l’environnement est préservé, le gaz de schiste peut être une perspective exceptionnelle de croissance, d’emploi et de savoir-faire technologique pour les trente années qui viennent. Mais ceci à trois conditions : investir massivement dans le domaine de la recherche pour sécuriser l’environnement, modifier de manière révolutionnaire le code minier pour que les propriétaires du sol ne soient plus les grands oubliés et puissent percevoir, ainsi que les collectivités locales, une partie des revenus, et, enfin, ne renoncer en rien aux autres sources d’énergie, nucléaire compris ».
Mais à gauche aussi des voix se font entendre qui soulignent les ressources énergétiques considérables que constituent les gaz de schistes et donc le potentiel de croissance énorme pour nos économies sous réserve d’améliorer les méthodes d’exploitation. Encore cette incidente ne semble souvent constituer qu’une précaution oratoire, un gage donné à tous ceux qu’inquiète l’impact environnemental de la méthode.
La tendance existe au PS même si de l’avis de beaucoup elle est minoritaire. Une dépêche d’AFP du 29/1/2014 dont Libération s’est fait l’écho précise la conception de Arnaud de Montebourg : « Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg veut publier après les municipales un rapport défendant une nouvelle technique expérimentale «propre» d’exploitation des hydrocarbures de schiste, affirmait le Canard enchaîné mercredi.
Cette technique, déjà évoquée dans un rapport parlementaire fin 2013, consisterait à fracturer la roche contenant les hydrocarbures sans avoir recours à la technique utilisant de l’eau et des produits chimiques, interdite en France pour son risque environnemental.
Il s’agirait, selon le Canard Enchaîné, d’utiliser du «fluoropropane» (en réalité, de l’heptafluoropropane également connu sous le sigle de «non flammable propane», NFP, ndlr), une technologie «propre» proposée par la société américaine EcorpStim”
Bernard Thibault (ancien secrétaire général de la CGT) dans une interview le 15 septembre 2012 à JDD et Europe 1 déclare : « nous ne devons pas fermer la porte aux recherches dans le domaine de l’énergie, y compris pour les gaz de schiste. Investissons au moins pour explorer. S’il s’avère, à partir de recherches incontestables, pour des raisons environnementales ou de sécurité, qu’il n’est pas souhaitable d’extraire ces gaz, cela ne me pose pas de problème. Mais renoncer à l’exploration est un peu inquiétant. Nous allons finir, alors que notre pays a de véritables atouts énergétiques, par être de plus en plus dépendants dans ce domaine. »
On voit apparaitre les arguments majeurs de ceux qui sont favorables à l’exploitation
1/ Pourquoi s’interdire de faire des recherches ? Les résultats conditionneront les décisions à prendre et on pourra mettre en avant de nouvelles techniques d’exploitation.
2/Les gaz et huiles de schistes représentent une occasion exceptionnelle de donner à notre pays son indépendance énergétique, de faire baisser le prix de l’énergie et donc de rendre l »économie française compétitive. Refuser c’est prendre un gros retard etc.
Ces arguments ne tiennent pas. Pourquoi ?
En ce qui concerne les recherches. Il n’y a pas besoin de poser de nouveaux permis. La couche géologique favorable (Toarcien inférieur, formation dite des schistes cartons) est parfaitement connue. Elle a d’ailleurs été déjà exploitée là où elle affleure en Allemagne près de Stuttgart durant la seconde guerre mondiale et en France en Aveyron près de Séverac le Château jusqu’à la fin des années quarante par la SISBA (Société Industrielle des Schistes Bitumineux de l’Aveyron) une filiale de Pechiney.
Si on veut vraiment trouver de nouvelles techniques de fracturation qui soient plus respectueuses de l’environnement (pourquoi pas ?) ce n’est pas la multiplication des sondages qui ouvrira la voie. La mise au point de nouvelles techniques passe par des travaux de modélisation numérique et par des travaux expérimentaux en laboratoire et à l’échelle semi industrielle, pas par des sondages de reconnaissance.
Même si on trouvait une technique de remobilisation des hydrocarbures contenus dans ces schistes qui soit moins destructrice que celle utilisée actuellement aux USA (voir les images des paysages dévastées du Dakota du Nord) une question continuerait à poser problème : Les schistes noirs (schistes dits cartons) qui sont porteurs des hydrocarbures sont particulièrement riches en métaux lourds. Cela est connu depuis longtemps mais les défenseurs du projet gaz de schistes n’en parlent pas. Pourquoi ? Pourtant la chose est connue de longue date.
Durant la seconde guerre mondiale le Reich nazi manquait de matières premières. Un projet développé par le Commissariat du Reich pour les Matières Premières sous la direction d’un géologue Brockamp ayant rang de Hauptsturmbahnführer dans la SS proposa de récupérer le plomb et le zinc présents dans les schistes cartons que les allemands exploitaient déjà pour leurs hydrocarbures dans la région de Stuttgart. Une usine pilote fut même construite en 1944. Des raids de bombardiers américains l’empêchèrent d’entrer en production avant la fin de la guerre. La présence de métaux lourds en fortes concentrations dans ces schistes est réelle. Des travaux récents montrent qu’en plus du plomb et du zinc les schistes contiennent des teneurs anormalement élevées en chrome et en cadmium, un élément particulièrement dangereux pour l’environnement.
De cela ceux qui militent pour l’exploitation des schistes ne parlent absolument pas. Or il est difficile d’imaginer qu’il soit possible d’exploiter les shales porteurs d’hydrocarbures (gaz et huiles) sans entrainer en même temps une remobilisation importante des métaux et donc une pollution probable des nappes phréatiques et de surface. Pourquoi cet aspect n’est-il jamais évoqué ?
