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Notes prises au cours de l’atelier-débat n°2

A propos d’une politique de l’environnement à Champigny s/ Marne

Mercredi 16 octobre au soir à la salle de la Planchette le 2ème atelier débat a été un succès parce que plus encore qu’au premier les participants se sont investis dans les discussions et que des propositions concrètes ont vu le jour.

En abordant différents thèmes les participants gardaient à l’esprit une idée : dégager les points importants pour lesquels une action est susceptible  d’améliorer la gestion de l’environnement à Champigny.

Les participants ont souhaité la création d’une Charte de l’Environnement récapitulant les propositions, les buts à atteindre et les problèmes à gérer.

Premier point venu en discussion celui des friches industrielles et aussi des pollutions potentiellement induites par les hydrocarbures (station-service, casse automobiles) a fait l’objet de plusieurs interventions. Compte tenu de l’expérience acquise au cours de deux affaires précédentes celles de la ZAC de l’Air liquide et celle de la station Esso du rond-point de la tour dans lesquelles la municipalité pour la première, la préfecture dans la seconde ont montré une grande réticence à informer les riverains, les participants se sont posé la question d’un inventaire approfondi des sols et des eaux de la commune a été posé. On a pu constater dans ces deux cas l’importance de la mobilisation citoyenne (association, riverains de la rue du Monument) pour amener les autorités à prendre réellement en compte les problèmes environnementaux pourtant criants.

La pollution de la station Esso, dénoncée par l’action des riverains est enfin reconnue

Il est important qu’une véritable cartographie des pollutions sur la commune soit effectuée et serve à réaliser rapidement les dépollutions nécessaires. Il en découlerait une véritable valorisation du foncier ainsi traité et surtout c’est le plus important des conditions de vie bien meilleure (santé).

Pollution de la Marne à Champigny suite à la rupture d’une vanne à la station d’épuration de Noisy le Grand

Dans un autre domaine la pollution par l’amiante a été aussi évoquée. Grâce aux parents d’élèves la désamiantisation a été engagée à Maurice Denis au début des années 2000. Elle a été complétée par des travaux à Eugénie Cotton en 2012. Qu’en est-il des autres écoles ? L’information manque. On sait qu’il y a des problèmes d’amiante dans l’ancien marché Jean Vilar, dans la partie abandonnée du marché Stalingrad.

Il a fallu la vente en 2012 des 550 logements de l’Office Public d’HLM de la ville de Champigny à IDF Habitat pour découvrir à la page 50 de l’acte de vente (que la municipalité refusait de communiquer) que ces 550 logements étaient amiantés. Quels travaux IDF Habitat nouveau propriétaire a-t-il engagé pour remédier à ce danger pour la santé des locataires ? Combien d’autres logements sociaux anciens à Champigny sont amiantés. Là encore il faut une étude et un bilan.

On ne peut pas prétendre défendre le logement social si on ne crée pas les conditions pour éliminer de tels problèmes qui peuvent à terme peser lourdement sur la santé des locataires.

Les intervenants ont aussi noté que Champigny était richement doté en espaces verts (Parc Départemental et Parc du Tremblay, Iles de la Marne) et aussi du fait  des jardins et jardinets privés des secteurs pavillonnaires. L’ensemble constitue un poumon pour la ville et  permet aussi la pénétration des eaux de pluie dans le sol. A ce sujet des intervenants ont fait remarquer que la construction d’ensembles locatifs et de surfaces de parking augmentait le ruissellement de surface et diminuait le pourcentage d’eau qui s’infiltre. Cette augmentation du ruissellement  fait croitre le danger de crues et l’arrivée soudaine dans les cours d’eau (Marne) d’eaux de surface qui ont lessivé des parkings, des rues à grande circulation  et apportent ainsi des résidus d’huiles de moteur et des métaux lourds qui sont particulièrement néfastes pour la flore et la faune des rivières.

Les jardins ouvriers au coeur de la cité Une initiative de Valophis et du Conseil Général qui a créé des liens nouveaux

Un participant a fait part de l’initiative de Valophis et du Conseil Général qui, dans les Cités Blanches a permis la reconquête d’espaces pour créer des jardins ouvriers. Une initiative intéressante qui de plus a contribué à tisser des liens et à favoriser des échanges entre des gens qui auparavant se contentaient de se croiser.

Il a été émis le souhait que des contacts soient pris avec les différents bailleurs sociaux pour demander d’examiner la possibilité de création de jardin-ouvriers de ce type dans d’autres grands ensembles.

Dans la Charte de l’Environnement qui doit être mise sur pied (et que quelqu’un a proposé d’appeler Charte du Bien Etre des Campinois) il sera demandé que lors de la construction d’habitats collectifs un recensement préalable détermine la superficie des jardins et friches végétalisées qui seraient amenés à disparaître et qu’obligation soit faite au constructeur d’intégrer dans le nouveau bâti une surface équivalente d’espaces verts ceci pour préserver l’équilibre de la ville.

Autre question qui a suscité de nombreuses interventions celle de la sécurité de circulation des piétons et des cyclistes en ville. On ne pourra vraiment développer les circulations douces que si on assure aux piétons des itinéraires faciles sur des trottoirs bien aménagés et des traversées bien protégées des chaussées. Des personnes présentes ont demandé que soit publié un bilan du nombre d’accidents, de blessés et de morts sur la commune chaque année pour une incitation forte à la prudence et à la bonne conduite.

Où vont passer les piétons? et en particulier

les poussettes, les personnes à mobilité réduite?

Des pistes cyclables transformées en parkings?

En ce qui concerne les pistes cyclables tout le monde a observé qu’elles sont peu ou pas respectées par les automobilistes quand il s’agit de simples marques de peinture au sol (stationnements fréquents sur les pistes). Un résident des Mordacs a fait remarquer qu’une piste cyclable existe bien rue du Bois l’Abbé et Salvador Allende mais que rien n’a été fait ni sur l’Avenue du 8 mai 1945, ni sur l’Avenue Maurice Thorez qui sont autant empruntées par les cyclistes.

Un autre intervenant a insisté pour que soit introduit dans cette Charte de l’Environnement le problème de la formation professionnelle des jeunes en rappelant que les métiers de l’environnement constitue des débouchés d’avenir et qu’il serait bon que tous ces travaux à réaliser sur Champigny puissent aussi servir à assurer la qualification professionnelle des jeunes (sous forme stages).

Le problème des antennes de téléphonie mobile demeure. L’émotion des personnes résidant à proximité d’antennes a été rappelée surtout que les dernières enquêtes en cours même si elles sont imprécises confirment le danger. L’an dernier les menaces d’implantation d’antennes au Tremblay et à Coeuilly ont abouti à une mobilisation très forte des résidents. Des manifestations ont eu lieu à Coeuilly. Au Tremblay la mobilisation à 6H15 un matin de l’hiver dernier a bloqué la mise en place de la grue louée pour mettre en place l’antenne rue Jack Gourevitch. Dans les heures qui suivaient la mairie prenait un arrêté d’interdiction de la pose de l’antenne. Quelques jours plus tard l’EPFIF (Etablissement foncier de la région propriétaire de l’immeuble ou devait être posé l’antenne) annonçait qu’il refusait cette implantation.

Manifestation devant la mairie contre l’implantation sauvage des antennes de téléphonie mobile

Toutefois la menace pesant sur d’autres quartiers persistant à Coeuilly une manifestation devant l’hôtel de ville, la réception d’une délégation par le premier adjoint ont amené progressivement la mairie à prendre en compte le bien fondé des inquiétudes. La fixation des normes sécurisantes reste du domaine de l’état et il reste beaucoup à faire. Dans une intervention une des protagonistes de la mobilisation insistait sur l’urgence de solutions face au développement prévu de la 4G et soulevait la question de l’utilité réelle du très haut débit non filaire.

Dans le domaine des repas servis aux scolaires (et aussi dans les foyers logements) la question du retour à un fonctionnement local. Actuellement (sauf pour le collège Willy Ronis) la fourniture des repas a été externalisée et confiée à SIRESCO. On souhaiterait le développement de journées BIO et une préférence donnée aux circuits courts d’approvisionnement.

Dans le domaine des déchets et de leur traitement les intervenants ont pris en compte le fait que le taux de la TEOM (taxe d’enlèvement des ordures ménagères) fixé à 11,58%, même s’il est stable depuis 3 ans, reste le plus élevé du département alors que la production d’ordures ménagères par habitant reste plus élevée que la moyenne départementale et que corrélativement le tri (papier, verre) reste à un niveau plus faible là encore que la moyenne départementale. Il y a un vrai échec de la politique municipale des déchets. Il faudra puisque la procédure d’appel d’offre pour le renouvellement du contrat est lancée mobiliser les campinois pour obtenir une amélioration réelle de la politique en ce domaine.

L’enlèvement des déchets verts est une bonne chose en soi mais  cet enlèvement  coûte. Pourtant la ville se refuse toujours à encourager par des aides financières (différentes modalités ont été testées dans les villes qui ont encouragé cette pratique) la pratique du compostage. Pourtant le compostage a pour mérite de supprimer progressivement l’enlèvement des déchets verts et de diminuer le volume des ordures ménagères puisqu’un compost ne se compose pas uniquement de gazon et d’autres plantes mais qu’il convient pour un bon fonctionnement d’y adjoindre des débris végétaux ménagers (épluchures etc.).

