Gérer la sortie du confinement

Depuis 7 semaines nous vivons le confinement, nous en subissons les contraintes. Nous savons que certaines situations sont difficiles, dramatiques pour certaines familles quand s’additionnent la promiscuité dans des logements trop exigus et l’angoisse des problèmes financiers ; il n’est pas possible de dire si LE FIGARO en évoquant de possibles émeutes de la faim dans certains quartiers de Seine Saint Denis se rapportait à des informations fiables ou jouait à faire peur. Même si l’on ne peut pas être classé parmi les plus défavorisé on vit généralement dans des logements qui sont inadaptés et deviennent trop petits lorsque tous doivent y séjourner en permanence ; Les privations de liberté, les limitations faites à nos désirs, la nécessité de vivre dans un cadre strict ;sont difficiles à supporterlorsque le temps s’étire sans terme fixé ;

Aujourd’hui, le terme est connu. Le confinement va durer encore deux semaines jusqu’au 11 MAI. Nous sommes alors censés entrer dans une période transitoire celle du déconfinement ; or cette période de transition génère encor beaucoup d’angoisses confuses sans que personne n’explique pourquoi ;

Le Premier Ministre dans sa déclaration à la Chambre mardi dernier a fait connaitre les orientations prises pour sortir du confinement sans cacher les incertitudes qui existent sur la durée de cette transition, sur les risques de phases nouvelles de la pandémie ; il s’agir donc bien pour tous de faire preuve de maitrise,  de constance, d’aider ceux qui souffrent particulièrement, sont dépassés et risquent de perdre pied ;

Il nous faut être en cette période, cohérents, responsables et solidaires .

Cela veut dire aussi participer aux efforts en donnant du temps, voire quand cela est possible en aidant financièrement les associations qui comme le Secours Populaire, le Secours catholique (cette liste n’est pas limitative) apportent de l’aide aux familles en situation difficile ;

Il y a des initiatives à prendre ; On signale pour l’ exemple celle d’étudiants de l’Université Gustave EIFFEL (Marne la Vallée) qui proposent un service de garde d’enfants pour que des parents puissent s’absenter ; Être créatifs pour aider et s’entraider revêt une valeur particulière dans le contexte actuel ; il faut bien sur garder confiance, observer les consignes mais cela ne signifie pas une attente passive ; notre société n’a que faire de gens qui hiberneraient en attendant que cela se passe ; out le monde doit pouvoir s’exprimer ; il est heureux  que M. Fautré ait décidé de réunir les PRESIDENTS DES GROUPES DE LA MAJORITE ET DE L’OPPOSITION au CONSEIL MUNICIPAL LE 6  mai ;pour discuter et informer ; nous nous étions associés à la demande du groupe UCES en ce sens ; nous souhaitons une coordination et une information ouverte à tous les élus ; Nous vous tiendrons informés des résultats  de cet échange de points de vue

Bien sur l’incertitude demeure sur la sortie du confinement, la crainte existe que la route ne soit ni aisée, ni rectiligne mais je pense que des possibilités existent et elles sont à mon avis bien exprimées dans le communiqué  de la Présidence de l’Université de Marne la Vallée dont on lira la conclusion ci-dessous.

Yves FuchS

La vie en ce moment est compliquée, parce que nous n’avons pas l’habitude de tels bouleversements. Nos références changent, nous ne savons pas si elles changent pour quelques semaines, pour quelques mois, ou plus, et cette incertitude augmente aussi l’inquiétude. Heureusement, nous vivons à une époque dans laquelle les connaissances scientifiques permettent de comprendre ce qui se passe, et d’apprendre à gérer et soigner de mieux en mieux, de semaine en semaine, et pas de siècle en siècle comme pour d’autres épisodes douloureux du dernier millénaire ! » Communiqué de la Présidence de l’Université Gustave Eiffel (Marne la Vallée)