Dépollution en cours rue du Monument

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Ce 16 mai une vingtaine de riverains de la rue du Monument et de la rue de Dunkerque ont participé à une réunion publique organisée par la municipalité avec le concours des représentants des entreprises intervenant dans les travaux de dépollution et de réhabilitation du haut de la rue du Monument.
La responsable du service Assainissement a pris la parole en évoquant l’historique de la pollution (cf articles antérieurs de Forum: L’état condamné dans l’affaire ESSO du 4/11/2013 et Ces pollutions qui nous cernent du 7/12/2012 ou contacter l’association des riverains arfcsm@gmail.com), le phasage des travaux. Il a assuré les riverains du soutien de la mairie.
Pour mémoire rappelons que l’Etat n’a pas tenu son rôle de surveillance et a d’ailleurs été condamné en 1ère instance en novembre dernier pour « carence fautive dans son suivi des ICPE ». (Installations Classées pour la Protection de l’Environnement)

initialement les services techniques de la Ville n’ont pas été à l’écoute des ceux qui se plaignaient des effets liés à la pollution par les fuites d’essence. Mais bientôt l’action répétée, persévérante des riverains qui ne cessaient de donner l’alerte a porté ses fruits. La municipalité a pris la mesure du réel problème de pollution et des dangers courus par les riverains et les employés chargés de la maintenance du réseau. A partir de ce moment l’engagement municipal aux cotés des riverains fut total et porta ses fruits. La satisfaction des riverains aujourd’hui est évidente. Ils sont heureux que des travaux de dépollution interviennent aujourd’hui. C’est le résultat de leur action. Mais ils soulignent quand même qu’il aura fallu 5 ans après les premières plaintes pour que ces travaux démarrent !

démarrage des travaux

Le responsable de la pollution c’est ESSO. Cette société tenu aucun compte des multiples courriers d’alerte envoyés de mars 2009  à mai 2010… Et ESSO a même tenté de faire rouvrir la station en juillet 2010….
Le terrain de l’ancienne station-service actuellement fermée par de grandes barrières blanches n’est plus correctement entretenu (le développement de la végétation rend le trottoir inaccessible aux piétons). L’ouverture de cette zone, maintenant dépolluée paraît pour tous comme une chose allant de soi… Pour tous, sauf pour ESSO qui pour des motifs inconnus ne semble pas vouloir ouvrir son terrain le temps des travaux pour que les riverains puissent y faire stationner leurs véhicules… Même si elle a reconnu sa responsabilité dans cette pollution la société ESSO n’est toutefois prêts à rendre « service… » !
Durant la réunion un riverain a regretté l’absence de communication d’ESSO depuis un an et demi et a indiqué qu’il souhaiterait être informé régulièrement par la mairie de l’avancée des travaux. La mairie a évoqué les contraintes liés à ce type de travaux mais s’est engagé à communiquer plus efficacement et plus régulièrement à l’avenir.

  La réunion se tenait quatre jours après le démarrage des travaux. Les représentants de la mairie ont exprimé leur satisfaction du fait que les riverains aient respecté les arrêtés concernant les limitations de stationnement dans la zone d’intervention. De l’avis des riverains il sera sans doute plus difficile d’appliquer ces mesures lorsque les travaux auront lieu après le croisement de la rue d’Arlaten en raison de la proximité des commerces (garage du fort, casse autos et tabac du Fort…).

Une question a fait débat. Elle est relative au type de réseau(x) d’assainissement. Il y a quelques années on privilégiait la construction de réseaux collectifs séparés pour les eaux pluviales et les eaux usées. Cette façon de faire est aujourd’hui abandonnée. On préfère que les eaux de pluies retournent à la terre au droit ou elles sont tombées. Cela permet de délester un peu le réseau de la Ville et l’idée générale a été bien comprise. Toutefois, dans le cadre des travaux en cours sur ce réseau la question a été posée par certains riverains de la prise en charge des eaux pluviales comme dans certaines autres villes. Sur cette question précise, les riverains savent bien que la nappe phréatique est située à 2,5 mètre de profondeur et que de ce fait l’évacuation des eaux de pluie pose un réel problème du fait de cette présence d’une nappe phréatique à faible profondeur et de la nature argileuse du sol très qui retient l’eau. La mairie semble sur ce point camper sur sa position sans écouter les alertes. Où partent les eaux pluviales de la nouvelle résidence de la rue de la Gaieté ?
Un suivi est demandé lors des travaux ; actuellement environ une maison sur trois est contrôlée régulièrement pour déceler des éventuels taux anormaux de benzène. Des mesures de sécurités sont prises lors de l’enlèvement des terres par un « aspirateur » et la terre excavée est régulièrement analysée.
Les riverains sont conscients que c’est leur action et leur persévérance qui ont permis que la pollution soit reconnue, qu’ils soient ensuite appuyés par la mairie et que ESSO soit contraint de prendre en charge les travaux de dépollution actuel. Toutefois ils s’inquiètent du vague qui subsiste en ce qui concerne l’étendue de la zone polluée. Ils demandent à la Préfecture que l’étendue la zone impactée par la pollution soit mieux définie.