Autre problème qui nous concerne particulièrement à Champigny. La géothermie une source d’énergie non polluante et bon marché constitue dans notre ville une ressource intéressante pour le chauffage de grands ensembles (Mordacs, Bois l’Abbé) et on espère que ce type de chauffage puisse être développé au cours des prochaines années. L’eau chaude qui est exploitée provient d’une nappe localisée dans les calcaires d’une formation que les géologues appellent le Dogger qui est captée par forage vers 1.700m de profondeur. Les « schistes cartons » cible des exploitations de gaz ou huile de schistes se trouvent à environ 200m en dessous de la nappe utilisée en géothermie. Il y a un risque non négligeable que des fracturations (hydrauliques ou autres) dans la couche des schistes cartons ne se traduisent aussi par des perturbations importantes au niveau du Dogger (là ou se trouve le réservoir pour la géothermie) et donc ne perturbent le système existant.
Un argument très fréquemment mis en avant par les tenants de l’exploitation des gaz et huile de schiste c’est l’existence de réserves énormes (elles sont réelles) la possibilité donc d’acquérir l’indépendance énergétique et de ne plus dépendre d’approvisionnements plus ou moins fiables de l’étranger pour notre’économie. C’est la position défendue par le MEDEF. Le 23 avril 2013 Mme Parisot rappelait que pour certains secteurs comme la plasturgie, la chimie ou le caoutchouc la part de l’énergie (son coût) intervenait pour 61% dans la valeur ajoutée.. Elle ajoutait que renoncer au gaz de schiste serait une erreur dramatique (Le Monde 24 avril 2013). Finalement nous serions placés devant le dilemme : une énergie bon marché contre une pollution prolongée. Toujours à cette réunion du MEDEF en avril 2013 Mme Parisot a énuméré « l’impact de la révolution de gaz de schiste sur l’économie américaine (900 000 emplois d’ici à 2015, 2 000 milliards de dollars d’investissements d’ici à 2035, un avantage moyen de 930 dollars par an sur la facture des PME et des ménages…), et a insisté sur le risque que courrait la France à ne pas ouvrir le débat sur le sujet. « Nous avons un risque sur notre modèle social et nous risquons de passer à côté d’une manne extraordinaire sous nos pieds, ce serait une erreur dramatique », a-t-elle déclaré.
En réalité les choses ne sont pas aussi simples et certains spécialistes n’hésitent pas au sujet des gaz de schistes à parler d’escroquerie (Naffeez Mossadeq Ahmed dans le Monde Diplomatique de mars 2013). Il convient en effet d’être prudent. Certaines compagnies pétrolières ont tout intérêt à surestimer le rendement et les réserves de ce nouveau pactole. La surestimation de la productivité et des réserves présente en effet l’avantage de faire passer au second plan les effets désastreux sur l’environnement mais la productivité est-elle vraiment assurée ? Dans un article de la très sérieuse revue scientifique Nature un spécialiste David King, ancien conseiller du gouvernement britannique affirme que le rendement des puits baisserait de 60 à 90% au bout d’une année d’exploitation. Peut-on parler de rentabilité dans ce cas ? et ceci n’entraine-t-il pas la nécessité de forer sans arrêt de nouveaux puits à une cadence accélérée ? Un géologue ayant travaillé pour Amoco (avant sa fusion avec BP), M. Arthur Berman, se dit lui-même surpris par le rythme « incroyablement élevé » de l’épuisement des gisements. Evoquant le site d’Eagle Ford, au Texas — « la mère de tous les champs d’huile de schiste » —, il indique que « la baisse annuelle de la production dépasse les 42 % ». Pour s’assurer des résultats stables, les exploitants vont devoir forer « presque mille puits supplémentaires chaque année sur le même site. Soit une dépense de 10 à 12 milliards de dollars par an… Si on additionne tout cela, on en arrive au montant des sommes investies dans le sauvetage de l’industrie bancaire en 2008. Où est-ce qu’ils vont prendre tout cet argent ? dans « Shale gas will be the next bubble to pop. An interview with Arthur Berman »(Les gaz de schiste seront la prochaine bulle à éclater), Oilprice, 12 novembre 2012, http://oilprice.com/ cité dans l’article du Monde Diplomatique..
On comprend que les compagnies pétrolières soient pour beaucoup d’entre elles prudentes. L’exploration et l’extraction coûte en effet très cher et les compagnies doivent emprunter à tout va pour assurer le développement de la production. Il se crée ainsi une bulle financière énorme (certains spécialistes estiment qu’elle atteint déjà l’ampleur de celle de la grande crise financière de 2008. Déjà certaines compagnies (Chesapeake Energy) ont été contraintes de vendre une partie de leurs actifs pour couvrir les frais de leur dette et on est sans doute qu’au début de la crise.
Loin de présenter une solution pour une énergie bon marché l’exploitation du gaz de schiste peut s’avérer aussi désastreuse pour l’économie qu’elle est catastrophique pour l’environnement.
Et pourtant en France le lobbying continue mais la France n’est pas les USA. Le droit d’exploration et de mise en exploitation des richesses du sous-sol est fondamentalement différent. Aux USA pays de conquête le formule « the flag follows the pick », littéralement le drapeau suit le pic (de mineur) traduit le fait que les prospecteurs ont été des éléments importants de l’exploration du continent nord-américain, suivie par l’administration qui enregistrait leurs droits. En France nous avons hérité d’un vieux système remontant à la Rome et à la Grèce antique où c’est l’état qui est propriétaire du sous-sol (il s’agissait à l’époque pour l’état de contrôler la production de l’or et de l’argent et donc d’assurer son monopole de battre monnaie). Ce principe de propriété de l’état sur les ressources sous-sol a été réaffirmé par le code minier (loi impériale du 21/4/1810 modifiée par le décret du 16/8/1956 et actuellement cours de retoilettage).
En France la décision d’exploitation d’une ressource est donc une décision politique il est donc normal et nécessaire qu’elle fasse l’objet d’un débat ouvert ou tous les citoyens puissent s’exprimer en connaissance de cause aussi bien sur les aspects techniques que les impacts environnementaux et les implications financières ; Ce débat doit avoir lieu et c’est exactement l’inverse des manœuvres de lobbying à l’œuvre aujourd’hui.

