LES TROIS COUPS SONT DONNES

ON CONNAIT AU THEATRE LES 3 COUPS DONNES AVANT LE LEVER DU RIDEAU

on a le sentiment d’en être là, a la municipalité de CHAMPIGNY SUR MARNE.

Ce soir du 25 septembre on a répété une introduction à la campagne électorale, Vous trouverez ci dessous les textes dits par MM BESNARD et LE GUILLOU adjoints révoqués par le maire C. Fautré pour leur proximité avouée avec le mouvement «  »La République En Maeche » d u Président MACRON.

Le texte dit par Y; FUCHS adjoint démissionnaire

Prenant la parole le premier

M. Jean Louis BESNARD CRITIQUE LA DECISION DU MAIRE DE LUI RETIRER SA DELEGATION

Dans votre arrêté du 19 septembre vous vous appuyez sur la « perte de confiance » résultant de mes « positionnements » ainsi que de ceux de mon collègue et ami Patrick Le Guillou, « en matière d’action communale », pour décider du retrait de nos délégations.

Avantque nous passions au vote sur votre projet de délibération je voudrais ici intervenir aussi bien sur le fond que sur la forme.

Ces allégations, ainsi que celles consignées dans un tract du groupe « communiste et partenaires », distribué, le vendredi 20 septembre dans le hall de la mairie, au mépris des règles démocratiques, par une adjointe au Maire et un agent communal, consistent sciemment à introduire une confusion dans l’esprit des agents de la commune et, au-delà, de nos concitoyens et ne sont en réalité que l’expression d’un procès politique, qui ne vise qu’à répondre aux attentes de ceux qui souhaitent, à travers votre personne, la perpétuation de votre politique au-delà de ce mandat, conformément à ce que vous avez annoncé, de façon unilatérale, lors d’une conférence de presse en octobre 2018.

Il faut donc commencer par rétablir les faits s’agissant de notre participation à l’actuelle « action communale » dans la cadre de la majorité municipale.

Jean Louis BESNARD

De plus, dans votre communiqué de presse du 17 septembre, adressé à l’ensemble du personnel communal, vous faites état de notre « soutien constant à la politique de M. Macron, depuis plusieurs mois », sans en produire la moindre preuve matérielle.

Sans doute, n’avons-nous pas voté le budget primitif pour 2019. Mais nous ne sommes les seuls, parmi les élus de la majorité à avoir agi de la sorte.

Sans doute, aussi, n’avons nous pas voté la délibération que vous nous avez proposée à l’occasion de la présentation du PMHH en octobre 2018, mais, celle-ci n’avait pas d’incidence sur la gestion de la commune à l’échéance de la fin du mandat et, sur ce point, encore, nous n’avons pas été les seuls parmi votre majorité.

Enfin, sur un certain nombre de délibérations concernant l’urbanisme ou des projets de construction de logements, nous avons pris des votes en opposition ou en abstention, comme d’autres élus de la majorité autour cette table, considérant que ces projets étaient contraires aux engagements antérieurement pris (marais/ De Gaulle) où à l’intérêt de la commune puisque la privant, pour une certaine durée, de ressources fiscales et (où) n’allant pas le sens de la mixité sociale dans certains quartiers, comme celui des Mordacs (rue René).

Mais hormis cela, nous avons toujours voté les taux d’imposition, ce que n’ont pas fait les élus du parti Socialiste. Nous avons voté pour la révision du PLU, ce que n’ont pas fait, non plus, ces mêmes élus.

Pour le reste donc, nous vous mettons au défi de produire une quelconque preuve de déloyauté ou d’expression publique contraire à la majorité municipale, au travail de laquelle, contrairement à d’autres ici présents, nous avons activement et positivement participé, ce que nous assumons parfaitement.

Il est donc clair que votre décision de nous exclure de ce travail collectif pour le reste de ce mandat, procède essentiellement d’un procès politicien, puisqu’exclusivement justifié par ce qui va se passer après et qui, évidemment, se prépare, avant, l’échéance de mars prochain.

Vous considérez ainsi que le mandat 2014-2020 doit se poursuivre au-delà, tel quel et que, d’une certaine façon, votre Parti, dont vous tenez votre mandat, estime qu’il est organique à la ville de Champigny.

A moins que votre décision ne soit que l’expression d’une rémanence du concept de « rôle dirigeant du Parti » ?

Mais en fait et sur le fond, ce que vous voulez à toute force conjurer, c’est, le risque de voir Champigny, « s’embourgeoiser », comme l’a déclaré récemment un élu de votre Parti, à propos de certaines villes de la proche banlieue de Paris, comme Saint-Denis, Montreuil ou Pantin.

