CHAMPIGNY SUR EUROPE, élection du 7 juin

Voici quelques commentaires à chaud sur le scrutin européen de dimanche dernier 7 juin à Champigny, commentaires rapides qui mériteront d’être complétés, affinés et les lecteurs du blog voudront certainement ajouter leurs commentaires, leurs critiques et précisions

Champigny

Nombre d’inscrits : 42.050

Votants 15484 soit 36,82%

Blancs ou nuls 367 soit 2,37 %

Suffrages exprimés : 15117

 Ont obtenu      Front National             682      soit 4,51% des exprimés

                        Liste Dieudonné         228      soit 1,51%

                        Liste de Villiers          371      soit 2,45%

                        (Libertas)

Liste Dupont Aignan287      soit 1,90%

(Debout la République, Souverainiste)

UMP+Nouv. Centre   2997    soit 19,83%

Ecolog. Independant  446      soit 2,95%

MoDem                      1051    soit 6,95%

Europe Ecologie         2691    soit 17,80%

                        Parti Socialiste            1743    soit 11,53%

Front de Gauche        3597    soit 23,79%

                        (PCF+ la Gauche)                 

                        NPA                           570     soit  3,77%

                        (Nouveau Parti

                        Anticapitaliste)

                        Lutte Ouvrière            108      soit 0,71%

15 autres listes se partagent 2,3%  des voix

Les résultats de Champigny sont tout à fait comparables à ceux de l’ensemble du pays; Champigny n’est pas une île perdue, coupée de la politique française et européenne mais en même temps quelques traits spécifiques de notre commune apparaissent à la lecture détaillée des résultats. Prenons le cas de l’abstention, comme partout en France elle est forte, plus forte même qu’aux européennes de 2004.  La participation passe en effet de 44,59% en 2004 (un chiffre déjà extrêmement faible) à 36,82 en 2009 soit -7,77%.

Cette faible participation est générale en France (et dans la plupart des pays européens on le sait). Elle passe de 43,82% en 2004 pour notre département du Val de Marne à 40,82% en 2009 soit un recul de 3 points contre un recul de 7,77 à Champigny. Le Val de Marne dans son ensemble sociologiquement, politiquement ne diffère pas beaucoup de Champigny. Voilà donc une première spécificité campinoise et elle nous interpelle parce qu’elle semble dénoter une dégradation plus importante à Champigny de la participation des citoyens à la vie publique, que dans les autres communes du 94

Conséquence de cette forte abstention, même les listes qui ont le mieux réussi à ce concours des européennes et qui s’en félicitent ne représentent qu’une toute petite minorité des électeurs campinois. La liste du Front de Gauche, en tête sur notre commune avec 23,75% des exprimés représente en réalité 8,5% des électeurs inscrits, moins d’un électeur sur 10. Evidemment c’est encore moins pour les autres listes.

Dans ce contexte de faible participation toute analyse, toute spéculation sur les élections à venir restent hasardeuses. Il suffirait d’une mobilisation politique plus poussée pour que les rapports de force politiques d’aujourd’hui soient bousculés.

Autre spécificité campinoise, il existe dans notre commune un différentiel important entre la participation dans les quartiers à dominante pavillonnaire ou elle est plus forte que dans les bureaux de vote des grands ensembles de logements sociaux ou la participation est traditionnellement plus basse. Cela existe dans beaucoup de communes du Val de Marne mais à Champigny le phénomène est particulièrement clair. Si nous considérons le bureau qui a le plus voté (Jacques Decour, Quartier du Maroc)) et celui qui a le moins voté (Solomon, quartier du Bois l’Abbé) la différence est de taille : une participation de 47,87% à Jacques Decour contre 24,85% à Solomon soit 23 points d’écart, presque du simple au double !!!

En 2004  l’écart était déjà important entre ces bureaux : 13,9 points mais il a augmenté considérablement en 5 ans. En fait voir schéma ci-dessous l’écart est variable selon les élections.

1 Présidentielles 2002 (1er tour)                     2 Législatives 2002 (1er Tour)

3 Européennes 2004                                      4 Présidentielles 2007 (1er Tour)

5 Législatives 2007 (1er Tour)                        6 Européennes 2009

Ligne bleue participation J. Decour

Ligne verte participation Solomon

Il y a donc un différentiel croissant et une plus faible mobilisation de l’électorat populaire, qui s’était fortement mobilisé en 2007 pour voter contre N. Sarkozy. Cette faible mobilisation des quartiers les plus populaires explique (on y reviendra) l’ échec relatif de la liste du Front de Gauche sur Champigny à qui il manque 2754 voix et 4,52% pour égaler le résultat des candidats du PCF aux dernières législatives (2007).

