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Après le 2è tour, coup d’oeil sur les Régionales à Champigny

Le premier tour des élections régionales avait été caractérisé par l’échec sévère des listes UMP dans un contexte de très forte abstention. Le deuxième tour a vu la confirmation de la victoire des listes de gauche et une légère diminution de l’abstention.

Champigny ne fait pas exception à la règle. Au deuxième tour la liste de M. Jean Paul Huchon avec 69,38% des votes exprimés bat de loin celle de Mme Valérie Pécresse (30,62%) tandis que 1403 électeurs supplémentaires se déplacés pour voter avec un taux de participation qui passe de 39,83%  au premier tour à 43,20% au deuxième tour (+3,37%). Cette abstention massive est inquiétante. Les presque 70% de M. Huchon ne doivent pas faire oublier qu’il a reçu le soutien de moins du tiers des électeurs inscrits !

 

 

Le tableau ci-dessous résume l’évolution des votes aux régionales à Champigny au premier tour depuis 1998.

1998

2004

2010

Inscrits

38671

36629

41643

Votants

20213

21527

16587

Participation

52,27%

58,77%

39,83%

extrême gauche

1651

996

705

% des votants extr. gauche

8,37%

4,76%

4,37%

% des inscrits

4,27%

2,72%

1,69%

total gauche parlementaire

9833

10311

9887

%  des votants gauche parlementaire

49,80%

49,26%

61,2%

% des inscrits

25,43%

28,15%

23,74

Droite (sans extr. dr.)

4848

6298

2880

% des votants droite

24,56%

30,09%

20,62%

% des inscrits

12,54%

17,19%

6,92%

extrême droite

3060

2783

1390

%  votants extrême droite

15,5%

13,30%

8,60%

% des inscrits

7,91%

7,60%

3,34%

Note : le total des pourcentages est inférieur à 100 du fait de la présence de listes inclassables

 

L’évolution des pourcentages de votants ne doit pas camoufler que toutes les tendances politiques subissent une érosion lors de ces régionales. La gauche améliore son avance sur la droite parce qu’elle a mieux réussi que la droite à convaincre ses électeurs d’aller voter.

Quelles sont les raisons de cette très forte abstention ?

A droite l’élection présidentielle avait été clairement l’occasion d’une mobilisation très forte de l’électorat de droite qui retrouvait dans le discours de Nicolas Sarkozy des valeurs auxquelles elle est attachée. La droite était fière d’être la droite en 2007. Aujourd’hui il y a un discours brouillé, des promesses non tenues, des fautes contre le bon sens politique (tentative de nomination de Jean Sarkozy à la tête de l’établissement public de la Défense), des difficultés qui s’accumulent pour la plupart des électeurs même ceux de droite et les électeurs de droite sont démobilisés.

Toutefois à gauche le triomphalisme ne serait pas justifié. Dans un contexte où son électorat devait se sentir mobilisée et faire sentir tout son poids contre la politique de MM Fillon et Sarkozy le total des voix de gauche+ extr. gauche recule de 715 voix.

Comme il est habituel à Champigny (et dans la plupart des communes de la banlieue parisienne), l’abstention est particulièrement forte dans les bureaux de vote, qui correspondent à de grands ensembles de logements sociaux (Bois l’Abbé, les Mordacs, les 4 cités…). Ces bureaux donnent des majorités claires à la gauche. On l’a vu en examinant les résultats de précédentes élections (voir autres notes sur le blog). Ceci reste vrai en 2010 puisque la participation n’est que de 34,3% et 29,05 sur les deux bureaux des Mordacs, de 28,8%, 34,64% et 27,63% sur les 3 bureaux du Bois l’Abbé. Cependant alors que l’écart avec la participation dans les quartiers pavillonnaires votant plus à droite est généralement de 20 à 30 points il se limite cette fois ci à 10-23 points. Surtout une étude des variations de la participation dans les bureaux de vote du canton ouest illustre parfaitement le comportement différent des électeurs de gauche et de droite à cette élection régionale (le canton ouest a été pris comme référence car c’est le seul où le nombre et les limites des bureaux de vote n’ont pas changé entre 2004 et 2010).