Pour conclure, monsieur le Maire, souffrez, que nous ne partagions pas vos positions et, que attachés au respect des principes de la démocratie républicaine, nous considérions que, sur les sujets que je viens d’évoquer, les citoyens de Champigny sont les seuls juges de paix.

Pour ces raisons, nous voterons contre notre propre éviction.

Je vous remercie.

puis Patrick Le GUILLOU prend la parole à son tour

Intervention Patrick LE GUILLOU

Oui, bien évidemment, un Maire a le droit de retirer la délégation qu’il a confiée à un adjoint. Mais la règle est qu’il y ait un lien entre le retrait de cette délégation et le champ des affaires communales.

PATRICK LE GUILLOU

Or, à la lecture de votre communiqué et de l’ensemble des tracts et publications, votre décision n’est que politique, sans lien avec l’exercice de ma délégation sur le développement économique, le commerce et l’artisanat.

Elle est non seulement politique mais elle a été faite avant toute expression publique de ma part et de celle de Jean-Louis Besnard. Pas d’expression écrite, pas d’expression orale mais ma présence et celle de Jean-Louis sur une photo prise 2 mois avant.

On laissera à d’autre le soin d’apprécier la légalité de ces actes.

J’aurais aimé, mais ce n’est qu’une question de courtoisie, que vous nous appeliez pour se rencontrer afin que vous nous interrogiez sur nos intentions.

Je souhaitais, pour ma part, m’exprimer lors d’une réunion prévue demain et, bien évidemment, en tirer les conséquences.

Vous avez préféré substituer au dialogue une mise en scène en bureau municipal devant notre administration et le problème, c’est que vous êtes coutumier du genre.

On peut légitimement s’interroger sur les parts respectives de l’inélégance et de la lâcheté publique car vous fuyez systématiquement tout débat d’orientation avec les autres composantes de votre majorité depuis votre élection en 2018.

J’en viens maintenant à la distribution d’un tract du groupe communiste dans le hall de l’hôtel de ville, justifiant la position que vous avez adoptée. C’est stupéfiant et profondément scandaleux. C’est une atteinte à la nécessaire sanctuarisation des locaux de la Mairie et une violation des principes de la laïcité.

L’hôtel de ville n’est pas votre propriété, c’est la maison commune de tous les campinois et il est de votre devoir de faire respecter ces règles de neutralité.

Nous avions eu, avec Dominique Adenot, de longs échanges traduisant des points de convergence et des points de divergence notamment sur le logement, sur l’urbanisme.

Je dois concéder que nous avons cru, lorsque nous avons été élus, que nous serions en mesure d’influer sur les décisions municipales. C’était présomptueux et erroné.

Le fonctionnement même de la municipalité verrouille, en amont du passage en bureau municipal, tout débat stratégique, toute décision, chaque question étant préalablement examinée et arbitrée par la majorité PC de la municipalité.

Le PC et ses quelques alliés les plus proches assurent un parachutage permettant de faire approuver si nécessaires les textes litigieux en réunion de conseil.

C’est la première conclusion à laquelle nous arrivons. Avec vous, on ne peut réformer ce mode de fonctionnement. Il faut donc en tirer les conclusions.

Permettez-moi, avant de rentrer dans le vif du sujet, trois éléments concernant mon ancienne délégation :

  1. Sur les locaux de l’ancien Darty, un magasin bio doit s’installer sur une surface de 650 m². Il sera accompagné d’une autre surface non alimentaire.
  2. Pour le commerce, nous avons mis des outils comme le contrat de redynamisation qu’il faut faire fonctionner. Mais croire qu’un outil seul puisse tirer vers le haut le commerce à Champigny est une erreur. Son évolution dépendra directement des choix qui seront effectués en matière d’urbanisme et de logements.
  3. Je tiens à remercier, pour leur travail et leur sens de l’intérêt général, les services de l’urbanisme, du développement économique et, en particulier, Hélène Streiff, V. Moly, David Leclerc avec lesquels nous avons, je crois, travaillé positivement.

*****

Dans l’examen de cette délibération, la question ne concerne pas le sort de chacune ou de chacun d’entre nous ici autour de cette table ce soir, ni les sempiternelles questions d’égo.

Je ne veux pas également vous infliger également un long exposé de la situation.