Toute comparaison doit aussi tenir compte du fait que les voix des électeurs se sont aussi dispersées sur une bonne quinzaine de listes qui en captant de 0 à quelques dizaines de voix finissent par représenter toutes ensembles quelques 2-3% de l’ensemble des votants.

Dans ces conditions : forte abstention et dispersion d’un nombre négligeable de voix sur des petites listes non clairement identifiées politiquement pour certaines il est difficile de répondre clairement à la question : qu’ont voulu exprimer les électeurs ?

Ceux qui ont pris la peine de voter ont fait de ces élections des élections vraiment européennes. Depuis 1979 en France les élections européennes n’ont été que des occasions de débat sur la politique française. Cette phase est aujourd’hui dépassée. Les listes qui ont choisi le terrain de la politique française se sont trompé de bataille et l’ont chèrement payé. C’est le cas évidemment du MoDem et de son leader M. Bayrou mais aussi du Nouveau Parti Anticapitaliste de M. Besancenot comme à l’opposé sur l’échiquier politique le cas de la liste de Villiers et de celle du FN. De la même façon le Front de Gauche qui souhaitait regrouper le non de gauche au Traité de Lisbonne (référendum du ) a échoué dans ce projet  parce qu’il se plaçait en retard d’une bataille.

Par contre l’UMP sans gagner vraiment (28% c’est vraiment étriqué pour faire une « majorité présidentielle ») a pu limiter les dégâts en se plaçant clairement dans une perspective européenne.

Europe Ecologie avec 17,80% effectue une percée réelle. Cette liste n’était pas seulement celle des Verts, même si ceux-ci en étaient une composante majeure, mais avait aggloméré de nombreux mouvements citoyens, des militants associatifs etc.

La liste Europe Ecologie liste ouverte donc, proposait un programme résolument européen, et a su mettre en avant des personnalités (Daniel Cohn Bendit, Eva Joly, Bové etc) qui, par leur engagement personnel, leur histoire, leur parler rompent nettement avec la langue de bois des professionnels de la  politique. De nombreux électeurs de gauche qui ne se retrouvaient ni dans le langage dépassé du Front de Gauche et du NPA, ni dans les obscurités manœuvrières d’appareil du PS et qui pour certains auraient pu être tentés par un vote MoDem ont trouvé avec Europe Ecologie des gens qui participaient d’un autre langage, d’une autre façon d’appréhender la politique. 

Ils s’y sont reconnus. Le succès de ces listes en témoigne.

Tout cela n’est pas acquis ; le champ politique est en mouvement. Rien n’est figé.

Le Front de Gauche est-il capable de dépasser son positionnement de pôle de rassemblement des adversaires de gauche du traité de Lisbone ? le veut-il ?

Bayrou et le MoDem se sont trompés de scrutin lors de ces européennes mais politiquement leur stratégie peut payer dans un autre débat, surtout si le PS s’avère incapable de proposer une alternative politique. Europe Ecologie a suscité de l’espoir par sa façon de parler autrement de politique. Cette liste a répondu au désir profond de nombreux citoyens de refuser la politique politicienne des caciques et en même temps de s’impliquer, d’être des citoyens acteurs de la politique. Dès demain il faudra que ce rassemblement Europe Ecologie, avec tous ceux qui se sentent concernés, trouve les moyens, de traduire ces aspirations aux différents niveaux.

Comment tout cela s’est-il exprimé à Champigny sur Marne ?

 

Pour le savoir on peut évidemment comparer les résultats  des européennes de 2009 avec les résultats des européennes de 2004. Nous l’avons bien sur fait mais ces comparaisons sont assez aléatoires car le paysage politique a été profondément modifié depuis 5 ans. Souvenez vous en 2004 les électeurs étaient encore sous le choc de la présidentielle de 2002 avec la présence de Jean Marie Le Pen au second tour et cela pesait sur toutes les élections. Aujourd’hui le paysage politique a changé et il semble plus judicieux pour mesurer les évolutions de se reporter aux résultats des législatives de 2007, plus proches de nous. C’est ce que nous avons fait.

