« incidents » au commissariat du Bois l’Abbé

Dimanche 11 OCTOBRE à 23H CHRISTIAN FAUTRE, conseiller municipal d’opposition et ancien maire a publié sur son compte facebook le communiqué ci dessous

Déclaration des élus communistes de Champigny.
INCIDENTS AU COMMISSARIAT DE CHAMPIGNY. PAS D’HUILE SUR LE FEU ET RÉOUVERTURE DE L’ANTENNE À RÉPUBLIQUE. Que recherchent des individus en attaquant lâchement un commissariat la nuit ? Cet acte est inacceptable en direction de policiers qui ont souvent à effectuer des taches de plus en plus difficiles. Mon soutien est total en leur direction. Cette grave situation ne doit cependant pas être utilisée par des médias qui ne cherchent pas à expliquer et à informer. Il ne faut pas jouer avec le feu. Des mesures doivent être prises pour éviter tout risque d’aggravation pour une population qui, trop souvent, souffre déjà d’inégalités sociales. La justice doit, bien-sûr, juger ces individus. L’Etat doit aussi répondre vite aux exigences des Campinois qui réclament plus d’effectifs et la réouverture du commissariat rue de la République.
Christian Fautré- Valérie Zelioli

Quelques remarques à propos de ce texte

Qualifier d’incident l’attaque planifiée du commissariat signifie que M. Fautre sous-estime la gravité d’une action en bande organisée, préparée et planifiée, utilisant des armes par destination (barres d’acier, mortiers pyrotechniques) dans le but de faire régner la peur, de blesser voire de tuer ; assurer les policiers de son soutien ne suffit pas ; il faut proposer des solutions car de telles « expéditions » se répètent maintenant régulièrement.

Obtenir des effectifs de police plus nombreux semble être la seule issue, le seul programme que propose M. Christian FAUTRE ainsi que la réouverture du poste de l’Avenue de la République ;

Il rappelle d’ailleurs avoir obtenu une augmentation d’effectifs dans un commissariat qui était peu pourvu en matériel ; c’est exact et on lui en donne volontiers acte mais cette croissance d’effectifs ne résoudra pas tous les problèmes et puis jusqu’où aller ?

Il faut donner à la Police les formations les moyens et les équipements nécessaires ; a ce sujet M. C. Fautré insiste pour la réouverture du poste de police de l’AVENUE DE LA REPUBLIQUE.

Oublie-t-il les raisons qui ont conduit à sa fermeture ?

Dans le contexte de violence actuelle les personnels de police demandent des locaux qui présentent des garanties de sécurité et cette demande doit être prise au sérieux ; or les locaux de l’AVENUE DE LA REPUBLIQUE NE SONT PAS SURS Ils ne répondent pas aux normes de sécurité définies par le MINISTERE DE L’INTERIEUR.et par les différents syndicats de la police.

La construction des postes de police et des commissariats relève des finances municipales ; c’est ainsi et M. Fautré ne l’ignore pas ; ces constructions font l’objet de prêts à 0% du Ministère de l’Intérieur ; au lieu de protester continument et sans effet contre la fermeture du local de police de l’Avenue de la République M. Fautré eut été mieux avisé de s’attacher à créer un hôtel de police sécurisé dans le centre-ville ;

Cette création est aujourd’hui encore plus nécessaire et urgente avec l’arrivée du Métro ; l’expérience montre que c’est autour des gares que se développent facilement les activités illicites, que se forment les bandes ; il est donc urgent que soit posée sérieusement la question d’un local de police vers le centre-ville à proximité immédiate de la gare de Champigny Centre ;

Les questions de sécurité et d’intervention des forces de police se poseront aussi dans et à proximité de la gare d’interconnexion de EOLE et de la ligne 15 SUD secteur stratégique où se croiseront quotidiennement des dizaines de milliers de personnes, et qui se trouve en limite de 3 COMMUNES.

Gouverner c’est prévoir et il n’est pas possible de dire que la’précédente municipalité ait eu une vision claire des moyens d’assurer la sécurité des campinois ;

La nouvelle majorité s’est nettement prononcé pour la création une police municipale (armée ou non ce n’est pas clair) ; il faudra en débattre car au-delà du cout qui sera  conséquent pour les finances de la ville se pose les questions des compétences réciproques des deux polices municipales et d’état ; les pays qui ont adopté ces politiques de polices multiples (Brésil USA) ne sont pas ceux où les citoyens se sentent les mieux protégés par les forces de police ;

Une alternative intéressante pourrait être de doter certains fonctionnaires municipaux du pouvoir de verbaliser lorsqu’ils constatent des infractions (dépôts d’objets ou de gravats sur la voie publique, atteintes à l’environnement ou autres actes d’incivisme) comme le font dans le domaine du stationnement les ASVP)

Cela aurait l’avantage d’être peu coûteux et de dégager les services de police pour d’autres taches de leur compétence exclusive.

YVES FUCHS