25 juin: Le conseil municipal a tenu 2 sessions en ce jour

Deux conseils municipaux le 25 juin

Quelques observations par Y. Fuchs, élu Entente Citoyenne

Deux conseils municipaux étaient prévus ce mercredi 25 juin, le premier  » extraordinaire  » à 19H au Gymnase Léo Lagrange au Bois l’Abbé où le conseil se transportait donc portait sur le projet ANRU (Agence Nationale de Rénovation Urbaine) concernant le Bois l’Abbé, l’autre ordinaire devait se tenir à 21H en Mairie et devait régler des affaires certes importantes mais plus courantes.

Je vais tenter de dire ici les impressions que j’en garde.

 

Conseil Municipal Extraordinaire

Avant ce conseil pour me mettre au courant j’ai souhaité consulter le dossier de renouvellement urbain et j’en ai fait la demande. Visiblement ma requête a surpris. Et c’est moi qui me suis étonné. J’admet facilement que certains conseillers réélus, certains à plusieurs reprises, aient déjà connaissance du dossier mais plus de la moitié des 49 conseillers sont élus pour la première fois. Est ce à dire qu’ils se contentent de faire confiance aux directives de leur chef de groupe ? qu’ils ne s’informent pas par eux mêmes ? Cette question me trotte dans la tête maintenant.

En tout état de cause j’ai obtenu l’autorisation de consulter le dossier ANRU pour le Bois l’Abbé. J’ai pris rendez vous mercredi à 14H30 au bureau  »  politique de la ville  » délocalisé à l’angle des rues Jean Jaurès et Juliette de Wills (on nous avait pourtant promis lors des travaux d’extension de l’Hôtel de Ville que cela permettrait de regrouper tous les services dispersés dans différents immeubles et pavillon du centre ville… visiblement cet objectif n’a pas été réalisé).

Donc le mercredi à 14H30 je me suis présenté à la politique de la Ville. On m’y a remis un dossier assez succint certes mais dans lequel j’ai noté un certain nombre de faits importants que je retranscrit ici parce que je pense qu’il est souhaitable que TOUTE la population de Champigny, de tous les quartiers, y compris très différents, soit objectivement informée des données d’un quartier, le Bois l’Abbé, qui est le plus important de la ville (10.000 habitants).

Le projet proposé par la ville à ANRU se donne pour objectif principal de RELIER le quartier du Bois l’Abbé à la ville. Le deuxième objectif consiste à diversifier le parc de logement en organisant une certaine mixité (dans le parc existant ? ou dans de nouvelles constructions ?)

La rénovation urbaine prévoit aussi d’inscrire sa démarche dans le cadre du renouvellement durable.

Des chiffres disponibles dans le document mis à ma disposition il ressort que au Bois l’Abbé le taux de motorisation est de 0,6 véhicule par famille (la moitié de la moyenne départementale).

Actuellement le nopmbre de logements sur le Bois l’Abbé est de 2727 et après rénovation il sera de 2851 ( soit +124 ou + 4,55%)

* note on est là dans le plan présenté à ANRU par la municipalité plus dans une logique de croissance du nombre de logements que dans une logique de diminution des concentrations tel qu’il ressort de la logique des projets ANRU

Le projet de la ville de Champigny prévoit que 252 logements sociaux seront démolis et 373 nouveaux logements construit. A ce propos la démarche de la municipalité reste vague. On parle de  » diversifier l’offre de logement  » mais on ne précise pas du tout ce que sera cette diversification. Dans la petite note de 4 pages distribuées aux conseillers municipaux en préparation du Conseil extraordinaire du 25 juin il est bien question de  »  373 nouveaux logements sur le quartier dont 211 logements diversifiés  » Personne ne sait à quoi correspond la notion de  » logement diversifié  » par définition ce peut être n’importe quoi. Lorsque dans ce texte il est question de parcxours résidentiel la perspective d’accès à la propriété n’est pas évoquée.

Le chantier devrait débuter en 2008 pour se terminer en 2015.