Qu’un bel été précède cette rentrée….

Avec le 14 juillet c’est vraiment l’été qui s’installe et pour certains c’est le temps des vacances loin de Champigny. Nous souhaitons à tous un bel été et de bonnes vacances. Traditionnellement cette période est pauvre en moments politiques forts au niveau local. Toutefois si des évènements de quelque importance devaient se produire notre blog reste ouvert. Nous ne serons pas aux abonnés absents. N’hésitez pas à nous contacter.
La rentrée de septembre fournira sans doute plus matière à discussion et engagement car cette fin d’année 2014 sera importante, voire décisive dans certains domaines.
Septembre verra se mettre en place la réforme des rythmes scolaires. Le pragmatisme de la municipalité qui a choisi de ne pas affronter frontalement le ministère de l’éducation est compréhensible. Dans la pratique cependant un certain nombre d’interrogations demeurent (voir l’article Rythmes scolaires. Quelques questions à propos de la prochaine rentrée ci-dessous ).
Septembre verra aussi se mettre en place des Conseils de Quartier et des bureaux de quartier dont la composition et le mode de fonctionnement ont été fort heureusement modifiés pour permettre une plus forte implication des citoyens. Il conviendra de voir dans la réalité des faits si les citoyens participent plus. Il faudra aussi que tous les élus aient pris conscience qu’on ne fera plus comme avant et que la discussion sera désormais ouverte, que les arguments d’autorité ne sont plus de mises.
L’ouverture des débats, la circulation de l’information, l’écoute et la prise en compte des opinions de chacun seront essentiels en cette fin d’année 2014. Champigny va entrer dans une période délicate : celle de la mise en place des grands chantiers rendus nécessaires par la réalisation du Grand Métro Express ; les deux stations, le centre de contrôle et de remisage (SMR) constituent des opportunités formidables offertes à Champigny et ses habitants. Toutefois la gestion des chantiers (évacuation des déblais, problèmes posés à la circulation et au commerce) n’est pas chose simple. Beaucoup de questions se posent qui tournent autour du thème : comment faire pour que ces chantiers posent le moins de problèmes possibles aux campinois dans les années à venir.
Là encore il faut un gros travail d’information, des discussions ouvertes permettant à chacun d’exprimer son point de vue, des choix les mieux adaptés possibles. Nous ne cachons pas que ce seront des moments délicats mais nous estimons que le jeu en vaut la chandelle pour la ville.
Dans ces discussion notre association continuera à informer, à discuter les points de vue, à faire des propositions et ceci en toute indépendance.
En attendant, encore une fois, nous souhaitons à tous un bel été.

