Trois écoles, trois cas d’insuffisances et ailleurs?


le groupe scolaire Eugénie Cotton

Eugénie Cotton / construit en 1967 ce groupe scolaire ne correspond plus aux normes. Souvent promise sa reconstruction attend toujours…….

 Les écoles sont au cœur même de la République. Elles accomplissent le devoir de formation des jeunes, elles offrent de manière certes trop réduite des possibilités de promotion sociale aux jeunes.
Nous avons vu s’ouvrir le nouveau groupe scolaire Simone Veil, c’est en soi une très bonne chose mais « une hirondelle ne fait pas le printemps » et l’état de certains bâtiments scolaires (maternelle et primaire) nous inquiète, comme nous inquiète la propension chez certains responsables à sous6estimer notre obligation à donner aux enfants, en maternelle et en primaire le meilleur cadre possible.
L’évasion des inscriptions vers des villes voisines, ou vers l’enseignement privé a des causes multiples mais parmi celles-ci l’état des constructions scolaires, l’attention donnée ou non aux demandes des enseignants et aux observations formulées par les parents sont essentielles. La démocratie est quelque chose de bien formel quand elle se borne à un discours et à la réalisation d’options préétablies.
Il faut écouter toutes les demandes et ne pas hésiter à se remettre en question.

Le mot d’ordre du vivre ensemble ne peut pas devenir une réalité si les conditions ne sont pas réunies déjà à l’école.

                                                                  Forum des Boucles de la Marne

 

 

Sur la situation des locaux

                              des écoles primaires Maurice Thorez A et B.

En dehors des bâtiments, il faut souligner l’insuffisance de valorisation des espaces extérieurs du groupe scolaire qui comprend également deus écoles maternelles.
Deux problèmes sont à évoquer à cet égard. Il n’existe pas de parkings en nombre suffisant pour l’ensemble des personnels de ce groupe. Par ailleurs, bien que les espaces verts situés dans le périmètre des écoles du groupe soient importants, les demandes des enseignants pour y créer des espaces éducatifs dédiés à la culture de végétaux ne parviennent pas à déboucher concrètement…

Au terme d’une visite de sécurité dans les bâtiments des deux écoles, il ressort que l’isolation est défectueuse et que, notamment, des fuites thermiques très importantes existent sur l’ensemble des huisseries, fenêtres et portes extérieures.
Cette situation rend les conditions de travail des personnels et des enfants particulièrement difficiles comme ce fut en particulier le cas lors du dernier épisode de canicule.

Des problèmes d’humidité aiguë affectent également la partie des locaux en sous-sol de l’école primaire B. Enfin, les locaux affectés à la restauration scolaire, sont mal insonorisés et ne permettent pas aux enfants, très nombreux, de déjeuner dans des conditions apaisées, en dépit d’un fonctionnement en self.

En résumé, alors que le fonctionnement courant de ces écoles génère des dépenses de fonctionnement croissantes, leur structure de type « Pailleron », indique la nécessité d’une reconstruction, dans les meilleurs délais

Jean Louis BESNARD
Ancien MAIRE ADJOINT
CONSEILLER MUNICIPAL

 

 

 

RECONSTRUCTION DU GROUPE SCOLAIRE EUGENIE COTTON
Note Patrick Le Guillou – 3.10.2019

Le groupe scolaire Eugénie Cotton a été construit selon un procédé industrialisé il y a plus de 50 ans (1967).

Compte tenu de sa vétusté, de son absence d’isolation et des contraintes liées à la présence d’amiante, sa reconstruction est évoquée depuis le début des années 2000.

En 2015, face à la croissance de ses effectifs et après de multiples démarches que j’ai appuyées auprès de Dominique Adenot, des préfabriqués ont été installés. Ces préfabriqués devaient servir de « tiroir » dans le cadre d’une opération de reconstruction sur place des deux écoles, inspirée de la méthode utilisée pour la reconstruction des écoles et du collège Cachin.

La taille des terrains de ces groupes scolaires autorisait de reconstruire dans de bonnes conditions les écoles primaires et maternelles et d’y adjoindre la construction du 6ème collège de Champigny.

Dans cette perspective de reconstruction, aucuns gros travaux d’amélioration n’ont été entrepris depuis des années, contribuant à la dégradation générale du bâtiment.

Par exemple, il n’y a aucune isolation thermique. Il est courant d’avoir dans les classes exposées au Sud une température d’un moins 38° à partir du mois de mai.

Les enseignants ont pris leur mal en patience en attendant la reconstruction.

Sans concertation, la décision d’y renoncer nous a été communiquée lors d’un bureau municipal auquel participait le président du Conseil Départemental, expliquant qu’un montage identique à celui de l’école Cachin n’était plus envisageable. C’est en fait la Commune qui a demandé à renoncer à la mise en œuvre de la construction du collège sur les terrains d’Eugénie Cotton pour des raisons financières, la ville s’étant lancée dans la construction du groupe scolaire Simone Veil. Or celui-ci devait être financé en bonne partie par les recettes liées aux programmes de construction des programmes immobiliers dont certains ont été retardés.