Il a été souligné aussi que la mairie ne jouait pas le rôle qui devrait être le sien dans ce domaine en diffusant de l’information, en faisant des enquêtes. Un intervenant a signalé que Valophis, par contre, avait fait du très bon travail de sensibilisation en ce domaine.

Petites ou………

…grandes les incivilités ne sont pas tolérables

Tout le monde a été d’accord pour dire qu’un effort particulier devait être fait en direction des enfants et que le domaine scolaire était celui qui convenait le mieux pour les sensibiliser au tri et aux problèmes de l’environnement. Ceci suppose qu’on donne aussi aux écoles les moyens pour le faire. Une enseignante a ainsi rapporté que dans l’école où elle exerce ce travail de tri avait eu un grand succès auprès des scolaires avec des petites poubelles différentes pour le papier, les plastiques etc.  Toutefois la mairie n’ayant fourni qu’une seule poubelle à la femme de ménage celle-ci regroupait tous les produits. Les enfants s’en sont rendu compte et tout le profit de cet apprentissage a été perdu….Promouvoir une politique est une chose mais il faut un suivi et des moyens pour la réaliser.

D’une façon générale les participants ont regretté que l’information ne soit pas suffisante sur ces problèmes, qu’il n’y ait aucune mobilisation. On a cité des villes comme La Rochelle qui organisent tous les ans une journée d’action et d’information sur les déchets et le tri ; tout le monde y participe. Ce n’est pas le cas à Champigny.

Dernier point abordé celui des économies d’énergie, et de la précarité énergétique. Il est nécessaire de développer les efforts pour améliorer l’habitat. Une partie des réalisations dans ce domaine est pris en charge par l’état et des contrats d’avenir peuvent être lancés.

Ce deuxième atelier débat était animé par Jean Marie Lagache, responsable du groupe local d’Europe Ecologie-Les Verts, assisté au bureau par Caroline Adomo, secrétaire de la section de Champigny du Parti Socialiste et par Yves Fuchs, Président de l’association Forum des Boucles de la Marne

Concertation à la tronçonneuse

Les deux tilleuls, les plus beaux arbres du square de Coeuilly ont été blessés, tronçonnés de façon disgracieuse et cela le premier aout en pleine période de chaleur et de détresse hydrique. Pourquoi n’a-t-il plus que des moignons et quelques branches hautes ? Les promeneurs du parc ont perdu leur ombre apaisante.

Des moignons disgracieux

Si les riverains n’étaient pas intervenus avec vigueur auraient-ils été abattus ? Les élagueurs s’en seraient-ils pris à d’autres arbres ? On ne sait pas mais il faut remercier les riverains qui sont intervenus et qui ont lancé une pétition.

un arbre blessé

Nous avons téléphoné au service des espaces verts pour connaître les raisons de ce massacre d’autant plus inadmissible que des engagements avaient été pris par la municipalité il y a de cela 4 ans de ne plus procéder à des élagages en été. Tous les sites tous les manuels qui traitent de la taille des tilleuls indique que celle-ci doit avoir lieu en mars ou en novembre jamais l’été.

Que reste-t-il de la majesté du grand tilleul?

Au service des espaces verts on a d’abord invoqué à propos de la date un gros retard qu’aurait pris l’élagueur dans la réalisation des chantiers puis on nous a dit que un arbre était bien malade une « pourriture descendante » qui aurait nécessité ces mesures brutales (pourquoi alors élaguer les deux?). On nous a promis un dossier, des photos. Nous les attendons toujours….

Nous avons signalé que les petits charmes, récemment mis en place sur le rond-point du Château avaient ce même 1er aout subi eux aussi un élagage sévère. Il nous fut répondu que tous les charmes de Champigny avaient été taillés durant cette période ce qui est notoirement faux.

 

les petits charmes du rond point du Chateau

Enfin quand nous nous sommes étonnés que la commission extra-municipale qui réunit des élus, des représentants du service des espaces verts et des représentants d’associations comme Forum des Boucles de la Marne, Mémoire Vive Marne Verte etc. et qui doit suivre ces problèmes n’ait pas pu prendre connaissance des projets d’élagage de la ville puisqu’elle n’a pas été réunie depuis environ 2 ans on a tout simplement répondu que cette commission n’existait pas !!!!

Nous n’admettons pas ces méthodes. Nous dénonçons les promesses de concertation faites et jamais respectées. Les arbres sont notre patrimoine. Ils sont notre richesse. Ces grands tilleuls était un des derniers vestiges du parc du château de Coeuilly que le bulletin municipal de septembre 2013 Champigny Notre Ville cite au titre de la journée du patrimoine. Cherchez l’erreur.

Malgré le vent, la pluie la pollution de l’air reste forte.

Tout le monde parle du temps, du soleil qui se cache, des températures  basses pour la saison, de la pluie et du vent mais personne ne prend garde que de plus l’air que nous respirons est fort pollué. On croit que puisque il y a du vent la pollution de la métropole parisienne doit être dispersée et que les mauvais pics appartiennent à des périodes chaudes et non venteuses. Il n’en est rien. Pour le constater il suffit de se connecter sur AIRPARIF et de demander communication des relevés, heure par heure, de la dernière quinzaine. Ils donnent les teneurs de l’air en NO2 (peroxyde d’azote) et en 03 (ozone) pour le capteur de Champigny centre-ville.

En ce qui concerne le NO2 on note 2 pics. Le 19 mai on observe un pic à 68?g/m3 d’air alors que la limite de qualité est de 40?g/m3 et la limite d’alerte de 45?g/m3. Les observateurs de la qualité moyenne de l’air préfèrent toutefois tenir compte de la moyenne sur 8 H, un pic momentané n’étant pas forcément significatif. Mais ce jour-là sur 8 H entre 16H et 22 H la moyenne s’établit à 50?g/m3 nettement au -dessus du seuil d’alerte (45?g/m3).

A la date du 26-27 mai on note une moyenne de 77 ?g/m3 en moyenne entre 22H et 6H du matin, avec un pic à 87.

En ce qui concerne l’ozone O3 on s’attendrait à l’absence de pollution significative «étant données les conditions climatiques.

En effet l’ozone (O3) se forme à partie de l’oxygène de l’air au contact d’oxydes d’azote et d’hydrocarbures, et surtout sous l’action du rayonnement ultra-violet solaire et lorsque la température est élevée. Dans les conditions actuelles de température (basses pour la saison) et avec un ensoleillement très limité on s’attendrait donc à ce que les valeurs de la pollution à l’ozone soient très faibles. Or à notre surprise nous découvrons qu’il n’en est rien. Certes le seuil d’alerte (120?g/m3) n’est pas atteint mais il est frôlé avec un maximum à 115 sur plusieurs heures le 27 mai et une moyenne de 111 sur 8 heures.

Ces chiffres ont une signification. Il est clair que la pollution n’existe pas seulement lorsque des conditions particulières (chaleur, absence de vent) maintiennent des masses d’air qui sont bloquées sur Paris et sa banlieue. En ces dernières semaines, avec de nombreux épisodes venteux la pollution est bien encore là les chiffres d’AIRPARIF le prouvent.

Sur Paris et sa banlieue la pollution de l’air est permanente. Il faut vite s’attaquer aux sources de pollution qu’elles soient liées à la circulation automobile (développement des transports en commun) au chauffage (mise aux normes et recours croissant à la géothermie).

C’est une cause de santé publique.

GAZ DE SCHISTE: POUR PRENDRE POSITION

 Les « gaz de schistes » représentent une réserve énergétique potentielle importante pour l’avenir. Des oppositions fortes se manifestent contre les procédés d’exploitation  dont l’impact sur  l’environnement pose problème. Face à une mobilisation grandissante des défenseurs de l’environnement le gouvernement avait décidé le 4 février 2011 d’un moratoire sur  les permis de recherche précédemment accordés. Mais  les pétroliers reviennent à la charge. Le permis de Chevry couvre le 77 et une partie du 94 (dont la commune de Champigny) voir carte ci-dessous


Le périmètre du permis de Chevry (le rectangle noir indique Champigny)

Il faut préciser quelques points concernant les hydrocarbures (gaz pétrole gaz de schistes) contenus dans les roches. Leur origine est simple. Il s’agit de matière organique la plupart du temps d’origine biologique qui a subi des transformations lors de l’enfouissement des sédiments où elles se trouvaient. Les transformations bactériennes et/ou chimiques donnent des hydrocarbures dont le plus simple est un gaz le méthane et d’autres plus complexes les pétroles.

Le méthane et tous autres hydrocarbures, liquides ou gazeux peuvent migrer si la roche où ils trouvent est perméable. Ils sont plus légers que l’eau et peuvent même venir en surface donnant des suintements de pétrole (observés par Marco Polo dès le XIIIè siècle près de la Caspienne durant son voyage vers la Chine)

Parfois les fluides restent captifs dans certaines structures géologiques, sous une formation non perméable : ce sont les gisements de gaz et/ou de pétrole classiques là ou les hydrocarbures imprègnent une roche perméable. Ce pétrole jaillit lors d’un forage du fait des pressions ou bien doit être pompé

          

                   Déjà Astérix et Obélix (L’Odyssée d’Astérix)

Le « gaz de schiste » est différent. Dans ce cas la roche d’origine (les pétroliers parlent de roche mère) était imperméable. Les hydrocarbures formés n’ont pas pu migrer, ils sont restés prisonniers de la roche d’origine sous forme de fines gouttelettes dans des micropores ou fixés sur certains minéraux.

