Orbival? Métro Blanc? Une station pour Champigny (mise à jour 28/5/2011) La carte du SGP

Enfin définitif (ou presque) le projet du métro

La carte publiée par le SGP le 26 mai

On voit que les gares de Champigny sont confirmées et plus particulièrement la gare du Centre ville est une gare d’interconnexion. Reste à obtenir une réalisation la plus rapide possible. On a évoqué un délai de 8 ans pour le segment Champigny-Centre- Val de Fontenay ce qui parait réaliste (les voies existent déjà) mais pour les autres cela risque d’être plus long. A tous d’agir pour aire accélérer ce grand projet.

Ce projet nécessite aussi que soit repensé l’urbanisme de Champigny et amélioré la circulation des autobus pour que chacun dans Champigny puisse profiter de ce progrès.

Cette avancée est la victoire de tous ceux à Champigny qui ont cru au projet et ont fait ce qui était possible pour qu’il aboutisse.

A Forum nous sommes particulièrement heureux de ce choix d’une gare importante à Champigny Centre. Dès 1995 (dans les numéros 1 et 2 des Débats de Forum) nous avions avanc » l’dée d’une gare sur la N4 à cet endroit. Nous n’avions pas reçu que des appuis. M. Bargero le maire de l’époque nous avait écrit pour nous dire que ce n’était pas sa position. Les choses ont changé. Tout le monde est d’accord aujourd’hui pour trouver que cet emplacement est le meilleur. Nous y avons, dans la mesure de nos moyens, contribué et cela nous encourage dans nos actions.

Janvier 2011

Depuis l’accord passé mercredi entre l’Etat et la région Ile de France les commentaires vont bon train dans la presse, et sur internet. Maurice Leroy ministre des transports et co signataire de l’accord avec Jean Paul Huchon Président de la Région Ile de France n’hésite pas à déclarer : « Cet accord historique, que j’acte avec Jean-Paul Huchon, permet de répondre aux attentes immédiates des franciliens concernant les transports en Ile-de-France tout en portant une ambition pour le développement économique, l’emploi, le logement et la qualité de vie pour la région Capitale».  Certains, à droite comme à gauche y voient un pas important dans la bonne direction.  Dans un communiqué Christian Favier, Président du Conseil Général du Val de Marne se déclare satis fait. « Nous arrivons à… un accord entre tous les acteurs qui constituerait une belle victoire pour tous les habitants de banlieue qui galèrent au quotidien dans les transports et attendent depuis trop longtemps une amélioration de leurs moyens de déplacement« , écrit-il dans un communiqué.

M. Favier se félicite « du choix de privilégier le prolongement de la ligne 14 pour desservir Orly » alors que le président socialiste du Conseil régional, Jean-Paul Huchon, avait suggéré un prolongement, moins coûteux, selon lui, de la ligne 7.

 Par contre EE-LV (Europe Ecologie Les Verts) dans un communiqué signé de Vincent Placé et de Cécile Duflot critique l’accord dans le quel ils voient une capitulation du Conseil Régional devant le gouvernement. «  S’il faut saluer l’esprit de dialogue du ministre Leroy qui a tranché avec la méthode brutale de Christian Blanc, c’est toujours le projet du Grand Paris de Nicolas Sarkozy, que la gauche et les écologistes ont dénoncés depuis des mois qui est présenté ce matin, et la même constance du gouvernement à faire des promesses sans lendemains…. »

Mon point de vue :

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Il faut d’abord  qu’un accord et donc une négociation était nécessaire. Faute d’accord avant le 31 janvier il aurait fallu repartir à zéro, reprendre le débat public et donc reculer d’autant la prise de décision.

L’accord obtenu n’est pas parfait mais ne peut toutefois être qualifié de  négatif. Il y a des avancées.

D’abord il ya une fusion des deux projets que certains voulaient opposerIl y a en particulier la reconnaissance de la nécessité de deux branches dans la partie est, une demande qui nous intéresse particulièrement à Champigny.

Ce sont des points essentiels que nous à Forum nous défendions (avec beaucoup d’autres heureusement) et ils ont été retenus, nous aurions mauvaise grace à critiquer ces points.

S’ils ont été retenus d’ailleurs c’est parce qu’ils correspondent aux demandes des citoyens.

Des points restent  à clarifier. On ne voit pas clairement ce que seront les engagements financiers de l’état.

Le projet de métro automatique desservant le Plateau de Saclay représente un investissement couteux dont la nécessité n’apparaît pas prouvée (une ligne de bus en site propre desservant les grands sites scientifiques ferait parfaitement l’affaire). Cette obstination à faire desservir Saclay peut être motivée par des projets d’urbanisation du plateau que convoitent certains promoteurs.

