REUNION A COEUILLY-VILLAGE PARISIEN

Le 7 0ctobre 2021

Compte rendu de la réunion de quartier de Coeuilly-village parisien du 7 octobre 2021, organisée par la municipalité, à propos du fonctionnement des Conseils de quartier. par Jean Louis BESNARD

Devant une assemblée fournie, le Maire procède à un tour d’horizon des différentes actions de la municipalité depuis le début du mandat.

Il évoque les conséquences de la crise sanitaire et indique que la ville a pu, avec le soutien de l’ARS, procéder à l’organiARation de plus 100 000 injections de vaccins anti-covid pour 84 000 personnes, des non-campinois ayant eu accès aux lieux de vaccination installés à Champigny.

Sur le plan social, il a déclaré que des aides diverses ont été attribuées aux étudiants et aux familles précaires, via le CCAS et le soutien accordé aux associations caritatives.

Le Maire a indiqué que la nouvelle municipalité a commencé par procéder à un état des lieux, avant d’évoquer les actions engagées depuis son élection, à compter de juillet 2020.

Sécurité et Police Municipale

Le processus de création de la police municipale et de l’installation de la vidéo protection dans les différents quartiers de la ville a été lancé.

Sans attendre, il a indiqué que les ASVP seraient dorénavant habilité à intervenir devant les écoles, pour faire respecter les règles du stationnement.

Il a ensuite fait part de la complexité de la résolution des problèmes relatifs à la création de la police municipale, tout en se félicitant de la collaboration engagée à ce propos avec la Police nationale.

Il a précisé qu’il y aurait une centralisation de la vidéo-protection dans les futurs locaux du Commissariat de la police municipale, situés avenue Jean Jaurès, en ajoutant que les plaintes pourront y être déposées auprès d’un représentant de la Police Nationale, officier de Police judiciaire, dans « un bureau dédié », afin d’enquête (Ndr. Ce qui devrait permettre de faciliter les démarches des campinois résidant dans l’Ouest de la Commune, actuellement contraints de se rendre au commissariat du Bois l’Abbé).

Il a déclaré que ce service comprendrait 22 fonctionnaires et qu’il serait opérationnel à partir du 1er semestre 2023.

Enfin, rappelant son engagement à ne pas augmenter la pression fiscale (Ndr. C’est à dire les taux d’imposition), il a précisé que des subventions de l’État, de la Région et du Département ont été obtenues à hauteur de 1,5 million d’€, permettant de minimiser le coût de la création de ce service public et de la vidéo protection pour la commune.

Commentaire : il n’a pas été précisé ce que deviendraient les ASVP, suite à la création de ce service public : maintien des effectifs et(ou) intégration dans la future Police Municipale.

Champigny, ville propre.

Le Maire a indiqué que les dépôts sauvages étaient, depuis quelque temps, moins nombreux, sans nier les difficultés qui s’opposent à leur disparition, occasionnées entre autres, par les habitudes prises antérieurement, époque où les campinois avait le sentiment d’un ramassage en continu (Ndr. 24 collectes par mois, en 2019-début 2020, dans les différents quartiers…).

Il a rappelé les nouvelles règles : collecte, une fois par mois, dans trois secteurs. S’agissant des bailleurs, il a précisé que ceux qui ne rempliraient leurs obligations en matière de propreté sur la voie publique s’exposeraient à de fortes amendes.

Urbanisme logement

Le Maire indique qu’il a annulé certains permis de construire accordés, juste avant les élections, par l’ancienne municipalité, qui lui paraissaient inadaptés à leur environnement et(ou) contraires aux équilibres de l’habitat campinois que sa majorité entend défendre.

Il s’est prononcé pour un urbanisme de qualité et s’est engagé à ne pas accroître globalement l’artificialisation des sols.