On a là des réserves potentielles énormes d’hydrocarbures et donc d’énergie mais aussi de produits de base pour l’industrie chimique (pétrochimie). Avec l’augmentation du prix du pétrole, l’épuisement progressif des réserves, le coût de plus en plus élevé de l’exploitation en mer (offshore profond) les industriels du pétrole se sont tourné vers ces hydrocarbures piégés dit « non conventionnels » qu’on appelle  communément « gaz de schiste ».

On est en présence de roches où les hydrocarbures sont restés prisonniers dans des micropores. Certaines de ces roches peuvent être riches. Un m3 de roche mère peut contenir jusqu’à 20m3 de gaz (aux conditions de surface 20° et 1 atm.).

L’idée d’exploiter cette ressource n’est pas nouvelle. Durant les années 40 et 50 du siècle dernier une entreprise la SISBA (Société des Schiste Bitumineux de l’Aveyron) exploitait en carrière à Sévérac le Château des schistes riches en hydrocarbures qui étaient ensuite distillés.

Durant la seconde guerre mondiale le colonel SS Brockamp, responsable de l’approvisionnement du Reich en matières premières développa l’idée d’un vaste ensemble exploitant le même niveau de schistes en Souabe non loin de Stuttgart. Réalisée en 1943-44 l’usine ne put jamais entrer en production. Conscients de l’importance que ce projet revêtait pour l’approvisionnement de l’armée allemande en carburant les alliés rasèrent l’usine par des bombardements massifs.

Les techniques proposées aujourd’hui sont différentes. On n’envisage plus comme à Séverac le Château d’exploiter en carrière.. La ressource est dite non conventionnelle parce qu’on l’extrait pas par les méthodes habituelles et que l’on met en place un traitement spécial à l’aide d’eau et/ou de produits chimiques (dit de stimulation).

Depuis longtemps on sait faire depuis la surface des sondages verticalement. La technique évoluant on a appris à dévier des sondages en oblique. Maintenant on sait à 2500  ou 3000m de profondeur  « couder » un sondage à angle droit. A partir d’un axe vertical étanche on « envoie » ainsi des sondages horizontaux qui forent dans la couche visée.

Un peu de technique. En profondeur la pression dans les roches augmente régulièrement. Cette pression est due au poids des roches au-dessus. La pression augmente de 250 bars par kilomètre. La pression de l’eau au fond du trou de sondage augmente seulement (du fait du poids de l’eau) de 100 bars par km. Si toutefois dans le trou on injecte une pression telle que cette pression dépasse les 250 bars par km de profondeur la roche va éclater se fracturer, l’eau va circuler et entrainer les huiles et gaz  prisonnièrs de la roche. Très brièvement c’est le principe d’exploitation.

A 3000m de profondeur une surpression de 500 bars suffit à provoquer la fracturation de la roche. On ajoute au liquide de forage en surpression du sable (4%) qui en s’insinuant dans les fractures les empêchera de se refermer et des additifs chimiques. Une fois ce processus enclenché le gaz s’échappera et sera récupéré.

Cette fracturation ne peut pas se propager sur de très grandes distances (une demi-longueur d’une centaine de mètres dans le meilleur des cas). Une fracturation hydraulique en terminaison de puits vertical ne fracturerait la roche qu’au voisinage du forage, ce qui ne permettrait de récupérer qu’une très faible quantité de gaz. Avec un forage horizontal dans la couche de « schistes », on peut fracturer une plus importante quantité de « schistes », et récupérer  plus de gaz.

Le secteur drainé par un puits de forage est faible. Si on veut récupérer une partie substantielle du gaz et de l’huile des schistes il faut un maillage très serré des puits d’exploitation avec en surface un impact visible sur le paysage.

Les ressources

Dans le monde, les ressources en gaz de schiste seraient du même ordre de grandeur que celles de gaz conventionnel, et ces ressources seraient géographiquement mieux réparties. Les ressources seraient de l’ordre de 500 mille milliards de mètres cubes.

Les USA, qui se sont lancés les premiers dans cette aventure produisent déjà avec cette technique 14% de leur production totale de gaz et envisagent de porter cette proportion à 45% en 2035.

 

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 Avantages et inconvénients des gaz de schistes.

 

Des avantages il y en a. A KWH produit le gaz produit moins de CO2 que le charbon et le pétrole. Découvrir une nouvelle source d’énergie n’est jamais neutre. La trouver sur le sol national a une importance géostratégique. cela peut permettre de s’affranchir de certaines dépendances d’approvisionnement (aujourd’hui 98% du gaz consommé en France est importé) et aussi de transport (le transport maritime des hydrocarbures reste un facteur de pollution certain et reconnu, qu’on se souvienne de l’Exxon Valdez ou de l’Amocco Cadiz). Ces avantages ne pèsent pas très lourds vis-à-vis des inconvénients de la technique utilisée.

D’abord la méthode d’exploitation  utilisée conduit à un maillage serré des puits, chaque forage occupe 10.000 m2 au sol pendant le forage, ensuite il faut maintenir un réseau de pistes ou de gazoducs entre les puits et la densité de ceux-ci est élevée : il faut un puits tous les 500 m à 4000m pour exploiter une couche.

Le forage et la fracturation nécessitent d’énormes quantités d’eau. On parle de 10.000 à 20.000 m3 par forage soit 500 à 1000 camions citernes. Ou trouver l’eau ? Comment retraitée l’eau utilisée, salée, boueuse et polluée chimiquement ? Car  en plus de l’eau on injectera des produits chimiques. Certains précédemment utilisés aux USA ont été maintenant reconnus comme toxiques et corrosifs comme le monohydrate de nitritriacétate de trisodium utilisé comme détergent industriel

70% des fluides injectés sont supposés revenir en surface. Que deviennent les 30% non récupérés ? On peut craindre des phénomènes de pollution des nappes souterraines.

Par ailleurs ces roches souterraines riches en huile ont fixé de nombreux métaux lourds en quantité importante (zinc, plomb, cadmium etc). L’injection de fluides sous pression peut entrainer des migrations conséquentes de ces polluants métalliques et un traitement des effluents en surface sera nécessaire.

N’oublions pas que dans notre région une ressource énergétique de choix existe sous nos pieds : la géothermie. Son exploitation est basée sur l’existence d’un aquifère profond situé dans une formation géologique perméable (le Dogger=Jurassique supérieur). L’exploitation du gaz de schiste vise une formation plus profonde (limite Jurassique inférieur et moyen) mais les pressions nécessairement élevées des fluides injectés peuvent perturber le fonctionnement de l’aquifère source de la géothermie.

Le gaz de schiste est une ressource potentielle importante, encore mal connue tant dans sa géologie, ses caractéristiques techniques que ses réserves. Sa méthode d’exploitation pose de sérieuses questions quant aux retombées négatives et de très longue durée qu’elle pourrait avoir sur l’environnement. La sagesse politique commande de freiner des appétits d’exploitation immédiate dont le principal moteur est la réalisation de profits rapides.

Une politique de gestion des richesses serait de garder en réserve ce potentiel pour des générations futures (tout en développant de nouvelles formes d’énergies). Une telle politique n’empêcherait d’ailleurs pas qu’un grand projet de recherche scientifique permette de mieux connaitre la ressource ses spécificités, son potentiel et de proposer d’en tirer parti plus tard en utilisant des méthodes plus respectueuses de l’environnement qui restent encore à développer.

Des voitures comme s’il en pleuvait

Le Conseil Général a doté en certains endroits la D4 rénovée (ex RN4) de pistes cyclables. Ce n’est pas grand-chose un pointillé de peinture sur le sol mais cela témoigne d’une volonté plus affirmée de prendre en compte et de favoriser la circulation des vélos. C’est une bonne chose mais y circuler n’est pas facile. Dès leur ouverture les pistes ont été occupées par des automobiles. Faute d’être capable de faire 50 m ou 100 m à pied des conducteurs à chaque moment se garent sur la piste, pour aller à la poste, voire rejoindre des copains à la terrasse d’un café et s’attabler…

Pour le cycliste les incessants écarts auxquels les obligent ces obstacles sont source de danger. Et gare à celui qui se rebiffe, l’automobiliste en faute n’est pas avare d’insultes voire de menaces…

Quelques (mauvais)  exemples

ou encore

il y a ceux ceux qui préfèrent stationner sur la piste peut être ne savent-ils pas faire un créneau comme celui-ci

Pourquoi comme ci dessous certains préfèrent-ils occuper la piste cyclable alors que des places de parkings sont libres?

Pour cette voiture ci

                                            regardons y de plus près

eh oui c’est une auto école. Interviewé le moniteur a déclaré qu’il ne stationnait pas mais qu’il était seulement arrêté….. nuance! On souhaite que ses élèves lorsqu’is auront leur permis ne fassent pas preuve d’autant de mépris pour les autres usagers de la route.

Ile de l’Abreuvoir SUITE: Le Conseil Général écrit aux riverains mais ceux-ci ne sont pas d’accord

12 mars

Concernant l’ile de l’Abreuvoir les riverains ont reçu du Conseil Général la lettre qui suit en date du mercredi 7 mars

L’année 2012 est l’année de révision du plan de gestion de la Réserve Naturelle Départementale qui orientera les différentes opérations pour les 5 années suivantes (2013-2017). Dans cette optique, nous nous trouvons donc dans une phase de bilan du précédent plan de gestion, parallèlement aux réflexions menées à l’échelle de la Réserve. 

 

A travers le précédent plan de gestion qui couvre la période 2005-2010 (également 2011), plusieurs actions sur les boisements ont eu lieu, notamment destinées à tenter de limiter la présence d’une espèce à fort pouvoir invasif, le Noyer du Caucase, sur l’île de Pissevinaigre.