Rythmes scolaires. Quelques questions à propos de la prochaine rentrée

L’organisation des nouveaux rythmes scolaires était l’un des points importants du conseil municipal du 25 juin.
Cette réforme qui se veut être une adaptation du système aux rythmes de l’enfant va déboucher sur la délégation de charges supplémentaires sur le plan local. Selon les capacités financières des territoires, de forts risques d’inégalité ne manqueront malheureusement pas de se manifester rapidement. C’est la fin du système d’éducation nationale comme nous l’avons connu. Voici venu le temps de l’éducation territoriale.

Mais il n’est plus question de discuter maintenant de la mise en place ou non de cette réforme. L’urgence est ailleurs. Nous devons être vigilants à ce que ce nouveau mode de fonctionnement puisse vraiment apporter quelque bénéfice à nos enfants. Et c’est ce que nous avons commencé à faire en analysant le document relatif à l’organisation de l’année scolaire à venir présenté par les services municipaux.

Plusieurs remarques sur la situation à venir ont été énoncées:
L’accueil des enfants de 8h à 9h. On sait que la première partie de matinée est le moment où les élèves apprennent le mieux. Dès lors, le choix de retarder l’entrée à l’école, et placer des activités peu denses sur le plan cognitif en début de matinée, nous paraît contestable.

Certaines écoles risquent de se retrouver confrontées à des difficultés de locaux peu adaptés à cette nouvelle organisation, et ont signalé ce problème aux services municipaux. Mais rien n’est mentionné à ce sujet dans le document de la ville. Le maire a simplement assuré que les services s’en occuperaient.

• Nous avons demandé le nombre d’enfants qui seront présents sur le temps d’accueil (8h-9h), et si les capacités matérielles et d’encadrement étaient prévues en conséquence La ville assure avoir tablé sur les données récoltées de questionnaires distribués aux familles et du fonctionnement de cette année. L’estimation est chiffrée à 2500 enfants environ.

Le taux d’encadrement prévu par la ville : « Le nouvel accueil éducatif gratuit le matin, de 8h à 8h50, avec un encadrement de 1 adulte pour 14 enfants en maternelle, et 1 pour 18 en élémentaire (soit un taux supérieur à ce qu’exige la loi). » (source: http://www.champigny94.fr/informations-mairie/rythmes-scolaires-ce-qui-change-a-rentree.html)

Ceci est faux !