Le budget est réparti suivant les têtes de chapitres suivantes

Réseau voirie                                     21,19 Millions Î uros

Espaces publics                                 2,87

Equipement Activités Commerces  48,4

 Résidentialisation des logements  15,85

Réhabilitation des logements          56,67

Démolitions Espaces publics            0,13

Démolition logements                        2,70

Reconstruction                                59,15

Du point de vue du sociologue le Bois l’Abbé se caractérise par une population jeune tandis que la moyenne de la population campinoise vieillit (Champigny reste toutefois une des villes les plus jeunes du Val de Marne).

Les familles avec enfant représentent 31,5% du total et les familles nombreuses sont 24% du total. La taille moyenne de la famille est élevée (3,04 personnes / par ménage).

Au Bois l’Abbé 23,5% des actifs sont au chômage et 11,2 % occupent un emploi précaire. 17,2 % des ménages du Bois l’Abbé bénéficient des minima sociaux ( contre 8,7% en moyenne, soit la moitié) sur Champigny.

80% des ménages ont des ressources inférieures à 60% du plafond HLM contre 62% sur l’ensemble de la ville.

En ce qui concerne l’évolution de l’habitat on constate

Il y a fuite des ménages les plus stables

Mais les taux de rotation et les vacances sont faibles

L’image du quartier est mauvaise et agit comme repoussoir vis à vis des demandeurs de logement

Et de fait les demandeurs de logements on des profils différents de ceux déjà en place.

La demande d’une rénovation urbaine n’est donc qu’un aspect d’une meilleure intégration du quartier dans la ville. Elle n’en est pas moins essentielle.

 

 

A 19H Gymnase Léo Lagrange. Ce mercredi 25 juin a été une belle journée et il fait très chaud à l’intérieur du gymnase mal isolé. On souffre de la chaleur mais on pense aussi aux jeunes contraint de faire du sport dans ces conditions et on se dit qu’une structure aussi mal isolée thermiquement doit coûter très cher en chauffage en hiver. Quel gaspillage d’argent et quel gaspillage écologique ! ! Si seulement la réunion d’aujourd’hui pouvait amener la municipalité à revoir le problème et à rénover ce gymnase pour le rendre conforme aux normes environnementales…..

Ce conseil municipal extraordinaire est comme tous les Conseils Municipaux ouvert au public et il est prévu qu’à un moment la séance soit suspendue pour que le public puisse intervenir, puis la séance reprendra normalement.

Il n’est pas très nombreux ce public sur les travées du gymnase. Je compte 77 personnes pour 150 à 200 places. 77 présent c’est mieux que lors des séances ordinaires à la mairie où le public se limite à 10-15 personnes certes mais cela reste très limité pour un quartier de 10.000 habitants dans lequel selon la mairie un gros effort d’information et de sensibilisation aurait été réalisé.

La séance est ouverte vers 19H30

D’après mes notes ( je m’excuse pour de possibles omissions, voire des erreurs involontaires, il n’est facile de suivre les discussions , de se préparer à intervenir et de prendre des notes en même temps)

M. Adenot, maire, présente la situation. Je résume son intervention.

Le Bois l’Abbé a été considéré comme constituant une des priorités nationales pour la mise en œuvre du programme ANRU. Nous avons préparé le projet en concertation avec les associations. Nous avons déjà obtenu un financement partiel pour la Tour Rodin et la Maison Pour Tous.

La mairie de Champigny maîtrise mal la situation sur le Bois l’Abbé. C’est ainsi que l’ OPAC 75 et 3F (logements sociaux) sont les propriétaires de l’assiette de la voirie. Nous (mairie de Champigny) n’avons pas la connaissance des réseaux (assainissement , eau, gaz etc)

Avant les élections municipales M. Sarkozy s’était engagé à ce que le programme ANRU soit mené à son terme. Depuis les positions ont changé. Mme Boutin ministre a déclaré qu’il valait mieux aider la personne que la ville. Ce changement a bien sur des aspects financiers. Pourtant le 7 mai le Préfet du Val de Marne assurait encore que les engagements seraient tenus mais le 26 mai on apprenait que les crédits étaient en voie d’épuisement. En fait si Mme Boutin assure que ANRU continue pour les projets déjà acceptés elle refuse toute prolongation au delà de 2013.

M. Adenot que le gouvernement refuse d’abonder les crédits. Or le solde disponible est insuffisant et il se refuse à envisager une rénovation au rabais. Il met en parallèle le coût de la rénovation du Bois l’Abbé 280 millions d’euros pour 10.000 habitants et le coût de la rénovation de l’Hotel de luxe Royal Monceau (125 chambres) pour un total de 300 millions d’euros.

