compte rendu du Conseil Municipal du 29 sept.

NOTES DE JEAN LOUIS BESNARD

Conseil municipal du 29 septembre 2021 : une gestion prudente des deniers publics, mais non sans ambitions pour l’avenir de la commune.

Laurent Jeanne ouvre la séance, donne lecture des procurations, fait adopter le PV du précédent conseil (à la majorité, l’opposition s’abstenant ou refusant de voter), puis donne une série d’informations.

Il commence par évoquer la cérémonie organisée le 20 septembre dernier en l’honneur des trois médaillées olympiques (Clarisse Agbegnenou, Amandine Buchard) et para olympiques (Nélia BARBOSA) campinoises aux jeux de Tokyo, formées au Red star club de Champigny. Il ajoute que le travail engagé par les clubs, qui explique en partie ces résultats, devra être poursuivi et soutenu à l’avenir dans la perspective des jeux de 2024.

Il annonce ensuite le report, en novembre, de la présentation du projet ANRU au Bois l’Abbé, en raison de la poursuite des discussions engagée avec l’État, portant sur sa contribution financière à ce projet d’envergure, (Ndr. Dont dépendent entre autres, pour ce qui concerne Champigny, la restructuration du centre commercial, la reconstruction du groupe scolaire J. Solomon et la construction de la nouvelle médiathèque, etc.)

Il précise enfin les conditions de l’organisation de la concertation entre la ville et ses habitants, avec la relance des Conseils de quartier, mis entre parenthèses depuis 2020, en raison de l’épidémie de COVID.

Les nouveaux conseils seront au nombre de 8 contre 10 auparavant, par fusion de ceux du Plant et du Tremblay, d’une part, et de ceux de Coeuilly et du Village parisien, d’autre part. (Ndr ; ces deux fusions sont justifiées par les problématiques communes de ces quartiers, s’agissant du secteur Le plant-Tremblay, en particulier autour des chantiers en cours (métro, aménagement de l’avenue Général de Gaulle, etc..) et par l’homogénéité urbaine des quartiers du « Village Parisien » et de « Coeuilly », dont la séparation est de fait apparu comme artificielle).

Pour tenir compte de l’expérience du mandat précédant où l’activité des bureaux de ces conseils a été très inégale et parfois lacunaire, chacun des nouveaux conseils sera animé par un bureau composé, à parité, de six élus de la majorité et de l’opposition et de six citoyens, volontaires déclarés et tirés au sort en cas de candidatures excédant ce chiffre. Ce dispositif sera présenté par le Maire dans tous les quartiers dans le courant du mois d’octobre.

Viennent ensuite, comme à l’accoutumée, une série de questions, portant sur les arrêtés pris part le Maire en application de l’article L.2122 du CGCT.

Sans reprendre l’intégralité des échanges auxquels ce point a donné lieu, on retiendra ce qui suit :

Concernant la vidéo surveillance, le Maire a indiqué que jusqu’ici ce projet faisait l’objet de recherche de subventions, d’investissement, auprès des partenaires possibles, dont la Région et que cela se poursuivrait en 2022.

S’agissant de la nouvelle médiathèque du haut de Champigny, le Maire rappelle qu’une subvention obtenue de l’État en 2018 de 2,1 millions avait été en fait consommée en dépenses de fonctionnement et que l’État s’était depuis engagé sur une subvention d’investissement de 1,7 million, le bouclage financier de cette opération restant à finaliser.

Concernant l’opération du 15 rue Paul Vaillant Couturier, face au collège éponyme, en déshérence depuis plus de dix ans, suite à l’abandon de la réalisation de la construction de la crèche d’entreprise (faillite du promoteur) et ensuite, au renoncement de la société de HLM de la RATP à construire, sur cette parcelle, des logements sociaux pour les futurs employés du centre de commandement et de remisage du métro au plateau (Ndr. Selon les explications fournies à l’époque par la précédente municipalité), une partition de celle-ci a eu lieu, qui devrait se traduire par des constructions de logements privés (Ndr. Sur la fraction du terrain d’assiette, libre de constructions, si j’ai bien compris, ce qui, cependant ne règle pas la question de l’avenir de l’autre partie de cette friche).

Sur la préemption du 283 Avenue du Général de Gaulle, il s’agit de permettre à Paris-habitat de reconstituer son offre de logements sociaux pour permettre la diversification de l’habitat au Bois l’Abbé, par destruction de logements HLM dans le cadre du projet ANRU-II.