De plus un aspect technique entre en ligne de compte. En 2004 il n’y avait que 35 bureaux de vote, en 2007 et en 2009 il y en a 38. les limites de certains bureaux ont changé rendant les comparaisons fines difficiles.

Politiquement il y a quelques surprises à Champigny mais aussi quelques confirmations.

A l’extrème droite tout d’abord J.M. Le Pen s’était fixé pour but de ramener au Front National les électeurs qui avaient été séduits par le contenu sécuritaire et anti-immigration du discours de N. Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 2007 et qui avaient voté pour l’UMP aux législatives. Comme à l’échelon national il a échoué à Champigny même si en pourcentage l’extrême droite progresse un peu. Aux législatives de 2007 l’ensemble des candidats FN+MNR(Mégret) obtenait 1092 voix et 4,86% sur la ville, à cette européenne le FN+ Dieudonné en recueille 910 soit 6,02%. Si on examine les résultats  du FN seul, bureau par bureau aucune cohérence ne se dessine. Dans nombre de bureaux  le FN recule en voix et souvent aussi en pourcentage. Dans d’autres il progresse en pourcentage et enfin dans quelques uns il progresse en voix et en pourcentage : Albert Thomas maternelle +5 voix et de 4,29 à 8,28%, collège PVC + 9 voix et de 4,03 à 7,74%, Romain Rolland A +8 voix et de 3,21 à 6,28%, Solomon +6 voix  et passe de 2,37 à 6,31% . Au gymnase Jaffray ou son influence est notable il se maintient avec 8,78%. On ne trouve aucune ligne directrice qui puisse expliquer ces gains qui se produisent aussi bien dans des quartiers pavillonnaires de  Coeuilly que dans des zones ou l’habitat social est majoritaire (Solomon au Bois l’Abbé). Le FN reste toutefois loin des 1421 suffrages et 9,40 % qui s’étaient portés sur ses listes en 2004 (-739 voix et -4,99%). Quant à Dieudonné son échec est total il recueille 228 voix et 1,51% alors qu’en 2004 les listes Europalestine d’une inspiration voisine de la sienne avaient obtenu 357 voix et 2,4%.

Toujours dans ce domaine très à droite et souverainiste on trouve la liste Libertas (de de Villiers) et celle Debout la République de Dupont Aignan. Elles n’ont pas trouvé d’écho. La liste de Villiers avec 371 voix et 2,45% des voix progresse légèrement par rapport à 2007 ou présente sur la seule 5è elle y avait rassemblé 264 voix et 1,61% (+ 15 voix + 0,97% sur ce scteur en 2007) mais ne retrouve pas son score des européennes de 2004 : 670 voix et 4,43%. De villiers perd donc 299 voix et 1,98% sur 2004.  Quand aux listes souverainistes de Dupond Aignan elles n’ont intéressée que 287 électeurs (1,9%).

A l’opposé sur l’échiquier politique le Nouveau Parti Anticapitaliste rate sa campagne (570 voix et 3,77 %) et Lutte Ouvrière disparaît presque complètement (108 voix et 0,73%). On est bien loin des espérances affichées par le NPA mais il y a toutefois une légère progression puisque la Ligue Communiste révolutionnaire et Lutte Ouvrière qui avaient fait liste commune en 2004 n’avaient obtenu que 479 voix et 3,17%. Globalement NPA et LO progressent donc de 199 voix et de 1,33%.

Le NPA obtient ses meilleurs scores au bureau  9, Jacques Decour Maternelle (6,21%), au bureau 18 , Joliot Curie Maternelle (8,62%), au bureau 22 Jeu de Paume (7,43%) et à P.V. Couturier maternelle (6,95%). Certains de ces bureaux correspondent à des secteurs à dominante d’habitat social (Joliot Curie et Jeu de Paume) ou le Front de Gauche réalise d’ailleurs des scores supérieurs à 45% et semblerait indiquer que le NPA a réussi à trouver une certaine assise dans les milieux populaires mais cette impression ne vaut pas pour le Bois l’Abbé et Les Mordacs ou le NPA réalise des scores catastrophiquement bas.