M. Adenot souligne qu’il n’y a aucun financement prévu au Plan Banlieue

Il note que Bonneuil et Créteil sont touchés au même titre que Champigny mais qu’il ne saurait être question de jouer une commune contre l’autre.

Il annonce une entrevue le 11 Juillet avec le Préfet du Val de Marne.

La séance est alors interrompue pour donner la parole au public.

 

Interventions du public :

Plusieurs personnes interviennent alors et différents problèmes sont évoqués :

Un enseignant souligne l’urgence des travaux à effectuer dans les écoles qui ne correspondent absolument plus aux normes de sécurité et où les enfants travaillent dans des conditions déplorables.

Plusieurs personnes dénoncent les pannes fréquentes d’ascenseurs et les longs délais de réparation, le mauvais état des réseaux électriques, d’eau et de gaz et d’une façon générale les délais très longs des réparations, la présence de cafards.

On évoque aussi les problèmes de sécurité et les sous effectifs des forces de police.

Quelqu’un pose la question du coût de la rénovation pour les locataires en demandant si cette amélioration ne va pas se traduire par des augmentations difficilement supportables des loyers et des charges.

M. Emorine au nom de la section du Parti Socialiste puis M. Guignard au nom de la section du Parti Communiste interviennent pour assurer les résidents du Bois l’Abbé de leur soutien et dénoncer la politique du gouvernement.

 

Reprise du Conseil Municipal

Lecture est donnée de la motion proposée par la majorité municipale

(en italique ci dessous)

Motion présentée par la majorité municipale

Pour obtenir les financements de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine pou

La réalisation du projet du Bois l’Abbé

La Ville de Champigny sur Marne a signé en 2006 avec l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU) les conventions pour la réalisation des projets des 4 cités et des Mordacs.

L’ANRU a accordé, par anticipation, des financements pour réaliser les travaux concernant la tour Rodin et la construction de la  » Maison pour Tous  » actuellement en chantier, dans l’attente de la signature de la convention globale de rénovation urbaine pour le Bois l’Abbé.

Le Bois l’Abbé, qui compte 10.000 habitants, est le troisième quartier de la ville de Champigny sur Marne que l’Etat a classé dans les 50 quartiers prioritaires nationaux.

Le Conseil Général du Val de Marne, partie prenante dans cette opération, est un des rares département de France à avoir signé une convention de partenariat avec l’ANRU.

Tous les partenaires ont contribué à l’élaboration de ce projet de rénovation urbaine, y compris les services de l’état. Une large concertation avec les habitants, leurs associations, s’est déroulée dans de multiples réunions, dans les halls d’entrée des immeubles pour construire ce projet aujourd’hui partagé par tous.

Les habitants, les bailleurs, la Ville, le Conseil Général ne sauraient comprendre et accepter que les financements nécessaires à la réalisation de ce projet ne soient pas attribués.

La ville va déposer le 30 juin 2008 auprès de Monsieur le Préfet du Val de Marne, le projet de rénovation urbaine abouti du Bois l’Abbé. L’Etat ne peut persister à déclarer que les crédits restants sont insuffisants et qu’aucun financement complémentaire ne peut être envisagé pour mener à bien la transformation du quartier qu’attendent impatiemment les habitants avec notamment la réhabilitation des logements, la reconstruction des groupes scolaires, la construction de nouveaux logements.

Notre candidature a été acceptée par l’Etat qui connaît depuis l’origine le coût du projet et le niveau de financement nécessaire.

Depuis un an, des décisions de l’état ont permis de transférer 15 milliards d’euros vers les plus riches. Les patrons des entreprises du CAC 40 ont vu leurs revenus progresser de 500%, un hotel de luxe parisien va dépenser 300 millions d’euros pour rénover 125 chambres, alors que le plan banlieue-présenté à grand renfort de publicité- ne répond en rien à l’ampleur des difficultés vécues par les habitants et ne prévoit pas les financements à hauteur des enjeux !

Dans notre département du Val de Marne, trois projets de rénovation urbaine sont en danger. Les trois maires de Créteil, de Bonneuil sur Marne et de Champigny sur Marne ont engagé une démarche commune auprès du Préfet du Val de Marne pour être reçus et entendus.