Sur l’acquisition de bâtiments provisoires pour le groupe scolaire H. Bassis, il s’agit de faire face à la montée des effectifs dans ce quartier, dans l’attente de la reconstruction complète de ce groupe scolaire, qui, selon le Maire, sera la première à être engagée au cours du mandat (Ndr. Donc avant celle du groupe scolaire E. Cotton).

Sur la suspension des cours au Lycée Louise Michel, suite à un courrier de Monsieur Fautré (absent excusé pour cette séance), le Maire assume cette décision prise pour des raisons de sécurité, indique qu’une concertation a eu lieu avec les membres de la communauté scolaire et que les élèves ont pu poursuivre leurs cours en distanciel durant cette suspension de l’accès aux locaux et réaffirme donc, contrairement à certaines allégations, que la municipalité a su prendre ses responsabilités.

A propos des études commandées sur la localisation du futur nouveau Centre Technique Municipal, le Maire indique que le projet est bien maintenu, mais que sa réalisation (Ndr. Initialement prévue en bordure de la partie Sud-Ouest de la future VDO) devrait avoir lieu sur un autre emplacement, plus approprié (Ndr. Ce dossier est lié à celui de l’aménagement de la future VDO et du projet « Altival », qui devra être repris, suite au changement de majorité départementale…).

Madame Caporal (CES) pose ensuite plusieurs questions.

Elle demande ce qu’il adviendra du terrain d’assiette initialement prévu pour la construction de la Médiathèque du haut de Champigny.

Le Maire répond que dans le cadre du comité de pilotage de l’ANRU II, l’idée a été retenue de la constitution d’un pôle économique à développer avec l’implantation de la mission locale, l’accueil d’activités relevant de l’ESS et la création d’un établissement lieu de co-Working, sachant que l’hôtel d’entreprises situé à proximité est déjà saturé.

(Ndr. Cette perspective de développement d’espaces de travail partagés ou de tiers lieux doit être effectivement envisagée avec intérêt, compte tenu de l’incidence de la crise sanitaire sur les modes d’organisation du travail, ces lieux pouvant, entre autres, offrir une alternative aussi bien au télétravail qu’au travail en présentiel traditionnel).

Elle s’inquiète ensuite de la publication de l’arrêté de catastrophe naturelle suite aux intempéries du mois de juillet, qui n’est toujours actée. Le Maire répond que la municipalité entend poursuivre ses démarches en ce sens, jusqu’à leur aboutissement.

A propos des contentieux sur les préemptions, qu’elle évoque, sans revenir sur le cas du 283 avenue du Général de Gaulle, qui sera revendu à Paris Habitat (Ndr. Voir, ci-dessus), le Maire indique que les prix fixés par l’administration des Domaines sont effectivement inférieurs à ceux proposés par les promoteurs aux propriétaires (Ndr. Ils sont prêts à surpayer les propriétés qu’ils convoitent dans des proportions très importantes, pour augmenter leurs droits à construire, compte tenu des règles d’urbanisme ; les propriétaires de ces biens voient donc d’un mauvais œil les estimations des Domaines, qu’ils peuvent cependant contester devant le juge des expropriations).

Mais, le Maire ajoute, qu’en l’espèce, la commune s’en tient à ces évaluations domaniales, s’agissant de réserves foncières constituées en vue d’y réaliser des équipements publics, ce qui devrait satisfaire l’opposition : on ne peut pas, à la fois, vouloir des équipements publics et ne pas se donner les moyens de les réaliser, question de cohérence, explique-t-il…

Enfin, elle évoque la question de l’exonération des droits de voierie pour les commerçants que le Maire estime justifiée, compte tenu des pertes de chiffres d’affaires enregistrées suite aux conséquences de l’épidémie de COVID.

En revanche, le Maire indique que la commune imposera le paiement de droits de voierie à la Société du Grand Paris (SGP) pour occupation de l’espace public en relation avec les travaux du métro (Ndr. Le maire évoque à ce titre une recette annuelle de 300 000 euros).

Examen de l’ordre du jour

1- Affectation du résultat du compte administratif 2018 du Budget de la Commune. Décision modificative n°1 au Budget Primitif 2021 – Budget Ville.

L’objectif est d’abord d’affecter les résultats du compte administratif 2020 pour le fonctionnement et l’investissement (Ndr. Certains chiffres sont arrondis, la saisie orale ne permettant pas une retranscription plus précise).