Je suis intervenu, depuis lors, à de nombreuses reprises pour demander que, si la reconstruction devait être différée, des mesures d’urgence soient prises pour améliorer les conditions de vie à l’intérieur de l’établissement.

Un accord de principe d’effectuer des travaux a été donné mais celui-ci n’a pas été suivi de décisions concrètes.

La situation est donc devenue intenable et c’est ce que j’ai voulu dénoncer en votant contre le budget d’investissement 2019.

Aujourd’hui, la reconstruction du collège est programmée sur les terrains de sport donnant sur l’avenue Mitterrand.

Aucune visibilité n’est réellement fournie pour cette reconstruction mais la période pré-électorale ne manquera pas de faire croire que des engagements sont pris.

Patrick LE GUILLOU
Ancien Maire-Adjoint – Conseiller du Territoire

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ECOLE MATERNELLE MAURICE DENIS

Lorsque les demandes les plus simples, les plus évidentes, se heurtent à des réponses toutes faites, souvent absurdes alors la seule réponse qui existe c’est l’humour

Ecole Maternelle Maurice DENIS
Les enseignantes de la maternelle
Le 21 septembre 2019.

Madame xxxxxx,
En réponse à votre mail en date du 16 septembre 2019 ayant pour objet « Dégradation sol amortissant de l’aire de jeux », et dans lequel vous nous précisez avec beaucoup de tact et de respect que les budgets ne sont pas extensibles (« Je vais mandater l’entreprise pour reprendre la zone dégradée mais les budgets de réparation des jeux ne sont pas extensibles ! ») et que Itusure de ce sol est due principalement à l’action des enfants. (« Celui-ci (le sol) se dégrade essentiellement par l’action des enfants qui le grattent et enlèvent les billes de caoutchouc, »), il aurait peut-être été plus adapté de communiquer par téléphone (afin d’en savoir plus sur ce problème) plutôt que par écrit. Mais comme c’est votre choix de moyen de communication, permettez-nous de tenter une réponse qui, nous pensons, trouvera grâce à vos yeux !! !
Le sol amortisseur est usé essentiellement par l’action d’environ 300 enfants en moyenne, qui jouent chaque jour d’école ou de vacances scolaires de façon nettement excessive et sans surveillance aucune des enseignants ou des animateurs de la ville de Champigny qui eux aussi participent à cette gabegie….. Et ce depuis environ 15 ans (âge estimé de ce revêtement).
Rappelons tout de même que nous demandons régulièrement depuis octobre 2012 que le sol de la structure soit remplacé et non réparé.
Les chasses d’eau ne fonctiorment toujours pas bien : blocage, fuites etc. : ceci est essentiellement dû à l’action des enfants qui urinent tous les jours de façon inconsidérée et répétée sans surveillance aucune ….
Les fenêtres de l’école sont en grande partie défectueuses, ceci est dû essentiellement à l’action des personnels enseignants qui les ouvrent et les ferment tous les jours exagérément sans surveillance aucune . . . .
Le sol moisi de la salle des maîtres a été changé une première fois, moisi de nouveau et enlevé pendant les vacances sans être remplacé, ceci est dû essentiellement à l’action des enseignants qui respirent dans la salle des maîtres chaque jour et produisent de la vapeur de façon inconsidérée sans surveillance aucune….
Devons-nous continuer cette énumération ou devons-nous vous préciser que notre patience n’ est, elle non plus, pas extensible tout comme le budget de la mairie !! ! !
La surveillance des récréations est effectuée très sérieusement par les enseignants à chaque service et il ne vous appartient pas de proférer des avis tonitruants sur le manquement supposé des enseignants de l’école à leurs obligations professionnelles (« Ainsi, je vous sollicite pour qu ‘une surveillance des enfants soit plus importante pendant les récréations et les reprendre sur ce type d’actions »). Et…. devons-nous l’ajouter, la durée de vie de ce sol n’est pas extensible..„…
Nous pourrions continuer ce plaisant bavardage en listant les dépenses pharaoniques d’eau et d’électricité dues aux fuites d’eau permanentes de la plomberie de notre école ou aux interrupteurs à détecteur de présence qui fonctionnent en pleine journée ; ou aux 20 exemplaires de « Champigny notre ville « déposés chaque mois à l’école et qui finissent à la poubelle Mais nous ne le ferons pas. Non, nous ne le ferons pas car nous avons beaucoup d’autres choses bien plus importantes à faire !!!!!
Qui devons-nous solliciter pour que la ville de Champigny manifeste un peu plus de respect pour notre travail et notre dévouement ?????
Nous restons disponibles au sujet des aires de jeux si besoin (et sur tant d’autres sujets comme les cartons que nous faisons et défaisons depuis 4 ans au gré des travaux si bien gérés par la mairie).
Comptant sur votre coopération.

Les enseignantes de la maternelle Maurice DENIS

lettre envoyée aux responsables de la mairie par l’ensemble des enseignants témoignage de leur attachement à l’école, aux enfants à leur métier d’enseignants

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YVES FUCHS
ANCIEN MAIRE ADJOINT
CONSEILLER MUNICIPAL

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