Ce taux affiché n’est absolument pas supérieur à celui imposé par la loi comme l’affirment les services municipaux, il y est simplement conforme en respectant la limite. L’accueil des enfants sur ce temps périscolaire est régi par le décret n° 2013-707 du 2 août 2013, relatif au projet éducatif territorial et portant expérimentation relative à l’encadrement des enfants scolarisés bénéficiant d’activités périscolaires dans ce cadre.

Ce taux d’encadrement qui était initialement fixé par un décret de 2006 à :
• 1 adulte pour 10 enfants de moins de six ans (maternelle);

• 1 adulte pour 14 enfants de six ans ou plus (élémentaire);

a été réduit à titre expérimental pour les villes qui s’engagent dans un Projet Educatif Territorial (PEDT) au taux suivant :

• 1 adulte pour 14 enfants de moins de six ans (maternelle);

• 1 adulte pour 18 enfants de six ans ou plus (élémentaire).

La ville de Champigny a-t-elle élaboré un Plan Educatif Territorial (PEDT) ? *

L’élue chargée des affaires scolaires est restée très évasive, évoquant seulement un projet éducatif datant de 2007 !
Comment envisager sérieusement un projet vieux de 7 ans toujours valable en regard des règles récemment définies ?
Le PEDT, ce n’est pas qu’une question d’horaires. Il y a PEDT si la qualité éducative des activités périscolaires est avérée, et si ces activités entrent dans le cadre des projets d’école (définition tirée du décret cité précédemment). Ceci signifie qu’il est nécessaire de travailler avec le service public de l’éducation, nous pensons bien sûr aux enseignants dans les écoles, mais également à leurs supérieurs que sont les Inspecteurs de circonscription. Nous savons que cela n’a pas été fait. L’élue chargée des affaires scolaires est d’ailleurs restée silencieuse sur ce point.

Quid du recrutement et de la formation du personnel encadrant ?
La rentrée scolaire débute dans deux mois. Combien d’animateurs reste-t-il à recruter à ce jour ? Nous ne le savons pas. La formation nécessaire avant la prise de fonction devrait être entamée avant la rentrée. Elle ne sera vraisemblablement effective qu’à partir du mois d’octobre, alors que les textes officiels imposent que 50% des animateurs présents devant les enfants doivent être titulaires du BAFA ou diplôme équivalent.

* Il nous a été confirmé par téléphone qu’il existe bien un PEDT à Champigny et qu’il nous sera communiqué. Dont acte. Ceci ne remet toutefois pas en cause l’ensemble de nos observations sur l’encadrement.

Nous avons reçu le document. Il s’agit d’un PEL datant de 2007 et non contrairement à ce qui a été indiqué d’un PEDT (beaucoup plus complet). Il semble toutefois que le ministère, soucieux de ne pas heurter les communes qui font l’effort de tenter de se mettre en accord avec les nouvelles dispositions accepte cette année de fermer les yeux. Il eut toutefois été préférable que l’information exacte nous ait été donnée dès le départ

 

Consommer éthique :réconcilier le consommateur et le citoyen ?

 PROCHAIN DEBAT DU FORUM POLITIQUE NOGENTAIS et deux autres informations

(mise à jour du 10 décembre)

Mercredi 11 décembre à 20H30, à l’école Galliéni, 16 bd Gallieni à Nogent sur Marne (face au marché central)

entrée libre et gratuite

plan d’accès : http://goo.gl/maps/pnu5P

 Le récent drame du Rana Plaza (plus de 1100 morts dans l’effondrement d’un atelier textile au Bangla Desh) est venu tragiquement rappeler que notre prospérité se paie aussi de la misère et de la santé, voire de la vie, d’autres êtres humains.

 Est-ce la rançon du développement ? La conséquence inévitable des déséquilibres mondiaux ? La face noire de notre prospérité ? Peut-on faire autrement ?