En investissement, le résultat excédentaire est de 12,3 millions d’euros et déduction faite des restes à réaliser pour4,5 millions, l’excédent de financement de la section est de 7,8 millions.

En fonctionnement, le résultat excédentaire de clôture de l’exercice, soit 5,2 millions, est affecté au compte de résultat de fonctionnement reporté.

Adoption à la majorité : l’opposition, s’abstient ou vote contre, sans explications…

Vient ensuite la décision modificative n°1 du Budget primitif 2021. En fonctionnement, comme en investissement, elle est constituée de dépenses et de recettes complémentaires, dont on ne retiendra que les plus significatives.

Dépenses de fonctionnement : Un complément de crédit de 543 527€, pour l’amélioration du fonctionnement du système informatique ; une dépense supplémentaire de 800 000 € pour couvrir le coût supporté par le T10 de l’enlèvement des dépôts sauvages au 1er semestre 2021 ; une réduction des crédits du service vacances de 188 000€, compte tenu de la réduction des séjours en lien avec la COVID ; un complément de dotation aux amortissements pour 6,3 millions.

Recettes de fonctionnement : la reprise du résultat de clôture pour 5,2 millions ; -Divers ajustements positifs des produits des taxes locales (TH, TH des résidences secondaires, taxe foncières), pour un peu plus de 2,5 millions ; des ajustements de dotations en négatif (FSRIF) et en positif (DSU) (Ndr. Chiffres totaux non enregistrés) ; la notification par l’État de la subvention 2021 au titre de la politique de la ville pour 1,7 million ; la prévision de la prise en charge par l’État du surcoût de la scolarisation obligatoire à trois ans en maternelle pour deux années scolaires, pour environ 330 000€ ;

Dépenses d’investissement : les restes à réaliser de 2020, soit la différence entre les dépenses et les recettes reportées au titre de cet exercice, pour 4,5 millions, sont intégrées dans les dépenses inscrites dans cette décision modificative ; l’acquisition de locaux, avenue Jean Jaurès-rue Juliette de Wills pour y loger la police municipale pour 940 000€ ; des crédits pour l’aménagement de ces locaux à réaliser en 2021, pour 171 000€ ; l’acquisition de matériels de vidéo protection pour 475 000€ ; des ajustement de crédits d’investissement (participation obligatoire) pour la caserne des pompiers de Paris, pour 210 000€ ; des acquisition de terrains, rue Jules Appert, en vue de la reconstruction du groupe scolaire Jacques Solomon, pour 915 000€ ; l’acquisition de l’île du Martin pêcheur pour 290 000€ ; l’acquisition d’un véhicule pour la reprise en régie de la collecte des dépôts sauvages, pour 180 000€ ;

Recettes d’investissement : l’ajustement en positif du FCTVA au titre de 2020 pour 740 000 (Ndr. Qui s’explique par le montant des dépenses d’investissement engagées en 2020 et éligibles à ce fond) ; de même pour le produit de la taxe d’aménagement pour 300 000€ ; une subvention du Fond interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) pour l’achat de matériel de vidéo surveillance, pour 185 000€ ; des subventions obtenues, via la dotation de soutien à l’investissement local (DSIL), pour, d’une part, l’aménagement des locaux de la Police municipale (529 000€) et, d’autre part, l’installation des caméras de vidéo protection (400 000€) ; le produit de la cession des terrains de la rue Léon Duprat pour 861 000€ (Ndr. Le projet de construction des pavillons à l’arrière du stade éponyme, hérité de l’ancienne majorité devrait donc se réaliser…)

Au final, selon Madame Amar, Maire-adjointe aux finances, après ces différents mouvements en dépenses et en recettes, l’autofinancement de la commune est porté de 14 à près de 22 millions d’euros, suite à l’augmentation des recettes de fonctionnement et à la maîtrise de cette catégorie de dépenses.

Des questions sont ensuite posées par différents représentants de l’opposition auxquelles des réponses sont apportées.

L’acquisition par la ville de l’île du Martin pêcheur vise à préserver l’usage de ce lieu, tel qu’il est actuellement, ce qui devrait faire consensus…

Les dépenses en faveur du service informatique (intervention de Monsieur Mailler, CEM), font suite à l’état des lieux qui a été opéré à partir de la fin 2020 et visent à le remettre à un niveau acceptable pour une ville de près de 80 000 habitants, ce qui, de l’avis général, n’était pas le cas.

