Malgré le vent, la pluie la pollution de l’air reste forte.

Tout le monde parle du temps, du soleil qui se cache, des températures  basses pour la saison, de la pluie et du vent mais personne ne prend garde que de plus l’air que nous respirons est fort pollué. On croit que puisque il y a du vent la pollution de la métropole parisienne doit être dispersée et que les mauvais pics appartiennent à des périodes chaudes et non venteuses. Il n’en est rien. Pour le constater il suffit de se connecter sur AIRPARIF et de demander communication des relevés, heure par heure, de la dernière quinzaine. Ils donnent les teneurs de l’air en NO2 (peroxyde d’azote) et en 03 (ozone) pour le capteur de Champigny centre-ville.

En ce qui concerne le NO2 on note 2 pics. Le 19 mai on observe un pic à 68?g/m3 d’air alors que la limite de qualité est de 40?g/m3 et la limite d’alerte de 45?g/m3. Les observateurs de la qualité moyenne de l’air préfèrent toutefois tenir compte de la moyenne sur 8 H, un pic momentané n’étant pas forcément significatif. Mais ce jour-là sur 8 H entre 16H et 22 H la moyenne s’établit à 50?g/m3 nettement au -dessus du seuil d’alerte (45?g/m3).

A la date du 26-27 mai on note une moyenne de 77 ?g/m3 en moyenne entre 22H et 6H du matin, avec un pic à 87.

En ce qui concerne l’ozone O3 on s’attendrait à l’absence de pollution significative «étant données les conditions climatiques.

En effet l’ozone (O3) se forme à partie de l’oxygène de l’air au contact d’oxydes d’azote et d’hydrocarbures, et surtout sous l’action du rayonnement ultra-violet solaire et lorsque la température est élevée. Dans les conditions actuelles de température (basses pour la saison) et avec un ensoleillement très limité on s’attendrait donc à ce que les valeurs de la pollution à l’ozone soient très faibles. Or à notre surprise nous découvrons qu’il n’en est rien. Certes le seuil d’alerte (120?g/m3) n’est pas atteint mais il est frôlé avec un maximum à 115 sur plusieurs heures le 27 mai et une moyenne de 111 sur 8 heures.

Ces chiffres ont une signification. Il est clair que la pollution n’existe pas seulement lorsque des conditions particulières (chaleur, absence de vent) maintiennent des masses d’air qui sont bloquées sur Paris et sa banlieue. En ces dernières semaines, avec de nombreux épisodes venteux la pollution est bien encore là les chiffres d’AIRPARIF le prouvent.

Sur Paris et sa banlieue la pollution de l’air est permanente. Il faut vite s’attaquer aux sources de pollution qu’elles soient liées à la circulation automobile (développement des transports en commun) au chauffage (mise aux normes et recours croissant à la géothermie).

C’est une cause de santé publique.