L’accord est décevant aussi parce que le nombre des stations reste trop limité. Il faut obtenir une meilleure desserte locale. Des stations considérées comme optionnelles comme Chevilly Larue dans le Val de Marne doivent devenir définitives.

Enfin l’accord tel qu’il a été présenté prévoit que la branche qui sera construite en priorité est celle reliant Roissy Aéroport à La Défense, mettant au deuxième rang le segment Val de Marnais qui avait jusqu’ici été considéré comme prioritaire

Il ne peut être question de rejeter cet accord en bloc. Il comporte des points positifs mais il manque de clarté en ce qui concerne l’engagement financier de l’état. Par contre négatifs le nombre trop limité de gares et l’abandon de la priorité pour le segment valdemarnais (Orbival) sont des aspects négatifs.

Nous avons obtenu des avancées indéniables mais il  y a  nécessité de maintenir une forte mobilisation citoyenne autour de ce projet pour obtenir l’amélioration des termes de l’accord et que le tronçon sud-est redevienne le tronçon prioritaire pour le commencement des travaux..

Yves Fuchs

19/2/2010

Depuis que la note précédente  (que vous trouverez à la suite de celle ci) a été écrite (2 ans) un certain nombre d’événements se sont produits qui sans remettre en cause l’esprit général modifient les conditions dans lesquelles va se réaliser, et le plus tôt possible sera le mieux, un transport en commun rapide sur rail, souterrain pour la plupart de son trajet qui permettra de circuler plus facilement de banlieue à banlieue. Ce nouveau projet c’est  le « super métro » proposé par M. Blanc qui constitue la plus importante réalisation du Grand Paris projeté par le Président Sarkozy. Nous disons dans une autre note nos appréhensions sur ce projet du Grand Paris et nous avons publié dans le n°29 de notre bulletin « Les débats de Forum » les interview croisées de M. Carrez, député (UMP) de la 5è circonscription et de M. Favier (PCF) Président du Conseil Général du Val de Marne (aussi en ligne sur ce blog). Dans le Val de Marne le projet de supermétro de M. Blanc reprend à 80% le trajet proposé par le Conseil Général pour ORBIVAL. C’est dans notre secteur que le projet de M. Blanc et ORBIVAL diffèrent notablement. Orbival prévoit en effet  de rejoindre Créteil à Val de Fontenay tandis que le projet Blanc va de Créteil à Marne la Vallée. C’est la politique de liaison de grands pôles financiers (Défense) de recherche (Saclay), aéroportuaires (Roissy, Orly) qui a été choisie par M. Blanc. Entre Créteil et Marne la Vallée la liaison serait directe. Il n’y aurait aucune station intermédiaire. C’est une mauvaise conception.. Pour que cette ligne ait un sens et serve vraiment les intérêts des banlieusards il faut qu’elle desserve des zones d’habitats denses aujourd’hui mal pourvues. Situé à mi chemin entre Créteil et Marne la Vallée le centre de Champigny, zone de passage d’axes le centre de Champigny est l’endroit qui se prête le mieux à la localisation d’une gare de métro.

Il parait intéressant que cette gare soit située en centre ville parce que le réseau routier dense permet à cet endroit un bon rabattement des voyageurs par des lignes de bus. Le point qui nous parait le plus intéressant est le carrefour Rue de la Plage-Rue Roger Salengro (Pont de Chemin de Fer). Le déplacement vers une zone d’activité des services techniques implantés à cet endroit libérera des terrains qui pourraient accueillir une gare des autobus, des parkings pour les voitures et les vélos. La localisation près de la voie ferrée permettrait de plus une interconnexion avec un tram-train joignant Champigny à Val de Fontenay (sur les voies SNCF actuelles) un projet mis à l’étude par le Conseil Général en juin dernier et dont le Parisien du 19 février fait état.

Tout ceci aurait évidemment pour effet de redonner une véritable dynamique au Centre Ville de Champigny en termes d’animation, d’activité commerçante. Il est donc très important pour l’avenir de Champigny que ces projets réussissent. Pour cela il faut que, habitants et élus, ensemble, pèsent avec ténacité pour obtenir cette gare.

Il faut que la municipalité ait un plan d’urbanisme cohérent qui intègre cette nouvelle donne dans le développement du Centre Ville.

En même temps il faut avoir les pieds sur terre. Il faudra trouver les investissements, vaincre certaines pesanteurs et certains égoïsmes de clocher. De plus si la technique a connu des développement importants on ne creuse pas des dizaines de kilomètres de tunnels en quelques mois ni même quelques petites années. Nous souhaitons que ce métro interbanlieues voit le jour le plus vite possible mais l’espérer avant 2025-2030 est illusoire.