(Ndr. État des lieux réalisé dans des conditions difficiles, en l’absence de dossiers, qui ont disparu à la suite du changement de majorité, selon le Maire, qui évoque brièvement les conséquences des graves dysfonctionnements mis à jour, dont la presse a fait récemment état…)

Par ailleurs, selon le Maire, contrairement aux affirmations de certains élus de l’opposition, il n’y a eu aucune suppression de prestations, hormis celles correspondant à des services fermés en raison des mesures de confinement ou de restriction d’accès liées à la COVID (Ndr. Pour ne prendre que ces exemples, les « journées à la mer » ainsi que la distribution des pochettes scolaires ont été maintenues…)

Madame Le lagadec (LFI) s’étonne des dépenses engagées pour l’enlèvement des encombrants. Le Maire rappelle que ce service a été réorganisé en concertation avec l’EPT-T10-PEMB, avec une nouvelle sectorisation (3 au lieu de 4) et un rythme mensuel de la collecte et ce, afin de rationalisation, après qu’il eut été constaté, en 2020, une facture de 1,7 million, non réglée à l’EPT, justifiée par une fréquence élevée des collectes, avant les élections (24 par mois). Le Maire ajoute que dans cette affaire, les bailleurs sociaux portent une responsabilité, dont la ville tirera les conséquences.

En réponse à Monsieur Titov (CES)qui souhaiterait que la collecte des encombrants s’effectue le 1er mercredi de chaque mois, au lieu du 4ème , pour éviter certaines confusions, il est répondu que ce calendrier a été diffusé dans tous les foyers…

Monsieur Mailler (CEM), s’appuyant sur l’importance des crédits mobilisé dans cette Décision Modificative (DM), dénonce « le manque d’anticipation de la majorité municipale » dans sa gestion budgétaire. Il lui est notamment répondu qu’en mars 2021, lors du vote du BP, il était difficile d’imaginer la suite de l’épidémie de la COVID et donc de son incidence sur les interventions municipales (fréquentation des centres de vacances, coûts de fonctionnement du centre de vaccination, fonctionnement des écoles et de la restauration scolaire, etc..), qui ont été adaptées en conséquence.

Adoption à la majorité, l’opposition vote contre.

2-Rapport d’utilisation du Fonds de solidarité des Communes de la région Ile-de-France.

Les dépenses de ce fond, d’un montant d’environ 6 millions d’euros, créé en 1991, ont été, en 2020, en particulier consacrées au Projet de Réussite Éducative (PRE), à l’amélioration de la restauration scolaire, aux activités périscolaires et à la santé. Il est indiqué, pour 2021 que ce fond serait ramené à 5, 849 millions (Source : Ministère de la cohésion des territoire ; note d’information du 5 juillet 2021 relative au fonds de solidarité des communes de la région d’Ile-de-France (FSRIF) pour l’exercice 2021).

Prise d’acte du Conseil

3-Admission en non-valeur – Créances éteintes.

Pour un total de 49000€, correspondant à 855 titres de créances.

Adoption à l’unanimité.

4- Acquisition et classement dans le domaine public communal de la rue Dominique-Adenot.

Madame Caporal (CES) estime que l’expression de « parenthèse verte » pour qualifier ce lieu est inapproprié et conteste le tracé de la piste cyclable. Il lui est répondu que ce projet a été défini par l’ancienne municipalité dont elle faisait partie et que des aménagements étaient toutefois possibles.

Par ailleurs, le Maire indique que les démarches engagées pour y implanter des locaux à usage médical sont poursuivies, conformément à ce qui était initialement prévu.

Adoption à la majorité, abstention des élus PS.

5-Acquisition de la parcelle cadastrée section AX n°163 sise 12 Quai Victor-Hugo.

Cette parcelle 524 m2 située à l’extrémité Nord-ouest du pont de Champigny fait partie du terrain d’assiette de l’immeuble qui abritera la future médiathèque du centre-ville, terrain sur lequel la précédente majorité municipale envisageait de construire des logements sociaux.

Madame Le lagadec déclare approuver cette délibération, considérant que cette médiathèque devait être un « équipement phare » du centre-ville et de son attractivité justifiant une visibilité, que n’offrait pas le choix de l’ancienne équipe municipale, qui comptait l’installer rue de Verdun.

Madame Caporal qui représente Monsieur Fautré (absent excusé à cette séance) indique qu’elle votera contre cette délibération, compte tenu des risques d’inondation et du déficit d’espace naturel.