L’UMP, Union pour la Nouvelle Majorité recueille 2997 voix soit 19,83% en recul  sur les législatives de 2007  (7480 voix et 33,30%). Les points forts de l’UMP  restent localisés dans le quartier du Maroc (les 2 bureaux de J. Decour respectivement 25,94 et 24,59%, Marcel Cachin Primaire 24,68) le Plant (Cuisine Centrale 26,05%), les bords de Marne vers la limite de Chennevières (Jeanne Vacher 25,17%) Coeuilly (Romain Rolland A et B respectivement 33,72 et 33,18%), le Tremblay ( L.Frapié maternelle : 29,90%) tous secteurs où l’habitat pavillonnaire est dominant. Par contre les scores les plus bas sont observés dans les secteurs à forte densité d’habitat social 5,40% à Danielle Casanova (les Boullereaux) et respectivement 4,47%, 5,50% et 6,62% pour les 3 bureaux du Bois l’Abbé.

Légende:  losanges bleus bureaux du canton ouest
carrés rouges: bureau du canton centre, triangles bruns bureaux du canton est, cercles: bureaux du canton de Bry (légende  valable pour tous les graphiques suivants.

On note l’étroite corrélation négative des votes pour les deux principales listes à Champigny. Le Front de Gauche (PC+ La Gauche) et l’UMP une différence basée sur la différence du type d’habitat. Ce graphique témoigne d’un double échec : celui de l’UMP à s’installer dans un électorat populaire qui le rejette sur la base de l’expérience qu’il fait de sa politique mais aussi l’échec du Front de Gauche à gagner dans un habitat pavillonnaire qui sociologiquement n’est pas constitué de gros possédants mais plutôt de couches moyennes traditionnelles et de couches moyennes émergentes (techniciens, ingénieurs, chercheurs etc).

On constate que la part de l’électorat perdue par l’UMP est beaucoup plus importante dans les bureaux correspondant à un électorat populaire. L’UMP perd entre 60 et 90% de ses voix là où elle est déjà faible (grands ensemble) tandis qu’elle en perd seulement 40 à 50%  là ou elle a une forte influence. Si on prend d’ailleurs en compte la diminution de la participation cela correspond à une perte limitée à 15-25%.

Les résultats des européennes marquent donc une ségrégation accrue des votes selon les quartiers et leur type d’habitat. Ce qui vaut pour l’UMP vaut aussi pour le Front de Gauche puisque les comportements électoraux de ceux qui les soutiennent sont à la fois opposés et complémentaires.

Le MoDem attendait beaucoup de ces élections européennes. Ses espoirs sont déçus . Il obtient 1051 voix soit 6,95% des exprimés. Il est difficile de comparer ce cihiffre à celui de 2004 car l’UDF qui avait réuni 1335 voix soit 8,83% des exprimés a depuis rejoint le Nouveau Centre et fait liste commune avec l’UMP. Par rapport aux législatives de 2007 ou les candidats MoDem avaient réuni 8,78% des suffrages exprimés (1973 voix) il y a certes recul faible, mais d’autant plus sensible que le ModDem pensait que ces élections lui permettraient de prendre place parmi les « majors » du débat politique.

Le recul du Parti Socialiste prévisible certes, prend, à l’échelle nationale, l’allure d’une déroute. Les électeurs n’ont pas suivi un mot d’ordre qui, à propos d’une élection européenne, leur proposait d’émettre un vote sanction à l’égard du Président de la République et du gouvernement Fillon.

Le Parti Socialiste avait recueilli lors des législatives de 2007 3651 voix soit 16,25% des exprimés. Avec 1743 voix et 11,53% des exprimés il perd 1908 voix c’est-à-dire plus de la moitié de son électorat et 4,72% en pourcentage. Au vu des résultats nationaux on a parlé de catastrophe. A Champigny il s’agit d’un fort tassement mais guère pire  finalement que celui du Front de Gauche et de l’UMP. Ou sont allées les voix perdues par le PS ? Certains ont cru pouvoir voir dans la défaite du PS et le succès des listes Europe Ecologie une relation simple du type vases communiquants. On verra plus loin, en analysant les résultats d’Europe Ecologie que pour l’essentiel c’est faux. Il n’y a pas de corrélation claire entre les pertes du PS et les gains d’Europe Ecologie quand on analyse les votes bureau de vote par bureau de vote. Tout au plus entre le quart et le tiers des voix perdues par le PS sont allées à Europe Ecologie.