Evolutions favorables possibles : par le marché ? Par la loi ? Par le développement ? Par les comportements individuels ? Par des rapports de force, ici ou là-bas ? Sommes-nous prêts à en payer le prix ?

avec     Martine Combemale directrice/fondatrice de l’association Ressources Humaines Sans Frontières (ONG qui promeut le respect des Droits de l’Homme au travail dans la chaîne de sous-traitance), directrice de mission chez Vigeo, (agence de mesure de la responsabilité sociale des entreprises et des collectivités territoriales),co-auteure de L’audit social (Que sais-je/PUF)

http://www.hrwithoutborders.org/home

et         Maïté Errecart, Présidente du collectif l’Ethique sur l’étiquette

http://www.ethique-sur-etiquette.org/EDITO-DE-SEPTEMBRE,352

 

LE FORUM POLITIQUE NOGENTAIS Ce débat est organisé par le Forum Politique Nogentais, une association locale, sans affiliation politique, constituée au lendemain de l’élection présidentielle de 2002.Notre association souhaite (re)donner envie de s’intéresser au politique. Dans ce but, elle organise chaque mois un débat public sur une question politique ou sociale, en donnant sa place à une critique positive, pour aller au fond des problèmes, loin des petites phrases et des sondages.

Les débats ont lieu Nogent-sur-Marne (94), autour de spécialistes, acteurs de la société civile, militants, élus ou experts. Ils sont ouverts à tous.

Contact : forum@abc.fr   –  tél : 06 79 64 83 31 ou 06 11 19 43 77

Site : www.forumpolitiquenogentais.asso.fr

Sur Facebook : www.facebook.com/pages/Forum-politique-nogentais/321584045670?

Deux infos supplémentaires :

 

1/ L’association Ressources Humaines sans Frontières, que préside notre invitée, Martine Combemale, lance, sous le parrainage de Plantu,

un concours de international de dessins contre le travail forcé.

Tous renseignements ici : www.hrwithoutborders.org/fr/concours-design

 

2/ L’association vincennoise Rencontres Démocrates organise ce même mercredi soir un débat avec le professeur Didier Sicard,

ancien président du Comité consultatif national d’éthique, professeur de médecine et coordinateur de la Commission de réflexion sur la fin de vie en France

La médicalisation croissante de la société : une folie collective !

Tous renseignements ici : www.rencontresdemocrates.com

 

 

 

 

 

Prochain Débat du Forum Politique Nogentais et d’autres débats près de Champigny

 

jeudi 10 octobre à 20h30

à la Maison des Associations, 5/7, rue Anquetil, 94 Nogent-sur-Marne (entrée libre et gratuite)

 

Le modèle allemand est-il un modèle  ?

On donne souvent l’Allemagne en modèle pour restaurer notre compétitivité.

Selon G. Duval, ce qu’il faudrait « copier » ce sont les traditionnels point forts de l’Allemagne, qui fondent les succès actuels de son économie,

et non les lourds sacrifices des années 2000, qui ont au contraire fragilisé son modèle social et développé spectaculairement les inégalités.

 

avec Guillaume Duval,

rédacteur en chef du mensuel Alternatives Economiques

auteur de Made in Germany: Le modèle allemand au-delà des mythes

 

Daniel Cohn Bendit (coprésident du groupe des Verts au Parlement européen) :

« Pour sortir des mythes qui entourent le modèle économique allemand, je ne saurai trop conseiller la lecture de Made in Germany, le récent ouvrage de l’économiste Guillaume Duval ».

 Michel Albert (auteur de Capitalisme contre capitalisme, éd. du Seuil 1991) :

« Je suis persuadé que ce livre va influencer l’opinion éclairée comme rarement un essai de cette nature ».

 Emmanuel Todd (historien et démographe) :

« Made in Germany est un petit chef d’œuvre : densité, concision, dimension culturelle et anthropologique, élégance de l’analyse historique, avec ce qu’il faut de « ton » pour le jugement. Bravo et merci. »

 Philippe Meyer (France Culture) :

« C’est ce que j’ai lu de plus intéressant et de plus original sur l’Allemagne. »

Alfred Grosser (professeur émérite à Sciences Po et « pape » de la relation franco-allemande) :

« En France, des voix appellent à imiter l’agenda 2010, présenté en 2003 par le chancelier Schröder devant le Bundestag… À tort : comme vient de le montrer Guillaume Duval dans son livre Made in Germany : la bonne situation actuelle de l’économie allemande ne doit pas grand-chose au dit agenda. »

 Jean-Claude Guillebaud (Le Nouvel Observateur ) :

« Le rédacteur en chef du mensuel Alternatives économiques y démontre avec minutie pourquoi il est ridicule d’évoquer à tout bout de champ le « modèle allemand ». De même qu’il est irréfléchi de qualifier rétrospectivement le chancelier Gerhard Schröder de « réformateur clairvoyant » ».