On constate (voir graphique) que les comportements différent selon les bureaux de vote. Dans certains (bureaux 1, 4, 9,10) la participation chute nettement de 2004 à 2010. Dans d’autres au contraire (bureaux 2, 3, 8) la participation est plus forte en 2010 qu’en 2004. Si l’on consulte les résultats du vote des bureaux, on constate que la première série celle des bureaux où l’abstention progresse correspond à des bureaux qui votent plus à droite, dans la seconde série on trouve les bureaux où la gauche est très forte. L’électorat de droite s’est beaucoup plus abstenu que l’électorat de gauche. Les bureaux où l’abstention progresse sont ceux où le score du Front de Gauche (PCF+ Parti La gauche) est inférieur à 20%, ceux où l’abstention diminue ceux où le score du Front de Gauche est supérieur à 30%. Il semble que la campagne électorale du Front de Gauche (et du PCF qui en est la composante principale) ait été efficace pour amener ses électeurs à aller voter. Le PCF fait ainsi une démonstration de sa capacité à Champigny à mobiliser son électorat potentiel.

Le score du Parti Socialiste au premier tour parait élevé avec 3410 voix et 21,51%. Aucune comparaison n’est possible avec son score des régionales de 2004 où il était associé aux Verts. Il peut s’enorgueillir d’une progression 1667 voix et de 9,98%  par rapport aux européennes de juin 2009 qui avaient été particulièrement catastrophiques pour lui. Toutefois il est loin du résultat de Mme Ségolène Royal au 1er tour de la présidentielle 2007 : 10.375 voix et 31% des suffrages (avec précisons le un taux exceptionnel de participation de 84,78%). Il est même légèrement en dessous de son score des législatives 2007 sur Champigny (3651 voix et 22,22%).

Europe Ecologie a confirmé son bon résultat des européennes dans un contexte qui lui était moins favorable (absence d’un réseau d’élu, faiblesse d’implantation d’une organisation nouvelle). EE recule d’environ 4 points par rapport aux européennes et avec 2210 voix (13,68%) devient une force incontournable à gauche sur Champigny. Ce qui frappe toutefois c’est l’extrême variabilité des résultats d’Europe Ecologie d’un bureau de vote à l’autre. Europe Ecologie obtient des scores supérieurs à 20% sur 3 bureaux de vote. Au bureau n°7 (Marcel Cachin Primaire)  il est devant le PS et battu par le Front de Gauche de 3 voix seulement. Au bureau 11 (Politzer maternelle) il est en tête de la gauche. Au bureau 37 (Jean Jaurès Primaire) avec 23,11% il devance nettement le Parti Socialiste (18,31%) et le Front de Gauche (15,56%).  Par contre dans les bureaux qui correspondent aux grands ensembles de logement sociaux ses résultats sont très faibles (3, 1% au bureau 19= Les Boullereaux, 4,96% sur un des bureau des Mordacs, 4,31%, 3,63% et 2,31% sur les 3 bureaux du Bois l’Abbé). S’agit-il d’une moindre sensibilisation des milieux les plus modestes aux enjeux des problèmes environnementaux ? peut être mais surtout Europe Ecologie doit mieux prendre en compte les problèmes sociaux les plus criants dans sa recherche d’une nouvelle approche politique pour être vraiment crédible dans les milieux les plus populaires.

Au deuxième tour Champigny a confirmé la percée de la gauche unie cette fois (Parti Socialiste, Europe Ecologie, Front de Gauche). La liste Huchon totalise 11.978 voix (69,58%) soit un gain de 1386 voix par rapport au total Gauche+Extrême Gauche du 1er tour. C’est un beau résultat pour la gauche mais le raz de marée est moins net que dans les autres villes à direction communiste du département (Ivry 79,69%, Valenton79, 41%, Gentilly 77,67%, Bonneuil 75,27%, Vitry 74,51%, Villejuif 74,30%,). Champigny avec ses 69,58% est en queue de peloton avec Choisy le Roi (69,21%), Chevilly Larue (68,38%) et Fontenay sous Bois (67,51%).

