CENTRE VILLE: le grand chantier de l’ex RN4 en 2011

Une réunion s’est tenue en mairie le 2 novembre pour présenter la première tranche de travaux sur la D4 (ex RN4) au Centre Ville. A cette réunion dont on trouvera le compte rendu ci-dessous il y avait peu de participants. Toutefois il est sur que ce grand chantier en centre ville va provoquer des questions, des protestations, et sera un sujet de débat et de controverses au cours de l’année à venir. Malgré les précautions que le Conseil Général assure vouloir prendre un chantier de cette taille entraine toujours des problèmes et quelques mouvements d’humeur.

Au-delà de ce problème circonstanciel il faut prendre conscience du fait que Champigny est sans doute à la veille de changement importants : réaménagement de l’ancienne RN4, arrivée (2014) du Trans Val de Marne et réaménagement de l’Avenue du Général de Gaulle, projet d’une gare de métro périphérique en centre ville(2025 ?) tout ceci va bouleverser notre ville.

Ces changements s’accompagnent de projets urbanistiques encore mal connus mais qui concernent l’hypercentre (projet Jean Jaurès, PIF de la Place Lénine) mais aussi les grands axes (ex RN4, Avenue du Général de Gaulle).

Champigny au cours des années Bargero avait tendance à somnoler. Il semble M. Adenot ait lui des projets de développement pour la ville et l’engagement de la municipalité pour une station de métro est tout à fait positif. On ne peut aussi que se féliciter des mesures visant à assurer à la commune le contrôle du foncier le long des grands axes (ex RN4 et Avenue du Général de Gaulle) tout en signifiant notre incompréhension des décisions de sur-densification qui ne nous semblent pas nécessaires. De même nous n’avons rien à priori contre les projets Jaurès ou du PIF Lénine en Centre Ville mais nous dénonçons le flou qui les entoure et réclamons une plus grande transparence et une meilleure écoute des citoyens. Ils ont eux aussi des idées pour leur ville……

 

             

 Quel réaménagement pour l’ex RN4?

Compte Rendu de la réunion d’information du 2 novembre 2010 en Mairie pour présentation de la première tranche  des travaux  de la D4 (ex RN4).

 

Annoncée le matin même par un article d’une demie page dans « Le Parisien », précédée par une distribution massive dans les boites aux lettres de tout Champigny, cette réunion à la Mairie dans la salle du Conseil Municipal n’avait pas attiré les foules. 37 présents seulement.

A la tribune Christian Favier, Président du Conseil Général, à l’initiative de la réunion, Christian Fautré 1er adjoint suppléant à l’absence en début de réunion de Dominique Adenot, maire (retenu par une autre réunion il arrivera une demi heure plus tard), Maurice Ouzoulias Conseiller Général du canton  Champigny Centre, et 2 responsables des services techniques du département.

D’autres élus étaient présents : Mme Marie Kennedy, Conseillère Générale du canton de Champigny Est, MM Bernard Lécuyer et Georges Charles, Maires Adjoints, Mme Ghilaine Lamy, conseillère municipale et moi-même (Yves Fuchs, Conseiller Municipal).

Aucun élu de l’opposition de droite (UMP de M. Schmidt ou Divers Droite de M. Chevallier) ou du centre (MoDem M. Jeanne) n’avait pris la peine de se déplacer.

La réunion portait sur la première tranche de réaménagement de  la départementale 4 (ex RN4). Cette première tranche concerne le centre ville entre la rue du Monument et le pont du chemin de fer (rue de la Plage). Les travaux démarreront le 15 novembre 2010. La durée prévue du chantier est d’un an.

Aucune date n’a été fixée pour la seconde phase. C. Favier a rappelé que ce projet de réaménagement avait fait l’objet de plusieurs réunions de concertation il y a une dizaine d’années que les crédits avaient été prévus dans le cadre du Contrat de Plan Etat-Région en 2006. Il y a aujourd’hui nécessité d’utiliser ces crédits qui sinon seront récupérés par l’Etat. C. Favier a rappelé que depuis 2006 l’Etat dans le cadre d’une politique de désengagement avait transféré la gestion et l’entretien du réseau des nationales aux départements avec les conséquences financières que cela comporte. Il est clair que la réalisation de ce tronçon du Centre Ville vise à utiliser un crédit existant dans les délais impartis mais que la réalisation du deuxième tronçon de la rue de la Plage à La Fourchette dépend des moyens financiers du département du Val de Marne et de la Région Ile de France exclusivement.