Dans sa présentation des résultats dimanche soir M. Adenot, maire, attribuait le recul du PS au manque de netteté de ses prises de position vis-à-vis de l’Europe « libérale ». La politique du PS certes manque parfois de clarté mais est ce le rôle d’un allié potentiel de se poser en donneur de leçon ?

Europe Ecologie est le grand gagnant du scrutin, en France, en Ile de France et à Champigny. Pour certains ce succès relève d’une toccade ou d’une subite sensibilisation des électeurs aux questions de l’environnement, dopé par une soudaine désaffection des électeurs socialistes pour leur parti ce qui les aurait conduit à voter en masse pour Europe Ecologie.

D’abord les voix d’Europe Ecologie ne sont pas tombées du ciel. Certes il y a gain important par rapport aux voix obtenues par les candidats Verts aux scrutins de 2004 et 2007 mais et le graphique ci-dessous le montre clairement c’est là ou déjà lors des scrutins précédents les candidats écologistes avaient obtenus les meilleurs résultats que la progression est la plus importante.

C’est le travail politique fait par les Verts, différentes associations citoyennes et de l’environnement qui a fini par payer.

Ensuite l’examen des résultats  bureau par bureau montre que les gains de la liste Europe Ecologie ne résulte pas d’un transfert pur et simple de voix d’électeurs qui avaient précédemment voté pour le Parti Socialiste.

La flèche qui sépare le graphique en 2 figure un transfert simple des voix perdues par le PS vers Europe ecologie. Pour tous les bureaux situés au dessus de cette droite les gains réalisés par Europe Ecologie sont supérieurs aux pertes enregistrées par le PS et cela est particulièrement vrai pour Tabanell et Jean Jaurès. Dans tous ces bureaux il a fallu que d’autres électeurs que ceux qui choisissent habituellement le PS et l’ont abandonné cette fois ait décidé de voter pour la liste  Europe Ecologie. Pour les bureaux situés en dessous de cette ligne il apparaît que la majorité des électeurs qui ses sont refusé à voter PS n’ont pas choisi Europe Ecologie et ceci est particulièrement net pour le bureau n°6, pour les trois bureaux du Bois l’Abbé et le bureau de Daniele Casanova (Les Boullereaux).

Ce qui est certain c’est que la liste Europe Ecologie a attiré des électeurs nouveaux, des citoyens qui sans cela n’aurait pas pris la peine d’aller voter parce qu’ils se sentent mal à l’aise quand les hommes politiques pratiquent la langue de bois et que les manœuvres politiciennes occupent l’avant scène. Ils se sont reconnus dans une façon différente d’aborder la politique. C’est un enseignement important pour nous, citoyens qui souhaitons faire de la politique l’affaire de tous. Nul ne sait ce que deviendra ce potentiel éveillé par Europe Ecologie mais nous auront à cœur de lui donner un avenir.

Le Front de Gauche a réussi à être en tête dans certaines municipalités dirigées par les communistes ( Champigny,Ivry, Villejuif, Vitry) mais il est devancé par Europe Ecologie à Fontenay sous Bois et par l’UMP, le PS et Europe Ecologie à Choisy. Al’échelle du département il est en 4ème position derrière l’UMP (26,43%), Europe Ecologie (20,24%) le Parti Socialiste (13,70%).

A Champigny il est nettement en tête avec 23,75% des  voix mais il perd 2754 voix et 4,52% par rapport au score du PCF des législatives de 2007.

Traditionnellement il existe une relation simple linéaire entre le taux d’abstention des bureaux de vote des bureaux et le vote communiste à Champigny (ce n’st pas faire injure aux membres de La Gauche parti associé au PCF dans le Front de Gauche, que de constater que le PCF est la composante majeure de leur rassemblement.

En fait l’abstention est développée surtout dans les quartiers les plus populaires là où les communistes font le plus de voix. (on pourra le constater en se rapportant aux notes sur les différentes élections : présidentielle 2007, législative 2007, municipales 2008 parues sur ce blog) Or cette fois ci la relation parait moins nette.

Une relation est certes visible mais le coefficient de corrélation est plus faible.

Tout se passe comme si le PCF restait dominant dans certains bureaux mais était de moins en moins en mesure de maîtriser la participation électorale. Un changement en sourdine qui pourrait avoir des conséquences….