La répartition des votes a respecté la géographie traditionnelle des clivages droite gauche sur Champigny avec évidemment cette fois ci un net avantage à gauche. Un seul bureau a placé Mme Pécresse en tête (bureau 26 Romain Rolland A) tandis que les 3 bureaux traditionnellement à gauche du Bois l’Abbé donnaient des scores fleuves à M. Huchon (85,78%, 88,41% et 89,18%).

On a un peu mieux voté à ce deuxième tour qu’au premier (43,20% de votants soit 3,37% de mieux qu’au premier tour), et ce résultat à quelques variantes près est vérifié dans tous les bureaux de vote. Toutefois toutes les personnes qui ont participé aux opérations de vote ont pu le constater et l’examen des listes d’émargement le confirme cette augmentation du nombre des votants recouvre un double mouvement. Certaines personnes qui avaient voté au premier tour se sont abstenues au second tandis qu’un nombre supérieur de personnes qui n’avaient pas voté au premier tour se sont déplacés au second. Approximativement seulement 30 à 33% des inscrits ont voté au premier et au second tour. 5 à 8% des inscrits qui avaient voté au premier tour se sont abstenus au second tandis que 8 à 10% des inscrits qui s’étaient abstenus au premier tour sont venus voter au second.

En même temps le nombre des bulletins nuls passait de 433 (2,61% des votants) au premier tour à 775 (4,31% des votants) au deuxième tour.

Peut-on essayer de comprendre ce que signifient ces variations ?

Ceux qui ont voté au premier tour et s’abstiennent ou votent nul au second sont vraisemblablement des électeurs qui avaient choisi une liste qui a été éliminée, et qui ne se reconnaissent dans aucune des listes présentes au second tour.

A l’inverse ceux qui se sont abstenus au premier tour et qui décident de voter au second tour le font parce qu’ils considèrent que ce second tour est décisif et qu’il leur faut apporter leur suffrage à l’une des deux listes qui restent en présence.

Est-il possible d’interpréter ces mouvements contradictoires et de cerner les motivations de ces électeurs ? C’est évidemment difficile dans la mesure où il n’apparaît pas de différence importante entre les différents bureaux de vote.

On peut toutefois essayer de voir à qui cette augmentation de la participation a profité.

Sur les graphiques ci-dessous on a reporté selon l’axe horizontal, bureau de vote par bureau de vote, le nombre de voix que M. Huchon a gagné par rapport au total des voix recueillies par les listes de gauche et d’extrême gauche au 1er tour. Selon l’axe vertical on a porté le nombre de votants supplémentaires La ligne oblique définit ce que serait un report 1/1 de l’augmentation du nombre des votants supplémentaires  c’est-à-dire la ligne sur laquelle se trouverait les points si l’augmentation des votants avait profité également à la liste Huchon et à la liste Pécresse.

 

Les points représentatifs des gains en voix de M. Huchon sont massivement à droite  de la diagonale. La liste Huchon recueille donc plus de voix que le total des voix de gauche et d’extrême gauche du 1er tour et bénéficie en plus d’un apport très majoritaire des nouveaux votants (ceux qui n’ayant pas voté au premier tour sont venus au second).

Par contre le total des voix obtenues par Mme Pécresse est inférieur au total des voix obtenues par les listes de droite (UMP+ liste Dupont Aignan) et d’extrême droite (FN) au premier tour.

Mme Pécresse n’a pas bénéficié d’un bon report de voix, ni d’un apport d’électeurs se déplaçant pour le second tour. On peut supposer que les voix perdues correspondent à des électeurs du FN qui se sont abstenus au second tour parce qu’il n’y avait plus de liste FN et qu’ils se refusaient à voter pour l’UMP (ils correspondraient alors à une grande part des électeurs qui ont voté au premier tour et qui ne se sont pas déplacés au second). D’autres électeurs FN ont choisi le vote Blanc ou Nul. Un nombre relativement élevé des votes nuls est constitué en effet par des bulletins ou des professions de foi de la liste FN du 1er tour.