 Franz-Olivier Giesbert (Le Point) :

« M. Duval a du talent et on ne lui reprochera pas de déconstruire le modèle allemand, ce qui est la quintessence même de notre métier… Avec Made in Germany qui est appelé à rencontrer un succès certain à gauche, M. Duval incarne superbement ce que nos collègues anglo-saxons appellent le « déni français » ».

 Vincent Giret (Libération) :

« Duval a raison : il y a mieux à faire qu’ « une instrumentalisation propagandiste » du modèle allemand et, davantage que l’économie de ce grand pays, c’est sa « société » qui devrait nous inspirer ».

 Frédéric Lemaitre (Le Monde) : « Cet essai très pédagogique remet en cause nombre d’idées reçues et constitue une contribution très utile au débat sur le fameux modèle allemand. »

 Ulrike Guérot (représentante pour l’Allemagne de l’European council on foreign relations – ECFR) : « Ce qu’il faudrait surtout c’est une traduction allemande de ce livre  ! »

 Pascal Canfin (ministre délégué chargé du développement) : « Ce livre est excellent et pas seulement parce qu’il prône en conclusion un Green new deal européen. »

 Sylvie Goulard (députée européenne du MoDem, ancienne présidente du Mouvement européen) : « Merci d’avoir écrit Made in Germany. C’est un ouvrage remarquable. »

 

 

 LE FORUM POLITIQUE NOGENTAIS

 

Ces débats sont organisés par le Forum Politique Nogentais, une association locale, sans affiliation politique, constituée au lendemain de l’élection présidentielle de 2002.

 Notre association souhaite (re)donner envie de s’intéresser au politique. Dans ce but, elle organise chaque mois un débat public sur une question politique ou sociale, en donnant sa place à une critique positive, pour aller au fond des problèmes, loin des petites phrases et des sondages.

 Les débats ont lieu Nogent-sur-Marne (94), autour de spécialistes, acteurs de la société civile, militants, élus ou experts. Ils sont ouverts à tous.

 

N’hésitez pas à transférer cette information à toute personne que vous jugerez intéressée. Merci !

Contact : forum@abc.fr  –  tél : 06 79 64 83 31 ou 06 11 19 43 77

Site :www.forumpolitiquenogentais.asso.fr

Sur Facebook : www.facebook.com/pages/Forum-politique-nogentais/321584045670?

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Les débats écologistes de Fontenay présentent :

 Le système financier et ses dérives

Corruption et l’évasion fiscale, filiales bancaires et paradis fiscaux, pour une vraie séparation des banques d’affaire et des banques  de dépôt…

Comment agir contre l’évasion fiscale ?

Comment réguler le secteur bancaire ?

Que penser des réformes en France et en Europe.

Une taxation financière locale est elle possible ?

 avec Jean Merckaert économiste, rédacteur en chef de la revue Projet, ex-membre de CCFD Terre Solidaire

 Mardi 8 octobre à 20h30, Maison du Citoyen et de la Vie Associative, salle 203  16, rue du révérend père Aubry – 94120 Fontenay-sous-bois

coop.eelv94120@laposte.net

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 Prochain débat de l’association vincennoise Rencontres Démocrates :

 L’Afrique post-coloniale

 avec Achille Mbembe

 Professeur d’histoire à l’université de Witwatersrand à Johannesburg (Afrique du Sud) et à la Duke University (USA).

Auteur de Critique de la raison nègre (Ed La Découverte) et de Sortir de la grande nuit. Il est un des dix grands penseurs africains d’aujourd’hui. 

Lundi 14 octobre à 20h30, Maison des associations de Vincennes, salle Paul-Rumeau, 41-43 rue Raymond-du-Temple (5 mn des stations M° Château de Vincennes, Rer A Vincennes, parking Marigny)

 http://www.rencontresdemocrates.com

 

 

 

 

 

 

Droit de Vote des Etrangers aux Elections locales: il est grand temps d’en discuter

Il est temps de lancer la discussion à Champigny sur cette question qui nous concerne tous. Le droit de vote aux élections locales à tous les étrangers après une durée minimale de séjour. Pour introduire la discussion nous publions sur notre blog de larges extraits d’une tribune parue en novembre 2012 sur Médiapart, écrite par Daniel Breuiller , Maire d’Arcueil, Gauche Citoyenne avec Francine Bavay, EE-LV, Michel Bock, Emmanuelle Cosse, conseillers régionaux d’Île-de-France.