 

Concernant plus particulièrement l’île de l’Abreuvoir et pour reprendre la réponse faite sur ce point :

« L’île a vocation à revenir à un état écologiquement plus intéressant qui passe par une recolonisation par la flore sauvage locale, ce qui n’empêche pas les opérations de fauche ou des renforcements par des plantations d’essences autochtones, si besoin. Pour le moment, une action de ce type n’est pas prévue. »

Si une action n’est pour le moment pas prévue, c’est que le plan de gestion est à l’étude. Par ailleurs, l’aménagement sera bien progressif. Un retour à un état écologiquement plus intéressant, ne signifie pas nécessairement une absence de gestion ou une coupe systématique des arbres non autochtones, en fonction des caractéristiques des essences concernées.  

 

Enfin, nous avons bien l’intention d’organiser une réunion de présentation du projet d’aménagement, qui devrait se tenir à l’automne, lieu d’échanges privilégié pour toutes ces problématiques.

 

En espérant avoir répondu à vos questions,

Cordialement,

 

Franz Barth
Chargé de projets
Espaces Verts et Paysage – Service Projets

 

Mais cette réponse pose plus de problèmes qu’elle n’en résout ou du moins ne réponds pas précisément aux questions que se posent les riverains. Voici donc la lettre qu’à leur tour le 12 mars ils ont adressé au Conseil Général.

Bonjour Monsieur Barth,

Merci de votre réponse qui, vous l’imaginez, ne nous rassure pas vraiment. Vous nous écrivez :« Un retour à un état écologiquement plus intéressant, ne signifie pas nécessairement une absence de gestion ». Dont acte. Mais pour ce qui est de la gestion, en premier lieu quid du nécessaire nettoyage périodique ? Lequel aurait dû être prévu par le département dès qu’il est devenu propriétaire de l’île. Ce qui devrait passer par un contrat avec une société d’entretien intervenant à la fois régulièrement mais aussi, si nécessaire, sur demande ponctuelle des riverains (selon une procédure analogue au numéro vert de la mairie de Champigny). Le département doit comprendre que ceci est à régler sans délai pour des raisons d’hygiène évidentes, l’île étant un nid de prolifération privilégié des rats.

L’abattage des 3 arbres aurait dû donner lieu à plantation. Il remonte à 18 mois ; or depuis rien n’a été fait et l’on invoque un plan de gestion à l’étude.

« Si une action n’est pour le moment pas prévue, c’est que le plan de gestion est à l’étude ».

Le remplacement de 3 arbres peut et doit être dissocié du plan global d’aménagement de l’île sensé concerner aussi la partie amont appartenant à St Maur. Ce qui impliquera une concertation qui pourrait s’avérer longue.

 On ne parle plus de retour à la flore originelle (celle du pliocène ?). Mais « le retour à un état écologiquement plus intéressant » ne nous rassure pas, même si  cela « ne signifie pas nécessairement …… une coupe systématique des arbres non autochtones, en fonction des caractéristiques des essences concernées ». Encore heureux. Nous avons là des arbres d’une vingtaine de mètres qui font partie de notre environnement et de notre patrimoine. Nous n’accepterons pas qu’ils soient sacrifiés au nom «d’un état écologiquement plus intéressant » dont nous attendons que « l’intérêt » nous en soit précisément démontré. N’y a-t-il pas quelque chose de paradoxal à voir des arbres abattus au nom de l’écologie, à contre-courant de la protection, nécessaire et légitime, dont ils sont l’objet par exemple lors de l’exécution de grands travaux ou d’aménagements d’intérêt général.  

Copie au Maire de Champigny qui prévoit prochainement une réunion sur les questions d’aménagement et d’entretien des bords de Marne

6 mars

On se souvient de l’émotion suscité par l’abattage d’arbres sur l’ile de l’Abreuvoir en 2010 (voir dans les archives de ce blog l’article : Arbres abattus sur l’Ile de l’Abreuvoir  en septembre 2010).

A l’époque la mobilisation des riverains, les pétitions avaient eu un écho important. Les riverains pensaient qu’ils avaient été entendus. La  personne chargée du suivi au Conseil Général (les iles dépendent du Conseil Général) leur avait en effet promis que les arbres seraient remplacés et qu’ils seraient consultés.

Mme Laetitia Duffet (la responsable) écrivait au lendemain d’une réunion tenue en mairie (7 juin 2011) « Nous n’hésiterons pas à renouveler ce type de réunion qui nous semble la meilleure façon d’associer les riverains à nos projets ».  Exactement ce que demandaient les riverains.

Or les promesses ne sont pas tenues.

Il faut un nettoyage permanent des débris apportés par la Marne

Comme l’écrivent les représentants du quartier dans un courrier adressé au Conseil Général : « depuis l’abattage des arbres, l’extrémité de l’île a été envahie par de hautes herbes d’un aspect très disgracieux qui altère la beauté du site….Par ailleurs, le problème du nettoyage de l’île reste entier ; je crois savoir que vous êtes en contact avec la municipalité à ce sujet. La condamnation des accès semble efficace mais des individus inciviques et de mauvais plaisants ont, depuis le pont,  jeté qui des vêtements accrochés dans les arbres, qui un four à  micro-ondes ou d’autres détritus. Une solution doit être trouvée pour qu’il soit procédé à un nettoyage régulier des lieux »

Ce que certains jettent du haut du pont

                       

        Ce qui reste accroché dans les arbres

Mais ce n’est pas tout.

A réception d’une réponse de M. Barth qui a remplacé Mme Duffet comme responsable du suivi des iles les riverains vont constater que le conseil général a maintenant un nouveau projet pour les iles et que ce projet contrairement aux promesses a été élaboré sans qu’ils soient consultés. Qu’écrit en effet M. Barth ?

: « L’île a vocation à revenir à un état écologiquement plus intéressant qui passe par une recolonisation par la flore sauvage locale … ».

Et les riverains se demandent donc si «  malgré toutes les promesses faites, (n’existerait pas ) l’idée d’un abattage généralisé de tous les grands arbres « exotiques » présentement dans l’île ? Alors qu’engagement avait été pris d’un aménagement doux et progressif. »

Et ils s’insurgent :  « Nous n’imaginons pas que soit remis en cause tout le travail effectué en 2010 et 2011 après nos interventions auprès de Messieurs Christian Flavier et Alain Blavat  et oublié les engagements pris par les représentants de la Direction Espaces Verts et Paysage de CG 94. »

Et ils ont raison. C’est bien là que réside le problème. La direction du Conseil Général, comme d’ailleurs la municipalité de Champigny sur d’autres sujets  est tout à faits capable de comprendre et de prendre en compte les demandes des habitants lorsque ceux-ci se mobilisent en nombre. Le Conseil Général, comme la municipalité est prêt à intégrer dans son travail l’information et la consultation des citoyens. Et d’ailleurs il s’y engage, mais les engagements ne sont pas tenus. Pourquoi ? Y voir un calcul qui tablerait sur le découragement serait sans doute exagéré mais en réalité il y a le fait que la participation des citoyens cela fait bien dans les discours mais cela ne  passe pas encore dans les pratiques.

Dès que la pression s’éloigne quelque peu on en revient aux vieilles méthodes. C’est tellement plus facile de décider seul que d’accepter de confronter son opinion, de débattre.

La démocratie participative a encore beaucoup de chemin à faire pour être une réalité dans la culture politique des élus et des décideurs.

Qu’il s’agisse des arbres de l’ile de l’Abreuvoir, des antennes de téléphonie mobiles au Tremblay et à Coeuilly lorsque des Campinois(es) se mobilisent ils obtiennent satisfaction mais il apparait tout aussi clairement que, pour que les engagements soient tenus, et pour que les citoyens soient réellement associés aux décisions il y a encore beaucoup à faire.

C’est le rôle des associations citoyennes. Leur intervention sera de plus en plus nécessaire pour que chacun puisse participer aux discussions et aux décisions concernant le département et la ville.

Il faut sauver ce joli coin un des charmes de Champigny

 


 

 

 

 

 

 

                                                 et la faune qui y vit


 

NON LA POLLUTION DE LA STATION ESSO N’EST PAS UN ACCIDENT ISOLE

Les fuites des cuves, ou plus exactement des systèmes de remplissage des cuves de la station ESSO sur la D4, près de la tour hertzienne ont entrainé une pollution grave pour le quartier. Voir notre article « Grave pollution au benzène, un quartier se mobilise sur le blog daté du 1er mai 2011.

Les riverains se sont constitués en association pour obtenir la dépollution des sols, des indemnités pour les dommages subis et un suivi médical sur une longue durée.

Au cours des différents débats les représentants d’ESSO se sont toujours défendus en invoquant le caractère imprévisible de cette fuite « nous n’avons jamais observé de fuite de ce type ailleurs dans aucune de nos stations » ont-ils plusieurs fois déclaré, rejetant ainsi tout soupçon de négligence dans la surveillance de leur station. Il s’agissait donc d’un accident unique, nouveau.

Ce n’est pas vrai.

Un campinois de l’association de défense nous communique copie d’un article paru dans le journal belge L’Echo du 17 novembre 2011. Dans cet article le journaliste M. François Xavier Lefèvre explique que ESSO cherche à se débarrasser de partie ou totalité de son réseau de vente de carburant : ses station- service. Pourquoi ?