C’est pourquoi nous insistons pour que soient réalisées le plus vite possible les grands axes de bus en site propre qui desserviraient notre commune et nos voisins :

1/ le prolongement du Trans Val de Marne (TVM) en site propre jusqu’à Noisy le Grand par la Fourchette et l’Avenue du Général de Gaulle.

2/ la requalification de la RN4 tel que le projet nous a été présenté il y a quelques années avec site propre pour autobus et pistes cyclables ceci permettant de rejoindre rapidement le RER A à Joinville.

3/ La réalisation d’un bus en site propre de Sucy à Noisy le Grand sur l’emprise des terrains du projet aujourd’hui abandonné de liaison autoroutière A4-N4-A6 qui aurait l’avantage desservir et donc de dynamiser les zones d’activité de Champigny.

Ces projets sont réalisables sous un délai de 2 à 4 ans (donc à beaucoup plus court terme) et apporteraient déjà beaucoup d’améliorations au transport en commun. Outre le confort amélioré des voyageurs on peut en attendre une diminution de la circulation automobile ce qui de tout point de vue (économie, environnement) serait positif.

 

 

 

Note mise en place le 11 décembre 2007

La semaine dernière M Dominique Bussereau, Secrétaire d’Etat aux Transports, M. Huchon, Président de la Région Ile de France étaient d’accord. Il y a urgence à construire des lignes circulaires autour de Paris pour faciliter les déplacements de banlieue à banlieue. Une première rocade est envisagée et là aussi le ministre et le président de la région semblent d’accord le premier tronçon à réaliser, l’urgence la plus grande se situe dans le Val de Marne. Le métro ORBIVAL, voulu par le Conseil Général et soutenu par les maires, toutes tendances confondues, va donc entrer dans la phase des études et sa réalisation nous est promise pour 2020.  Cela peut paraître loin mais il faudra bien ce délai pour réaliser les études, trouver les financements, lancer les enquêtes publiques et enfin réaliser les travaux. Disons que ce 2020 est même une date optimiste et que 2025-2030 apparaît réaliste(1).

Il n’empêche ORBIVAL est maintenant un projet reconnu et approuvé. C’est une bonne chose.

Toutefois il convient d’être attentif. Le projet doit relier Arcueil à Val de Fontenay avec des correspondances avec les lignes de RER (B, A branche Boissy, A branche Marne la Vallée, E branche Tournan) et avec le métro Balard Créteil.

Depuis que le projet existe le Conseil Général nous en a présenté une carte sommaire (figure ci dessous). Le tracé projeté est en rouge.

Or la carte présentée sur FR3 et dans le journal Le Parisien est légèrement différente
En effet sur la carte proposée par le Conseil Général l’intersection avec la branche Boissy St Léger du RER  A se fait à St Maur-Créteil, la ligne passe ensuite à la Fourchette de Champigny avant de rejoindre Val de Fontenay. Sur l’autre carte l’intersection avec la branche Boissy St Léger du RER A se fait à Joinville et la ligne rejoint ensuite Val de Fontenay (trait bleu de la figure ).

Cette différence n’est pas anodine. Si la ligne passe à Joinville c’est à dire plus près de Paris elle perdra de son intérêt. Loin des grands ensembles d’habitation elle nécessitera de longs transports en autobus pour être accessible.  La Fourchette de Champigny  de son côté perdra une chance unique de se développer en lieu d’échanges, de commerces, en pôle d’activité. L’enjeu est donc important. A nous tous d’agir pour que la proposition faite par le Conseil Général du 94 serve de base au projet ORBIVAL

(1) Ce qui implique que, à court et moyen terme, la réalisation complète du bus en site propre Trans Val de Marne (TVM) reste une nécessité absolue.

Pour compléter l’information vous trouverez ci dessous un article paru dans le quotidien gratuit 20 minutes Métro du 5 décembre et une interview de M. Jean Paul Huchon, Président de la région Ile de France parue ce même jour dans ce journal. A ce dossier était joint une carte qui confirme que pour le moment la différence entre Orbyval et Arc Express réside dans le tracé. Orbival passe par la Fourchette de Champigny, Arc Express passe par Joinville. Comme le prévoit fort justement M. Huchon dans son interview entre les villes concernées la lutte sera chaude. Et vous qu’en pensez vous?

MERCREDI 5 DÉCEMBRE 2007

S. ORTOLA / 20 MINUTES

 

La banlieue va prendre un peu d’indépendance visà-vis de Paris. Jean-Paul Huchon, président socialiste de la région Ile-de-France, et Pierre Mutz, préfet de région, se sont mis d’accord hier pour lancer le projet  » Arc Express « .Une liaison ferroviaire autour de Paris, qui doit relier plusieurs villes de banlieue entre elles. Dans un premier temps, deux  » faisceaux  » seront mis à l’étude, entre la Défense et la Plaine-Saint-Denis au nord-ouest, et entre le RER B à Arcueil ou Cachan et le RER A à Valde-Fontenay au sud-est. Le choix du faisceau se fera à l’issue d’une étude, qui sera lancée l’année prochaine et devrait durer un peu plus d’une année.

