STALINGRAD (2ème phase) Qu’y a-t-il derrière le projet ?

 Depuis quelques mois les travaux de la deuxième phase de réaménagement du Boulevard de Stalingrad ont commencé avec pour première étape la mise en place d’un pont provisoire par la SNCF pour éviter toute interruption du trafic sur la voie de grande ceinture.

                       

                                                  Un chantier qui avance rapidement

Le chantier avance vite et les délais qui prévoient son achèvement fin 2009 devraient être tenus. On se permettra 3 remarques 1/ Le projet tel qu’il se réalise est très différent de ce qui était sorti de la consultation des campinois au cours de nombreuses réunions où beaucoup de gens s’étaient déplacés, avaient fait des propositions etc. Finalement il n’y a ni piste cyclable réelle, ni site propre de bus alors que ceci avait été réclamé par tous (on avait même longuement discuté dans plusieurs éunions pour savoir si la piste de bus devait être axiale ou plutôt déportée sur un des côtés. Les participants s’en souviennent tous. Finalement la concertation vue par le Conseil Général ne se révèle pas plus respectueuse de l’avis des citoyens que celle vue par la mairie. Interrogé le Conseil Général répond aujourd’hui qu’il n’y a aucun intérêt particulier à mettre en place une voie pour bus. Aujourd’hui peut être mais c’est vraiment de la politique à très courte vue. Le Trans Val de Marne va se mettre en place sur l’avenue Général de Gaulle pour enfin réaliser la liaison entre sont terminus actuel de la gare RER de St Maur Créteil et Noisy le Grand. Ce grand axe de transport en commun ne prendra toute sa valeur que si un réseau secondaire permet aux habitants de zones plus éloignés de le rejoindre rapidement (ce que l’on appelle en termes technique le rabattement). L’axe du RD45 (Avenue Salvador Allende, Avenue Sonia Delaunay, Avenue François Mitterrand, Avenue de Stalingrad) constitue une voie facile pour une ligne de bus reliant le haut de Champigny et le centre ville à cet axe essentiel que sera le Trans Val de Marne. On créerait en même temps un centre de correspondance avec développement de commerces au carrefour Avenue du Général de Gaulle-Avenue de Stalingrad. On sera amené à le faire d’ici quelques années mais en supprimant la voie propre pour les autobus on a retiré beaucoup d’intérêt à cette nouvelle ligne de bus. Politique à courte vue ! On notera de plus que les pistes cyclables bien séparées prévues initialement ont-elles aussi aussi disparu. Elles ne sont même pas représentées sur le panneau annonciateur de la phase 2. Sur la phase 1 (entre le rond point colonel de Grancey et le pont du Chemin de Fer) elles se résument à des cheminements dans les parkings se terminant dangereusement en crochets au niveau des feux de croisement. Pas sympa pour les cyclistes…. 2/ Intégration Pont de Nogent. Quand on va fouiller dans les archives on constate que l’dée d’une amélioration de cet axe mais que les premiers projets remontent à 1929 ! Il s’agissait déjà d’améliorer la desserte Champigny-Nogent par le pont de Nogent. Cette préoccupation de lier l’amélioration de l’axe Stalingrad à des solutions pour aménager le pont de Nogent figurait dès le début dans le projet départemental et c’était aussi une préoccupation dominante des très nombreux campinois qui ont pris part aux discussions. Or que constate-ton ? La question du Pont de Nogent a connu de nombreux rebondissement mais reste pour l’instant sans projet défini. Or les travaux effectués sur le boulevard de Stalingrad vont nécessairement amener une augmentation du trafic sur le Pont de Nogent. Faux nous dit-on on a gardé le principe d’une chaussée avec une voie de circulation dans chaque sens la quantité de véhicules transitant par Stalingrad ne devrait pas augmenter. En disant cela on oublie le principal : le robinet régulateur constitué par le système de feux alternés au niveau du pont SNCF aura disparu. En gros le trafic sur le boulevard de Stalingrad pourra être multiplié par 2 et cela sans qu’aucune solution n’ait été encore réellement choisie ni surtout mise en œuvre pour le pont de Nogent. 3/ On peut donc se poser la question de savoir POURQUOI on a réalisé en priorité ces travaux sur l’axe Stalingrad de préférence au réaménagement de la RN4 entre mairie et Fourchette ou au lancement des aménagements pour le TVM Avenue du Général de Gaulle. On sait que la situation financière rend impossible la réalisation de tous les projets mais pourquoi a-t-on accordé cette priorité à l’axe Stalingrad ? La réponse n’est pas évidente au premier chef. La clé réside dans l’avenir des terrains qui bordaient l’Avenue de Stalingrad telle qu’elle était précédemment. Ces terrains ont été acquis par le département pour réaliser l’aménagement de Stalingrad. Les constructions qui s’y trouvaient ont été démolies. Une partie des terrains mais pas leur totalité a été utilisé pour élargir l’emprise du boulevard de salingrad mais une portion est restée inutilisée. C’est ce qu’on appelle les « délaissés ».

                             

                                             des « délaissés » qui deviendront quoi?