« Déjà initié en France, ce mouvement lancé par la maison mère américaine Exxon Mobil s’explique par l’envie qu’ont certaines majors de se dégager des risques liés au danger de pollution sur les sites des stations-service et au moment des approvisionnements en carburants, souligne une source du secteur. »

 

La pollution du type même de celle qui a affecté la station de Champigny, à savoir fuites au niveau du système de remplissage des cuves, n’est donc pas un phénomène unique mais c’est un accident récurrent observé maintes fois en Belgique.

 

Et que fait alors le pétrolier ? Selon son expression il met en place un nouveau « business model » en Belgique.

 

Le journaliste témoigne : 

 

« Contacté, le pétrolier américain ne conteste pas les faits. D’après Johan Scharpé, responsable public affaires chez Esso en Belgique, 49 stations-service sont effectivement en vente. « Il s’agit pour l’instant de stations qui se trouvent à Bruxelles et dans le Hainaut », explique-t-il. Sur un total de 265 stations en Belgique, cette opération allégerait de 18,5 % le réseau Esso…Mais si le groupe est désireux de rester fournisseur, l’avenir de sa marque Esso en Belgique n’est pas encore décidé. L’exploitation des stations-service cédées ne serait en effet pas obligatoirement faite sous sa propre enseigne »

 

On comprend bien la stratégie d’Esso. Se débarrasser des points de vente pour n’avoir pas à supporter les frais d’une pollution éventuelle. Confier progressivement le réseau de vente à des indépendants qui constitueront un écran protecteur et devront supporter les conséquences d’éventuels accidents environnementaux. Auront-ils les reins assez solides, financièrement, pour y faire face ? On peut en douter.

 

Auront-ils surtout, car c’est l’essentiel, les moyens pour faire effectuer sur les stations de distribution les travaux nécessaires pour que cessent les pollutions liées aux opération de remplissage des cuves.

 

On nous avait affirmé que l’accident survenu en son genre était unique. Il est avéré maintenant, l’article du journal belge le prouve, que cet accident n’est pas unique mais fréquent.

 

La station ESSO de Champigny est fermé des travaux de dépollution sont entrepris mais qu’en est-il des autres stations ? et les stations d’autres marques de carburant sont-elles mieux protégées ? On aimerait avoir des précisions.

Jusqu’au 11 février une enquête publique importante: lePPRMT

Depuis le 12 décembre et jusqu’au 11 février une enquête publique est ouverte qui concerne de nombreux campinois. Il est regrettable qu’elle n’ait pas fait l’objet de plus de publicité à Champigny car elle est d’importance. Elle concerne les propriétés bâties (en particulier les pavillons). De quoi s’agit-il ?

Un Plan de prévention des risques de mouvements de terrain (PPRMT) est actuellement en cours d’élaboration au niveau du Val de Marne et concerne 33 communes dont Champigny. Ce plan, conçu par le Direction départementale de l’équipement avec les conseils d’une association (ASSEC 94) propose un certain nombre de dispositions et précautions à prendre en matière notamment d’urbanisme et de construction.

Quand on parle de mouvements de terrains certains pensent à des glissements sur des pentes. Ce risque existe certes à Champigny mais sur des secteurs limités. Plus généralement il s’agit de mouvements des sols qui se produisent après des sécheresses suivies d’une réhydratation des sols (pluie). Ces mouvements lents peuvent se traduire par des fissures, des mises en dangers de certains bâtiments, surtout si certaines précautions n’ont pas été prises au moment de la construction. Il s’agit donc d’après la connaissance des sols de fixer les normes de construction et d’urbanisme de manière à éviter des problèmes à l’avenir.

Etant donné la variété des assises de son sous-sol (argiles de différents types avec des bancs calcaires intercalés) une grande partie de Champigny est concerné.

Ajoutons que la plupart des modèles climatiques généralement admis pour l’Europe Occidentale dans le cas des variations climatiques à venir supposent des écarts importants avec des périodes sèches et humides marquées. Ce problème des mouvements de terrain liés à la réhydratation des sols après une sécheresse marquée  risque donc de devenir un problème non négligeable et doit être pris au sérieux.

Ce PPRMT fera l’objet d’une enquête publique départementale du 12 décembre 2011 au 11 février 2011, période durant laquelle chaque citoyen pourra venir donner son avis sur le document et les cartes proposées. Cette enquête publique aura son siège central à la préfecture du Val de Marne mais sera relayée dans chaque commune. A Champigny sur Marne, le document sera mis à disposition du public au service urbanisme de la Mairie  aux horaires d’ouverture. Vous pouvez aussi télécharger ce document dans son intégralité, avec bilan de la concertation préalable, depuis le site de la préfecture:

http://www.val-de-marne.pref.gouv.fr/

puis en cliquant sur les actions de l’état, ensuite sur environnement et prévention des risques

 Les remarques peuvent aussi être envoyées par courrier à la mairie de Champigny ou la Préfecture.

Prenez un peu de temps, consultez le document en Mairie ou téléchargez le et faites vos commentaires.

Pour compléter le commentaire de Marc (voir ci dessous) voici le chemin d’accès à l’article de Nogent Citoyen

http://www.nogent-citoyen.com/plan-de-prevention-des-risques-argile-quel-impact-pour-les-assures-06/01/2012.html

ANTENNES: Mettre le champagne au frais? mais attention de ne pas le déboucher trop tôt…

Mise à jour du 6 mars

Oui les choses avancent et certains acquis sont tout à fait importants mais il reste encore des zones d’ombre.

 Au Tremblay par exemple. Malgré l’évolution de la position de la mairie qui est à ce jour « du côté des riverains » (vous pouvez prendre connaissance de la position du Maire sur le site internet de la ville ainsi que dans Champigny notre ville page 23 ), rien n’ est arrêté car Bouygues cherche toujours à installer ses antennes relais.  Vendredi dernier, un représentant  de BOUYGUES et un autre de L’EPFIF ( Etablissement Public Foncier de la région Ile de France qui est  le propriétaire actuel du bâtiment) se trouvaient ensembles sur place. Une rencontre fortuite a prétendu Bouygues après coup. En réalité il s’agissait de voir si la pose des antennes pouvait s’effectuer avec des échafaudages! La venue d’une grue le  6 février avait, on s’en souvient,  suscité la mobilisation du quartier et la grue avait du repartir (voir ci-dessous la note intitulée Mise à jour du 6 février). Cette fois encore les riverains veillaient au grain.

Séverine Dos Santos, responsable du collectif PRIARTEM du Tremblay informait alors le représentant de l’EPFIF (propriétaire) de de la contestation générale que rencontrait dans le quartier l’installation des antennes. Informé du problème soulevé le représentant  a envoyé un mail au service de gestion de l’immeuble  afin qu’il ne permette  pas l’accès de l’immeuble à Bouygues.

Les choses en étaient là mais samedi après-midi tout s’est accéléré. Un arrêté de Monsieur le maire était placardé sur les arbres rue Gourevitch. Un arrêté du maire un samedi après- midi ! Et que dit-il cet arrêté ? Tout simplement que M. Adenot interdit toute pose d’antenne sur le bâtiment situé à l’angle de la rue de Lonray et de la rue Gourevitch.

On dira que cette initiative du maire est bienvenue et il est bien qu’il l’ait prise. C’est une aide importante à tous ceux qui se sont battus pour que la pose des antennes ne se fasse pas sans prise en compte de certains critères de précaution et qui ont exigé des opérateurs plus de transparence et de concertation. C’est aussi un résultat de la mobilisation de tout un quartier.

           

                      L’arrêté du maire et son affichage sur place

Que va faire Bouygues maintenant ? Va-t-il accepter cette nouvelle situation et reprendre un projet dans des conditions plus respectueuses des droits des riverains ou va-t-il déclencher un contentieux avec la mairie ? Franchement on n’en sait rien. Un bon pas a été franchi mais rien n’est encore totalement acquis.

A Coeuilly la situation n’a officiellement pas évolué et FREE n’a pas renoncé à son projet ni confirmé qu’il acceptait d’étudier des variantes à l’installation projetée rue Jules Vallès. Certaines rumeurs font même état d’un blocage. Il est donc important de rester très vigilants et mobilisés.

Pour reprendre ce qui est dit en tête de cette mise à jour on peut mettre le champagne au frais mais il n’est pas encore d’actualité d’ouvrir les bouteilles.

 

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Mise à jour du 20 février

Deux réunions se sont tenues en mairie en fin de semaine dernière, avec pour thème les antennes de téléphonie mobile et les précautions à prendre pour garantir aux riverains les meilleures conditions de sécurité.

La première réunion, jeudi soir, rassemblait, sous la présidence de M. Christian Fautré, premier adjoint, les membres de la commission municipale des antennes mobiles, et des représentants des associations mobilisées sur ce thème. Ainsi se trouvait recréée, de fait, la commission extra-municipale qui n’avait plus été réunie  depuis 3 ans. Au cours de cette réunion les représentants de Bouygues et de FREE, invités à présenter les nouveaux projets d’implantation ont pu répondre aux questions.

Le lendemain en Mairie, M. Dominique Adenot, maire, recevait les associations qui se sont mobilisées quand ont été connus les projets de Bouygues et de FREE. La réunion fut ouverte et fructueuse. Le but du maire, comme des associations n’est pas, on le comprend aisément, de s’opposer à des implantations d’antennes, mais de définir les conditions dans lesquelles celles-ci peuvent être implantées suivant certaines normes garantissant la santé des riverains.

A l’issue de cette réunion un communiqué a été rédigé que vous pourrez lire ci-après.