Ces travaux sur la RD4 (il nous faut oublier la RN4 c’est de la RD4 qu’il s’agit maintenant) affectent la  circulation des automobiles, la création de pistes cyclables, le stationnement, l’amélioration des trottoirs, l’abattage des arbres existant et leur remplacement.

D’une façon générale le nombre de voies de circulation automobile actuellement 2 dans chaque sens sera ramené à une dans chaque sens avec des voies de tourne à gauche (vers rue Dimitrov etc). L’idée d’un tourne à gauche vers la rue Albert Thomas en face de la mairie (sens Paris-Province) est abandonnée. La courte distance entre la rue Dupertuis  et la rue Albert Thomas ne permettant pas de « stocker » les voitures sur un tourne à gauche à cet endroit. On a d’ailleurs appris que c’est ce secteur entre Dupertuis  et Albert Thomas qui enregistre le plus gros trafic aux heures de pointe 1700 véhicules/heure dans le sens Paris Province et 1400 dans le sens Province-Paris. La D4 supporte quotidiennement un trafic de 42.000 véhicules/jour.

 

Diminuer la circulation, gérer le stationnement

En ce qui concerne les bus il n’y aura pas de site propre dans ce premier tronçon. L’espace disponible serait insuffisant. Ce qui est prévu c’est un aménagement des stations pour faciliter l’accès des personnes à mobilité réduite. Par ailleurs un dispositif inclus dans le revètement détectera l’approche des autobus et influera sur le régime des feux pour faciliter leur passage. On en attend un gain de temps aux heures de pointe.

Pour ce qui concerne le stationnement il sera longitudinal essentiellement entre les arbres. On espère gagner environ 10% d’espace de stationnement supplémentaire.

Sauf dans le secteur entre la rue du Monument et la rue Albert Thomas où la largeur des trottoirs sera simplement maintenue au-delà les trottoirs seront plus larges qu’actuellement pour faciliter les déplacements des piétons. Aux carrefours avec les rues les passages piétons seront surélevés pour abaisser la vitesse et augmenter la sécurité.

Des itinéraires cyclables seront marqués au sol de chaque coté de la voie entre la chaussée et les stationnements.

Les platanes (suite à divers abattage il n’en reste que 58) sont gênants pour des questions d’alignement et un certain nombre sont « malades ». Il est donc décidé d’enlever tous les platanes et de replanter 110 charmes. Les charmes plantés auront entre 5 et 7 mètres de haut ( c’est vraiment énorme et couteux pour des plantations note YF)

Durant les travaux la circulation sera maintenue dans les deux sens, l’accès aux commerces restera garanti. La circulation des piétons sera protégée.

 

A revoir fin 2011 pour juger de la valeur du réaménagement…….

Le chantier débutera à la mi novembre 2010 sur le coté nord de la D4 (côté droit en allant vers Paris) à hauteur de la rue du Monument. Les travaux progresseront toujours sur ce côté droit le chantier se déplaçant progressivement jusqu’au Pont de Chemin de Fer. Ensuite le chantier se déplacera de l’autre coté de la chaussée progressivement jusqu’à se terminer vers la rue à Trait. On évitera ainsi d’avoir simultanément le chantier sur les deux cotés de la D2.

Des questions ont été posées

Je (Yves Fuchs) suis intervenu pour rappeler que cet aménagement de la RN4 (pardon D4) était attendu depuis 10 ans et que l’on espérait qu’il contribuerait à diminuer les inconvénients d’une trop forte circulation d’automobiles et de poids lourds à travers le centre ville mais j’ai ajouté que la circulation  ne diminuerait de façon notable que si la voie de desserte associée (RD10 ?), dont un premier tronçon a été ouvert il y a deux ans entre IKEA et la rue Fourny, était complété jusqu’au rond point de la tour hertzienne afin de permettre aux pds lourds d’accéder aux zones d’activités voire de contourner le centre ville. La réalisation de la totalité de l’axe permettrait de décongestionner la rue de la République de son trafic poids lourds.

