Un campinois à l’honneur au Canada 400 ans plus tard….

Il y a une rue  Etienne Brulé à Champigny. C’est un passage entre Marx Dormoy et Musselburgh.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais qui à Champigny sait qui était Etienne Brulé?

Ce campinois né à la fin du 16è siècle est honoré au Canada et donné en exemple pour son role dans l’intégration des différentes cultures

« Le Metropolitain » seul journal francophone de l’Ontario publie ajourd’hui (24/11/2010) un reportage sur l’hommage qui lui était rendu il y a quelques jours dans l’école qui porte son nom en Ontario

Ci dessous l’article du Métropolitain

LE MÉTROPOLITAIN – Nouvelles

Les 400 ans de présence française sont fêtés à l’école Étienne-Brûlé

24 novembre 2010

par Raphaël Lopoukhine

Dans la lignée des grands voyageurs, Étienne Brûlé prend toute sa place. Parti de France à l’âge de 17 ans en compagnie de Samuel de Champlain, le natif de Champigny sur Marne, aujourd’hui en banlieue parisienne, s’est semble-t-il épanoui sur un continent que toutes les biographies présentent comme un vaste terrain de jeux pour lui.

Coureur de bois et de femmes, l’aventurier a vécu pendant 20 ans parmi les Hurons, où il a été envoyé avant d’avoir 20 ans par Samuel de Champlain. Très vite, il adopte leur langue et leurs coutumes, prend quelques épouses, s’habille en Huron, cesse d’être un étranger pour le peuple qui l’accueille. Toute sa vie, il a vécu ses deux cultures, française et huronne, tiraillé par l’une et par l’autre. A-t-il réussi à les mêler et à ne pas choisir? A-t-il réussi à être franco-huron, et donc par extension le premier Franco-Ontarien ainsi que le premier métis? À vivre pleinement ses deux identités?

Denise Petitpas, du Conseil scolaire Viamonde, et le voyageur Christian Pilon en sont profondément persuadés. Pour Denise Petitpas, le personnage est d’ailleurs « un symbole d’un homme qui a réussi à vivre avec deux cultures, c’est un exemple philosophique pour les élèves de l’école Étienne-Brûlé. Ils sont souvent nés hors du Canada, ou bien ce sont leurs parents. De culture caribéenne, européenne ou africaine, ils deviennent Canadiens, et vivent avec deux cultures. À l’image d’Étienne Brûlé, Français adopté par les Hurons. »

Mme Petitpas a organisé, le 19 novembre dernier à l’école Étienne-Brûlé, une journée hommage au voyageur, une manière de marquer le 400e anniversaire de présence française en Ontario. Pour l’occasion, des ateliers étaient organisés, tels un concours de culture générale sur Étienne Brûlé avec cadeaux à la clef, des discussions dans chaque classe sur la signification de l’identité franco-ontarienne, du tir à l’arc ou encore du portage de canoë. Des courts métrages, réalisés par une classe de 12e en cours d’expression médiatique avec des maquettes de pâte à modeler ont été montrés.

Christian Pilon, qui voyage sur les fleuves canadiens dans les mêmes conditions qu’Étienne Brûlé, a rencontré les élèves dans la bibliothèque, racontant ses aventures et les sensibilisant aux conditions des Autochtones.

Photo : Denise Petitpas (debout), avec des élèves de l’école

 Au Canada la vie aventureuse d’Etienne Brulé fait rèver les jeunes….