Le Maire pointe l’incohérence de cette position, puisque Madame Caporal, membre de l’ancienne majorité avait approuvé le projet de cette dernière d’y construire des immeubles d’habitation et que, d’autre part, elle avait également approuvé le projet Jaurès, qui ne comporte aucun nouvel espace naturel…

Adoption à la majorité : Les élus du groupe CES voteht contre les élus PS, ainsi que Monsieur Mailler s’abstiennent.

6) Convention relative au financement d’une mission d’Ordonnancement, Pilotage et Coordination Urbaine (OPCU) sur la rue de Bernaü à Champigny-sur-Marne.

Il s’agit de veiller à la coordination des chantiers aux abords du parc départemental du plateau.

Adoption à l’unanimité.

7) Délégation de service public pour l’exploitation des marchés aux comestibles de Champigny-sur-Marne, sous la forme d’un affermage.

Au terme d’une mise en concurrence cette délégation de service public (DSP) est attribuée à l’entreprise « Loiseau marchés » jusqu’ici titulaire de ce bail. Il est prévu une hausse des tarifs de place de 25% sur la durée de la concession, afin de combler le retard pris par rapport à d’autres marchés dans les communes voisines. En contrepartie, le délégataire a pris des engagements en matière d’animation et de propreté des installations.

Madame Caporal conteste ces augmentations de tarif expliquant « qu’un marché n’est pas fait pour gagner de l’argent mais pour offrir un service ». Madame Le lagadec s’étonne de la reconduction de la concession à cette entreprise, compte tenu des critiques dont elle a fait l’objet par l’opposition dans le passé…

Monsieur Duvaudier répond que ce choix a été fait au terme d’une mise en concurrence transparente et que, au vu des engagements pris par les deux compétiteurs, « Loiseau marchés » offrait la meilleure option. De plus, en réponse à Madame Caporal, il a été rappelé que ce service concédé était déficitaire, la collecte de la redevance (156 000€) étant d’un montant inférieur au coût d’enlèvement des déchets (177 000€).

Ndr. Il est également rappelé que des rabais sur les redevances exigées des commerçants sont pratiqués, notamment, pour ceux du Marché de Coeuilly, économiquement fragiles. A propos de ce dernier, il faut espérer que le concessionnaire saura, à l’avenir, être plus performant dans la recherche et la stabilisation de commerçants de bouche, dans un quartier qui compte plusieurs milliers d’habitants et qui souffre d’un déficit d’animation en dépit des efforts consentis depuis six ans par la Municipalité et les associations locales qui œuvrent en ce sens.

Adoption à la majorité : l’opposition vote contre

8) Opération « Square Diderot »- Garantie d’emprunt à accorder à la SA d’HLM IMMOBILIERE 3F ; – Convention de réservation du contingent communal.

Projet de réhabilitation ancien portant sur 100 logements.

Adoption à l’unanimité.

9) Plan départemental des itinéraires de promenade et de randonnée (PDIPR).

Il s’agit de définir des itinéraires de randonnée.

Adoption à l’unanimité.

10) Programme de logements 10bis / 18 rue des Hauts Perreux. Approbation du Projet Urbain Partenarial à intervenir entre la Ville de Champigny-sur-Marne, la Société EDOUARD DENIS et l’Etablissement Public Territorial ParisEstMarne&Bois.

Le promoteur de ce programme est connu à Champigny. Situé à proximité du nouveau collège et du stade Mandela, ce programme de construction de logements donnera lieu à la perception d’une participation à la réalisation des équipements publics supérieure à la taxe d’aménagement.

Ndr. Ce projet urbain partenarial (PUP) consiste en une méthode de financement contractualisé, permettant le financement en tout ou partie des équipements publics nécessaires au fonctionnement des opérations de travaux ou d’aménagements (source : Ministère de la cohésion des territoires).

Adoption à la majorité : l’opposition vote contre à l’exception des élus PS, qui s’abstiennent.

Les délibérations 11 à 14 sont adoptées à l’unanimité :

11) Programme d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI) de la Seine et de la Marne franciliennes 2022-2027.

12) Convention de mise à disposition de données numériques géoréférencées relatives à la représentation moyenne échelle des ouvrages des réseaux publics de distribution d’électricité entre la Commune de Champigny-sur-Marne et Enedis.