Sur ce point M. Favier puis M. Adenot ont répondu.

M. Favier a confirmé la volonté du Conseil Général de continuer cet axe et même au-delà de la tour hertzienne jusque Sucy. Le but ultime outre la desserte des zones d’activités de Champigny étant la mise en place sur cet axe d’un bus en site propre (ALTIVAL) reliant la gare RER de Sucy à celle de Noisy le Grand ce qui permettrait au personnel des zones d’activités un meilleur accès à leurs lieux de travail et améliorerait la desserte du plateau briard (les Mordacs). Toutefois la poursuite du chantier butte pour l’instant sur la non clarification de la position de l’état en ce qui concerne l’avenir des terrains. On se trouve confronté à un problème d’ordre juridique et cette situation ne permet pas de fixer de date pour la reprise du chantier.

M. Adenot a pris la parole pour se féliciter du fait que le tronçon existant draine un trafic important et montre ainsi son utilité. Il a reconnu toutefois qu’une meilleure signalisation serait nécessaire pour inciter tous les poids lourds qui empruntent encore la rue de la République et l’Avenue François Mitterand, à utiliser cette voie. Il a promis que la municipalité allait mettre en place une signalisation plus complète et plus efficace.

Je suis aussi intervenu à propos des pistes cyclables qui doivent être aménagées sur la départementale 4 (ex RN4). Faisant par d’observations récurrentes dans les rues de Champigny j’ai fait remarquer que, lorsque les pistes cyclables étaient simplement matérialisées au sol par un trait de peinture, elles ne jouaient aucun rôle. Les véhicules débordent largement sur le tracé des pistes, voire y stationnent (rue de Bernau, Boulevard Salvador Allende etc). J’ai marqué ma préférence pour des itinéraires cyclables complètement

Séparés du flux des voitures lorsque c’est possible. Lorsque cela ne l’est pas j’ai demandé que le trait de peinture soit remplacé par une bande rugueuse ou un boudin de caoutchouc (comme c’est le cas à Paris) ce qui a un effet dissuasif. M. Favier et les services techniques départementaux se sont dits favorables à un tel dispositif.

Plusieurs personnes se sont inquiétées d’une diminution possible du nombre de places de stationnement. Il a été répondu que ce ne serait pas le cas mais qu’il était envisagé une extension de la zone bleu sur une distance de quelques dizaines de mètres avant l’intersection avec l’axe Talamoni-Jaurès. Une question ayant porté sur  l’éventualité de l’instauration d’un stationnement payant M. Adenot maire a répondu que ce n’était pas d’actualité mais que la question se poserait obligatoirement lors de la réalisation de l’ilot Jean Jaurès. La création d’un parking souterrain payant entrainera la création d’une zone payante en surface dans une partie du centre ville.

Une participante s’est inquiétée du fait que au-delà de la rue de la Plage les automobilistes dont la vitesse aura été contenue en centre ville par l’existence d’une seule voie de circulation puissent être tentés de se libérer de cette contrainte en circulant à grande vitesse de la rue de la Plage à la Fourchette.

Une autre personne a remarqué que (comme le long du Boulevard Stalingrad) l’abattage des platanes privait pour plusieurs années les oiseaux de zones de nidification.

Certains participants ont posé la question de la possibilité de profiter de VELIB à Champigny. A cette question il fut répondu :

Champigny n’est pas dans la zone d’action de Vélib. Le publicitaire en charge de l’affaire sur Paris et la petite Couronne n’est pas intéressé, la rentabilité publicitaire dans nos banlieues lui paraissant peu assurée. Il n’est pas possible à une commune comme Champigny de monter son système VELIB. La question doit être traitée à l’échelle départementale. A ce sujet M. Christian Favier a déclaré que le département penchait plutôt pour une location de vélos à plus longue durée.