« C’était une des « 101 propositions pour la France » de François Mitterrand en 1981 pour les étrangers non communautaires. Pendant que la France reportait sans cesse l’adoption d’une telle loi, onze pays européens accordaient le droit de vote aux élections locales à tous les étrangers après une durée minimale de séjour sur leur territoire (entre deux et cinq ans). Dans cinq de ces pays, les étrangers ont également le droit de se faire élire aux élections municipales.

Depuis quelques semaines, le gouvernement hésite sur cet engagement électoral de François Hollande pour les élections municipales de 2014. Il s’abrite derrière l’opinion publique : des sondages disent que les deux tiers des Français étaient pour l’octroi de ce droit il y a un an, et qu’ils ne sont plus qu’un tiers aujourd’hui. Ce ne serait donc pas le moment puisque la demande n’est pas forte… Et puis la majorité des 3/5e au Congrès n’est pas assurée… le droit de vote des étrangers, n’est pas un problème, mais une solution, vitale, essentielle, maintenant !

Vitale, parce que nous constatons un essoufflement démocratique de plus en plus fort depuis plus de 10 ans. Ce nouvel apport au corps électoral pourrait se révéler central en terme de renouveau démocratique. C ‘est aussi le sens des prises de position de plusieurs maires de grandes villes, comme Bertrand Delanoë, Didier Paillard, Dominique Voynet.

Essentielle, parce que les étrangers participent à la vie économique, sociale, culturelle de notre pays. Ils contribuent par l’impôt aux ressources de nos communes. Ils contribuent à la vie citoyenne en étant responsables d’associations, délégués syndicaux, représentants de parents d’élèves, électeurs pour la désignation des conseils de prud’hommes… Comment accepter le maintien de ce statut de citoyen de seconde zone, et souhaiter en même temps que tous s’intègrent à la société française ? Persister à exclure les étrangers de l’acte citoyen minimal que constitue le droit de vote aux élections municipales serait plus qu’une erreur : une faute. Dans nos villes, des milliers de femmes et d’hommes issus de l’immigration et leurs enfants attendent ce signal fort d’une reconnaissance de citoyenneté, antidote contre un racisme toujours affleurant, rempart contre la droite qui flirte beaucoup avec l’extrême droite sur ce thème.

Essentielle encore, parce que le droit de vote contribue à un sentiment d’appartenance à la société française, non à sa nation. Le statut de citoyen dans une ville ne doit pas être lié à la nationalité. La république, et singulièrement, la république française n’implique pas la confusion entre nationalité et citoyenneté. La citoyenneté de résidence est une des revendications qui fonde les valeurs écologistes, elle est toujours d’actualité.

Maintenant, parce que la crise systémique mondiale dans laquelle nous baignons depuis 4 ans incite à l’égoïsme plutôt qu’au partage, au repli sur soi plutôt qu’à l’échange. On protège son pain au chocolat plutôt que d’essayer de le multiplier. La diversité culturelle devient dangereuse. Ne nous le cachons pas, le nationalisme, le racisme, l’islamophobie, l’antisémitisme, l’exclusion sont des idées qui avancent. Il y a péril en la demeure, dans un contexte de crise qui voudrait désigner des boucs émissaires aux difficultés sociales. Renoncer au droit de vote pour les résidents étrangers, ce serait capituler devant les pires arguments, et laisser le champ libre aux peurs et aux haines. Nous n’avons pas le droit, plus le droit, de laisser cette victoire à la droite et à l’extrême-droite. Comme écologistes, contribuons à faire évoluer l’opinion publique en menant une grande campagne intelligente, pédagogique, rassembleuse, optimiste et persévérante. Entreprenons les démarches pour une bataille large et unitaire. Les forces existent pour conquérir le droit de vote des étrangers et faire ainsi respirer la société de toute sa diversité. »

Contrairement à de nombreuses municipalités de gauche celle de Champigny ne s’est pas saisi jusqu’à maintenant de ce problème. Il est urgent qu’elle le fasse. Le débat parmi les citoyens est d’actualité. En publiant cette tribune nous agissons pour que le débat à Champigny se fasse au grand jour et s’élargisse.