Un débat public sera ensuite organisé au second semestre 2009. Il servira à étudier, et retenir, un tracé.  » Le premier coup de pioche devra être donné avant la fin de l’actuel contrat de projet Etat-région, qui s’achève en 2013 « , annonce Jean-Paul Huchon en exclusivité pour 20 Minutes. Il faudra par la suite compter  » six à huit ans de travaux  » pour la réalisation du tracé retenu. Celui-ci devrait se situer à environ  » 6-8 kilomètres du périphérique « , selon l’élu socialiste, qui se demande  » s’il faut forcément qu’il relie toutes les pointes de métro « . L’objectif de la région est de réaliser, à plus long terme, la boucle complète autour de Paris, faisceau par faisceau.

 » Le projet « Arc Express »structurera les déplacements internes à la proche couronne, aujourd’hui majoritairement effectués en voiture (environ 74 %)alors que pour les déplacements vers Paris, les transports en commun sont prépondérants(environ 62 %). Un report modal est attendu :l’objectif est que 20 % des usagers d’ »Arc Express »soient des nouveaux utilisateurs des transports en commun », expliquent l’Etat et la région dans un communiqué commun, qui sera diffusé aujourd’hui.

Le projet  » métrophérique », défendu par Pierre Mongin, président de la RATP, et qui consiste à réaliser d’un seul tenant la boucle à cinq kilomètres de la capitale, en reliant les pointes de lignes de métro, n’est pas totalement écarté. Mais avec le lancement d’ » Arc Express « , il a désormais très peu de chances de voir le jour.

 

 » Le tracé et le type de transport seront retenus après études  »

Jean-Paul Huchon

 

Président socialiste de la région Ile-de-France et président du Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif).

Vous venez de vous mettre d’accord avec l’Etat pour le projet  » Arc Express « . Quels sont les termes de cette convention ?

 

Nous adopterons la convention au conseil d’administration du Stif du 12 décembre. Quatre millions d’euros seront débloqués pour les premières études, financés à 70 % par la région et à 30 % par l’Etat, sur une enveloppe de 25 millions pour mener les études jusqu’en 2013 et le début des travaux. La RATP pourra y participer, mais en partie seulement. Il n’est pas souhaitable qu’une entreprise mène l’ensemble des études, sur un marché qu’elle peut potentiellement remporter.

Pour l’heure, quels détails pouvez vous nous donner sur le projet ?

 

Le tracé et le type de transport seront retenus à l’issue des études. Mais je pense qu’il vaut mieux qu’il se situe à environ 6-8 km du périphérique, pour desservir les zones amenées à être densifiées, comme la future opération d’intérêt national Seine-Amont.

Vous avez tout de même déjà retenu deux faisceaux…

 

Ce sont les deux arcs prioritaires en Ile-de-France. L’arc sud-est offrirait au Val-de-Marne, qui souffre d’un réseau de transport en radiales vers Paris, un réseau reliant l’est à l’ouest du département, tandis que l’arc nord-ouest permettrait de relier un grand pôle d’emplois, la Défense, à un pôle émergent, La Plaine-Saint-Denis.

Vous avez une préférence ? Je me suis déjà engagé pour que l’arc du Val-de-Marne soit traité en priorité, pour des questions de rééquilibrage est-ouest.

Quelles villes traverserait-il ?

 

Ce sont les études qui nous le diront, mais cela va sans doute donner lieu à une belle lutte.

Quel sera le coût de ce projet ?

 

S’il est entièrement souterrain, il faut compter un maximum de 100 millions d’euros du kilomètre environ. Le tronçon Val-de-Marne s’élèverait entre 1,5 et 2 milliards d’euros. Mais nous espérons réaliser une partie en extérieur, ce qui coûterait moins cher.

S’agira-t-il d’un métro, d’un RER ou d’un tramway ?

 

Ce sera une rocade ferrée. La vitesse commerciale des rames sera d’environ 25 km/heure, et elles seront sans doute automatiques.

Comment financer un projet si gigantesque?

 

Il y aura une étude sur les montages financiers possibles. On recherchera des solutions innovantes de financement: le Stif et l’Etat pourraient lancer un grand emprunt, nous pourrions également récupérer les plus-values sur les opérations immobilières et foncières menées dans le secteur via la fiscalité, et les départements et les villes seront sans doute sollicitées pour une partie.

Recueilli par Mickaël Bosredon