Ce communiqué marque une avancée. Les associations en sont persuadées. Il y a désormais du côté de la mairie une prise de conscience de l’importance du problème. Il est révolu le temps pourtant récent ou certain responsable se contentait de « botter en touche » en affirmant : « on ne peut rien faire ». La Mairie est maintenant sensibilisée et s’engage.

Cela n’est pas le fruit du hasard. La forte mobilisation, initiée par les riverains du Tremblay et à Coeuilly (manifestation de près de 100 personnes à Coeuilly, opposition à la grue au Tremblay, manifestation devant la mairie, présence silencieuse de plusieurs dizaines de personnes au Conseil Municipal du 1er février) a porté ses fruits.

Pour ce problème, comme pour d’autres, la mobilisation citoyenne permet d’attirer l’attention, de faire prendre en compte la justesse des demandes et de trouver des solutions.

Dans le cas présent la mairie a su reconnaitre les lacunes de fonctionnement de la commission ad hoc depuis 3 ans. Elle a pris clairement position et s’engage à œuvrer pour un bon fonctionnement de la commission extra-municipale pour une information des conseils de quartier, pour demander des compléments d’information aux opérateurs etc.

Déjà le Maire s’adresse à Bouygues et à FREE pour leur demander de se désister et de modifier leur copie.

Nous apprécions ces changements comme positifs. Tous ceux qui ont donné d’eux-mêmes dans cette participation citoyenne ont fait œuvre utile. Toutefois pour que ces engagements continuent, pour que la concertation s’amplifie il faudra que la mobilisation citoyenne perdure.

Le communiqué

Ce vendredi 17 février 2012 M. Dominique Adenot, Maire de Champigny sur Marne,  assisté de M. Fautré,  1er adjoint a reçu M. Arazi, coordinateur national de PRIARTéM, Mmes Dos Santos et Letourneux représentant  les collectifs PRIARTéM du Tremblay et de Coeuilly, M. Gélinet représentant l’Association des Riverains du Tremblay et M. Fuchs, Conseiller Municipal, représentant l’association Forum des Boucles de la Marne.

 

Le but de cette réunion était de confronter les points de vue sur la situation créé par les demandes d’implantation d’antennes au Tremblay (rue Jack Gourevitch), et à Coeuilly (rue Jules Vallès) par les opérateurs Bouygues et Free et d’une façon plus générale d’examiner les possibilités d’intervention de la ville et de les améliorer. Les demandes grandissantes d’accès à la téléphonie mobile et l’entrée de nouveaux opérateurs sur le marché, dans un contexte de concurrence débridée, suscitent un nombre grandissant de projets d’implantation d’antennes. La ville doit, dans ce contexte, jouer un rôle régulateur,  pour garantir que les implantations d’antennes se fassent dans le respect de paramètres, contraignants certes pour les opérateurs, mais seuls à même d’assurer que les conditions de fonctionnement ne mettent pas en danger la santé des riverains.

Dans le cas des demandes d’implantation  d’antennes présentées par Bouygues rue de Gourevitch et par Free rue Jules Vallès il apparait que ces garanties de protection ne sont pas assurées. En conséquence M. le Maire demande aux deux opérateurs de se désister de leur projet actuel et leur propose s’ils le souhaitent de présenter chacun un projet alternatif avec présentation de simulation d’exposition.

D’une façon plus générale les participants ont convenu de la nécessité de revoir et de remettre à jour la Charte des Antennes Relais pour l’adapter aux conditions nouvelles.

Les difficultés et les incompréhensions apparues au cours de la période récente, résultent du non fonctionnement des instances de concertation.  Les participants considèrent qu’il est nécessaire de redonner vie à la commission extra-municipale. Celle-ci devra être réunie avant chaque réunion de la commission municipale pour assurer la transparence de l’information et la participation effective des associations concernées aux discussions. Dans le même esprit il a été proposé que tout projet d’implantation fasse l’objet d’une information et d’une discussion par le Conseil du Quartier concerné.

Mise à jour du 12 février

Dès le marché de vendredi les membres des comités PRIARTéM  du Tremblay et de Coeuilly étaient sur le marché du centre, distribuant des tracts explicatifs, faisant signer le texte d’une pétition demandant plus d’information, plus de transparence dans l’installation des antennes, une position plus clairement définie de la mairie, la consultation des riverains. Il faisait très froid mais l’accueil était amical, beaucoup signaient.

Ce matin dimanche ils étaient toujours là mais plus nombreux. Plus de quinze personnes s’étaient  en effet investies dans cette mobilisation citoyenne, toujours bien accueillis.

Vers la fin du marché M. Adenot, maire, présent sur place vint à la rencontre des distributeurs. Une discussion s’engagea, ouverte, tranchée mais avec un souci d’explication, de compréhension.

                                    Une discussion franche

L’engagement fut pris par M. le Maire de recevoir vendredi prochain les représentants des collectifs de Coeuilly et du Tremblay, de l’association nationale PRIARTéM, de l’association des Riverains du Tremblay et de Forum des Boucles de la Marne.  C’est cette réunion que les collectifs et les associations réclamaient pour pouvoir mieux exposer leurs demandes et prendre connaissance des mesures que la mairie compte adopter. La rencontre sur le marché de M. le Maire et des campinoises et campinois qui se sont engagés dans cette bataille n’a peut-être pas été inutile. Nous rendrons compte des développements à venir.

 

Mise à jour du 6 février

7H45 le téléphone sonne. « Bonjour, la grue est là ».

        

                                       7H30 arrivée de la grue

Un quart d’heure plus tard sur place à l’angle de la rue Gourevich et de la rue de Lonray  quelques silhouettes et surtout la grue immense, orange. Elle obstrue presque le passage. Elle n’a pu se mettre en place car faisant fi des interdictions temporaires de stationnement des riverains ont laissé leurs voitures le long du trottoir.

Les voitures en stationnement empêchent la mise en place de la grue

Sur ce trottoir il y a des membres du comité PRIARTéM de la rue de Lonray, ceux qui ont donné l’alerte, M. R. Gélinet coordinateur du groupement des riverains du Parc du Tremblay, deux membres du personnel municipal sur place depuis 7H  pour  indiquer au grutier et au personnel de pose de l’antenne la position de la mairie. Ils seront rejoints un peu plus tard par la directrice des services et l’adjoint d’astreinte M. Blimi. Mais entre temps d’autres riverains arrivent, M. Arazi, coordinateur national de PRIARTéM mène les discussions. On se passe des exemplaires du Parisien du matin qui sous le titre : « Antennes-relais : le couac affole le Tremblay » rend compte de l’émotion suscitée dans le quartier.

 La situation est bloquée.

Le personnel de la grue, les électriciens chargés de la pose sont des sous traitants mandatés par Bouygues. Ils ne peuvent prendre aucune initiative. La représentante de la mairie cherche vainement à contacter Bouygues . Un contact qui aurait pu et du être pris plus tôt (samedi ou dimanche) par fax ou téléphone avec les services de permanence de cette société.

                                    La discussion

Enfin des personnes de chez Bouygues arrivent. Elles constatent l’impossibilité où elles sont de procéder à la pose de l’antenne mais font appel à un huissier pour constater cette obstruction et vraisemblablement ouvrir la voie à une démarche en justice contre les riverains et le collectif. Le ton monte alors quelque peu. Il y a de la tension avec les cadres de Bouygues, des reproches aussi à l’égard de la municipalité dont l’absence de cohérence dans les décisions a permis qu’on en arrive là.

               

                                     10 H 05 la grue s’en va

Finalement comprenant qu’ils ne pourront pas passer en force les représentants de Bouygues cèdent le terrain, la grue manœuvre et repart il est 10H 05

Mise à jour du 5 février

De Zig en Zag puis de Zag en Zig la position de la mairie, questionnée par les Campinois sur les conditions d’implantation des antennes relais parait extrêmement variable selon les moments et les interlocuteurs et n’apporte finalement aucune aide à ceux qui ont posé avec force la question des conditions acceptables et des conditions inacceptables de  l’implantation des antennes de téléphonie mobile à Champigny.

Quand on considère les différentes positions contradictoires adoptées par la mairie on hésite entre deux explications

Soit la mairie fait preuve d’un machiavélisme achevé. Ne voulant pas se créer des problèmes avec les opérateurs de téléphonie mobile la mairie louvoie, change de cap. Elle cherche à gagner du temps, le temps pense-t-elle que la protestation s’use, se divise et que les opérateurs créent le fait accompli, installent les antennes. Semer la confusion, laisser pourrir le problème. Après on verra bien….

Soit les positions contradictoires reflètent seulement une grande confusion, l’incapacité à régler le problème par une position cohérente réfléchie avec des consignes précises aux différents échelons de décision.

Les deux interprétations sont possibles. Aucune n’est rassurante. Peut-être les deux explications sont-elles toutes deux valables, additionnant leurs effets.

Et la situation s’aggrave avec la menace d’implantation d’une antenne rue de Lonray dans les prochaines heures

Que s’est-il passé au cours de la semaine écoulée?

Une invraisemblable succession de décisions contradictoires.

En consultant l’ordre du jour du Conseil Municipal du 1er février Yves Fuchs constatait que le maire avait pris un arrêté autorisant la mise en place de l’antenne Bouygues rue de Lonray. Il en informait les comités et ceux-ci décidaient d’être présents à l’extérieur de la Mairie avec des banderoles et des pancartes avant le conseil puis d’assister au Conseil.