Notre graphique montre bien une corrélation (ellipse) entre le nombre de voix FN et le nombre de bulletin Blancs ou Nuls trouvés dans les urnes des différents bureaux.

 

Ainsi alors que le FN n’a plus d’organisation locale, ni d’élu à Champigny depuis une douzaine d’année, le noyau de ses électeurs suit les consignes nationales de Le Pen. Le vote Le Pen sur Champigny dépasse le caractère d’un vote protestataire et  est très politique. Une réalité inquiétante que ne doit pas masquer la faiblesse relative du score électoral.

1er tour des Régionales: Qui a vraiment gagné? + ajout 17/3

Les résultats des élections régionales à Champigny ne sont pas très différents de ceux d’autres communes de la banlieue parisienne. Ils sont caractérisés par une abstention massive (39,83% de votants seulement soit un recul de presque 19 points sur les régionales précédentes ( 58,77 % de votants) et de 12, 44 sur celles de 1998), un recul là aussi massif de l’UMP qui avec 2831 voix (17,53%) perd 166 voix (et 2,30%) par rapport à son score déjà médiocre des européennes et se retrouve à 9,11% en dessous du score de Sarkozy au premier tour de la présidentielle de 2007, Par rapport aux régionales 2004 l’UMP perd 1100 voix et 1,6 %. Cette perte parait limitée si on ne tient pas compte du fait qu’existait à l’époque une liste UDF menée par M. Santini qui avait recueilli 2310 voix et 11,04% des exprimés. M. Santini et l’essentiel de ses troupes ont ensuite rejoint l’UMP. On peut donc estimer que l’UMP perd environ 10% par rapport à son score de 2004. On note par contre (en pourcentage) un score très élevé du Front de Gauche qui obtient 4267 voix et 26,41% encore faut-il nuancer. En 2004 le Front de Gauche avait obtenu 4482 voix et 21,41% il ne doit sa progression en pourcentage qu’à une mobilisation plus forte semble-t-il de son électoral qui lui permet de limiter ses pertes à 215 voix. On note une bonne poussée du Parti Socialiste (21,11%) par rapport au résultat des européennes et un résultat intéressant d’Europe Ecologie (13,68%) qui s’installe durablement semble-t-il dans le paysage politique campinois.

Un des problèmes que pose l’analyse plus fouillée des résultats est celui du choix de l’élection de référence, celle à laquelle on peut le mieux comparer les résultats du 14 mars 2010. La logique voudrait que l’on compare des élections comparables et les données de référence seraient donc celles de l’élection régionale de 2004. A procéder ainsi on bute toutefois sur un certain nombre de problèmes. Depuis 2004 l’élection présidentielle avec la victoire de Nicolas Sarkozy en 2007 a changé un certain nombre de données du paysage politique. Par ailleurs en 2004 la liste Huchon regroupait sous une même étiquette le Parti Socialiste et Les Verts. L’apparition de Europe Ecologie en tant que liste indépendante et comme un acteur important de la compétition électorale contribue ainsi à modifier le contexte et à rendre difficile les comparaisons 2004-2010 d’autant qu’Europe Ecologie est un rassemblement qui va bien au delà des Verts. Dans le Val de Marne la liste Europe Ecologie ne comprenait que 50% de Verts, les autres candidats se réclamant de Gauche Citoyenne 94 , de mouvements associatifs etc. La présence en 2è position de Jacques Perreux, vice Président du Conseil Général qui a été précédemment élu sous l’étiquette PCF symbolisant cette diversité.

La comparaison avec les régionales de 2004 doit donc être faite avec prudence. On peut faire un rapprochement avec l’élection européenne de juin 2009 qui a l’avantage d’être plus proche de nous (9 mois) et de mettre en compétition des listes présentant des étiquettes politiques similaires à celles des régionales 2010.

