MTC? Mini Transports Collectifs

Un campinois nous fait part de ses réflexions sur les transports en commun. La solution qu’il propose est originale et mériterait d’être fouillée et sans doute expérimentée.
Intéressés comme toujours à tout ce qui peut favoriser nos déplacements tout en limitant la pollution nous soumettons cette idée de M. Nicolas à votre réflexion, critiques et suggestions.
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MTC (Mini Transport Collectif)
Une contribution de F. Nicolas au débat.

Pour diminuer la circulation aux heures de pointe et par là même prendre des mesures afin de diminuer l’effet de serre et purifier l’air de Paris, une réglementation de l’entrée des véhicules individuels dans la capitale semble incontournable à long terme. Hormis le covoiturage (dont on découvre l’utilité les jours de grève) le problème ne semble pouvoir se résoudre qu’en limitant les entrées dans la capitale, particulièrement aux heures matinales. Il est anormal de voir bon nombre de conducteurs seuls à bord de leurs véhicule, alors que nous nous engageons dans une spirale suicidaire. En construisant des parkings en amont, dans les banlieues en développement, hors des zones desservies par les terminaux des bus et des RER, On harmoniserait ainsi les dessertes de ces parkings par des MTC aménagés en véhicules de 8 places. Les automobilistes intéressés par ces parkings étant aussi électeurs on peut espérer que les élus auront à cœur de ne pas pénaliser trop les utilisateurs et que les prix à la journée seront modérés. En interdisant l’entrée dans Paris de 7H à 9H30 du matin à tout véhicule comptant moins de 3 ou 4 personnes à bord les MTC , avec un petit gabarit, pourraient faire un travail efficace en faisant 5 à 6 rotations entre 6h00 et 9h00. Les double-bus et les MTC pourraient bénéficier d’une voie prioritaire sur les autoroutes (*) et cela permettrait d’éviter les 25-30km d’embouteillages. A 110km/h l’approche de Paris serait une formalité. En Ile de France une exploitation judicieuse ne peut se faire sans le concours de la RATP (service annexe complémentaire, partenariat etc). Le nombre de petits véhicules nécessaires serait de 10 à 15000. En faisant des dessertes banlieue à banlieue on éviterait à un grand nombre de résidents d’utiliser leur véhicule personnel. Etant donné l’augmentation continue des loyers à Paris et en proche banlieue les besoins de déplacement iront crescendo et le maillage actuel sera toujours en retard vis à vis de cette croissance. Les MTC, suivant leur nombre pourraient soulager le réseau routier d’Ile de France de 1,5 à 2 millions de voitures. Le mot « taxi » n’est pas le terme approprié pour ce type de transport. Il est trop souvent considéré comme un moyen de transport à l’usage des « nantis » et donc trop cher. Mini Transport Collectif (MTC) serait donc plus juste. Il peut être abordable pour tous via un tarif dégressif appliqué judicieusement, un carnet à souche, une carte d’abonné…Cette façon innovante de convoyer la clientèle éviterait de gros tracas aux conducteurs. Le maillage actuel des réseaux de bus servirait de base à ce dispositif exploitable en dehors des vacations habituelles de la RATP. On peut imaginer que les manifestations sportives, et les déplacements privés interbanlieues s’en trouveraient renforcés. Une liaison téléphonique permettrait de signaler au chauffeur les personnes en attente sur son parcours et éventuellement de se détourner suivant destination. La rémunération du chauffeur serait un fixe plus un pourcentage des recettes. A l’heure ou le numéro de « Fiacre »(**) se vend plus de 120.000 euros, cette démarche pourrait séduire des travailleurs ne craignant pas les horaires décalés. La partie est jouable pour le bien être de tous. L’économie d’une licence permet l’achat de trois ou quatre véhicules MTC et en accord avec la législation actuelle sur le temps de travail, trois conducteurs pourraient être habilités pour le même véhicule ce qui impliquerait impérativement que leurs domiciles respectifs soient proches. Cette nouvelle manière d’aménager les transports collectifs et mini collectifs peut être facilement étendue à toutes métropoles et agglomérations suivant leur importance. Liaisons inter-banlieues, sorties spectacle, cinéma, théatre, avec à la demande un véhicule aménagé pour fauteuil roulant, très apprécié, d’après mes renseignements, pour les maisons de retraite et moins onéreux pour la Sécurité Sociale et autres. Les ménages, pour les achats aux grands magasins, pour les marchés, les brocantes, avec enfants et petits enfants Les sorties familiales (à 1 ou 2 familles) Les groupes sportifs (11 joueurs, 2 remplaçants, 2 dirigeants= 2 voitures) Seraient des clients potentiels. Les jeunes, sans moyens de locomotion, désireux de se déplacer de nuit, serait une clientèle importante pour des conducteurs aimant comme eux la nuit. Car il existe un monde de la nuit, bien en dehors des grosses foules d’usagers, assujettis eux à des horaires réguliers. Pour ces nuitards cela éviterait le risque d’accident lors de rentrées matinales, fatiguantes et trop souvent imbibées. La vie n’a pas de prix. Notes du webmaster * Dans une ville comme Los Angelès la voie de gauche des autoroutes urbaines est, aux heures de pointe, matin et soir, interdite aux voitures avec un seul occupant. Ceci pour favoriser le co-voiturage. Et il semble bien que cela marche. Qu’attend-on pour faire un essai en région parisienne ? ** on donne ce nom à la licence de taxi dont l’achat nécessaire pour un artisan taxi nécessite une très grosse mise de fonds.