Compte tenu de la part du logement social dans la ville, qu’il a évalué à 42%, il a indiqué que 50% des logements HLM qui seront reconstruits à l’extérieur du Bois l’Abbé dans le cadre de la diversification de l’habitat de ce quartier, seraient localisés à l’extérieur de la commune, notamment dans les villes du territoire, carencées en logements sociaux (Ndr C’est-à-dire, dans celles où le taux de logements sociaux est inférieur au seuil de 25% prévu par la loi SRU).

S’agissant du Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUI), dont la compétence est dévolue au territoire PEMB-T10, il a indiqué que ce dernier serait élaboré d’ici deux ans et que les élus de la majorité de Champigny feraient en sorte que dans les 10% des zones pavillonnaires, qui, selon eux, ont disparu du fait des décisions de l’ancienne équipe municipale (Ndr. PLU révisé de 2019), 90% soient réaffectés à cette destination.

Centre-ville

Le Maire a confirmé les orientations annoncées à l’automne 2020, visant à construire un centre-ville attractif à Champigny.

Dans un premier temps, l’objectif est de réaliser la construction de l’îlot Verdun afin de réinstaller le Monoprix. Cela devrait permettre d’engager une seconde phase, avec la construction de la « Halle gourmande » au centre de la place « Lénine » et enfin de construire la Médiathèque, en entrée de ville, à proximité du pont de Champigny.

Il a précisé, que la Halle serait occupée en permanence par des commerces de bouche (boucherie, poissonnerie, crèmerie, etc..) ouverts tous les jours, auxquels viendraient s’en ajouter d’autres, les jours de marché.

Enfin, il a indiqué que, dans ce secteur seraient accueillis des commerces diversifiés, dont des restaurants et qu’un parking souterrain permettrait d’y faire disparaître le stationnement de surface.

Bois-l ’Abbé ; ANRU-II

Le Maire a tout d’abord insisté sur la dimension de cette opération de rénovation urbaine, « l’une des plus importante de France » par les budgets prévisionnels à engager.

Il a évalué les dépenses d’investissements pour l’ensemble du quartier à 450 millions d’euros, dont 270 pour la partie campinoise du quartier, qui rassemble les deux tiers de sa population (Ndr. Selon le diagnostic « COMPASS » de 2018, réalisé à la demande de la Municipalité de l’époque dans le cadre de l’évaluation du Contrat de ville à mi-parcours, le Bois l’Abbé comptait 7798 habitants sur Champigny et 4498 sur Chennevières).

Compte tenu des subventions des partenaires, dont l’État, la Région, les bailleurs, dont « Paris Habitat » et « 3F » (74 millions d’€), etc..) il resterait de 40 à 50 millions d’euros à la charge de la ville, ce qui dépasse ses capacités de financement (Ndr. Ces investissements consistent, pour les principaux équipements publics, d’une part, en la reconstruction du groupe scolaire Solomon et de la piscine Guimier et, d’autre part, dans la construction de la nouvelle médiathèque).

A ce titre, le Maire rappelle que dans l’ANRU I, l’État finançait les investissements à hauteur de 50% à 60%, voire 80% pour certains d’entre eux (groupe scolaire Anatole France) et qu’aujourd’hui, son engagement serait compris dans une fourchette de 25% à 40% ce qui est « trop peu ». En conséquence la commune doit se retourner devant l’État et exiger qu’il augmente sa participation, si l’on veut stabiliser les impôts. A cette fin, le Maire invite les campinois à signer une pétition à adresser à l’État.

Commentaire :

Le lieu d’implantation de la future médiathèque n’a pas été évoqué, sachant que l’emplacement initialement envisagé serait destiné à l’accueil d’activités économiques, ainsi que cela été annoncé au dernier Conseil municipal. Cette question devra donc être réglée, tout comme celle de l’emplacement destiné à la reconstruction du Groupe scolaire Jacques Solomon.

S’agissant de cette médiathèque, il faut rappeler qu’elle se substituera à celles de Coeuilly et du bois l’Abbé et qu’il importe que sa localisation n’impacte pas négativement les habitants de ces quartiers (sans oublier ceux des Mordacs), dont les écoliers.