Laissons parler le communiqué de  Priartem

« Une cinquantaine des membres des collectifs PRIARTèM de Coeuilly et du Tremblay se sont rendus au conseil municipal le mercredi 1er février 2012.

Face aux déclarations et agissements contradictoires des élus de leur Mairie, les collectifs espéraient qu’au cours du conseil, à l’occasion de la discussion de l’arrêté, monsieur le Maire donnerait des éclaircissements sur sa position et renouvellerait les engagements pris par Monsieur Fautré, son premier adjoint, dans le sens d’une plus grande transparence et d’une défense des personnes concernées.

 

Pendant le conseil, Monsieur Adenot a fait une longue déclaration et a admis que l’inquiétude des riverains était justifiée devant la prolifération des antennes.

Il a reconnu que l’attribution des permis, pour les deux dossiers, s’était faite trop rapidement.

Il a aussi reconnu que la commission extramunicipale qui doit associer des élus, des représentants des associations et les riverains de chaque quartier concerné ne s’était pas réunie somme elle aurait dû le faire.

Il a fait la promesse de la réunir de manière régulière.

Il a fait également la promesse de soutenir les dossiers en cas de recours devant le tribunal administratif.

Dans l’affaire de Coeuilly, il a déclaré avoir demandé à Free de suspendre le projet et de proposer une nouvelle implantation. Il a d’ailleurs annoncer que la commission se réunira à ce sujet

le jeudi 16 janvier 2012. »

 

Les choses paraissaient donc bien engagées du côté de la mairie avec des promesses de M. Adenot de soutenir les riverains, sa reconnaissance de la justesse de leurs revendications. Certes tout n’en était pourtant pas réglé pour autant. Si la mairie s’engageait il n’existait pour autant aucun engagement écrit de FREE ou de Bouygues de surseoir à l’implantation d’antennes ni d’y renoncer. Les comités appelaient donc à rester vigilants et à poursuivre l’action, tout en se félicitant d’avoir obtenu l’appui de la mairie.

PATATRA, en rentrant chez elle vendredi soir Mme S. Dos Santos responsable du comité de la rue de Lonray faisait une découverte qui remettait tout en question. Elle écrit

« Je viens tout juste de rentrer chez moi et  c’est avec stupéfaction et horreur  que je découvre que la ville a balisé en fin de journée une interdiction de stationner devant le 52 avenue Jack Gourevitch pour la pose d’antennes relais lundi 6 et mardi 7 février. Cet arrêté a été signé le 30 janvier par M.Fautré, c’est pourtant bien M.Fautré que j’ai eu deux fois en ligne ce jour là et qui m’a assuré que la mairie avait demandé à BOUYGUES de surseoir cette installation; c’est également le même jour que les riverains du quartier du tremblay ont reçu dans leur boite au lettre un communiqué de monsieur le Maire cherchant à les rassurer. Monsieur Adenot s’est adressé publiquement à une cinquantaine de riverains lors du conseil municipal du 1er février, lors de son discours  il a affirmé que la mairie avait fait une erreur en attribuant l’autorisation de cette installation, puisque elle n’avait pas pris en compte l’environnement et ne savait pas qu’une association qui accueille des enfants se situe juste en dessous. Monsieur le Maire a avoué que la mairie avait signé une charte qui stipule les antennes doivent se situer au delà d’un certain périmètre pour une structure qui accueille des enfants. Monsieur la Maire a reconnu publiquement que la commission n’aurait jamais attribuer cette autorisation si elle connaissait l’existence de l’association l’Atelier des Arts du Tremblay et qu’il  était inconcevable qu’une antenne se situe juste au dessus de cette structure. À l’issue de ce conseil nous étions pourtant rassuré!!!!
ALORS POURQUOI AUJOURD’HUI LE VENDREDI 3 FÉVRIER L’IMMEUBLE DU 50 AVENUE JACK GOUREVITCH EST BALISÉ INTERDISANT TOUT STATIONNEMENT POUR LA POSE D’ANTENNES RELAIS?
Où SONT PASSÉ LES ENGAGEMENTS DE LA MAIRIE?
Je n’arrive pas à trouver les mots pour exprimer mon indignation, je suis sous le choc! »

 

La mairie venait de prouver son double langage. Rude coup pour la confiance.

 

En principe donc Bouygues devrait commencer les travaux lundi matin…..

 Dernière minute

Les panneaux annonçant le début du chantier pour lundi et l’interdiction de stationner ont été enlevés samedi par des agents des services techniques de la ville de Champigny qui ont déclaré aux témoins que ces panneaux n’avaient pas été posés par eux mais par les services de Bouygues et que la direction de la mairie était fort mécontente de cette initiative de Bouygues. Vrai ou faux? Zig ou Zag?

Peut-on croire que lundi matin à 7H il y aura quelqu’un de la mairie pour signifier aux ouvriers envoyés par Bouygues que le chantier de la pose d’antennes ne peut s’ouvrir ?

 

Les gens du quartiers, les campinois d’autres quartiers restent mobilisés et solidaires de l’action des comités. Ils demandent :

le désistement des deux projets d’implantation d’antennes relais avant le 16 février 2012 ! (date prévue pour une réunion de la commission note de Forum) Car malgré les promesses du Maire, les opérateurs peuvent légalement installés leurs antennes-relais.

ils observent que

Le 16 février (date prévue de réunion de la commission) est la veille des vacances d’hiver, PRIARTèM connait bien le principe d’installation d’antennes pendant les vacances scolaires !

 

Les collectifs PRIARTèM, (déclarent que) dans l’attente d’engagements écrits,(ils) restent totalement mobilisés et continueront leurs actions.

 

Notre association Forum des Boucles de la Marne est  totalement solidaires des collectifs

Mise à jour du 21 janvier

Une manifestation citoyenne devant la mairie c’est un évènement!

Ils étaient une centaine ce samedi après-midi à 14H30 sur le trottoir en face de la mairie. Une chose que l’on voit rarement à Champigny. Les banderoles affichaient  clairement aux passants, aux automobilistes pourquoi ils étaient là, venus de Coeuilly, du Tremblay ou d’autres quartiers pour dire qu’ils demandaient la parole, qu’ils refusaient d’être tenus à l’écart et mal informés des décisions de pose d’antennes de téléphonie mobile dans les quartiers. Ils demandaient que toutes les conditions de sécurité soient  respectées.

Une demande forte: que les élus prennent la défense des citoyens

Et surtout ils s’indignaient de la réponse toute faite de la municipalité : on ne peut rien faire. Ils étaient persuadés que la municipalité pouvait faire plus, mieux informer, exiger plus de garanties auprès des opérateurs alors que ce « on ne peut rien faire » sonnait comme une démission.
Vers 15H une délégation de 10 personnes  conduite par M. Marc Arazi, coordinateur national de Priartem (voir le lien des associations amies dans la colonne de droite) et comprenant Mme Peggy Letourneux  pour le comité de Coeuilly, Mme Séverine Dos Santos pour celui du Tremblay, M. Gélinet pour l’association des Riverains de l’Avenue du Gal de Gaulle, des membres des comités et yves Fuchs Conseiller Municipal était reçue en Mairie par M. Fautré, 1er  Adjoint, Mme Dufour et M. Rivallain adjoints.
Un échange de vue s’instaura qui permit aux représentants de la Mairie de se rendre compte des demandes formulées par les participants vis-à-vis des opérateurs téléphoniques mais aussi de leur exigence d’un soutien réel et efficace de la mairie. Concernant le dossier de Coeuilly M. Fautré s’engagea à ce que Monsieur le Maire s’adresse par lettre à FREE pour demander à cet opérateur de confirmer par écrit les promesses verbales faites lors de la réunion de jeudi soir à Coeuilly à savoir l’engagement de proposer des solutions alternatives d’ici deux mois et pendant ces deux mois de n’entreprendre aucun travaux.
Pour le site d’antenne prévu rue de Lonray il ne fut pas possible d’obtenir d’engagement, les représentants présents de la municipalité étant totalement ignorants de ce dossier.

En résumé pas de résultats triomphaux, une petite avancée mais surtout les personnes présentes ont montré combien il était important que les citoyens prennent en main la gestion des problèmes qui les préoccupent. Ils ont présentés aux élus leurs exigences d’une prise en compte de leur défense.
Rien n’est acquis mais la volonté de continuer à s’exprimer et à agir est là et c’est important. Si les réponses ne viennent pas, où ne sont pas satisfaisante, ils reviendront.

 

 

Mise à jour du 18 janvier

L’importance de la mobilisation lors de la rencontre sur place le 7 janvier (voir article ci-dessous) et l’annonce d’une manifestation samedi 21 à 14H30 devant la mairie ont fait bouger les choses. Free et la mairie ont invité des riverains de la rue Jules Vallès à une réunion d’information et de discussion jeudi en fin de journée.

Par ailleurs ce même jeudi M. Lécuyer, maire adjoint, reçoit les représentants du comité de la rue de Lonray (quartier du Tremblay) à propos du projet d’antenne Bouyghes.

Oui les choses bougent

Bien que le contenu de la discussion et d’éventuelles propositions reste flou cette proposition de rencontre marque un changement d’attitude. Il n’en était pas du tout question dans la lettre que M. Lécuyer, maire adjoint avait adressé au comité de Coeuilly.

Celui-ci a donc bien raison de noter sur son blog :

 « C’est ainsi que les responsables de Free, « de concert avec la mairie », nous invitent à les voir lors d’une permanence qu’ils tiendront jeudi 19 janvier. L’intention aurait été appréciée si elle avait eu lieu avant l’affichage minimaliste qui annonce l’installation prochaine de l’antenne.