Ces délaissés le département va les recéder à la ville pour réaliser l’aménagement urbain du boulevard. La superficie totale des délaissés serait de 25100 m2. Que va faire la ville ? bien sur il n’est pas question de laisser les choses en l’état c’est évident mais quels seront les choix et les campinois en seront-ils informés ? auront-ils leur mot à dire ? On peut nourrir quelques craintes. Lors du conseil municipal du 12 décembre dernier est intervenu en point n°12 de l’ordre du jour (il y a généralement plus d’une vingtaine de points en discussion à l’ordre du jour) une note synthétique de présentation intitulée : Modification du PLU (Plan Local d’Urbanisme). Il est normal de remettre périodiquement en cause certains aspects du PLU, de le corriger à la lumière de l’expérience. C’est sain et c’est normal. Un certain nombre de points étaient mineurs. Deux par contre retenaient l’attention. Le premier concernait la ZAC des Bords de Marne (ex Air Liquide) et impliquait l’abandon du projet de Parc Scientifique EUREKA , de l’extension du Musée National de la résistance au profit d’une opération bureaux (nous analyserons cette évolution dans une prochaine note du blog). Le deuxième point, à priori anodin concernait la bordure des grands axes et prévoyait la possibilité de dérogations pour amener des façades à même niveau. A priori il s’agissait de valoriser la perspective sur ces grands axes (RN4, Charles de Gaulle, Stalingrad). Les grands axes de Champigny pâtissent il est (et ce terme est bien faible) de structures en dents ébréchées où des batiments de 1 ou 2 étages voisines avec des immeubles de 4 ou 5 étages. L’effet n’est pas esthétique et résulte de l’absence d’un plan d’urbanisme cohérent. La mise à niveau serait donc quelque chose de positif. Au cours de la discussion qui s’en est suivi, puis dans une réponse que M. Charles m’a adressée en réponse à un courrier à M. Adenot (voir ce courrier en annexe) il est apparu que en fait ce que visait cette, semble-t-il anodine, note N°12 c’est à autoriser une modification importante du COS (passant de 0,6 à 2 !) précisément le long de l’Avenue de Stalingrad et cela par le biais d’une simple modification du PLU. Considérant qu’il s’agit, contrairement à ce que prétend la mairie de quelque chose de très important et que les campinois et surtout ceux des rues voisines ont leur mot à dire sur une mesure qui permettrait de border l’avenue Stalingrad rénovée d’immeubles à 5 niveaux, nous mènerons une campagne pour obtenir un débat public et la transparence sur les opérations projetées. Lors de la campagne électorale dernière (6 mois c’est récent) M. Adenot et ses colistiers avaient annoncé (de façon un peu malthusienne à mon avis) que Champigny devait garder sa population actuelle, ne pas croître etc. parce que disaient-ils Champigny n’a pas les moyens d’assurer les investissements d’ infrastructures (ecoles, crèches, aide sociale) pour une population plus nombreuse, aujourd’hui par contre semble s’élaborer, plus ou moins en secret, un plan de construction important le long de l’Avenue de Stalingrad. Nous ferons tout pour que les Campinois soient informés et puissent donner leur avis.


Il existe Boulevard de Stalingrad un très beau cèdre. Chacun dans le quartier souhaite le garder. Les services départementaux ont promis qu’il serait préservé et qu’il s’intégrerait dans le nouveau boulevard urbain.
On serait donc totalement satisfait si dans d’autres cas, récents, les belles promesses du même type avaient été tenues.
CELA N’A PAS ETE LE CAS
Rappelez vous:

  • Place du Marché à Coeuilly: la construction du centre de loisir devait se faire sans endommager les arbres. Malencontreusement une pelleteuse a fortement endommagé les racines maitresses de deux grands arbres et il a fallu les abattre.
  • Ecole du centre  rue Albert Thomas. Suite à la demande des riverains on allait prendre toutes les précautions pour sauver les splendides tilleuls de la cour de l’ancienne école. Résultat tous abattus dès le début du chantier
  • Rue de Verdun  Sur l’emplacement de l’ancienne entretprise d’horticulture il y avait un très beau cèdre. Là aussi, juré, promis il serait sauvé. D’ailleurs la résidence construite par IDF Habitat allait s’appeler résidence du Cèdre. Las, que ces conducteurs d’engins sont donc maladroits une pellteuse arrache une racine maitressse et l’arbre doit « malheureusement » être abattu.

AUSSI NOUS SERONS TRES VIGILANTS ET NOUS ADRESSONS UNE LETTRE AU CONSEIL GENERAL A CE SUJET . NOUS VOUS TIENDRONS AU COURANT DES SUITES.

Annexe : De Yves Fuchs A Monsieur Dominique Adenot Maire de Champigny sur Marne

Le 28 décembre 08

Monsieur le Maire,

Lors de la séance du Conseil Municipal qui s’est tenue le 17 décembre 08, le point 12 intitulé « Modification du PLU, Note synthétique de présentation » a appelé de ma part des remarques quant à l’opportunité d’une simple modification dans le cas considéré. Certes il y a dans cette proposition de modification un tas de dispositions qui relèvent de la procédure réservée aux adaptations mineures mais dans le cas de la ZAC des bords de Marne et de la constructibilité le long des axes (en particulier le long du Boulevard Stalingrad) ne me paraissent pas relever d’une simple procédure de modification mais d’une véritable révision, conformément à l’article L123-13- modifié par la Loi n° 2003-590-art.23 (JORF du 3 juillet 2003) du Code de l’Urbanisme qui stipule que « La procédure de modification est utilisée à condition que la modification envisagée : a) Ne porte pas atteinte à l’économie générale du projet d’aménagement et de développement durable mentionné au deuxième alinéa de l’article L.123-1 ……Dans les autres cas que ceux visés aux a,b,c, le plan local d’urbanisme peut faire l’objet d’une révision selon le modalités définies aux articles L.123-6 à L.123-12 » Je tiens à souligner que l’utilisation de la procédure de simple modification peut rencontrer l’opposition de Monsieur le Préfet et/ou susciter un recours auprès du Tribunal Administratif. Dans l’attente de votre réponse je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire mes meilleures salutations citoyennes.

Yves Fuchs Entente Citoyenne