SGP-grands travaux

Les échéances de l’ouverture des lignes 15 Sud et 15 Est sont pour l’instant maintenues : 2025 pour la ligne 15 Sud et 2030 pour la ligne 15 Est. Les chantiers en cours impactent fortement la ville. Ils seront prochainement au nombre de 13 contre 9, aujourd’hui. Actuellement ils mobilisent 700 salariés et représentent 2 milliards d’investissements publics.

Mais, selon le Maire, dans 5 ans, il faudra 20 minutes pour rejoindre Orly…

Cela étant, se pose la question de la transformation de la ville de Champigny suite à ces travaux et à la création de ces nouveaux réseaux de transports, en matière d’emplois, de commerces de logements, de mobilité intra-municipale et plus généralement de cadre de vie…

Commentaire :

Parmi ces différents sujets le Maire n’a pas évoqué le dossier de la VDO et de l’avenir du projet « ALTIVAL », qui a animé les débats au cours de la campagne des élections départementales de juin dernier.

Sans doute l’explication tient à la complexité d’un dossier où sont appelés à intervenir plusieurs acteurs, soit l’État et « Épamarne », la Région, la Métropole, le Département, le Territoire T10, les communes directement concernées (Champigny Villiers-sur-Marne et Chennevières).

De plus, le revirement du Conseil Départemental avant les élections évoquées plus haut, non validé par la majorité des électeurs, va nécessiter la remise à plat d’un projet, qui au-delà des aspects financiers, est techniquement complexe à mener.

Il faudra en effet tenir compte de la configuration de l’espace à aménager (forte déclivité de la future voie de liaison sur le plateau et son articulation avec le tissu d’entreprises déjà présentes et celles à y installer de part et d’autre), mais aussi, de la nécessité de concevoir l’organisation des réseaux de rabattement des transports publics vers la gare des trois communes, sans y attirer des flux de véhicules individuels, en provenance de l’Est du département, voire de la Seine et Marne, tout en réduisant l’enclavement de la partie Est de la ville par rapport à ses autres quartiers.

La création de la VDO (véhicules automobiles + bus +Vélos), dont l’utilité n’est pas contestable, risque cependant de couper la ville en deux. Il importera donc de prévoir des voies transverses et d’organiser les transports collectifs de telle sorte que les habitants de Coeuilly, du Bois l’Abbé et des Mordacs puissent, par exemple, se rendre facilement au centre-ville.

Finances et gestion de la commune

Face à ces transformations futures de la ville, le Maire évoque alors le sujet des moyens financiers de la commune.

Il fait part de la volonté de la nouvelle équipe Municipale de ne pas pratiquer « la chasse aux sorcières », tout en s’attaquant à divers dysfonctionnements et en cherchant à rationaliser le fonctionnement des services, qui emploient environ 1800 agents.

Cette recherche d’efficience vise, selon lui, à retrouver des marges de manœuvre pour réaliser les investissements nécessaires à la remise à niveau des équipements publics de la ville. Il évalue ces derniers à environ 140 millions d’€, chiffre qu’il rapproche du budget annuel de la ville, soit 180 millions (fonctionnement et investissement confondus)

A ce titre, il évoque les travaux réalisés durant l’été dernier pour 4 millions d’€, en particulier dans les écoles (dans les sanitaires, notamment) et les équipement sportifs et culturels (remplacement des fauteuils à Gérard Philippe).

Commentaire :

Le Maire a également indiqué qu’il faudra trouver des moyens de financement complémentaires pour faire face aux dépenses d’investissement, en allant chercher les subventions auprès de qui de droit.

En clair il faudra aussi, que le territoire « T10 » fasse preuve de davantage de solidarité et qu’il évolue dans son mode de fonctionnement où jusqu’ici, l’entre-soi a dominé, chaque Maire revendiquant sa liberté de gestion, sans qu’émerge une vision d’ensemble de l’évolution du territoire, ce qui s’observe tout particulièrement, en matière d’urbanisme, de logement et d’équipements publics.