L’inquiétude soulevée par la position de l’Etat a conduit M. Christian FAVIER, Président du Conseil Général du Val de Marne et Monsieur Jean François VOGUET, Sénateur maire de Fontenay sous Bois à intervenir auprès de Madame Christine BOUTIN, Ministre du Logement et de la Politique de la Ville, sans avoir obtenu de réponse à ce jour.

LE CONSEIL MUNICIPAL

Exige que l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine, créée par l’Etat, dispose des fonds nécessaires au financement de notre projet du Bois l’Abbéainsi que de ceux des autres communes.

Demande que soient attribués par l’Etat les 125 millions d’euros nécessaires à la réalisation du projet du Bois l’Abbé dont le coût est de 285 millions d’euros hors taxe.

Soutient les démarches engagées par les maires des villes de Bonneuil sur Marne, de Créteil, et de Champigny sur Marne et celles engagées par le Président du Conseil Général du Val de Marne et du Sénateur Maire de Fontenay sous Bois.

Décide de solliciter un rendez vous d’urgence auprès de Madame Christine Boutin, Ministre du Logement et de la Politique de la Ville.

Le débat reprend alors avec prises de position des différents groupes

Au nom du groupe UMP M. Schmitt rappelle que dès le 16 juin 2005 le Préfet du Val de Marne a invité la municipalité de Champigny à présenter un projet, que le préfet a rappelé la municipalité à ses obligations en mai 2006. Aujourd’hui nous payons le retard du à l’inertie de la municipalité et au fait que son projet vienne trop tard lorsque les crédits sont pratiquement épuisés. Pour lui la responsabilité incombe donc à la municipalité et non au gouvernement. Il ajoute que la même incurie vient de conduire à un rejet des projets concernant la gare des Boullereaux repoussant la réalisation des travaux à 2013.

Dans sa défense de la politique du gouvernement M. Schmitt est hué par le public présent que le maire étonnamment ne rappelle pas à l’ordre. Me tournant vers la table en face je ne peux que constater que les huées du public qui cherche à couvrir la voix de M. Schmitt déclenchent beaucoup de sourires de contentement parmi les membres du bureau municipal. Je ne comprends pas qu’il soit ainsi toléré qu’un élu, de quelque tendance qu’il soit puisse être ainsi hué et brocardé pendant une de ses interventions.

Mme Dufour (Parti Socialiste) intervient ensuite pour soutenir la motion et se déclarer très  » sceptique  » sur la volonté du gouvernement dans ce domaine.

M. Chevalier (Divers Droite) exprime son opposition à la motion tandis que Mme Ettori (MRC) la soutient.

Je prends alors la parole pour exprimer la position d’Entente Citoyenne :

Intervention de Yves Fuchs au Conseil Municipal extraordinaire du 25 juin 2008

 » Je n’interviendrai que brièvement. La situation présente en effet un caractère d’urgence évident. L’ensemble du Bois l’Abbé doit pouvoir bénéficier des moyens de ANRU pour être rénové. En maintenant une masse constante de crédits alors que les coûts explosent depuis 2-3 ans et continuent à monter le gouvernement rend impossible la rénovation urbaine au Bois l’Abbé comme à Bonneuil et Créteil d’ailleurs. Il est donc nécessaire que de nouvelles dotations soient affectées à ANRU. Au nom d’Entente Citoyenne je voterai donc pour la motion de la majorité municipale.

Pour sensibiliser encore plus la population je propose que la municipalité organise un référendum local sur le projet ANRU.

Enfin, bien que ce sujet sorte du domaine d’intervention d’ANRU je me permettrai de souligner une donnée qui me paraît importante pour le Bois l’Abbé : le projet que vous présentez affirme, à juste titre, une volonté de faire cesser l’isolement du Bois l’Abbé, d’ouvrir la cité sur la ville, c’est l’esprit du projet. A mon avis on ne peut envisager une véritable  » ouverture  » sur la ville et réciproquement que si le Bois l’Abbé et le reste de la ville sont plus proches, plus accessibles. Ceci nécessite une amélioration de la desserte du Bois l’Abbé par des transports en commun plus rapides. Je sais que ce problème n’est pas du domaine du projet ANRU mais je souhaite que nous élus de Champigny le gardions en mémoire et fassions tout pour obtenir des améliorations. « 

Après moi M. Laurent Jeanne (MODEM) intervient. Il considère le projet d’ouverture du Bois l’Abbé comme très positif, ainsi que la rénovation des écoles. Sur les logements il estime que les témoignages ont été très éclairants. L’urgence est grande. Il est toutefois gêné par la comparaison faite dans le texte avec le coût de la rénovation de l’Hôtel Royal Monceau estimant qu’il s’agit de questions qui n’ont pas à être comparées et il souhaiterait que ce paragraphe soit retiré de la motion à laquelle dans son ensemble il est sinon favorable.