13) Demande de subvention au titre des travaux nécessaires au prolongement de la ligne Situs 6 à Champigny-sur-Marne (Boissy-Saint-Léger-Gare des Boullereaux).

14) Convention de financement pour une étude de faisabilité d’un réseau de chaleur (extension au-delà de qui est programmé).

15) Création d’un poste du ou de la responsable de la restauration technique.

Il ne s’agit pas de la création d’un nouveau poste mais du changement de statut de la personne qui l’occupe.

Adoption à la majorité : au moins deux votes contre de l’opposition (Le Lagadec, Mailler)

Les délibérations 16 à 18, relatives à la santé, sont adoptées à l’unanimité :

16-Convention de partenariat relative au Projet Nutrition Santé Sport au Bois l’Abbé.

17) Avenant n°2 à la convention de partenariat entre la Commune de Champigny-Sur-Marne et l’Association ASALEE pour la période de 2019-2021 (suivie des maladies chroniques, des patients fréquentant les CMS).

18) Programme local de prévention Bucco-dentaire. Convention de financement

19) « Bonus » calculé au titre de l’année 2020 et versé en 2021 par la Caisse Nationale d’Assurance Maladie, dans le cadre de l’expérimentation du paiement en équipes des professionnels de santé (PEPS), au sein des centres municipaux de santé. Commissions concernées.

Ndr. S ’agissant de la délibération 16, on notera avec satisfaction que la démarche de prévention contre l’obésité et le surpoids initiée en 2018 perdure et qu’elle sera étendue à un nombre plus grand d’enfants de Champigny et de Chennevières résidant au Bois-l ’Abbé. S’agissant de questions de santé publique de grande ampleur on veut espérer que d’autres initiatives allant dans le même sens pourront à l’avenir être mises en œuvre dans d’autres quartier de la ville.

Les délibérations 20 à 28, à l’exception de la 21 (règlement d’attribution des subventions communales aux associations) que le Maire a souhaité retirer de l’ordre du jour, sont adoptées à l’unanimité :

20-Programme des séjours vacances hiver pour les enfants et les adolescents pour 2022.

22-Mise à disposition des équipements sportifs – Approbation de la convention type.

23-Mise à disposition des équipements sportifs en utilisation autonome – Approbation de la convention type.

24-Renouvellement de la convention d’objectifs avec le Conseil départemental du Val-de-Marne relative aux projets artistiques et culturels de la ville au titre de l’année 2021.

25-Attribution d’une subvention exceptionnelle de 2 000€ en faveur de l’association EHO de France en raison de ses actions au soutien des victimes des incendies ayant eu lieu en Kabylie (Algérie) le 4 août 2021.

26-Attribution d’une subvention exceptionnelle de 2 000€ en faveur de l’association Franco-Kabyle de Champigny-sur-Marne en raison de ses actions d’aide et de soutien aux sinistrés des incendies survenus durant la première quinzaine du mois d’août 2021 en Kabylie (Algérie).

27-Attribution d’une subvention exceptionnelle de 2 000€ en faveur de l’association Franco-Kabyle de Champigny-sur-Marne en raison de ses actions d’aide et de soutien aux sinistrés des incendies survenus durant la première quinzaine du mois d’août 2021 en Kabylie (Algérie).

Sur les trois délibérations suivantes, l’opposition s’abstient.

28- Désignation d’un représentant de la Commune de Champigny-sur-Marne au sein de la commission de désignation des candidats aux logements sociaux de l’Etablissement public territorial ParisEstMarne&Bois.

29- SIRESCO : Retrait de la Commune de La Queue-en-Brie.

30- Désignation de nouveaux représentants du conseil municipal au sein des conseils des écoles maternelles de Jacques SOLOMON et Simone VEIL.

La séance s’achève à 1heure 15, après quelques questions orales auxquels des réponses seront transmises à qui de droit, en application du règlement intérieur.

En conclusion, s’agissant de la discussion budgétaire, au moins deux éléments ressortent, soit la volonté de la nouvelle majorité d’appliquer son programme, sans remettre en cause tous les projets de la précédente, en particulier sur le plan social et celle de reconstituer des marges d’action financières, gage d’une gestion responsable des deniers publics.

Une logique gestionnaire par conséquent, qui ne méconnaît ni les réalités sociales de la ville, ni la nécessité d’y réaliser des investissements pour assurer son développement au service de l’intérêt général. En somme, des choix qui, en, l’état, ne peuvent décevoir que les idéologues.