La comparaison est certainement intéressante mais doit tenir compte de la différence de nature des scrutins. Les européennes représentent pour l’électeur quelque chose de lointain, d’assez abstrait. L’électeur est alors tenté d’exprimer une préférence un souhait. C’est ainsi que l’aspiration au changement de méthodes et de renouvellement des personnalités a conduit aux européennes à un gonflement des votes pour Europe Ecologie et au « vedettariat » de personnalités assez atypiques du sérail politique traditionnel comme Daniel Cohn Bendit ou Eva Joly.

Aux régionales par contre l’implantation locale des élus, leur connaissance des problèmes concrets (transports, éducation, logement), l’existence d’un réseau d’élus locaux ont favorisé les partis installés depuis longtemps dans le paysage politique. Le PS en a profité certainement. A Champigny le fait que la tête de liste du Front de Gauche soit Christian Favier, élu du canton de Champigny Ouest, apprécié pour son esprit d’ouverture a permis au Front de Gauche de faire mieux que l’électorat qui lui est totalement acquis. Sur le canton de Champigny Ouest C. Favier limite les pertes du Front de Gauche à 60 voix et gagne 4,45% en pourcentage. Par contre cet élément est évidemment défavorable à Europe Ecologie du fait de l’absence en son sein d’élus fortement ou anciennement implantés.

Un autre aspect de l’élection concerne la répartition de l’abstention. Elle s’établit  globalement à 60,17% à Champigny. Elle est un peu moins élevée qu’aux européennes de 2009 (63,18). La participation ne dépasse 50% que dans 2 bureaux de vote sur 38 le n° 10 (Jacques Decour maternelle) et le n° 24 (collège Paul Vaillant Couturier). La participation est inférieure à 33% (le tiers des inscrits ) dans 3 bureaux, un aux Mordacs ( n°30 M. Thorez maternelle) et 2 au Bois l’Abbé(n° 32 A. France maternelle 1 et n°34 J. Solomon maternelle 1) qui correspondent aux grands ensembles de logements sociaux En cela la physionomie de l’abstention reste celle classique des consultations électorale sur Champigny.

Globalement la gauche classique (Front de Gauche+ Parti Socialiste + Europe Ecologie) celle qui a le plus de chance de fusionner pour le second tour le 21 regroupe 61,2% des exprimés au premier tour contre 49,26 en 2004 (liste Huchon+ liste Buffet à l’époque). En fait la gauche perd quelque 424 voix entre 2004 et 2010 mais le différentiel d’abstention la favorise. Les électeurs de droite se sont abstenus massivement et cette abstention fait la différence donnant cette majorité de 61% alors que les scores habituels de la gauche de gouvernement sur Champigny oscillent suivant les élections entre 48 et 56%.

Comment se présente le second tour ?

Sur la base des résultats du premier tour la liste de gauche qui va se mettre sur pied en regroupant Parti Socialiste, Europe Ecologie et Front de Gauche devrait l’emporter facilement au deuxième tour. Bien sur théoriquement l’UMP possède une grosse réserve de voix parmi les abstentionnistes ce qui toujours théoriquement pourrait changer la donne mais on ne voit pas comment la majorité présidentielle pourrait trouver des arguments pour mobiliser en masse ces déçus du sarkozysme.

A gauche on sera attentif à la qualité des transferts, certains militants communistes n’ont pas hésité au cours de la campagne à déclare publiquement qu’en aucun cas ils ne donneraient leur voix à M. Huchon au second tour. Ce phénomène devrait toutefois rester très restreint et sans influence sur le résultat.

Et au cours des années à venir ?

Le premier tour des régionales n’a pas seulement signifié un échec important de la droite à Champigny.

Un autre évènement a son importance. Les cartes ont été redistribuées à gauche. Le Front de Gauche (et donc à Champigny il s’agit surtout du PCF ce n’est pas faire injure à ses partenaire de La Gauche de le dire) obtient avec 26, 41% un score rassurant qui en fait la principale force politique de Champigny.

