Atelier de maintenance du métro express: Vitry préféré à Champigny ?

Mise au point du 20 février :

Le site cadredeville auquel nous avions emprunté les informations qui nous faisaient douter de la réalisation du site de maintenance du Grand métro à Champigny publie de nouvelles informations que vous trouverez ci-dessous. Celles-ci sont plus rassurantes pour Champigny puisqu’il semble bien que le site de maintenance initialement prévu reste à l’ordre du jour. Il est parfaitement justifié que soit mise en place une structure pour aider à la relocalisation des acteurs économiques (entreprises) qui vont devoir déménager pour que s’installe le site de maintenance. Il serait souhaitable que la ville de Champigny s’implique afin que cette relocalisation se fasse sur place. L’installation du site de maintenance devrait à terme se traduire par 400 emplois nouveaux sur Champigny. Il serait dommageable que cela ne fasse que compenser la perte d’emplois existants

« Outre les gares, la première ligne du Grand Paris Express, entre Noisy-Champs et Pont de Sèvres, prévoit la création d’un centre de maintenance et de remisage pour le matériel roulant situé sur le territoire de Champigny-sur-Marne et de Villiers-sur-Marne. Le foncier concerné est d’environ dix hectares.
Un centre de maintenance des infrastructures sera situé sur le territoire de la commune de Vitry. Le foncier concerné couvre environ trois hectares.

La Société du Grand Paris va se faire assister, ainsi que son opérateur foncier, dans la relocalisation des entreprises installées sur les parcelles destinées à être libérées pour faire place aux gares et aux centres de maintenance du projet.

L’objet du marché consiste à apporter une assistance à la Société du Grand Paris et à l’opérateur foncier, pour la relocalisation des acteurs économiques (commerçants, industriels, activités tertiaires) impactés par la création des gares situées sur le territoire du Val-de-Marne, et par la réalisation du site de maintenance des infrastructures de Vitry-sur-Seine. L’intervention doit faciliter les négociations d’acquisition et de libération des biens immobiliers.

Plus précisément, la mission consistera à : établir un diagnostic avec les occupants, définir un cahier des charges, par occupant en vue de la relocalisation de l’activité, rechercher et proposer des solutions auprès des acteurs impactés, suivre et assister l’occupant jusqu’à l’aboutissement du projet. »

On nous en a beaucoup parlé de cet atelier de maintenance à Champigny, clou de la ligne rouge il devait assurer 400 emplois au moins.

A en croire  le site www.cadredeville.com généralement bien informé c’est aujourd’hui Vitry qui aurait la préférence. Ci-dessous tel qu’il apparait sur le site l’article qui semble enterrer l’espoir de voir le site implanté à Champigny.

 

« Vitry-sur-Seine : La Société du Grand Paris va choisir les maîtrise d’oeuvre du site de maintenance de la ligne rouge

06/02/2013

 

La mission de maîtrise d’oeuvre intégrant architectes, paysagistes et ingénieurs, couvrira la conception et le suivi d’exécution du Site de Maintenance des Infrastructures (Smi) situé à Vitry-sur-Seine. Ce site de maintenance, d’une surface d’environ 3,2 ha, répondra aux besoins des fonctions de maintenance du sud de la « ligne rouge » du réseau Grand Paris Express : surveillance, contrôle, interventions, points d’attachements du personnel, remisage d’engins ferroviaires…. Il sera confié à la Régie autonome des transports parisiens, qui assurera la gestion technique du réseau de transport.

Dans un premier temps, le SMI de Vitry interviendra sur le premier tronçon mis en service entre Pont-de-Sèvres et Noisy-Champs, prévoit la SGP, en attendant la livraison progressive du tronçon nord de la ligne rouge avec l’autre site de maintenance des infrastructures.

La mise en service du premier tronçon Pont-de-Sèvres / Noisy-Champs est prévue à partir de 2018, sauf arbitrage contraire du Premier ministre – dont on attend la décision pour la mi- ou la fin février. Le rapport de Pascal Auzannet, qui fait à peu près l’unanimité contre lui, mais censé servir de base à la décision de Jean-Marc Ayrault, ne prévoit pas ce site de maintenance à Vitry, mais le situe à Champigny, dans un scénario qui prévoit de raccorder après 2026 Champigny à Noisy-Champs. > Voir les scénarios du rapport Auzannet.

Cependant, le rapport Auzannet n’est pas la seule pièce versée au dossier. Les services ministériels poursuivent de larges concertations, tant techniques que politiques, pour préparer l’arbitrage du Premier ministre. Ce dernier devrait donc tenir compte de la levée de boucliers des élus, et des arguments qui plaident en faveur d’une plus grande subtilité dans les montages financiers. Reste à savoir dans quelle mesure…

La mission de maîtrise d’oeuvre du premier SMI, que va confier la SGP, à peu près sûre d’un feu vert pour le premier tronçon Pont-de-Sèvres/Noisy-Champs, suppose notamment une compétence en conception de bâtiments industriels et ateliers de maintenance, avec capacité à intégrer les études de systèmes de transport. Elle suppose également une compétence en conception architecturale et paysagère. L’équipe retenue devra décliner en particulier la charte architecturale des sites industriels développée par le groupement Barton Willmore International après la consultation organisée par la SGP il y a huit mois.


 

Le site est situé dans la ZAC des Ardoines sur la commune de Vitry, ZAC aménagée par l’Etablissement public ORSA. Il est raccordé au réseau de transport Grand Paris Express, et au réseau ferré national.

Le SMI comprendra les surfaces nécessaires pour assurer les fonctions d’ateliers Maintenance des voies et des VMI (véhicules de maintenance des infrastructures), Energie, Infrastructures du tunnel. Cela représente, à titre indicatif :

·         11 000 mètres carrés de surfaces de plancher dont 8 000 mètres carrés de plain-pied

·         une surface de faisceau de voies d’environ 9 000 m²

·         environ 7 200 m² d’aires extérieures, correspondant aux aires de stockage extérieurs et de stationnement.

·         des places de stationnement qui pourraient être réalisées en toit-terrasse sur les bâtiments des ateliers. »