MM Guerrier (PCF) et Prigent (Majorité Municipale) qui interviennent ensuite se prononcent aussi favorablement.

M. Adenot maire reprend la parole, il trouve intéressante ma proiposition d’organiser un référendum local mais il s’attache surtout à récuser les propos de M. Schmitt (UMP). Selon lui il n’y a aucun retard puisque la date butoir pour déposer les projets c’est le 30/12/08. Il est vrai que l’on nous a demandé 3 fois de refaire notre projet d’où son dépôt tardif* .

Remarque Y Fuchs : M. le Maire ne nous pas indiqué pour quelles raisons le projet déposé par la Municipalité de Champigny avait à trois reprises été refusé par la préfecture or nous élus et tous les citoyens campinois avec nous serions très heureux d’en connaître les raisons.

La motion est votée et la séance est levée.

 

Séance ordinaire

Prévue à 21H la séance ordinaire commencera en retard à 21H30

Il y a 25 points à l’ordre du jour. Je ne vais pas les énumérer ici. Si certains lecteurs désirent plus de renseignements je serai très heureux de les leur fournir.

J’interviens sur le point n°9 qui n’est pas une délibération mais simplement un vote par lequel le Conseil Municipal prend acte des cessions, achats de terrain etc réalisés par la municipalité.

J’interviens alors pour dire : 

«  On nous demande de prendre acte, ceci n’est pas une délibération, mais cela ne m’empêche pas de faire remarquer qu’il y a un éparpillement des acquisitions dans les secteurs pavillonnaires, sans plan d’urbanisme d’ensemble, sans réflexion sur les conséquences au niveau de l’équilibre des quartiers, de la surcharge des groupes scolaires etc. Je prends pour exemple la réalisation récente par IDF Habitat d’un petiot immeuble rue de Bernau, l’existence d’un périmètre d’aménagement Fourny-Egalité qui n’a pas été discuté dans le quartier, l’affectation du terrain des Longues Raies à proximité (7969m2) lui aussi au logement social tout cela pose problème. Je rappelle que je ne suis pas un adversaire du logement social mais que celui ci doit être harmonieusement intégré dans un quartier ce qui suppose information des habitants et transparence, prise en compte des questions d’équilibre et des possibilités d’acueil (écoles, crèches).

Ce soir nous avons à prendre acte mais je formule le vœu que le Conseil ait prochainement à débattre de cette politique d’urbanisation et de construction par saupoudrage « 

M. Adenot me répond en feignant comprendre que je m’inquiète de quelques cessions et échanges de parcelles dans le cadre de la rénovation des Mordacs puis concède que oui il sera peut être utile que nous ayons un débat.

M. Charles est lui catégorique. Tout cela a été réglé par l’adoption du PLU et à Champigny  » tout est pensé « .

Les différentes délibérations défilent. Tout redevient tendu lorsque M. Laurent Jeanne pose des questions sur le nombre d’heures supplémentaires dont vont bénéficier certains personnels de la mairie (on apprend à l’occasion que la commune emploie de façon permanente 1650 personnes) et comment elles vont bénéficier des nouvelles dispositions sur les heures supplémentaires mises en place par le gouvernement de M. Fillon. M. Adenot soit parce qu’il ne dispose pas des données statistiques, soit parce que la question le gêne répond de façon tout à fait dilatoire et lorsque M. Jeanne repose sa question de façon plus précise en demandant en particulier quels sont les secteurs de la mairie qui effectuent le plus d’heures supplémentaires et pourquoi M. Adenot se fache et inflige un  » rappel à l’ordre « (sanction) à M. Jeanne.

La 2ème séance se termine peu avant minuit.