Mais même si ce résultat peut le satisfaire il ne doit pas se cacher que, en même temps, le PS avec 21,11% et Europe Ecologie avec 13,68% ont rassemblé près de 34,79 % des votes exprimés. Le PCF n’est plus en situation dominante au sein de la gauche campinoise et cela est nouveau. La position hégémonique du PCF au sein de la gauche à Champigny est remise en question et des espaces nouveaux se créent.

Complément en date du 17/3

Certains lecteurs me reprochent de ne pas avoir parlé des résultats du FN. Comme dans d’autres communes du Val de Marne le FN progresse à Champigny par rapport aux européennes de 2009 puisqu’il passe de 682 voix et 4,51% à 1390 voix (donc plus que doublé) et 8,60% des exprimés ce qui le laisse loin de ses résultats des régionales précédentes de 2004 où il avait compté 2537 votes en sa faveur (12,12%) malgré la concurrence à l’époque d’une autre liste d’extrème droite (MNR) qui avait obtenu 246 voix et 1,18%.

L’électorat du FN à Champigny est de deux types. D’une part dans les bureaux des quartiers pavillonnaires une frange permanente d’extrême droite existe. C’est le cas des bureaux  27 et 28 (Romain Rolland primaire B, Romain Rolland maternelle) où le FN obtenait respectivement 95 (12,79%) et 84 (12,16%) aux régionales de 2004, et garde avec respectivement 51 (12,06%) et 51 (11,18%) une influence stable et d’autre part des grands ensembles de logements sociaux où le vote dominant est largement de gauche mais où la droite rassemble quand même de l’ordre de 25-30% des suffrages. Au sein de cette droite on assiste classiquement à un va et vient d’électeurs entre la droite classique (UMP) et l’extrême droite.

Le cas le plus typique est celui du bureau 19 (Danièle Casanova) où l’électorat est dans son immense majorité constitué par les résidents de la cité des Boullereaux.

En 2004 le FN a le vent en poupe et récolte 77 voix (13,82%) faisant jeu égal avec l’ UMP (80 voix et 14,36%), en 2009 lors des européennes le FN s’effondre avec 14 voix (5,04%) mais contrairement à ce qui s’était passé aux autres élections (par exemple à la présidentielle de 2007 ou le candidat Sarkozy avait mis le FN à genoux) l’UMP est trop discrédité et ne profite pas du transfert de voix du FN et descend à un niveau voisin du FN (15 voix et 5,40% pour l’UMP). Aux régionales de dimanche dernier le FN dans ce bureau confirme sa remontée avec 36 voix (10,14%) et l’UMP reste très faible (15 voix et 4,23%). Il semble que cette fois le jeu de balance habituel entre les 2 formations n’est pas joué. Il n’en reste pas moins que sur ce bureau le FN est en 3è position derrière le Front de Gauche (60,28%) et le PS (15,21%).

Ce bureau n°19 fait partie avec les bureaux 24 (Paul Vaillant Couturier) et le 33 (J. Solomon maternelle 2) des bureaux ou on observe une croissance relativement forte de la participation

 A Danielle Casanova (n°19) cette augmentation est très forte. Il y a 80 votants de plus qu’aux Européennes (+ 8,8% de participation) et le front de Gauche gagne 87 voix et 14,60% en pourcentage. Ce chiffre est encore plus remarquable  si on compare avec les résultats des régionales de 2004. Alors que le nombre des votants est passé de 582 à 366 (-216)  le Front de Gauche a gagné 47 voix et voit son pourcentage doubler passant de 29,98% à 60,28%.

Un résultat qui sort vraiment de l’ordinaire et qui mériterait certainement une étude plus détaillée…

Une promenade dans le vent…..

Il faisait un beau soleil mais un vent froid soufflait sur les bords de Marne ce mercredi matin.
Les sympathisants campinois d’Europe Ecologie attendaient au Pont du Petit Parc un groupe de cyclistes partis de Creteil et qui s’était donné pour but de relier à vélo 11 lycées du Val de Marne et 4 gares du RER (30 km) pour montrer toute la faisabilité de la circulation en vélo pour aller au Lycée ou gagner la gare RER la plus proche. Les randonneurs voulaient aussi populariser la proposition faite par EE aux régionales d’Ile de France à savoir la possibilité pour les lycéens de choisir entre l’attribution d’un vélo (valeur 150€) et la subvention de leur transport.

