Exclusif: M. Adenot et M. Charles ne se parlent-ils plus?

 

M. Adenot et M. Charles ne se parleraient-ils plus ?

M. Dominique Adenot est maire de Champigny, M. Georges Charles est  3ème maire adjoint chargé de l’Aménagement du Territoire et Développement Urbain (Urbanisme pour faire court)

Lors du débat au Conseil Municipal du 16 décembre dernier sur la question du projet Union Jaurès (nous y reviendrons prochainement sur ce blog) M. Georges Charles a déclaré en réponse à une question de Yves Fuchs qu’on allait « réimplanter Beurel » (commerce de vêtements prête à porter sis 11 rue Albert Thomas). Le compte rendu officiel du Conseil Municipal en fait foi. Dans le contexte de la discussion il était clair pour les conseillers que Beurel continuait d’exister mais qu’on n’excluait pas qu’il se transporte dans la structure commerciale (galerie marchande) prévue dans le projet Union-Jaurès et qui devrait voir le jour sous quelques années.

Lors du conseil du 17 février les conseillers ont appris que M. le Maire avait pris un arrêté pour exercer son droit de préemption sur le droit au bail d’un local commercial sis 11 rue Albert Thomas (les Etablissements Beurel). Ceci signifie que Beurel cesse toute activité. La préemption exercée par la mairie est tout à fait légitime. Elle vise à préserver une activité commerciale en ce lieu.  D’ici un délai légal d’un an la mairie doit trouver un repreneur pour ce bail.

Rien à dire si ce n’est que M. Charles semble ignorer ce que sait et fait M. Adenot comme s’ils ne se parlaient pas. C’est évidemment invraisemblable.

Ce qui est plausible par contre c’est que pour éviter d’avoir à répondre à des questions on trouve plus facile d’inventer, de répondre par des contes, des calembredaines et des fariboles. La manière n’est pas neuve. L’an dernier lors des discussions sur l’avenir des « délaissés » (fonciers libres) de la liaison A4-N4 M. le Maire s’était prévalu de contacts et de projets en commun avec l’Université de Paris Est Marne la Vallée. Renseignement pris auprès de la direction de l’université celle-ci n’avait connaissance ni de ces contacts ni de ces projets.

Il faudra introduire un peu plus de sincérité dans les affirmations de la municipalité pour que les élus puissent faire leur travail de discussion, de réflexion et de proposition.