Si des riverains n’avaient pas réagi, aurions-nous reçu cette offre d’information ? Le Collectif PRIARTèM de Coeuilly en doute. Il est regrettable que la démocratie participative, pourtant l’un des domaines du premier adjoint du maire de Champigny, n’ait pas été exercée à cette occasion. »

http://priartem2coeuilly.sanspubs.com/

 

 

Bien sur la manifestation de samedi 21 janvier à 14H30 devant la mairie est maintenue et on espère qu’elle rassemblera beaucoup de monde

Mise à jour le 8 janvier

Entre 80 et 100 personnes dans la rue à Coeuilly

on n’avait jamais vu ça. Ce n’est pas un quartier

qui est coutumier de telles mobilisations. Et

pourtant les habitants du quartier étaient là malgré

le temps incertain, le laps de temps très court entre

cette idée d’une mobilisation et sa réalisation. Ceci

traduit combien est grande l’inquiétude des habitants

devant le projet d’installation d’une antenne de télépho-

nie mobile FREE haute de 13 m au 58 de la rue Jules

Vallès en face du stade Léon Duprat.

L’appel à la mobilisation avait été lancé par le tout

nouveau comité local de PRIARTéM (voir le lien en

fin de note)

Mobilisation à l’initiative du Comité

PRIARTéM de Coeuilly

Et le débat qui eut lieu pendant plus d’uneheure

animé en particulier par Marc Arazi, coordina-

-teur national de PRIARTéM, assisté de Mme

Peggy Letourneux animatrice du Collectif de

Coeuilly, Mme Dos Santos venue apporter le soutien

du Comité de la rue de Lonray, la présidente de

l’Association de Sauvegarde du Village Parisien,

 MM Alain Chevalier et Yves Fuchs conseillers

municipaux, Mme Guylande Pierre Emile

ancienne conseillère municipale.

Bien qu’ils aient été invités aucun membre de la majorité

municipale ne s’était déplacé. Il est vrai que Coeuilly est

rarement une préoccupation importante pour eux.

M. Arazi précisa la position de Priartem.Pas de

rejet irréaliste de l’installation d’antennes de téléphonie

mobile mais l’exigence que l’installation réponde à des

critères précis visant à protéger les citoyens d’une

exposition trop importante aux ondes électromagnétiques.

Rappelant que des critères existent sur lesflux (qui

devraient d’ailleurs être abaissés) et sur les distances

par rapport aux habitations M. Arazi montra que

’emplacement choisi était aberrant du point de vue

de la sécurité et suggéra quelques pistes pour une

installation plus conforme aux critères de sécurité.

L’emplacement contesté

Une mobilisation importante

Une discussion intéressante s’engagea. Beaucoup

de personnes s’interrogeant sur la procédure qui

permettait à Free (comme aux autres) d’installer

les antennes. Différentes idées furent émises

sur les actions à engager pour obtenir un réexamen

du projet et une autre implantation.

La discussion s’engage. Une volonté de s’informer,

de proposer et d’agir

L’idée générale retenue a été celle d’une mobilisation

de tout le quartier avec la volonté de s’opposer aux

travaux, de donner par différents moyens spectaculaires

(affiches, calicots etc) une image forte de l’opposition

du quartier à ce projet d’antenne.

Une collecte des adresses internet des participants fut

organisée afin de disposer de données permettant

la circulation de l’information et le cas échéant une

mobilisation très rapide.

Des actions solidaires avec le comité de la rue de

Lonray et celui dont la création est annoncée rue

de Verdun furent annoncées.

Le Comité PRIARTéM Coeuilly n’est pas seul.

Celui de la rue De Lonray se manifeste par ses affichages

Une mobilisation importante, beaucoup de sérieux et une combativité évidente c’est ce qui ressort de cette première action publique du Collectif PRIARTéM de Coeuilly.

Pour manifester vous informer plus en détail et manifester votre soutien vouspouvez aller sur le blog du comité de Coeuilly, bien fait et intéressant

http://priartem2coeuilly.sanspubs.com/

Note du 17 Janvier

 

Inquiets d’un projet d’implantation d’une antenne Bouygues à l’angle des rues de Loncray et Gourevitch et s’étonnant de n’avoir en rien été consultés des riverains on lancé une pétition papier et une pétition électronique qui rapidement ont débordé du cadre du quartier. Il apparait que ces implantations toujours plus nombreuses suscitent l’émoi de nombreux campinois à l’heure où un 4ème opérateur (Free) vient ajouter son réseau à ceux qui existent déjà (Orange, Bouygues et SFR). Plus de 150 personnes ont déja  signé la pétition électronique et autant la pétition papier.

Sur la maison de retraite Talamoni rue du Beau Site

Le 16 décembre un courrier a été adressé à Monsieur le Maire pour l’informer de l’inquiétude des soussignés et lui demander d’intervenir pour que des mesures des ondes émises soient effectuées plus fréquemment et en plus de points de notre commune.
Vous trouverez ci dessous copie de la lettre envoyée à M. Adenot, Maire et en cliquant sur le lien vous pourrez vous joindre aux signataires.

 

 

Au dessus des écoles maternelles, primaires et du collège aux Boullereau

 

Lettre à Monsieur le Maire le 16 décembre 2011

Monsieur le maire,

Nous attirons votre attention, sur une forte mobilisation des riverains et les usagers du quartier du Tremblay, contre l’installation d’antennes relais sur le bâtiment situé au 7 bis rue de Lonray. 

Nous vous rappelons  qu’a ce jour, de nombreuses antennes relais sont installées dans la ville de Champigny (une trentaine d’installations) , en revanche très peu de mesures de champs sont présentes (seulement 8!).

Nous constatons que sur d’autres communes la moyenne entre, l’implantation d’antennes relais et l’implantation de mesures de champs, est beaucoup plus équilibrée.  

Nous vous informons également la création du collectif Priartem Champigny qui adhère à l’association Priartem, et bénéficie du soutien de monsieur Marc Arazi. 

Nous vous adressons une pétition en ligne, à l’adresse suivante :

http://www.petitionpublique.fr/?pi=94500

Une autre pétition circule sur papier, vous la recevrez très prochainement par lettre recommandée. 

 Nous demandons à ce qu’aucune antenne relais ne soit installée sans la concertation des riverains. Nous demandons l’achat d’une sonde permettant de mesurer les champs électromagnétiques ; ainsi que la mise en ligne sur le site internet de la ville d’une cartographie des valeurs de champs électromagnétiques.

Nous sommes certains que vous avez conscience du danger du champ électromagnétique généré par les antennes relais et nous comptons sur vous pour votre engagement.

Cordialement 

 Severine Dos Santos

 

Des arbres ou du papier: gérer en tenant compte du développement durable

 C’est une toute petite affaire dont je veux parler mais il me parait quand même nécessaire de l’évoquer. Je suis, vous le savez, conseiller municipal. Avant chaque séance du conseil je reçois, 5 jours avant la réunion, les documents nécessaires (compte rendu du précédent conseil, ordre du jour, projets de délibérations etc) Il y en a pour un poids qui oscille suivant les séances entre 1 et 3 kilos. A cela s’ajoutent les ordres du jour et les dossiers des différentes commissions dont je fais partie en tant que conseiller, plus des courriers. Cela représente en moyenne par conseiller (il y a 10 réunions du Conseil par an) quelques 40 kilos de papier. Pour l’ensemble du conseil ce sont donc quelque 2 tonnes de papier par an. Si l’on ajoute le fait que différents services de la mairie traitent, archivent ces documents on peut considérer que le chiffre réel doit avoisiner 2,5 tonnes.

A moins de posséder un bureau de grande surface avec beaucoup de rayonnages aucun conseiller ne peut archiver et classer toute cette documentation qui lui est adressée durant les 6 années de son mandat. Il s’agit donc d’une perte de travail et de matière.

Ceci a un coût. En tenant compte du prix du papier au coût actuel j’ai pu estimer que la dépense papier atteignait 10 à 15.000 euros/an. Il faut y ajouter les frais de tirage sur les photocopieuses et d’envoi au domicile des conseillers parfois par la poste, parfois par porteur spécial. J’estime sans exagération les frais d’envoi à 70 à 80 euros par conseiller et par an soit 3500 à 4000 euros par an pour l’ensemble du conseil. Il n’est donc pas exagéré d’estimer que le prix de revient de la diffusion nécessaire des dossiers coute aux environs de 20.000 euros par an à la commune.

Cette somme peut paraître insignifiante au regard du budget de Champigny (154 millions d’euros) et ne représente que 1, 6% des dépenses de petit matériel de fonctionnement. J’en suis conscient.

Mais aucune économie n’est négligeable et les 20.000 euros économisés seraient bien utiles ailleurs.

Comment faire ? A l’heure de l’ordinateur et d’internet il est facile de transmettre toute cette documentation par courrier électronique. Pour les conseillers la question de stockage ne se posera plus et la gestion des archives en sera facilitée.

Je demande à M. le Maire d’engager la mairie dans cette voie

Une petite économie sera réalisée

Nous aurons évité de gaspiller deux tonnes et demi  de papier chaque année. 15 tonnes pendant une mandature municipale et combien d’arbres sauvés ?

Il ne faut pas se contenter de belles phrases sur le développement durable il faut aussi, au niveau du quotidien, agir avec persévérance pour changer nos habitudes

Yves Fuchs
Conseiller Municipal
Entente Citoyenne