Pour ces derniers, l’effort à consentir à Champigny est en effet très important, notamment, en matière scolaire (outre Le groupe Solomon, il faudra reconstruire Jacques Decour, Eugénie Cotton, Henri Bassis, et Maurice Thorez primaire) mais aussi administrative, compte tenu de la dispersion actuelle des bureaux, fort coûteuse en fonctionnement et, enfin, sanitaire avec la reconstruction du CMS Maurice Ténine et la modernisation de Pierre Rouquès à Coeuilly.

Par ailleurs le Maire a également indiqué que l’effort de rationalisation des dépenses courantes n’empêche pas certaines améliorations des services rendus à la population, citant notamment l’accueil des enfants dans les écoles à partir de à 7h30 (service payant) ainsi que l’organisation de séances sportives dans les écoles, dans la perspective de la lutte contre le surpoids. Il a, enfin affiché la volonté de la municipalité d’améliorer la qualité de l’offre alimentaire dans les cantines scolaires.

Commentaire :

Ces deux derniers objectifs sont à souligner, compte tenu de l’impact de la sédentarité des enfants et de leurs trop fréquentes mauvaises habitudes alimentaires, sur leur santé et leur développement futur. Faire de la lutte contre le surpoids des jeunes, un objectif prioritaire de la politique municipale devrait donc rallier tous les suffrages.

Culture

Le Maire indique la volonté de la municipalité de « repenser la politique culturelle » et de revoir la programmation, qui sera plus éclectique et mieux adaptée à la diversité des publics.

Sport

Le Maire informe de la volonté municipale de soutenir les clubs de la ville, en particulier dans la perspective de la préparation des jeux de Paris en 2024 et fait état du succès du forum des sports de septembre dernier, qui a rassemblé environ 5000 personnes.

En ce qui concerne le quartier de Coeuilly, il indique que la municipalité entend rénover le stade Duprat avec une aire de jeu en synthétique et la création d’une piste d’athlétisme et la rénovation de l’éclairage et des vestiaires.

Vie du quartier de Coeuilly-village parisien.

La question de la fréquentation du Parc de Coeuilly est évoquée par certaines personnes, qui regrettent les restrictions à son accès, en fin de journée. Il est répondu que cela vise à pacifier l’usage de cet espace, même si la situation n’est pas totalement satisfaisante (Ndr. Ce qui est attesté par les riverains…)

Une intervenante critique le marché de la place de Coeuilly et son offre commerciale : prix trop chers, pour une clientèle de privilégiés, etc… (Ndr. Personne, qui, apparemment, n’a jamais été vue sur le marché…).

Il lui est répondu que la municipalité soutenait ce marché et qu’une association s’efforce de l’animer depuis plusieurs années. De plus, il est rappelé que la diversité de l’offre est liée à la demande, qui, on ne peut que le regretter, est trop faible et irrégulière, ce qui ne stimule pas la concurrence et donc la pratique de prix abordables pour tous…

Plus généralement, le Maire informe de la volonté municipale de créer de nouveaux espaces publics et notamment, d’aménager les rues, avec plus d’arbres et des espaces de stationnement avec des revêtement poreux (pour limiter l’impact du ruissellement des eaux pluviales en cas d’orage).

A une question sur le multi usage de certaines propriétés où l’on observe un nombre élevé de boites aux lettres et donc d’occupants, le Maire répond que la ville va instaurer un permis de louer de façon à canaliser ce phénomène qui a des incidences sur le stationnement des véhicules.

Fonctionnement des futurs conseils de quartier

Tirant les leçons du précédent mandat où il est apparu que les bureaux des différents Conseils avaient eu une activité très hétérogène, le Maire indique qu’ils seront désormais constitués, à parts égales, de 6 élus de la majorité et de l’opposition et de six citoyens volontaires et tirés au sort.

Les huit conseils ainsi constitués, (et non plus 10 comme auparavant, Coeuilly, en particulier fusionnant avec le Village Parisien), se réuniraient deux fois par an, en février et à l’automne et pourront contribuer à « l’enrichissement du projet municipal ».

Fin de la réunion à environ 22 heures.