A l’entrée de Champigny, un panneau rappelait la trop longue attente de la réalisation du Trans Val de Marne qui doit justement entrer dans Champigny par le pont du Petit Parc

Ensuite par les Bords de Marne le groupe gagna la ZAC des Bords de Marne (Air Liquide). Il fut rappelé que l’activité industrielle passée avait laissé ici une pollution dangereuse (agents cancérigènes PCB et PCE) et que c’est l’action associative qui obtint la dépollution (partielle) du site alors que la mairie refusait de communiquer les informations.

Arrêt près de la ZAC des Bords de Marne

Pour une station de métro interconnectée au tram-train en centre ville.

La halte suivante était prévue devant la salle de Ping Pong où il serait nécessaire que soit implantée une station du métro-interbanlieues qui assurerait en même temps la correspondance avec le projet de tram-train circulant sur la voie SNCF entre Val de Fontenay et cette Nationale 4.

Par la N4 où les aménagements promis depuis longtems (bus en site propres et piste cyclable) on gagna les lycées Langevin Wallon et Louise Michel  but déclarés du « Tour ».

Par la Fourchette le petit peloton coloré quitta Champigny pour rallier la gare RER de Joinville et au delà…..

ORLY 4 février: une réunion débat citoyenne

Les membres de Forum  qui se sont rendus à cette réunion débat à Orly initiée par Mme Christine Janodet maire (Gauche Citoyenne) d’Orly ont apprécié le débat entre les 3 candidats têtes de liste. Ils ont aimé la volonté de chacun d’aborder le débat sans polémiquer (même sur des questions où leurs avis peuvent diverger : tarification des transports, sécurité…).

La soirée a commencé par un bref exposé de chacun des candidats tête de liste Cécile Duflot (Europe Ecologie), Christian Favier (Front de Gauche) et Michelle Sabban (PS) (10 minutes chacun) puis des questions écrites collectées dans la salle auprès des participants et regroupées par thème ont permis une expression des différentes sensibilités.

Après le débat se sont encore brièvement exprimés M. Laurent Cathala, député (PS) de la circonscription et maire de Créteil, M Gaston Viens maire honoraire d’Orly, M. Jacques Perreux, vice président du Conseil Général et second de la liste Europe Ecologie avant que Mme Janodet ne tire quelques conclusions (voir communiqué ci-dessous) avant que les participants se retrouvent à un buffet campagnard pour continuer à discuter en petits groupes.

Une bonne soirée de débat et d’échanges citoyens.

 Les têtes des listes de Gauche: Christian Favier, Michelle Sabban et Cécile Duflot exposant son projet

 

çi dessous Christian Favier répond à une question

à gauche Mme Christine Janodet, maire d’Orly

 

 

 

 

 

 

Communiqué (mairie d’Orly)

 

Elections régionales: succès du rassemblement citoyen d’Orly


300 personnes rassemblées le 4 février à Orly pour prendre connaissance des programmes des trois têtes de liste de la gauche du Val de Marne.

Un pari gagné pour  la Maire d’Orly Christine JANODET et ses amis de la Gauche citoyenne du Val de Marne. Sans doute une première dans le département, avant le premier tour d’une élection; les 3 candidats concurrents au premier tour, Cécile DUFLOT, Christian FAVIER et Michèle SABBAN ont répondu aux questions de la salle et confronté leurs programmes en bonne intelligence. Les questions ont porté principalement sur le Grand PARIS et la réforme territoriale, l’emploi, le logement, les transports, la santé, la sécurité et le financement de leurs proposition. Chacun a montré son approche différente, et aussi ses convergences.

Christine JANODET a insisté sur la nécessité pour les habitants d’île de France de garder la région à gauche. Elle a conclu cette soirée en invitant à la mobilisation citoyenne dès le premier tour, pour permettre la victoire de la gauche unie au second tour.