Pour ma part, je ne suis et ne serai candidat à rien ; mais une chose m’importe, c’est le devenir de Champigny, dans un environnement qui a profondément évolué depuis 2014, environnement marqué par :

  • l’effondrement des partis de gauche.
  • la création des territoires et les transferts de compétences dans des domaines stratégiques.
  • la nécessaire mise en place de coopérations.
  • la réforme attendue de la fiscalité locale et le transfert attendu du foncier bâti en substitution de la taxe d’habitation supprimée.
  • le constat de la paupérisation constante des habitants du parc de logements sociaux dans une ville qui en compte 42 %.
  • les exigences nouvelles de participation des citoyens, les conseils de quartiers étaient un engagement fort de la municipalité, aujourd’hui pratiquement abandonné.
  • et, bien évidemment, le décès de Dominique Adenot.

D’ici 5 à 10 ans, la commune va connaître une mutation profonde consécutive à l’arrivée des deux gares du métro. Cette évolution sera dans les mains du territoire Paris Est Marne et Bois et de la Commune.

Face à ces défis, vous reproduisez, à l’envi et sans innovation, les mêmes réponses et les mêmes recettes inadaptées.

Je suis à Champigny depuis 30 ans et depuis que je suis ici, on assiste à une mise en cause systématique de l’Etat, on joue la défausse sur les autres, sur l’Etat, sur l’Europe, sur la Région…, sans jamais assumer de part de responsabilité. Et avec cela, on ne peut faire face à des exigences de reconstruction de groupes scolaires qui sont, eux, de la seule responsabilité communale.

Dans les mois qui viennent, les électeurs devront trancher ces questions.

Yves FUCHS

enfin c’est Yves FUCHS adjoint démissionnaire qui explicite sa position

J’ai adressé mercredi 18 septembre à Christian Fautré une lettre l’informant de ma démission de ma délégation d’adjoint en charge des déplacements et des infrastructures. Comme je suis peu familier de ce type de démarche, j’ignorais alors que ma démission devait être adressée non au maire mais au préfet. Informé de cette obligation réglementaire j’ai renouvelé hier cette demande hier mardi 24 septembre. Je donne ces précisions afin que cette décision maintenue pendant une semaine soit jugée pour ce qu’elle est, non pas quelque foucade passagère, voire une symbolique manifestation de solidarité envers MM Besnard et Le Guillou, déchargés par vous, M. le Maire,  de leurs délégations respectives, non parce qu’ils avaient failli aux taches à eux assignées, mais, et j’insiste sur ce point, j’ai démissionné en raison d’un désaccord politique majeur. Celui-ci a son origine dans le fait que vous raisonnez en homme de parti, moi pas.

Lors des élections municipales de 2014 notre association Forum, membre du collectif  Gauche Citoyenne 94 a présenté, en collaboration avec EELV, une liste intitulée ENTENTE CITOYENNE POUR LA DEMOCRATIE PARTICIPATIVE ET L’ECOLOGIE. J’occupais la pole position sur la liste. Au premier tour nous avons obtenu les suffrages de 1.456 électeurs et électrices (6,93%) tandis que la liste conduite par Dominique Adenot, maire sortant en comptait 9121 (43,47%). Les discussions menées avec D. Adenot ont abouti à la fusion des deux listes en une liste unique qui l’a emporté au second tour avec 813 voix d’avance sur la liste conduite par M. Laurent Jeanne

Je ne veux pas surévaluer notre contribution à ce résultat mais il est certain qu’il aurait été beaucoup plus imprévisible sans l’appel lancé à nos 1.456 électeurs du 1er tour à voter pour la liste d’union au second

Lors des discussions, les échanges avaient porté sur des questions locales concrètes (urbanisme, démocratie, environnement, etc. ) jamais sur des questions de politique générale. Ainsi était respecté l’esprit de notre association qui regroupe des citoyens de gauche et du centre de toutes les tendances et de tous les votes je dirai du NPA  au MODEM ; c’est une forme novatrice de participation citoyenne très différente des partis mais qui, selon moi, a toute sa place dans la démocratie locale , à côté des partis politiques sous condition que leurs indépendances soit respectées.

 Nous tirerons au cours de notre prochaine assemblée générale début 2020 les conclusions de cette participation.  Je pense qu’il est possible de dire, sans anticiper abusivement, que notre participation a été positive sur certains poinysmais comporte aussi des manques qui restent très importants (en particulier dans le domaine de la démocratie participative et des Conseils de Quartier). Malgré ces ratés et ces échecs, nous étions partisans de poursuivre cette participation   jusqu’à la fin de cette mandature et après en avoir pesé les conséquences j’avais décidé de continuer à participer

Toutefois lorsque vous avez « déposé » MM Besnard et Le Guillou j’ai considéré (et l’unanimité du bureau de notre association avec moi), que cette mesure, par l’étroitesse qu’elle manifeste, contrevenait totalement aux accords passés et je vous ai présenté ma démission.